LABORATOIRES DE BIORÉGULATION HUMAINE
L’ACTIVITÉ RÉFLEXE
1. OBJECTIFS
Décrire le parcours d'un réflexe médullaire (spinal).
Observer sur vous-même les réflexes suivants : réflexe rotulien, du tendon d'Achille, de maintien de l'équi-
libre statique, pupillaire, cornéen et salivaire.
Pour chacun de ces réflexes, nommer les éléments impliqués dans l’arc réflexe.
Décrire les conditions nécessaires pour l'obtention d'un réflexe conditionné et schématiser le trajet de l’in-
flux au niveau des structures nerveuses impliquées.
Provoquer un réflexe conditionné chez un cobaye.
2. MATÉRIEL
Chronomètre
Tubes de plastique
Marteau réflexe
Alcool
Lampe de poche
Manuels de référence
3. QUELQUES NOTIONS THÉORIQUES
3.1 Les réflexes : définition et rôles
Dans le langage courant, le terme réflexe désigne une réponse rapide, plus ou moins automatique et générare-
ment involontaire à un stimulus.
L'action nerveuse la plus simple est le réflexe, réponse prévisible et automatique à un stimulus spécifique. La
plupart des mécanismes internes de l'organisme sont contrôlés par des actes réflexes. Par exemple, une variation
de la température corporelle agira comme stimulus et obligera le centre hypothalamique de la régulation ther-
mique à mobiliser les mécanismes homéostatiques qui restaureront la température normale. Bien des réactions à
des stimuli extérieurs sont réflexes. Mettre la main sur un plat qui sort du four, par exemple, provoque un retrait
automatique de celle-ci avant même que ne soit perçue la sensation de brûlure. Il s’agit là d’un réflexe inné.
Certains réflexes sont acquis comme, par exemple, les mouvements de la marche, de l'alimentation solide ou li-
quide ou encore de la dactylographie et de la conduite automobile. L'apprentissage permet d'atteindre une exé-
cution réflexe de tels gestes. Il n'est pas nécessaire, normalement, de diriger d'une façon consciente les mouve-
ments de la main pour emplir une cuillère de soupe et la porter sans hésitation vers la bouche. À deux ans, ce-
pendant, ce geste simple est un défi qui demande un grand effort de concentration. Au fil des ans, les voies ner-
veuses responsables de l'action de manger de la soupe sont si bien développées que tous les gestes impliqués se
font automatiquement.
3.2 Les réflexes médullaires (spinaux)
Vous avez sans doute déjà touché un poêle chaud ou marché sur un clou ou sur quelque autre objet pointu et sur-
sauté avant de réaliser ce qui était arrivé. Cette réponse subite au stimulus était une action réflexe médullaire.
Les récepteurs des neurones sensitifs que l'on retrouve sons la peau reçoivent les stimuli. L'influx créé par la sti-
mulation voyage le long des dendrites jusqu'au corps cellulaire du neurone sensitif. L'influx nerveux se dirige
ensuite dans l'axone jusqu'à la corne postérieure de la moelle épinière. À cet endroit l'impulsion est reçue par
un neurone d'association et transmise à un neurone moteur. Ensuite, la réponse au stimulus est transmise
jusqu'à un muscle, d'où contraction.
Donc, pour l'établissement d'un réflexe médullaire, les structures suivantes sont nécessaires:
Un récepteur
Un neurone sensitif
Un centre nerveux de contrôle
Un neurone moteur
Un effecteur
Les récepteurs
Les récepteurs sensoriels sont des structures chargées de réagir aux changements qui se produisent dans l’envi-
ronnement, ou stimuli. Les organes des sens, les récepteurs cutanés et les propriocepteurs en sont des exemples.
Les neurones d’association
Le nombre de neurones d'association stimulés au niveau de la moelle est plus ou moins grand suivant l'intensité
du stimulus et le réflexe obtenu est alors plus ou moins complexe. À partir de cette chaîne, d'autres neurones
sont mobilisés, en plus ou moins grand nombre suivant l'intensité de l'excitation. Un réflexe peut être unilatéral
(ipsilatéral) si le neurone sensitif et le neurone moteur sont du même côté de la moelle. On parlera de réflexe
contralatéral si un neurone moteur permet une réaction du côté opposé du corps par rapport au neurone
sensitif. Enfin, un réflexe peut aussi être symétrique.
Annoter le schéma de l’arc réflexe suivant.
Colorer le trajet de l’influx nerveux de la façon suivante : en jaune pour la voie sensitive, en vert pour les
neurones d’association, en bleu pour la voir motrice ipsilatérale et en rouge pour la voie motrice controlatérale.
En général, on représente le réflexe médullaire comme un circuit qui va du lien de l’excitation jusqu'à la moelle
épinière et de la moelle épinière jusqu'aux muscles ou à la glande qui réagit. Le cerveau n’entre nullement en
jeu dans ce circuit qui est très court. Cependant, même si tout le mécanisme nécessaire pour la connexion
réflexe se trouve dans la moelle épinière, le cerveau humain peut exercer un certain contrôle sur l'expression du
réflexe. Par exemple, vous pouvez empêcher le réflexe rotulien de se produire si vous contractez
volontairement les muscles à l'arrière de votre jambe.
Les réflexes rotulien (patellaire) et du tendon d'Achille sont des réflexes dullaires. La définition du réflexe
médullaire est :
_________________________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________________________
La réaction motrice
Un réflexe est composé soit d'une contraction musculaire, soit d'une sécrétion glandulaire. Les réflexes somati-
ques proviennent des contractions des muscles squelettiques. La conduction d'influx sur les arcs réflexes soma-
tiques - les arcs dont les neurones moteurs sont des motoneurones somatiques (c’est-à-dire les neurones moteurs
de la corne antérieure) - produit des réflexes somatiques ou musculaires. Les réflexes autonomes ou viscéraux
consistent soit en contractions de muscles lisses ou du muscle cardiaque, soit en sécrétion de glandes; ils sont
transmis par la conduction d'influx de neurones moteurs autonomes.
Quelques réflexes somatiques d'importance clinique
L'intérêt clinique des réflexes provient du fait qu'ils dévient de la normale dans certaines maladies. Ainsi l'exa-
men des réflexes aide à poser un diagnostic. Les médecins examinent souvent les réflexes suivants: le réflexe
rotulien (du genou), le réflexe achilléen (de la cheville), le réflexe cornéen et le réflexe abdominal.
3.3 Les réflexes conditionnés
3.3.1 De type pavlovien
C’est en 1902 que Pavlov découvrit ce qu’il appela des réflexes conditionnés à l’occasion de travaux menés sur
la digestion et la détermination des mécanismes nerveux de la sécrétion salivaire.
Le réflexe salivaire
Ce réflexe a normalement pour point de départ la muqueuse linguale. Celle-ci peut être excitée mécaniquement
(par le simple contact physique des aliments) ou chimiquement (la nature chimique des aliments joue un rôle
prépondérant). Il y a un centre réflexe dans le bulbe rachidien.
D’après la description donnée ci-haut, indentifiez les différents éléments de l’arc réflexe salivaire.
Récepteur : ______________________________________________
Neurones sensitifs (nom du nerf) : ______________________________________________
Centre de contrôle : ______________________________________________
Effecterurs : ______________________________________________
TRACEZ le schéma de l’arc réflexe salivaire
Conditionnement du réflexe salivaire à un bruit
On peut substituer à l'excitant normal (stimulus absolu), un bruit déterminé (stimulus neutre); on fait entendre
ce bruit un peu avant que l'aliment soit présenté.
Au bout de quelques jours, on constate que le bruit seul (stimulus conditionnel) suffit à déclencher la sali-
vation. Il y a donc une liaison nouvelle qui s'est établie entre le centre auditif et le centre salivaire.
Schéma de l’arc réflexe salivaire conditionné
On parle donc ici d’un conditionnment répondant, c’est-à-dire que le sujet subit le milieu.
3.3.2 De type skinnérien
En 1938, le psychologue Skinner met en évidence un autre type de réflexe acquis, soit le conditionnement
opérant. Il place un rat dans une cage munie d’un petit levier et d’un distributeur de nourriture. Le rat explore
d’abord la cage, puis appuie par hasard sur le le levier. Il est immédiatement compensé par une ration de
nourriture. Le rat se retrouvant dans le même situation va chercher à reproduire le même comportement.. Si
l’acte opérant (appui sur le levier) est à nouveau suivi du renforcement (distribution de nourriture), l’animal
va appuyer sur le levier avec de moins en moins d’hésitation. On peut interpréter ce réflexe par l’établissement
d’une nouvelle liaison nerveuse entre le récepteur sensoriel (l’œil qui voit la pédale) et l’effecteur (les muscles
de la patte qui appuie sur la pédale au niveau du cortex cérébral.
Schéma de l’arc réflexe opérant
On parle donc ici d’un conditionnement opérant, c’est-à-dire que le sujet agit sur le milieu.
Il y a renforcement positif dans le cas d’une récompense et renforcement négatif dans le cas d’une punition.
Aire motrice
Aire visuelle
Muscles de la
patte
Abaissement
du levier
Visualisation du
levier
1 / 11 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans l'interface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer l'interface utilisateur de StudyLib ? N'hésitez pas à envoyer vos suggestions. C'est très important pour nous!