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En 1991, au sortir d’une période tumultueuse et complexe de notre
histoire récente, j’avais placé mon premier programme septennal
sous le signe d’un large rassemblement pour le développement et la
démocratie, avec pour ambition de réconcilier notre peuple avec lui-
même et ses dirigeants afin de créer un consensus dynamique pour
affronter les grands chantiers de développement.
Ce premier septennat de l’ère de la renaissance démocratique a
permis à notre pays de créer les bases d’une économie en croissance
continue et ouverte sur le monde. Les différentes institutions
républicaines se sont progressivement mises en place. Les libertés
individuelles et collectives se sont renforcées.
Le second septennat, prolongeant les acquis du premier, s’est focalisé
sur l’enracinement du développement solidaire. Ce processus de
développement centré sur la sécurité humaine visait l’amélioration
substantielle des conditions de vie des populations. Il a permis de
soutenir qualitativement les secteurs de la santé, de l’éducation, de
l’alimentation, du logement et du cadre de vie tout en assurant une
base productive encore plus forte pour une redistribution équitable
des fruits de la croissance.
La modernisation de l’économie, la construction d’une société
solidaire, le développement institutionnel et la culture démocratique,
la quête pour une meilleure insertion du Burkina Faso dans le
processus de mondialisation et d’intégration régionale ont constitué
les axes forts du programme du second septennat. Le quinquennat
2005-2010, placé sous le signe du progrès continu pour une société