CORRECTION

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NOM :
CORRECTION L'hépatocarcinome, ou cancer du foie : interaction entre génotype et environnement
Eléments de correction
Phrase introductive présente et cohérente
Analyse du document 1 :
Ce document présente la maladie hépatocarcinome à différentes échelles d’observation.
Echelle macroscopique :
cancer du foie puis développement de métastases au niveau des organes adjacents puis de l’ensemble de l’organisme =>
Mort prématurée
Echelle cellulaire : multiplication incontrôlée des cellules du foie, qui perdent tout contact avec les cellules
environnantes et colonisent progressivement les tissus adjacents.
Les cellules malignes migrent et développent de nouvelles métastases.
Nbre de mitoses anormal, cellules plurinucléées
Barème
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Echelle moléculaire : protéine P53 altérée uniquement dans les tissus cancéreux : elle ne se lie plus à l’ADN et donc
n’intervient plus dans l’arrêt de la mitose. => prolifération cellulaire anarchique
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Transition : comment expliquer que cette protéine P53 ne fonctionne plus et ce uniquement dans les tissus hépatiques ?
Analyse du document 2 :
Cette protéine P53, comme toute protéine est codée par un gène. On peut supposer que le gène codant la p53 dans les
cellules du foie a subi une mutation. Consultons la séquence nucléotidique de ce gène.
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Séquence du brin codant de l’allèle de la P53 normale
Séquence du brin codant de l’allèle de la P53 anomale
On constate une substitution du nucléotide 747 Guanine par la Thymine.
Ce changement entraîne une modification, au niveau de l’ARNm du codon AGG en AGU. Or grâce au code génétique,
on constate que AGG code pour l’arginine alors que AGU code pour la sérine.
La protéine codée voit donc sa séquence primaire en acides aminés modifiée. Or de cette séquence primaire découle
une structure tertiaire de laquelle dépend la fonction de la protéine (ici fixation à l’ADN pour arrêter la mitose).
Transition : Le changement de l’arginine par une sérine intervient-il dans la structure tertiaire et donc la fonction de
P53 ?
Analyse du document 3 :
Ces clichés nous montrent que p53 a une conformation qui lui permet de se fixer à la molécule d’ADN (cliché a). Elle
possède notamment dans le site de liaison à l’ADN des aa de type arginine.
Or le doc 2 précisait le type de mutation lié à l’hépatocarcinome : le 249e codon (747/3= 249), la P53 perd son arg en
postion 249. Cette arg semble essentielle à la fixation de la P53 sur l’ADN.
Mise en relation des doc 1, 2 et 3 : on vient donc de comprendre que le cancer du foie est lié à une mutation du gène
codant la protéine P53. Cette mutation entraîne une modification dans la séquence en acides aminés de P53 : l’acide
aminé arginine (249) devient sérine. Ce changement induit un dysfonctionnement de la P53. Celle-ci n’arrête plus la
mitose des cellules, qui deviennent alors malignes, aboutissant à un cancer.
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Transition : Comment expliquer que cette mutation est somatique et non germinale ?
Analyse du document 4 :
On constate que dans l’arbre généalogique d’une famille (Thaïlande, Indonésie, Qidong), à chaque génération un
individu a déclaré un cancer du foie (I1, II1, II1), et ce quelque soit le sexe de l’individu. On peut donc supposer que
cette maladie est de nature génétique, car transmise d’une génération à l’autre.
Mais alors toutes les cellules de l’individu devraient portées la version mutée du gène codant pour la P53. Or le
document 2 nous indiquait que seules les cellules du foie étaient porteuses de l’allèle morbide.
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Transition : Comment expliquer qu’une maladie liée à une mutation somatique et non germinale montre une
grande fréquence au sein d’une même famille ?
On peut suggérer que l’environnement accentue le risque de mutation du gène P53 dans les cellules du foie. Ou bien
qu’il existe un gène de prédisposition qui augmente la prévalence de l’hépatocarcinome chez cette famille.
Analyse du document 5 :
Ce document nous permet de comprendre que la mutation du codon 249 (arg -> ser) est due à la présence d’une
toxine produite par un champignon, contaminant la nourriture.
Ainsi les populations qui présentent une nourriture contaminée par ce champignon sont davantage exposées à cette
mutation (60 %) que les populations non contaminées (quasi inexistence de la mutation).
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Bilan : On comprend donc maintenant que l’HCC est due à une mutation somatique affectant l’ADN des cellules du
foie, liée à une contamination de la nourriture par un champignon. Cet exemple de maladie montre comment
l’environnement agit sur le génotype et donc modifie le phénotype.
TOTAL
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