
De nos jours, l’impérialisme, né à la fin du siècle dernier, et en particulier
l’impérialisme américain, domine toute la planète. Ce processus n’a fait que se développer,
entraînant notamment la 2ème guerre mondiale, et aussi l’exploitation accrue des pays
pauvres. Alors aujourd’hui, on parle de mondialisation, c’est un mot nouveau pour désigner
l’accroissement incessant de ce qui depuis plus d’un siècle ruine l’humanité, cet impérialisme
dévastateur qui pille des peuples et des pays entiers. La chose fondamentale qui ait changé
depuis l’époque du début du siècle, quand Lénine définissait économiquement et socialement
l’impérialisme, c’est que la révolte dans las pays coloniaux, après la 2nde guerre mondiale, a
mis à la domination politique directe de l’un ou l’autre des pays impérialistes sur les pays
pauvres et donc à leur monopole dans l’exploitation de leurs richesses et de leurs peuples.
Si bien que cette mondialisation, c’est un retour à un capitalisme de libre concurrence, où
le but de chaque entreprise est d’augmenter ses profits, de fusionner pour devenir plus
rentable, de libéraliser de nouveaux marchés pour engranger de nouveaux bénéfices, et
cela bien entendu sur le dos des travailleurs du monde entier.
Et puis, cette mondialisation, on en parle encore plus depuis que le monde n’est plus séparé
entre le capitalisme et le stalinisme. En 1989, avec la chute du mur de Berlin,
l’effondrement de l’URSS et des pays de l’Est a marqué une nouvelle étape. Bien que ces
pays soient de véritables dictatures, ils représentaient économiquement un frein à
l’expansion du capitalisme et leur chute a entraîné le développement à une échelle jamais
atteinte de la finance. L’ère de la mondialisation s’est accéléré, le libéralisme financier a
conquis des pays entiers, a ruiné des économies, notamment dans les pays de l’Est, les
crises se sont intensifiées, au Mexique, en Asie du Sud-Est notamment en Indonésie où
depuis la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, au Brésil, en Russie et
la crise menace, à plus ou moins longue échéance les pays plus riches. Au point
qu’aujourd’hui, plus de 40 % de la planète est plongée dans une crise économique profonde.
Cette mondialisation capitaliste a conduit ces dernières années à une paupérisation
catastrophique de la population, en particulier celle du Tiers-Monde. On sait maintenant
que la richesse des 10 hommes les plus riches au monde correspond à prés de 2 fois le
revenu national des 48 pays les plus pauvres. A la faveur de la crise, la richesse se
concentre dans les mains d’une minorité toujours plus infime de la population. Le monde est
aujourd’hui dirigé par moins de 300 trusts, derrière les sigles anonymes desquels se
cachent les titulaires des grosses fortunes, une oligarchie richissime et parasitaire, qui ne
joue plus aucun rôle dans la production ou la distribution, ni même dans l’organisation de
celles-ci. Cette mondialisation, c’est en réalité la domination du capital financier sur toute
la planète, ce sont les fusions qui se multiplient depuis quelques années, entre trusts, pour
être plus compétitifs, gagner des marchés, faire des économies sur les coûts de production
en licenciant en masse, c’est aussi cette omniprésence de la Bourse où les actions montent
quand les patrons licencient et font des profits, et c’est en fait l’accentuation de ce
parasitisme financier, de ces flux de capitaux qui vont là où l’argent est le plus facile à
faire, se retirent quand il n’y a plus de d’argent à soutirer entraînant ainsi des crises. Tout
ce processus ne peut se faire que grâce à l’exploitation, que ce soit dans les pays riches ou
dans les pays pauvres, de centaines de millions de travailleurs, car pour que gonfle cette
bulle financière, que des actionnaires empochent les dividendes à la bourse, il faut qu’à la
base, les premiers profits soient tirés du travail humain. C’est pourquoi la mondialisation,
c’est en premier lieu des attaques contre les travailleurs, par le biais des Etats, tout entier