Les troubles du sommeil

publicité
Les troubles du sommeil
La nuit
Les troubles du sommeil
• La nuit réveille les angoisses, et les besoins de chacun diffèrent :
silence ou bruit rassurant ; lumière ou obscurité…
• La nuit, le personnel est peu nombreux et non soumis à la
vigilance collective
• La vie nocturne doit être prise en compte dans le projet
d’établissement
– Nombre, qualité et formation des personnels de nuit
– Réponses organisationnelles possibles en cas de troubles du sommeil
• Pièce à vivre qui reste éclairée toute la nuit, vers laquelle se dirigent
spontanément les personnes qui se lèvent, sans déranger leurs voisins
• Présence d’un aide-soignant pour accueillir toute personne qui se lève
• Possibilité d’offrir des collations, voire d’organiser des activités nocturnes
• Mise à disposition de fauteuil relax pour se reposer, voire finir la nuit
• Espace de déambulation sécurisé, lumière adaptée, etc.
2
Caractéristiques des troubles du sommeil
Les troubles du sommeil
• Les troubles du sommeil sont fréquents aux stades modéré
et sévère de la maladie d’Alzheimer
– Le sommeil est plus fragmenté, le temps d’éveil est plus long et le
sommeil lent profond est diminué
– Il s’agit souvent d’éveils matinaux précoces
– L’inversion du cycle jour/nuit (cycle nycthéméral) peut être total
• Ils s’accompagnent de manifestations pendant la journée
– Somnolence, fatigue, inactivité
– Anxiété, agitation, tristesse
– Troubles du comportement avec parfois hallucinations
3
Les causes
Les troubles du sommeil
• Les causes somatiques
–
–
–
–
Affections douloureuses (rhumatismes, douleurs digestives, cancer, etc.)
Dyspnée nocturne (insuffisance cardiaque ou respiratoire)
Problèmes urinaires (pathologie prostatique)
Syndrome d’apnée du sommeil, etc.
• Les causes psychiatriques et les facteurs psychologiques
– Anxiété, dépression
– Stress, émotion, deuil, contrariété, conflit, ennui, perte des repères, etc.
• Les causes iatrogènes
– Corticoïdes, bétabloquants, abus d’hypnotiques, etc.
• Les facteurs environnementaux
– Bruit, lumière, température ambiante, temps passé au lit trop long,
changement de chambre ou de voisin de chambre, etc.
4
La prise en charge (1)
Les troubles du sommeil
• Objectiver le trouble du sommeil, avec le personnel de nuit,
le personnel de jour, le voisin de chambre
• Traiter les causes identifiées et réévaluer les traitements
médicamenteux
• Recourir en priorité à des mesures non médicamenteuses
– Corriger les facteurs environnementaux
– Recourir à des approches comportementales
– Adapter les comportements des personnels de nuit
Il est important de valoriser le travail du personnel de nuit,
en particulier par la transmission et la prise en compte de ses observations
et en lui confiant des missions spécifiques
5
La prise en charge (2)
Les mesures non médicamenteuses (1)
Les troubles du sommeil
• Corriger les facteurs environnementaux
– Diminuer le bruit, la lumière (utilisation de veilleuses), adapter la
température
– Réévaluer la pertinence des interventions « programmées » des
soignants la nuit
• Par exemple, sauf si la personne présente des risques d’escarre, ne pas la
réveiller pour effectuer un change. Si le change est souillé, prévoir de
repasser plus tard
• Recourir à des approches comportementales
– Adapter l’horaire du coucher, de la sieste
– Favoriser l’activité physique pendant la journée
– Proposer une stimulation lumineuse pendant la journée
6
La prise en charge (3)
Les mesures non médicamenteuses (2)
Les troubles du sommeil
• Adapter les comportements du personnel de nuit
– En cas d’appel, éviter de faire attendre la personne (formalisation du
recueil des appels : nombre, heure, temps de réponse)
– En cas de réveil nocturne, rassurer la personne, lui parler d’une voix
douce
– Si la personne se lève, ne pas l’obliger à se recoucher
• L’accueillir dans un lieu de repos, différent de la chambre, prévu à cet
effet où la personne pourra être surveillée pendant qu’elle ne dort pas
• Proposer éventuellement des collations, des activités adaptées
– En cas de déambulation nocturne, laisser la personne déambuler,
l’accompagner dès que possible, la rassurer
Ne jamais enfermer la personne dans sa chambre
7
Les traitements médicamenteux
Les troubles du sommeil
• Ne recourir à un traitement médicamenteux qu’après échec
des mesures non médicamenteuses
• Les hypnotiques vrais (zolpidem, zoplicone) sont parfois
efficaces mais présentent des inconvénients majeurs
–
–
–
–
–
Ils entraînent souvent une somnolence pendant la journée
Ils augmentent le risque de chute
Ils aggravent les troubles cognitifs
Ils entraînent une atteinte de la coordination motrice
Ils aggravent les troubles respiratoires
• Les neuroleptiques sont inefficaces et ne doivent pas être
prescrits dans cette indication
8
Téléchargement