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L'idée est d'utiliser la simulation numérique pour étudier des situations d'application de la seconde loi de
Newton et introduire ainsi une description cinématique : connaissant la force qui s’exerce sur un objet (et la
masse de celui-ci), la deuxième loi de Newton permet de déterminer l'accélération (du centre d'inertie). Mais
connaissant l'accélération, il est possible de déterminer la nouvelle vitesse, et connaissant la vitesse, on peut
calculer la nouvelle position. Ce calcul peut être répété autant de fois que l'on veut, et c'est sur ce principe
que différents logiciels simulent des mouvements. On peut ainsi visualiser toutes les grandeurs cinématiques
avant d’en donner des définitions précises.
Par ailleurs, on évite de privilégier (implicitement) les situations « canoniques » trop particulières
(mouvements rectilignes, forces constantes, etc.). Le travail d'investigation porte donc d'emblée sur des cas
« complexes » (force électrostatique, par exemple
).
Les exemples donnés ici ont été réalisés avec Interactive Physique. D’autres logiciels utilisent également les
lois de Newton et permettent ce type de simulation.
Introduction : un logiciel qui applique la deuxième loi de Newton
Dans un premier temps, on introduit le logiciel de simulation qui sera exploité par la suite. Il convient, en
particulier, de préciser que le logiciel est fondé : 1) sur l'application des lois de la mécanique – calcul des
forces par application de lois comme celle de l'interaction électrostatique (loi de Coulomb), de l'attraction
universelle, de la force de rappel d'un ressort, etc., et 2) sur l'application des lois de Newton de la mécanique.
Cela suppose que le référentiel par défaut est galiléen et que, à chaque étape du calcul, l'accélération du
centre d'inertie est calculée par application de la deuxième loi de Newton.
1.1. Une situation simple
Il convient donc de montrer que le logiciel respecte bien ce qui est annoncé à propos de la deuxième loi de
Newton et qu’il ne contient pas les « trajectoires solutions » préprogrammées.
Il suffit pour cela de proposer une activité de construction d’une situation théorique où une partie des
paramètres ne sont pas précisés à l'avance : on s'intéresse par exemple à l'action électrostatique exercée par
une charge fixe sur une charge pouvant se déplacer, mais initialement immobile. On ne fixe aucun autre
paramètre (positions, charges, masses). L'important est de considérer une situation où la force n'est pas
constante. Le guide d'activité pourra alors être le suivant (avec IP) :
On veut réaliser un système-modèle de deux « objets » entre lesquels s'exerce une interaction
électrostatique uniquement. (Sélectionner « normal » dans le « monde électrostatique » et « aucune »
dans le « monde gravitation »).
Placer deux objets dans le plan, dont l'un sera fixé (y fixer une ancre). Choisir des valeurs pour la
charge de chacun d'eux.
On veut vérifier que la deuxième loi de Newton est bien appliquée à chaque « instant » : on choisit
donc de représenter les vecteurs force et accélération. (Il peut être nécessaire de « calibrer » les
longueurs des vecteurs en fonction des valeurs des grandeurs, en particulier en fonction de la charge.)
Exécuter la simulation : quelles observations faites-vous ? Comment peut-on vérifier que
l'accélération est bien proportionnelle à la force ? (Pour la majorité des élèves, la représentation des
flèches va suffire ; pour d'autres, il faudra représenter a en fonction de F.) Comment peut-on vérifier
que la constante de proportionnalité est bien la masse de l'objet ? (Pour cette question, il est
nécessaire de faire afficher les valeurs des grandeurs relatives à l'accélération et à la force :
commande « mesures ».)
. La connaissance de l’expression de cette force n’est pas nécessaire dans cette activité, mais on pourra, si
on le juge utile, rappeler ce qui a été vu en classe de première. Les études présentées ici pourraient être
menées avec l’interaction gravitationnelle.