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Hépato/gastro n°1
Professeurs : Yves Flaman et Benoît Coffin
lundi 29 septembre 2008 8h30
Ronéotyper : Alexandre DESJONQUERES
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Plan :
I) Rappels neuro-anatomiques
A) Organisation générale
B) Le réseau intrinsèque
C) Le système sympathique et parasympathique
D) Intégration centrale de la douleur viscérale
II) Les caractéristiques d’une douleur
A) les caractéristiques de la douleur abdominale
B) Les douleurs digestives médicales
1) les douleurs organiques
2) les douleurs fonctionnelles
3) comparatif des deux
C) Les autres éléments sémiologiques
III) Exemples de douleurs
A) La douleur ulcéreuse
B) Les troubles fonctionnels intestinaux
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Introduction :
Les douleurs sont des symptômes très fréquents. Sur le plan médical, environ
50 % des patients qui vont consulter en gastro entérologie vont consulter
pour un problème de douleur abdominale ou un inconfort abdominal. Les
douleurs ont une valeur sémiologique très importante car c’est sur les
données de l’interrogatoire que l’on va avoir des indications sémiologiques
en faveur d’une douleur aigue ou chronique, organique ou fonctionnelle.
Celons les données de l’interrogatoire, on va avoir des hypothèses
diagnostiques et on pourra faire des examens complémentaires nécessaires.
I) rappels neuro-anatomiques
A) organisation générale
L’organisation du tube digestif est extrêmement importante. On considère que le
tube digestif est le second cerveau car c’est l’organe qui contient les plus de
cellules nerveuses après le cerveau (ça coule de source).
Il y a deux structure : une innervation extrinsèque qui va permettre une
autonomie du système digestif et une innervation extrinsèque avec le système
sympathique et parasympathique qui dans le cadre d’une innervation sensitive
va transmettre une information du système digestif vers la moelle épinière puis
vers le cerveau ainsi que du cerveau vers le système digestif.
En ce qui concerne les terminaisons sensitives au niveau périphérique, il n’y a
pas de structures spécifiques à l’exception du péritoine mais on s’en fout un peu
(dixit le prof). Les terminaisons nerveuses se présentent sous la forme de
terminaisons libres avec différents types de récepteurs :
-Des récepteurs sensibles à la tension : les mécanorécepteurs
-Des chémorécepteurs sensibles au contenu du tube digestif, aux variations de
pH, aux acides aminés…
-Des thermorécepteurs
-Des glucorécepteurs
Tous ces récepteurs sont disposés au sein de la sous-muqueuse et des différentes
structures musculaires du tube digestif.
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Terminaisons sensitives
Pas de structure spécifique (sauf péritoine)
Terminaisons nerveuses libres
Il y a trois niveaux de stimulation au pour les terminaisons nerveuses :
-En absence de stimulation, il ne se passe rien.
-En cas de stimulation dans les limites physiologiques, les terminaisons
transmettent une information qui dans la majorité des cas n’atteindra pas le
niveau de conscience ce qui permet une très grande autonomie du tube digestif
qui permet une régulation inconsciente de la motricité du tube digestif. Dans
d’autres cas, cela atteint le niveau de conscience et permet une réponse adaptée.
Par exemple, l’arrivée de la selle déclenche la sensation de besoin et permet la
défécation.
- Lorsque la stimulation dépasse la limite physiologique, la douleur abdominale
apparaît.
B) Le plexus
Au niveau du tube digestif, on a deux types de fibres musculaires : des fibres
circulaires internes et des fibres longitudinales externes qui sont tapissées par la
muqueuse et la sous muqueuse. Entre la sous muqueuse et les fibres circulaires,
on a le plexus sous muqueux et entre les deux couches musculaires, on a le
plexus myentérique.
Rappels anatomiques
1- Cellules musculaires lisses :
circulaire interne et longitudinale externe
2- Plexus nerveux :
sous- muqueux et myentériques
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Les neurones du plexus sont constitués, comme tous les autres neurones,
d’un corps cellulaire ou se synthétisent de nombreux peptides, d’un axone
extrêmement long, de terminaisons axonales sans contactes avec les cellules
musculaires et de nombreuses ramifications dendritiques dont le nombre et la
taille varie en fonction des neurones.
Ces neurones ont un équipement enzymatique extrêmement riche puisqu’il
existe différents types de neurotransmetteurs tel que l’ACh, le NO… (La liste
exhaustive n’est pas à connaître)
Un même neuropeptide, tel que la sérotonine peut avoir des effets
antagonistes en fonction du type de récepteur activé. Par exemple, les
récepteurs de type 3 ont un effet inhibiteurs tandis ce que les récepteurs 4
sont excitateurs.
Les cellules nerveuses sont organisées en réseau tout le long du tube digestif
de l’œsophage à l’anus et vont établirent des connexions
Le réseau nerveux
C) Le système sympathique et parasympathique
Les deux systèmes se présentent de la même manière : des terminaisons
sensitives en périphérie, des relais dans certains ganglions et des deuxième
neurones qui vont vers la moelle épinière puis dans le cerveau.
Dans le SN (système nerveux et pas sous marin nucléaire) sympathique, les
ganglions sont essentiellement les ganglions coeliaques et mésentérique qui
partent en relais vers la moelle épinière.
La voie parasympathique est essentiellement constituée par le nerf vague et le
nerf pelvien. Le nerf vague est constitué à 80% par des fibres sensitives
afférentes. Le nerf vague innerve la partie supérieur du tube digestif : œsophage,
estomac, grêle et la partie proximale du colon tandis ce que les nerfs pelviens
vont innervés le colon.
Une fois que les informations sont recueillies, elles doivent être intégrées au
niveau du cerveau.
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