Synthèse : Du sexe génétique au sexe

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HOMME FEMME
Partie 1 devenir femme ou homme
Introduction :
La reproduction asexuée, par division cellulaire, caractérise les cellules procaryotes
apparues il y a –3,5 Ga. La reproduction sexuée avec méiose et fécondation apparaît chez les eucaryotes
unicellulaires vers -1,5 Ga. Cette reproduction fait intervenir deux phénotypes sexuels, l’un mâle producteur de
spermatozoïdes, l’autre femelle producteur « d’ovules ».
Dans le groupe des vertébrés, chez les mammifères placentaires, la fécondation est interne (à l’intérieur des voies
génitales femelles) et elle se caractérise par l’acquisition de la viviparité (l’embryon se développe jusqu’à maturité
dans l’organisme femelle, dans l’utérus). Des échanges variés (nutriments, gaz de la respiration, hormones, déchet
du métabolisme azoté…) ont lieu entre l’organisme maternel et embryon ou fœtus au niveau du placenta présentant
une grande surface d’échanges. La nutrition du jeune est ensuite assurée par le lait de la mère fabriquée au niveau
des glandes mammaires.
Les acquis : les phénotypes mâles et femelles diffèrent par :
 Les caractères sexuels primordiaux : ce sont les gonades (testicule chez le mâle et ovaires chez la femelle).
 Les caractères sexuels primaires : ce sont les voies génitales avec les glandes annexes et les organes génitaux
externes.
 Les caractères sexuels secondaires : plus ou moins prononcés suivant les espèces de mammifères, ils sont plus ou
moins liés à la fonction de reproduction. Ce sont des caractères qui ne concernent pas les appareils génitaux
 Chez l’Homme : voix grave, musculature développée, barbe, élargissement des épaules, pilosité,
renouvellement de l’épiderme…
 Chez la Femme : Taille fine, absence de barbe, épaules frêles, pilosité pubienne, seins développés,
élargissent des hanches, épiderme…
Les caractères sexuels étant différents chez le mâle et chez la Femelle, on parle de dimorphisme sexuel.
Dès la fécondation le sexe génétique est déterminé par les hétérochromosomes (ou gonosomes) :
2n=46 soit
44 autosomes + 2 gonosomes XX chez la Femme
44 autosomes + 2 gonosomes XY chez l’homme
I 1ère étape : stade phénotypique indifférencié
Pendant cette étape, quel que soit le sexe génétique XX
ou XY, se met en place un appareil génital indifférencié
dont la structure est commun aux deux sexes :
 Gonades indifférenciées
 2 types d’ébauche des voies génitales se mettent
en place : les canaux de Wolff et les canaux de Muller.
Dans l’espèce humaine cette première étape s’achève vers
la 7ème semaine.
Gonade indifférenciée
Canal de Müller
Canal de Wolff
7 semaines
Organes génitaux externes
indifférenciés
II 2ème étape : du sexe génétique au sexe gonadique
Lors du développement précoce de l’embryon, selon le sexe génétique XY ou XX, les gonades indifférenciées se
différencient respectivement en testicules immatures vers la 7ème semaine chez le garçon ou en ovaires immatures
vers la 9ème semaine chez la fille.
Les testicules immatures contiennent des cordons cellulaires=futurs tubes séminifères contenant des cellules
germinales à 2n chromosomes.
Les ovaires contiennent des follicules primordiaux. Chaque follicule primordial est formé par une cellule germinale
à 2n chromosomes entourée par 3 ou 4 cellules somatiques aplaties.
A Une étape contrôlée par le chromosome Y
La mise en relation de phénotype avec des caryotypes anormaux au niveau des gonosomes (X0 ou XXY) a permis
de montrer que la présence du chromosome Y entraîne la formation de testicules, son absence celle d’ovaires.
L’examen de cas cliniques où le sexe gonadique ne correspond pas au sexe chromosomique (fille XY et homme
XX), les expériences de transgenèse ont permis de caractériser dans la partie terminale du bras court du
chromosome Y, dans la région spécifique à Y, un gène permettant la différenciation de la gonade indifférenciée en
testicule : il s’agit du gène SRY = Sex détermining Region of the Y chromosome. Ce gène est l’initiateur majeur
de la masculinisation des gonades.
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