PLUS
Foto: J. Martin
INTRODUCTION
La performance sur 800 m dépend de différents facteurs. À la
base il faut une bonne endurance générale, une bonne force de
base et un bon niveau de vitesse. Il n’est pas possible d’améliorer
la performance sur 800 m en quelques semaines. Une construc-
tion judicieuse de l’entraînement devrait s’étendre sur plusieurs
mois.
Les exemples pratiques suivants se limitent au domaine de
l’endurance ainsi qu'à la préparation spécifi que du 800 m. On
part du principe que les domaines de force, vitesse, coordination
générale et mobilité font partie de l’entraînement général. Les
gymnastes polyvalents, qui participent régulièrement à des leçons
de gymnastique variées, ont de bonnes prédispositions. Il leur
suffi t de quelques entraînements spécifi ques pour réaliser un bon
temps sur 800 m.
Objectifs/Buts de l‘apprentissage
Réaliser un bon résultat sur 800 m avec une section d’actifs lors d’une fête de gymnastique.
Avoir du plaisir pendant la préparation et la compétition.
Course de 800 m
GYMtech 01/2011 | ATHLÉTISME
PRATIQUE
L’exemple pratique part du principe que la section des actifs va
participer à une course de 800m lors d’une fête de gymnastique
en juin. La construction est divisée en trois phases.
Phase 1:
Améliorer l’endurance de base
(janvier – février)
Durant cette phase il s’agit d’améliorer l’endurance de base.
Les contenus de l’entraînement sont recommandés même aux
gymnastes qui ne souhaitent pas s’aligner sur 800m en été.
Contenus de l‘entraînement
(au moins un entraînement d’endurance par semaine)
• Exemple 1: Course d‘endurance
Comment? Course d’endurance en décontraction pendant au
moins 20 minutes. Il faut choisir la vitesse de sorte que les parte-
naires d’entraînement puissent papoter entre eux pendant qu’ils
courent.
À quoi cela sert-il? À améliorer la capacité aérobie spécifi que à la
course et la résistance générale à la fatigue.
Méthode: Méthode d’endurance extensive.
• Exemple 2: Évaluer le temps de course
Comment? Effectuer plusieurs tours sur un parcours de 1
kilomètre par ex., en essayant de respecter les différents temps
donnés: par exemple le premier tour en 5 minutes, le deuxième
en 5½ minutes, le troisième en 4½ minutes et le quatrième tour
à nouveau en 5 minutes. La vitesse varie de décontractée à rapi-
de. En moyenne l’intensité de l’entraînement est moyenne.
À quoi cela sert-il? À développer la capacité aérobie et exercer le
sentiment de vitesse.
Méthode: Méthode d’endurance variable.
Phase 2:
Augmenter le niveau de l’endurance
(mars-avril)
Dans cette phase on cherche à améliorer le niveau de
l’endurance sur l’endurance de base acquise. Dans le langage
spécialisé on parle alors d’améliorer la capacité de performance
aérobie. Les entraînements deviennent en partie un peu plus
«durs», car il s’agit de défi er son propre corps. Ces entraî-
nements conviennent surtout aux gymnastes qui souhaitent
disputer un 800m ou d’autres courses en été. Pour préparer les
courses de l’été il est également recommandé de participer à une
course sur route au printemps (distance entre 4 et 10 km).
Contenus de l‘entraînement: Compléter les contenus de
l’entraînement de la phase 1 par les contenus suivants (au moins
un entraînement de la phase 1 toutes les deux semaines et un
entraînement spécifi que de la phase 2 toutes les deux semai-
nes, cela signifi e au moins un entraînement d’endurance par
semaine).
• Exemple 1: Course au seuil
Comment? Course d’endurance de 15 à 20 minutes au
seuil anaérobie. Il faut choisir la vitesse de sorte à ce que
l’entraînement soit ressenti comme pénible, mais que la distance
choisie puisse être effectuée à vitesse régulière jusqu’à la fi n.
À quoi cela sert-il? À améliorer la capacité de performance aéro-
bie spécifi que à la course.
Méthode: Méthode d’endurance intensive.
• Exemple 2: Jeu de course
Comment? Alterner entre vitesse très rapide et décontractée.
Par exemple 1 minute très vite, 1 minute en décontraction
comme pause, puis 2 minutes très rapidement et 2 minutes en
décontraction etc. Le programme entier peut par exemple être
construit sous forme de pyramide: 1’/1’/2’/2’/3’/3’/2’/2’/1’/1’,
toujours en alternant vitesse élevée et décontraction. La vitesse
très rapide est plus élevée que la vitesse visée en compétition lors
d’une course sur route. Les pauses servent à rendre cette vitesse
possible.
À quoi cela sert-il? À améliorer la capacité de performance aéro-
bie spécifi que à la course.
Méthode: Méthode d’intervalles extensive.