1 Partie :COMMUNICATION NERVEUSE.(7-8 SEMAINES)
Chapitre 1 : La communication nerveuse, l’exemple de la perception de la douleur
Objectifs :
Acquisition de connaissances morphologiques et fonctionnelles de bases sur le système
nerveux abordées grâce à l’exemple de la douleur.
Rappels des acquis de collège.
http://pst.chez-alice.fr/1es3tptd.htm (questions 1-3 et 7-9) ou Pages 8 et 9
Ou doc. 1 et 2 page 9
Centres nerveux (cerveau et moelle épinière)
Nerfs qui relient les organes aux centres nerveux (crâniens + rachidiens
Schéma général de la communication nerveuse. AU TABLEAU NIVEAU 3eme (organe
récepteur, nerf , centre nerveux, organe effecteur)
Organisation d’un neurone
(poly « neurones-moelle » compléter A et B à l’aide du site.
ou (poly « neurones-moelle2 »légender neurone doc. 5 page 9
Les corps cellulaires des neurones sont regroupés dans les centres nerveux (moelle épinière et encéphale)
et les ganglions nerveux
Les fibres nerveuses (axone ou dendrites), regroupées en nerfs, relient les centres nerveux
entre eux et aux organes périphériques.
Rappel :Il prend naissance au niveau d’un organe sensoriel à partir d’un stimulus (ex :
lumière sur rétine de l’œil, son sur tympan de l’oreille etc…). Il est de nature électrique
I) Structures nerveuses impliquées dans transmission la douleur
(= message nociceptif)
1) Les recepteurs sensoriels de la douleur les nocicepteurs.
Doc 2 p 10
Les R sensoriels de la douleur sont des terminaisons nerveuses disséminée dans tous les
organes. Ils réagissent aux stimulus nocifs à l’organisme (piqure, brûlures, substances chimiques
nocives…)
2) Les neurones nociceptifs périphériques
Observation moelle et compléter doc. C
ou (poly « neurones-moelle2 » moelle placer corps cellulaires et fibres
Ils prennent naissance au niveau des nocicepteurs et sont constitués :
d’une longue fibre nerveuse (axone ?) appelée fibres nociceptive afférente ou fibres C qui n’est
pas entourée de myéline et donc conduit les messages nerveux très lentement.
d’un corps cellulaire situé dans un ganglion rachidien
d’une arborisation terminale qui entre dans la moelle épinière par racine dorsale d’un nerf
rachidien.
Ex 2 page 11 C’est par ces fibres que parviennent les messages de douleur a la moelle
3) Les neurones nociceptifs médullaires
Structure de la moelle épinière (TP ou doc livre p11 à13))
Les neurones nociceptifs médullaires :
leurs corps cellulaires sont situés dans la substance grise de la corne dorsale de la moelle
épinière
ils sont en contact synaptique avec des neurones sensitifs nociceptifs qui leur délivrent des
messages Ces neurones possèdent des récepteurs membranaires à la substance P ou au
glutamate.
leurs axones traversent horizontalement la moelle épinière et remontent jusqu’au cerveau par la
substance blanche de la moelle épinière.
L’information nociceptive est ensuite transmise, à la base du cerveau, à des neurones
cérébraux qui aboutissent dans le cortex cérébral ou la sensation de douleur prend naissance.
II) Caractéristiques générales du message nerveux (poly message)
1) Caractéristiques du message le long d’une fibre nerveuse
Le message nerveux est constitué d’une succession de signaux électriques enregistrables : les
potentiels d’action.
Un potentiel d’action est une modification très brève de l’état électrique de la membrane du
neurone.
Utilisation du logiciel « Nerf C »
Cette modification est toujours identique, d’une valeur d’environ 100 mV et d’une durée de 1
milliseconde.
Les potentiels d’action se propagent le long de la fibre nerveuse à des vitesses qui dépendent
de la fibre :
* Certaines fibres sont entourées d’une gaine de myéline (graisse) : le message nerveux
se propage à grande vitesse (jusqu'à 100 m/s)
* D’autres fibres ne possèdent pas de myéline, le message nerveux se propage à moins de 1
m/s
Quand l’intensité du stimulus augmente les potentiels d’action sont produit à plus grande
fréquence (nombre de PA par unité de temps) Lintensité d’un message nerveux est donc codée
par la fréquence des PA qui le constituent (on parle de modulation de fréquence)
2) La transmission du message le long d’une chaîne de neurones.
Utilisation du logiciel « synapse »
Le message nerveux le long des fibres nerveuses se propagent dans les 2 sens, mais dans une
chaîne de neurones ne peux se propager que dans un seul sens, car les synapses sont des
structures asymétriques.
Fonctionnement de la synapse (schéma) :
Arrivée message présynaptique, libération du neurotransmetteur dans la fente synaptique,
liaison du neurotransmetteur sur les récepteur de la fente synaptique, formation des PA
Les neurotransmetteurs des neurones sensoriels périphériques sont la substance P ou le
glutamate.
Les neurones nociceptifs médullaires possèdent des récepteurs membranaires à la substance
P ou au glutamate.
III) La synapse médullaire du circuit de la douleur
Questions 1,2,3 page 29
Plus l’intensité de la stimulation douloureuse est intense
plus la fréquence des potentiels d’action est élevée le long du neurone nociceptif sensitif
plus la quantité de substance P ou de glutamate libérée dans la fente synaptique est importante
plus la quantité de neurotransmetteur fixée sur les récepteurs post-synaptique est importante
plus le message post-synaptique est important (fréquence élevée des PA)
plus la sensation douloureuse sera forte.
Chapitre 2 : Actions de substances endogènes et exogènes sur le système nerveux
Objectifs : comprendre comment des substances chimiques, médicaments ou drogues,
peuvent agir sur le système nerveux
I) La modulation du message douloureux.
On connaît depuis longtemps l’effet analgésique d’une substance extraite du pavot : la morphine.
Comment agit cette substance ?
Rappels : +stimulation douleur/+PA neurone périphérique/+glutamate et substanceP/+fixation sur
récepteur neurone médullaire/+PA neurone post-synaptique/+ sensation douleur
1) Action de la morphine.
doc. 2 p 30 : La morphine diminue le nombre de PA le long du neurone nociceptif médullaire (et
diminue donc la transmission de la douleur)
doc. 3 et 4 p 31 : La morphine se fixe sur des récepteurs présents à la surface de la membrane
du neurone nociceptif médullaire : les récepteurs opioïdes et elle a une action inhibitrice sur le
neurone post-synaptique ; elle bloque la transmission des messages nociceptifs vers le cerveau.
Elle a une activité analgésique très puissante.
Mais qu’est-ce qu’ils font là ces récepteurs opioïdes, étant donné que la morphine n’est pas une substance
endogène ???
2) Les récepteurs opioïdes et les enképhalines
Doc 2 p 32
Dans les années 70 on a découvert des substances endogènes dont une partie de la molécule
ressemble à la molécule de morphine et peut se fixer sur les récepteurs opioïdes. On les a appelées
les morphines endogènes : les enképhalines.
D’où viennent ces enképhalines, que l’on retrouve à la surface du neurone post-synaptique ?
De petits neurones présents dans la corne dorsale de la moelle épinière et dont les
neurotransmetteurs sont des enképhalines = interneurones enképhalinergiques
Leur rôle est d’inhiber le fonctionnement des neurones nociceptif post-synaptiques.
Schéma :
II) Modulation du message nerveux au niveau cérébral
1) Le système ou circuit de la récompense
Mise en évidence chez le rat Doc 1 page 34
Localisation : Doc 2 p 34 + Drogues et dépendance p 16 et 18
Il existe dans le cerveau des neurones dont le rôle est de récompenser la réalisation des
fonctions vitales par une sensation de bien-être ou de plaisir. Ces neurones constituent les «circuits
de la récompense», ils sont situés à la base des hémisphères cérébraux (système limbique). Ils
libèrent de la dopamine qui en agissant sur des neurones du cortex cérébral déclenche la sensation
de plaisir.
Dans les conditions physiologiques normales l’activité des neurones à dopamine des « circuits de la
récompense » est freinée en permanence par des neurones inhibiteurs. La libération de dopamine est
réduite.
Faire schéma SVP
2) Modes d’action des substances exogènes sur le cerveau : exemple de la morphine
Poly élèves
Communication nerveuse
Modulation de l'activité synaptique par la morphine
document 1 : drogues, plaisir et douleur
Cocaïne, ecstasy, tabac, alcool, morphine... Tous les produits qui déclenchent une dépendance chez l'homme ont en commun
une propriété: ils augmentent la quantité de dopamine disponible dans une zone du «circuit de récompense» du cerveau, le noyau
acumbens. Beaucoup de drogues agissent au niveau de la zone de connexion, ou synapse, entre le neurone libérant la dopamine et le
neurone cible. (...)
Les opiacés (1) exercent leur action sur des neurones qui eux-mêmes ont pour effet de diminuer l'activité des neurones libérant la
dopamine. En se fixant sur des récepteurs portés par ces neurones intermédiaires, les opiacés diminuent leur activité. Ce qui revient,
au bout du compte, à augmenter celle des neurones qui libèrent la dopamine.
extrait de Tassin J.-P.. 1998. Drogues, dépendance et dopamine. La Recherche 306.
(1) : substances extraites du pavot, cultivé pour la drogue opium.
document 2 : relations entre deux neurones (les échelles ne sont pas respectées)
première question (11 points) - saisir des données et les mettre en relation
A partir de l'exploitation des documents, expliquez l'action d'une substance opiacée telle que la morphine sur la chaîne de
neurones du document 2.
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