Les Américains : population et économie aux Etats-Unis

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Les Américains : population et économie aux Etats-Unis :
I Un dynamisme remis en question ?
1°) La croissance démographique connaît un relatif ralentissement :
Population américaine passe de 3M en 1770 à 106M en 1920. La croissance ralentit
jusqu’en 1940 (132M) à cause de la chute de l’immigration, repart fortement au lendemain de
la guerre (180M en 1960) et se fait un peu moins dynamique ensuite : 250M en 1990 et 275M
en 2001.
L’évolution récente ne dépend guère de la mortalité qui semble avoir atteint un
plancher : 1925 12%° (= pour mille) ; 1950 : 9,5%° ; 2000 : 8,7%°.
Taux de natalité : 25%° en 1925 ; chute pendant crise des 30’s, baby boom à partir de
41 on retrouve 25%° en 1957. Pourquoi ? Confiance en l’avenir, norme qui impose une
famille de 3 enfants, influence des églises. La natalité diminue dès début 60’s (14,4%° en 76)
à cause des méthodes contraceptives, de l’essor du travail des femmes, du niveau élevé des
divorces. Depuis une 15zaine d’années, légère reprise du taux de natalité (campagnes de la
« Majorité morale » contre l’avortement, arrivée d’immigrants hispaniques plus féconds).
L’une des situations les plus favorables de l’OCDE (taux de fécondité de 2,06 en 2000,
accroissement naturel de 0,6% (0,2 pour le Japon, 0,08 pour l’UE)).
2°) L’immigration joue, dans l’accroissement naturel de la population américaine, un
rôle considérable qui ne doit cependant pas être exagéré :
Depuis 1776 la population a augmenté de 200M dont 50M d’immigrants. Entrée
essentielle mais sans égaler jamais l’accroissement naturel. Le taux d’immigration net atteint
son maximum vers 1880-1885 : 10%°. Il décline régulièrement jusqu’en 1935, se stabilise et
remonte dans les 60’s pour atteindre aujourd’hui 3%°. Plusieurs phases :
- 1800-1880 150000 personnes par an avec accélération du rythme à partir de 1840
(=Irlandais, Allemands, Scandinaves).
- 1880 – 1914 : augmentation régulière (Asiatiques, Canadiens, Latino-Américains,
Européens du Sud et de l’Est (= 60% des nouveaux arrivants entre 1901 et 1930)).
- Immigration se tarit de 1914 à 1945 (lois de quotas, crise et guerre) les sorties
l’emportent même sur les entrées entre 1930 et 1935.
- 1945-1965 : lente augmentation : 330000 entrées/an dans les 60’s et 450000 dans les
70’s. (= Européens anti-communistes, Latino-Américains encouragés par le plan
Bracero).
- Depuis 1965 : Augmentation rapide : 700000/an dans les 80’s, 900000 à la fin des
90’s. en 2000, il y a 28M d’immigrés sur le sol américain. Latino-américains
majoritaires (+ de 40%) puis asiatiques (40%). Et c’est sans compter les clandestins
estimés à 300000 chaque année.
La politique adoptée à l’égard des immigrants a suivi une évolution parallèle :
Jusqu’en 1875, législation extrêmement libérale car besoin d’immigration. Brutale
augmentation inquiète (= concurrence pour les travailleurs, peur qu’Asiatiques et
Méditerranéens ne partagent pas les valeurs de la société américaine). Donc politique de
restriction qualitative (interdiction à l’entrée des criminels et des fous, puis les polygames, les
malades contagieux, les alcooliques, les prostituées, les anarchistes, les analphabètes). Le
centre d’Ellis Island est ouvert en 1882 pour contrôler les immigrants. 1917 : immigration
asiatique interdite. Dans les 20’s, quotas pour l’immigration européenne. Seuls les habitants
du continent américain peuvent encore circuler librement aux EU. En 1952, la loi Mac
Carran-Walter étend le système des quotas à l’Asie avec prudence. Communistes interdit. En
1960, admission de tous ceux qui fuient le communisme ou le Proche Orient.
1965 : la loi de 1952 est amendée = bouleversement. Les quotas nationaux sont
supprimés. Priorité aux parents d’Américains, aux travailleurs qualifiés (20% leur sont
réservés (brain drain)) puis au réfugiés politiques (1980 : Refugee Act). 1986 : nouvelle loi
d’immigration (loi Simpson-Rodino) : quota global rapporté à 425000, quotas nationaux
rétablis, et sanctions pour les clandestins aggravées. 1990 : loi Kennedy-Simpson : quota
global porté à 675000 à partir de 95. En fait les entrées légales atteignent 900000
personnes/an au cours des 90’s.
La politique d’immigration est aujourd’hui fortement remise en question : Politique
qui a toujours de fermes partisans. Apport de l’immigration à la démographie et à l’économie
américaine (= 1/3 de la croissance de la population, main d’œuvre précieuse à la fois bon
marché ou qualifiée (55% des ingénieurs formés aux EU sont d’origine étrangère, 1/3 des
travailleurs de la Silicon Valley est d’origine étrangère). Toutefois, les partisans d’une
politique plus restrictive progressent. Arguments de 3 ordres :
- L’efficacité éco de l’immigration ne leur paraît pas évidente : il s’agit de moins en
moins d’une immigration de travailleurs qualifiés (coûtent + cher en aides et soutiens
qu’ils n’apportent à l’éco américaine).
- Conséquences sociales : un groupe d’économistes estime que 1/3 de la baisse relative
des salaires des travailleurs non qualifiés entre 1980 et 1988 provient de
l’immigration.
- Argument politique : beaucoup s’inquiètent de voir se constituer une communauté
hispanique nombreuse. 47% des immigrés parleraient l’anglais médiocrement.
L’évolution de l’opinion se traduit dans différents référendums d’initiative populaire : ex : fin
90’s adoption de la proposition 187 (SOS, Save our state) qui prévoit de retirer aux
clandestins la gratuité des soins médicaux (Medicaid) ainsi que l’accès aux écoles publiques
pour leurs enfants.
II L’Amérique en mouvement :
1°) L’Amérique contemporaine reste caractérisée par une très grande mobilité :
1850 : 32% des Américains vivaient en dehors de l’Etat où ils étaient nés. En 1980 :
35% ! Mais tassement de la mobilité depuis une 20taine d’années. Mais cette mobilité reste
largement supérieure à celle des pays européens.
Les migrations internes dépendent de l’évolution économique des régions : XIXème
siècle : phénomène majeur = occupation de l’Ouest. La guerre de Sécession : migration vers
le Nord. Les 2 guerres mondiales amplifient ce mouvement au profit de la côte atlantique puis
de la région industrielle des Grands Lacs. Principal changement à partir de 45 est l’affirmation
du Sud comme terre d’immigration nette (d’abord Golfe, puis Texas et Sud-Est atlantique.
2°) La répartition actuelle de la population américaine est le résultat de cette histoire :
Carte p105
III Producteurs et consommateurs :
1°) Les Américains sont particulièrement fiers de leur job machine :
Croissance de l’emploi impressionnante : plus que doublé depuis 1950 et sous les
présidences de B. Clinton le pays a créé près de 20M d’emplois. Objectif de l’Etat : le plein
emploi. Les principales caractéristiques du marché de l’emploi sont son dynamisme et sa
grande souplesse : Elle tient d’abord à la mobilité géographique et professionnelle (1
Américain sur 12 change de travail chaque année). Ainsi 80% des gains d’emplois réalisés
depuis 1950 l’ont-ils été dans le secteur des services. La création de sociétés nouvelles est un
second élément de ce dynamisme américain. Le taux de chômage connaît aux EU des cycles
(8,3% en 75, 5,9% en 79, 9,5% en 82, 5,4% en 88, 7,5% en 92 et 4% en 2000, avant que ce
chiffre n’augmente à 5% à cause de la récession (2002)). C’est une conséquence de la facilité
qu’ont les employeurs à licencier et à embaucher. Même souplesse en ce qui concerne les
salaires : très inégaux selon les activités et paraissent étroitement liés à la productivité du
travail (cols bleus bien payés à l’inverse des nouveaux travailleurs des services). En cas de
difficultés économiques, les travailleurs doivent accepter des concessions en matière de
salaires ou d‘avantages sociaux. Depuis 1960, productivité et salaires évoluent plus lentement.
Développement important du travail à temps partiel (concerne 13% des travailleurs en 2000).
2°) Ces résultats flatteurs doivent-ils faire parler d’un modèle américain en matière
d’emploi ?
Ces succès semblent en effet le fruit de l’action commune des principaux acteurs de
l’économie américaine : Etat fédéral qui fait respecter les lois sociales et lutte contre la
discrimination raciale. Impose salaire minimum. D’un autre côté, les chefs d’entreprise ont
plus de liberté qu’ailleurs dans la fixation des salaires et avantages sociaux, l’embauche ou
licenciement. Mais le patronat a concédé des avantages nombreux à ses salariés. Les syndicats
aussi ont su faire des concessions. Qualité propre au système libéral américain : la flexibilité
(nombre de travailleurs, horaires et rémunérations liées aux gains de productivité).
Les critiques du modèle américain relativisent les succès obtenus sur le front du
chômage : Chiffres contestés (beaucoup renonceraient à une inscription car trop compliquée
et avantages parfois minimes). Principe du workfare (un chômeur qui refuse un emploi perd
tous ses droits) décourage le chômage volontaire mais au détriment de certains droits
sociaux… La stagnation des coûts salariaux encouragerait les employeurs à recruter des
travailleurs plutôt qu’à investir. Risque : cercle vicieux : faibles rémunérations donc faible
productivité donc faibles rémunérations… La K américaine deviendrait une K extensive
fondée sur l’augmentation du nombre de travailleurs plus que sur l’amélioration de leur
efficacité (véritable renversement / au mode de développement qui avait assuré leur
supériorité).
3°) L’emploi est-il facteur de compétitivité pour l’économie américaine ?
Même si rattrapage des EU par Europe et Japon en ce qui concerne les gains de
productivités, stagnation des coûts salariaux américains compense. L’évolution en cours ne
doit pas faire oublier que les EU gardent une très forte productivité (notamment dans les
secteurs agricole et industriel). Dans les 80’s et 90’s la productivité de l’industrie
manufacturière a augmenté d’un peu plus de 3%/an (productivité la + élevée du monde).
Raisons : forte intensité capitalistique et niveau élevé de recherche-développement ; faible
absentéisme ; bon niveau de formation des travailleurs. Productivité beaucoup plus faible dans
les services.
Les coûts salariaux américains sont parmi les plus faibles de tous les grands pays
développés. : conséquence : les travailleurs américains compensent en augmentant leurs
horaires.
A terme, la compétitivité des travailleurs américains est-elle menacée ? Dégradation
du système éducatif (13% des jeunes de 17 ans illettrés ! Nombre de bachelors scientifiques
chute. Mais les Américains s’efforcent de réagir : Clinton a lancé en 97 un plan ambitieux
(meilleur apprentissage de la lecture au primaire, déductions fiscales pour les parents
d’enfants fréquentant les high schools). Les EU ont su concilier de façon remarquable défense
de l’emploi et compétitivité. L’évolution de l’emploi apparaît comme l’un des grands succès
du modèle économique américain.
4°) Grâce à un niveau élevé de consommation, les EU restent le premier marché
mondial :
Les Américains restent globalement un peuple riche : même si salaires américains ne
sont pas les plus élevés du monde et que leur PIB/hs est le 7ème du monde derrière les
Japonais, prix de l’alimentation et logement en moyenne 2x + élevés au Japon qu’aux EU.
Mais Européens et Japonais les rattrapent jusqu’en 90, mais tendance inversée depuis grâce à
un K + rapide du PIB américain. Si les Américains en moyenne restent riches, les inégalités se
sont creusées. La dépréciation sur le long terme du dollar correspond à un appauvrissement
collectif et relatif.
La consommation des ménages absorbe en effet les 2/3 du PIB américain : Elle est
soutenue par une publicité omniprésente, par l’importance du crédit et par un système de
distribution concentré et efficace. Le grand marché intérieur américain constitue un atout
essentiel de l’économie américaine. C’est le premier du monde avec celui de l’UE qui est
encore en gestation. Il n’est que modérément ouvert sur le monde (à hauteur de 10%).
Contrairement à ce qu’a pu faire croire le discours sur « l’impérialisme économique
américain », cette croissance et cette puissance s’appuient beaucoup plus sur le marché
intérieur que sur une prétendue exploitation du reste du monde.
Deux problèmes se posent cependant de façon croissante : La forte consommation des
ménages va de pair avec une épargne faible : Elle n’atteint presque jamais 5% de leurs
revenus. On estime que la dette des ménages est égale à leurs revenus d’une année. C’est la
debt economy. En privilégiant la consommation par rapport à l’épargne, les Américains
arbitrent en faveur d’un présent confortable. Mais c’est au prix d’un endettement qui pèse sur
leur avenir et qui menace l’équilibre économique du pays.
IV Une société en voie d’éclatement ?
Au temps de l’Imperial America société américaine très homogène (pays de classes
moyennes ; communautés vivant ensemble dans l’idée d’une supériorité de l’american way of
life ; valeurs américaines : religion, anticommunisme, confiance en capitalisme).
1°) Malgré la mise en place d’un véritable Welfare State, la pauvreté persiste dans le
pays le plus riche du monde :
Les principales mesures datent surtout de 2 époques : le New Deal et la Grande
Société de Johnson : New Deal ; la Social Securities Act (35) : assurance chômage, retraite
pour les travailleurs de + de 65 ans, aides pour enfants dans le besoin et certains handicapés.
Le Wagner Act (33) définit un salaire minimum (augmenté en 2002). Echec de la mise en
place d’un système d’assurance maladie. Création en 53 d’un grand ministère chargé de gérer
tout le social : le HEW (Health, Education and Welfare) qui deviendra HHS (Health and
Home Services) qui ne couvre plus l’éducation. Les réformes les plus importantes sont le fait
de Johnson : Medicare (assurance maladie pour les personnes âgées) et Medicaid (pour les
plus démunis). 64 : généralisation des food stamps (bons alimentaires réservés à ceux qui se
trouvent en dessous du seuil de pauvreté. Education Act pour l’éducation et Housing Act pour
le logement des pauvres. En 72 le Supplementary Security Income prévoit un revenu minimal
pour les personnes âgées et les handicapés. 75 : création de l’EITC (Earned Income Tax
Crédit) qui permet de diminuer les impôts des familles à revenus modestes voire de leur
attribuer une aide directe. Concerne 19M de foyers.
Les critiques se multiplient cependant contre le Welfare : entre 35 et 40M
d’Américains ne bénéficieraient pas d’un système d’assurance maladie. Les dépenses du
Welfare augmentent d’une façon qui paraît incontrôlable. Ebauche d’un démantèlement du
Welfare State : Reagan déjà avait soumis à l’impôt la plupart des aides sociales. EN 96, les
républicains font admettre une refonte compète du Welfare : Personal Responsability and
Work Opportunity Reconciliation Act. Il s’agit de rendre les assistés responsables et de les
pousser au travail. Les états devront limiter leurs dépenses ; la distribution des food stamps
sera limitée et les adultes devront accepter un travail en échange ; aide aux familles avec des
enfants dépendants contestée (favorise familles monoparentales) donc réduite ; un Américain
ne pourra bénéficier de la plupart de ces aides que pendant 5 ans au plus au cours de sa vie et
cela 2 ans d’affilée au plus. Clinton : « Le Welfare doit être une deuxième chance, et pas un
mode de vie ».
Les EU ont donc la particularité de juxtaposer encore aujourd’hui 3 systèmes de
protection sociale : le système public protège seulement les plus démunis, les entreprises
complètent ces mesures grâce à leurs propres benefits qui protègent les employés, chacun peut
avoir recours à une assurance privée.
Le nombre de pauvres a eu tendance à se réduire : personnes sous le seuil de pauvreté
passent de 22,4% en 59 à 11,7% en 79. Les crises et atteintes au Welfare State expliquent une
légère remontée puis une baisse depuis 95 (11,8% en 2000). Parmi eux 1/3 de Noirs, ¼
d’Hispaniques
Reste l’écart qui se creuse entre les + riches et les + pauvres : à la société en losange
qui caractérisait les 50’s-60’s (une minorité de très riches, une minorité de pauvres et une
majorité de classes moyennes) succèderait une société en sablier (Image : les classes
moyennes restent majoritaires). Les 2 responsables souvent cités sont la mondialisation et le
progrès technique. Certains remettent également en question le mythe du self made man.
2°) De même que celui du middle clan, le mythe du melting pot est ébranlé :
L’origine des Américains est extrêmement diverse : les statistiques discernent les
Caucasiens (ou Blancs, = 74%), les Noirs (12%), les Hispaniques (= 35M en 200 (= pour la
première fois les Noirs)), les Asiatiques (seulement 9M pour l’instant) et une minorité
d’Indiens et Esquimaux.
Entre ces groupes des fortes inégalités existent. P125 : histoire de la société noire.
Globalement l’ensemble des Noirs apparaît comme défavorisé. Leur taux de chômage est
régulièrement le double de celui des Blancs : 1/3 d’entre eux vit sous le seuil de pauvreté et
leur niveau de vie moyen est estimé aux 2/3 des Blancs. Eclatement de la communauté noire :
émergence d’une classe moyenne mais enfoncement dans la misère d’une partie d’entre eux (de jeunes Noirs en universités qu’en prison). Pour l’économiste noir Sowel, les Noirs ont été
enfermés dans une situation d’assistés (Welfare) qui les a dispensés de tout effort et qui
explique leur infériorité sociale.
3°) Les différentes communautés américaines peuvent-elles encore vivre ensemble ?
La question se pose d’abord en ce qui concerne les communautés ethniques la célèbre
formule melting pot, inventée Israël Zangwill en 1908, pouvait le faire penser. Elle célébrait
la capacité des EU à fondre dans un même creuset des immigrants de toute la planète afin
d’en faire un peuple unique. Mais le melting pot n’a jamais existé. L’expression d’Horace
Kallen est plus adaptée : « pluralisme culturel » : les communautés ont tendance à vivre entre
elles sans se fondre. Les relations entre les communautés sont souvent exécrables.
La société américaine tournerait ainsi à l’affrontement de tous contre tous. Faut-il
craindre un éclatement des EU comme le sous-entendent la communauté latino-américaine
concentrée à la frontière du Mexique et Farrakhan qui réclame une terre séparée pour les
Noirs et qui a démontré son influence en rassemblant 1M de partisans à Washington en
octobre 95.
Tendance à la séparation (classes moyennes et aisées vont vivre dans des gatedcommunities, véritable sécession des classes supérieures liée sans doute à la mondialisation :
ouverts sur le monde entier, les travailleurs qualifiés qui profitent de la mondialisation se
fermeraient à leur voisinage le plus proche.
Bien d’autres clivages divisent les Américains comme l’opposition entre féministes et
leurs adversaires. 66 : NOW (National Organisation of Women) qui insiste sur l’égalité
économique entre hommes et femmes. Progression de leur salaire (même si = encore ¾ de
celui des hommes). – bien représentée dans la vie politique.
4°) Faut-il avoir peur de l’Amérique ?
Lincoln « une nation divisée contre elle-même ne peut tenir ». L’impression la plus
forte que laisse l’Amérique des 90’s est celle de son invraisemblable diversité, voire de son
éclatement. Plus surprenante encore apparaît le développement, au sein du pays le plus riche
du monde, d’une contre société misérable. Et pourtant, elle tient ! Il faut tout de même
relativiser le tableau noir : emplois les mieux rémunérés progressent de 9% entre 94 et 96,
alors que les moins bien payés progressent seulement de 2,5%. Une majorité d’Américains
peut avoir le sentiment que sa situation s’améliore. L’idée que la société américaine est
particulièrement violente est aussi à nuancer : malgré des drames récents, le taux de
criminalité diminue et la politique de tolérance zéro semble fonctionner à NY.
UTILISER : les minorités dans l’économie et la société américaine depuis 1945
I Au lendemain de la guerre, la majorité impose aux minorités soit de s’intégrer, soit de se
séparer :
1°) Il existe une majorité américaine.
2°) Les minorités destinées à s’intégrer
3°) Les minorités séparées.
II Dans les années 1950 et 1960, l’intégration de toutes les minorités devient l’affaire majeure
des EU :
1°) Cela correspond à de nouveaux besoins du pays.
2°) La révolte de la minorité noire persuade les dirigeants libéraux qu’il faut agir.
3°) Cela explique les grandes réformes des années 1960 concernant les Noirs et
l’immigration.
III Pays de minorités, les EU sont-ils capables d’en faire la synthèse ou sont-ils menacé
d’éclatement ?
1°) Une intégration réussie ?
2°) Ou une société en voie d’éclatement ?
3°) Cette menace se traduit sur le plan économique.
Chapitre VI : Une économie dominante ? Les Etats-Unis et le
monde :
Economie dominante : elle peut influencer sans être influencée. 2 remarques : les dominés
peuvent réagir et devenir des concurrents (aujourd’hui, déclin américain ?) et dominer
implique un certain nombre de responsabilités et contraintes.
I 1945-1971 : L’apogée de la domination américaine :
1°) Cette domination repose sur la capacité des Américains à organiser l’économie
mondiale autour d’eux :
Les bases en sont politiques autant qu’éconmiques : EU tissent toute une série
d’alliances avec les pays qui voient en eux des protecteurs naturels contre le communisme et
l’URSS (OEA avec pays d’Amérique (47), OTAN (49), OTASE pour Asie du SE (54),
accords bilatéraux avec Japon (51). Ainsi, ceux-ci deviennent les obligés des EU. Pays
européens et J (= Japon) ont besoin de leur aide éco pour reconstruction, pays en dvpt ont
besoin de leurs produits agricoles, technologies ou soutien financier (46-60 : aide diverses des
EU apportée au monde : 100Mllds de $).
Ils se montrent capables, en même temps qu’ils reconstruisent le monde, de le
réorganiser en fonction de leur conception : principales étapes de « l’ordre américain » :
 Le libéralisme.
 Bretton Woods (44) et le $ au centre de l’éco mondiale.
 Lutte contre les tendances antidémocratiques dans les pays occupés (All, J).
 Aides ponctuelles aux pays alliés (accords Blum-Byrnes (46) : en échange, France
ouvre son marché aux films américains).
 48 : la motion Vandenberg signifie que les EU acceptent l’idée d’une alliance militaire
durable avec d’autres : fin de la doctrine Monroe et confirmation de l’ouverture
politique au monde (+ doctrine Truman et plan Marshall)).
 Aides importantes pour le J et la RFA (55 : J rentre au GATT et RFA à l’OTAN).
 50 : Union européenne des paiements (puissante aide des EU) et COCOM.
 60 : OECE devient OCDE (inclut EU puis J).
 61 : Alliance pour le Progrès + USAID (aide au 1/3M).
Mais système incomplet (ne s’applique totalement qu’aux pays capitalistes (Sud reste
marginal, Est écarté)), centré autour des EU. Cette ouverture est fortement soutenue et est
orientée par l’Etat (création de l’Eximbank, aides, pousse à l’ouverture des marchés étrangers
(GATT)).
Il apparaît cependant rapidement que le déficit commercial des partenaires des EU est
intolérable : gouvernemetn américain encourage 2 mesures : persuade ses alliés d’effectuer en
49 une série de dévaluations et pousse les entreprises américaines à s’installer à l’étranger
pour y produire.
2°) L’insertion des EU dans l’économie mondiale prend une forme originale :
l’asymétrie :
Asymétrie d’abord militaire. Mais surtout commerciale : = 25% des exprotations
mondiales en 45 et 16% en 71. Mais le taux d’ouverture de leur éco très faible (3% en 53,
4,5% en 69). Marché intérieur très protégé (Buy American Act (33), American Selling Price
(calcul des droits de douane / aux prix américains), contingentements de nombreux produits
(sucre)). EU ne dépendent du monde que pour quelques produits (pétrole à l’importation,
produits alimentaires à l’exportation).
Asymétrie également monétaire : BW : $ = monnaie internationale par excellence, en
cas de déficit de balance des paiements : émission de $. Les sorties de capitaux considérables
expliquent à partir de 51 le déficit (couverts par les partenaires des EU qui financent ainsi
l’expansion de ses FMN).
3°) Le bilan de cette ouverture est en effet très positif :
Sur le plan commercial, les EU gardent constamment un excédent : celui-ci diminue
pendant 50’s mais rebondit de 60 à 64.points forts : produits agricoles, chimiques et biens
d’équipement (+ auto). Balance des invisibles déficitaire, mais balance courante toujours
excédentaire.
La balance des capitaux est au contraire déficitaire : ampleur des IDE (stock
américain : 10Mllds$ en 45 ; 100Mllds en 71). 60’s : 60% des IDE sont le fait des EU.
Mutation géographique du stock : - en Amérique latine, + en Europe et = au Canada. Mais
l’ampleur des sorties provoque quelques inquiétudes : Johnson tente de les freiner.
II Internationalisation, déficits, endettement :
71 : déficit balance des paiements. Réserves en or du FED tombent à – de 10Mllds.
Convertibilité du $ = fiction. Le Président y renonce le 15 août 71 et en décembre,
dévaluation . 71 = aussi 1er déficit commercial.
1°) Le commerce extérieur américain est-il condamné au déficit ?
La dégradation est régulière et commence avant 71 : déficit pour les biens de conso
dès début 60’s, puis au milieu pour l’auto. Déficit contenu jusqu’en 79 avec la dépréciation du
$, puis jusqu’en 82 avec la récession. Ensuite, l’appréciation du $ et la reprise de 83 le font
bondir et il culmine en 1987 à près de 170Mllds de $. Il diminue ensuite jusqu’en 91
(66,2Mllds) mais remonte ensuite et atteint plus de 430Mllds en 2000 (près de 5% du PIB !).
La récession de 2001 le fait à peine régresser.
Tableau sur la répartition du commerce extérieur américain p214. Déficit sur pétrole,
produits industriels : excédent bien d’équipement, produits chimiques et aéronautiques, mais
auto et biens de conso lourdement déficitaires. Secteur agro-alimentaire régulièrement
excédentaire.
Risque de la pénétration du marché américain : désindustrialisation (donc risque de
chômage, voire de dépendance).
2°) le financement du déficit ne risque-t-il pas d’handicaper l’avenir ?
Pour acheter à l’extérieur, les Américains peuvent utiliser le $ souvent accepté en
règlement. Mais quand même besoin de devises étrangères (procurée par la balance des
capitaux maintenant très excédentaire). Ces entrées de capitaux présentent pourtant, à terme,
un danger certain. 2000 : dette extérieure nette = 2000Mllds$. 94 : pour la 1ère fois depuis
1912, les Américains ont eu un déficit de leur balance des revenus du capital (payent +
d’intérêts au monde que l’inverse).
III Les efforts pour réduire le déficit commercial :
Causes du déficit : $ surévalué, éco am n’est plus compétitive, partenaires des EU déloyaux,
EU vivent au-dessus de leurs moyens.
1°) L’arme du dollar a été la première utilisée :
Depuis fin 60’s, les EU, qui avaient forcé leurs partenaires à dévaluer en 49, les
poussent à réévaluer. 71 : Nixon impose une surtaxe de 10% sur les importations venant de
pays à monnaie dite sous-évaluée. Mais compromis : $ dévalué de 7,8% et partenaires (sauf
France) réévaluent. 73 : 2ème dévaluation (de 10%). Il connaît ensuite une forte dépréciation,
puis une forte appréciation de 79 à 85, puis les EU choisissent à nouveau la baisse de leur
monnaie.
Sur le long terme, la dépréciation du $ est très forte : le dollar est sous-évalué.
Pourtant, pas de redressement du commerce extérieur. Pourquoi ?
 « courbe en J » : d’abord valeur des exportations baisse et celle des importations
augmente donc déficit, puis diminution des importations et stimulation des
exportations donc diminution du déficit après un délai relativement long.
 Les Japonais ont réagi en diminuant leurs marges, ce qui explique que leurs prix de
vente aux EU n’aient pas changé.
 De nombreux pays ont des monnaies plus ou moins liées au $ (Canada, NPI…).
 Peut-être que dollar pas cause principale du déficit ?
La dépréciation du dollar n’a donc pas été parfaitement efficace (a favorisé l’inflation, l’achat
d’entreprises américaines par étrangers), donc remontée du cours du $ depuis 94.
2°) La perte de compétitivité concerne peut-être moins les coûts de production que la
spécialisation de l’économie américaine :
La compétitivité-prix des EU a été fortement mise en cause dans les années 1970 :
salaires trop élevés, charges sociales en hausse… on produit à l’étranger pour réimporter,
cette fois, afin de résister aux exportations des sociétés étrangères (ex : maquiladoras). 0
L’évolution de la compétitivité structurelle semble plus problématique : qualité
souvent remise en cause. Les EU seraient peu et mal spécialisés au sein de l’éco mondiale :
matières 1ères = 16% de leurs exportations or actuellement surproduction, prix déprimés ; 1er
exportateur d’armes (1/2 des ventes en 2000), mais avec difficultés du 1/3M, risque de
réduction des budgets militaires. Les EU manquent de points forts (= secteur où un pays
détient plus de 15% du marché mondial) : EU : 18 en 70, 12 en 89, alors que J passe de 6 à 14
et All en garde 21. Les EU réagissent en rendant plus compétitif leurs points forts (agri, haute
techno, services).
3°) Les Américains ont de plus en plus tendance à accuser leurs adversaires d’être
déloyaux :
Accusent leurs concurrents de vente à perte, subventions… pour pénétrer leur marché,
d’utiliser des procédés déloyaux pour protéger leur propre marché (prélèvements européens
sur l’agri, mesures non tarifaires au J), de piller le savoir-faire américain (piratage).
Ces constatations amènent des Américains à évoluer d’une exigence de libre-échange
(free trade) à celle d’un échange loyal (fair trade) : préférence pour le « bilatéralisme
agressif » (négociations directes avec les concurrent accompagnées de pressions et de
lenaces). Création de 2 agences (International Trade Adminsitration (ITA) et International
Trade Commission (ITC)) pour vérifier les concurrences déloyales, accords d’autolimitation
avec concurrents. 88 : le Trade Bill renforce la mesure du Super 301. LE Trade Bill a été
officiellement abandonné aux accords de Marrakech mais les pressions américaines pour se
faire ouvrir les marchés étrangers n’en restent pas moins considérables ! Le bilatéralisme
agressif est particulièrement pratiqué en direction du J (voir mesures p222). En 2002, pour la
1ère » fois depuis 45, le J a annoncé des mesures de rétorsions contre Washington à la suite des
taxes sur les importations d’acier. En ce qui concerne l’UE, le contentieux s’est longtemps
concentré sur la PAC (réponses américaines au niveau des subventions (BICEP), du
protectionnisme (interdiction de leur bœuf aux hormones  surtaxes sur de nombreux
produits euro, du libéralisme (port plainte au GATT donc Blair House et Uruguay Round),
arme du dollar) et sur Airbus. Mais autres problèmes (acier, audiovisuel, bananes…). Les EU
multiplient les pressions sur tous leurs partenaires : Dragons d’Asie ne bénéficient lus du
SPG, idem pour Malaisie pendant 90’s, Brésil doit accepter de supprimer son système de
licence d’importation.
Les bilatéralisme n’empêche pas les EU d’utiliser les armes que peut leur fournir le
multilatéralisme (Uruguay Round qui prévoit une baisse des ddd de 36% et de 50% entre EU
et UE, Blair House, 92 : accords sur l’aéronautique, démantèlement des AMF).
Bill Clinton s’est efforcé de mieux coordonner l’effort de soutien aux exportations :
92 : création du Trade Promotion Coordinating Comittee. Il y a aussi les autorisations données
à certaines entreprises de transférer les bénéfices réalisés à l’exportation dans des paradis
fiscaux (ce sont les Foreign Sales Corporations, à partir de 71 et renforcées en 84). L’OMC a
condamné Washington pour cette pratique en janvier 2002.
Malgré certains progrès, toutes ces mesures n’ont pourtant pas atteint l’essentiel de
leurs buts : la politique commerciale des EU provoque certains effets pervers : système de
quotas sur les importations peu efficace (le nombre d’auto étant limité, les J montent leurs
prix et font plus de bénéf, fabriquent des voitures haut de gamme pour concurencer le secteur
le plus rentable du marché américain), les pressiosn américaines irritent UE et J.
Les progrès sont insuffisants : déficit ramené de 170 à 66Mllds de 87 à 91 mais
remonte à plus de 470 en 2000, même si progresse un fort excédent dans les services
commerciaux. D2ficit courant considérable, provoque un endettement croissant. Pourquoi
pressions insuffisantes ? Les exportations américaines ont très fortement augmenté depuis
1986 (x3). Depuis 83, EU ont un taux de K > à ses partenaires : positif pour l’emploi, mais
stimule les importations donc le déficit. De plus les EU vivent au-dessus de leurs moyens.
Solution ? S’imposer une cure d’austérité (ce serait la 1ère fois depuis 45 !).
IV Une internationalisation profitable ?
1°) L’internationalisation de l’économie américaine est un fait :
Les causes sont multiples : EU besoin de façon croissante de certaines importations,
nombreux secteurs ont besoin des marchés extérieurs (Agri, aéronautique…), job machine
américaine crée bcp d’emplois donc besoin de main d’œuvre bon marché et de diplômés. Les
différents rounds du GATT ont permis la chute des ddd (sur produits industriels) de 52% en
45 à 2% aujourd’hui ! L’internationalisation se manifeste aussi par la montée des
investissements directs aux Etats-Unis ou par les mesures de 1965 qui libéralisent
l’immigration. La présence des FMN reste une caractéristique américaine (production à
l’étranger estimée au double des exportations américaines).
Cette internationalisation débouche sur la disparition de la profitable position
d’asymétrie : Les EU deviennent à peu près aussi dépendants du reste du monde que le monde
dépend d’eux. Dépendance très forte, sur le plan financier, à l’égard des capitaux étrangers.
Est-il possible, alors, de dire que l’économie américaine est devenue une éco comme les
autres, soumise à la contrainte extérieure ?
L’internationalisation provoque des critiques croissantes : Syndicats s’inquiètent de la
désindustrialisation (travailleurs de Boeing en grève contre transfert de techno en Chine
(=Concurrent = - d’emplois)). Transplants japonais nombreux dans la sidérurgie, électrique et
surtout auto (mais apportent capitaux, techniques, relance la production et créent des
emplois…). Cependant : les transplant créent moins d’emplois aux EU qu’ils n’en détruisent ;
les syndicats se plaignent de ne pouvoir s’implanter dans les transplants et critiquent leur
caporalisme, rythme de travail trop soutenu. Volonté de déposséder les EU de leurs derniers
atouts : le savoir-faire techno et le prestige de certaines marques (25% d’Hollywood
appartient à des firmes nippones).
Cela explique l’adoption de mesures qui semblent marquer un repli américain :
protectionnisme, refus (encore très rare) de certains investissements directs, le Federal
Technology Act (86) prévoit que les innovations réalisées dans le cadre d’un programme
financé par l’Etat devront être vendues en priorité à des entreprises américaines.
2°) Le repli s’avère cependant impossible, voire peu profitable :
L’efficacité de certaines mesures est douteuse (système de quotas). L’ouverture
présente des avantages : importations permettent de se fournir à des prix plus faibles que s'ils
les produisaient (ex : info a bseoin de composants japonais). La confiance en l’éco américaine
et l’afflux des capitaux extérieurs permettent de répondre au problème du manque d’épargne.
Ainsi les EU peuvent-ils à la fois surconsommer (ce qui soutient la croissance et l’emploi) et
moderniser leur appareil productif. Le coût de l’ouverture ne serait d’ailleurs pas si élevé qu’il
le semble : déficit commercial représente – de 5% du PIB, les sociétés étrangères présentes
aux EU ne font travailler que 5% des salariés américains.
V Déclin ou hégémonie ?
1°) La thèse du déclin connaît un certain succès aux EU :
EU = 50% du PIB en 45, 43% en 60, et 31% en 80. productivité sur le long terme plus
faible qu’ailleurs, investissement y stagne, endettement s’aggrave. Causes ? le fardeau
militaire, l’aide financière importante fournie à leurs alliés, futurs concurrents., niveau trop
élevé de la consommation.
Comme toujours, ces assertions provoquent répliques et batailles de chiffres : L’idée
du déclin n’est pas nouvelle, mais à chaque fois on parle d’un renouveau américain. 80’s et
90’s caractérisées par un redressement de la K et de la productivité. Plus juste de parler de
rattrapage que de déclin (part dans PIB mondial stable).
2°) Une nouvelle ère d’hégémonie américaine s’ouvre-t-elle ?
Effondrement du communisme en Europe, implosion de l’URSS, reprise en main de
l’Amérique centrale, victoire dans le Golfe… La guerre contre l’Irak en a été un exemple
significatif (préserve les intérêts américains, nuance l’idée de dépendance américaine…).
L’intervention en Afghanistan de 2001 présente aussi des avantages : permet d’installer à la
tête du gouvernement Hamid Karzai, ancien consultant d’une compagnie pétrolière
américaine.
Globalement les EU conservent des atouts exceptionnels qui les placent au cœur de
l’éco mondiale : Leur puissance militaire est coûteuse mais, le Golfe l’a rappelé, profitable.
Le dollar, malgré sa dépréciation, reste la monnaie de l’éco mondiale. La place financière de
NY est la 1ère mondiale. Les FMN américaines sont l’un des plus importants facteurs
d’organisation de l’éco mondiale. La position géographique.
Les EU gardent ainsi la capacité d’organiser autour d’eux l’économie mondiale :
Amérique du Nord évolue vers zone de LE (Intégration éco du Canada très ancienne,
Mexique d’abord anti-yankee, puis avec banqueroute de 82 change radicalement de position).
92 : ALENA (= réplique à l’Acte unique). Conséquences spectaculaires : exportations du
Mexique triplent entre 93 et 2000, commerce entre EU et M dépasse commerce entre EU et J
en 99. Avantages des EU : implantation d’usines au Mexique, importations de produits
nécessaires et souvet américains ! Ainsi se forme une industrie nord-américaine compétitive
face aux concurrents asiatiques. Mais 4 points inquiétants : concurrence des travailleurs
mexicains contribue à la stagnation des salaires des cols bleus américains ; salaires au
Mexique stagnent aussi avec arrivée massive de jeunes travailleurs ; dès lors la pression démo
ne connaît aucun ralentissement ; EU de + en + impliqués dans ses affaires, Mexique
dépendant. Le Japon = problème le + grave. Accords se multiplient entre Etats et entre firmes
(conflit inéluctable ou constitution d’un véritable « G2 » ?). L’UE offre d’autres opportunités
d’alliances anti-nippones. Reste le lieu par excellence d’installation des FMN américaines.
Union oscille entre dépendance maintenue et volonté d’affirmation. L’Europe de l’Est = objet
de multiples attentions : EU = + importants actionnaires de la BERD, GM et Ford s’y
installent. Lutte contre le terrorisme a rapproché EU et Russie. Reste du 1/3M : - important
pour eux. Privilégient les relations bilatérales. Les plans Baker et Brady ont permis de
concentrer l’aide sur les pays stratégiquement importants pour eux.
Les relations économiques entre les EU et le 1/3M :
I les relations éco entre EU et 1/3M se révèlent + importantes pour le 2nd que pour les 1ers :
1°) Elles sont restées dans un premier temps limitées.
2°) Elles se développent ensuite.
3°) Cela n’en place pas moins les EU en position de force.
II Le Tiers Monde, après avoir critiqué cette domination, s’aperçoit qu’il peut en tirer parti.
1°) les critiques s’amplifient dans les 60’s.
2°) Cette attitude se heurte aussi bien à ses contradictions internes qu’à la capacité de réaction
des EU.
3°) Les idées libérales en matière de développement, qui sont aussi les idées américaines,
semblent alors triompher.
III Ces relations sont inégalement profitables pour les EU, pour les PVD et pour l’éco
mondiale :
1°) Pour les EU, le 1/3M fournit des ressources indispensables.
2°) Le sud n’a pas saisi de la même façon les opportunités qu’offraient les EU, surtout à
l’époque du $ fort.
3°) La façon dont les EU organisent les relations Nord/Sud a été critiquée.
Conclu : la comparaison entre l’Extrême-Orient et l’Afrique noire rappelle qu’il y a peut-être
pire pour le 1/3M qu’être dominé par les EU ; c’est être oublié.
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