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démence, d’incontinence et de troubles du comportement partageant un espace restreint. Ces facteurs
compliquent aussi le contrôle des épisodes de cas groupés de gastro-entérite (tableau xxx).
Un épisode de cas groupés de gastro-entérite à Norovirus dans un établissement de soins ou dans un
EHPA peut entraîner des perturbations importantes des services liées par exemple à l’absentéisme, à la
pénurie de personnel, à l’augmentation des consultations médicales, à la fermeture de services ou
d’unités voire d’établissements, à l’interruption des activités sociales, à la suspension temporaire des
transferts ou des admissions.
Analyse de laboratoire
Analyse de laboratoire
Le virus peut être détecté à partir d’échantillons de selles :
• par amplification génique RT-PCR ou RT-PCR en temps réel. L’analyse de certaines
séquences nucléotidiques virales permet de déterminer le génotype et de préciser si un
agrégat de cas est causé par des souches semblables ou distinctes ;
• par tests immunoenzymatiques. Des trousses commerciales sous forme de réactifs Elisa ou
d’immunochromatographie sont disponibles en Europe. Ces tests sont spécifiques mais
manquent de sensibilité. Ils sont néanmoins utiles pour une première approche mais les
résultats négatifs doivent être vérifiés par RT-PCR.
Les premiers tests du kit Rida Quick que nous avons réalisés au laboratoire montraient une spécificité
excellente (100%), mais une sensibilité très moyenne, de 66,7%, sur 144 échantillons positifs en
norovirus, tout génotype confondu. De plus, en détaillant les résultats en fonction des génotypes, nous
avions trouvé que la sensibilité du test variait considérablement en fonction du génogroupe et du
génotype : très mauvaise (17,4%) pour le génogroupe I, 67,7% pour les souches de génogroupe II
autres que GII.4, et 78,9% pour les GII.4. Je dois toutefois compléter ces données par de nouveaux
tests (que je n’ai pas encore eu le temps de faire) pour avoir un plus grand panel de souches du
génogroupe I, mais d’après ces premiers résultats ce test n’est pas satisfaisant pour les analyses de
cas sporadiques.
Pour les épidémies, les essais nous ont montré que les épidémies dues au GGII.4 pourront être
apparemment bien détectées ; par contre toutes les épidémies négatives par ce test devront être
testées par d’autres méthodes, puisque le kit n’est pas bon pour les autres génotypes.
Traitement
Il n’existe pas de traitement spécifique. Le traitement symptomatique consiste à prévenir la
déshydratation.
Des vaccins sont un à stade précoce de développement.
Prévention et contrôle
Les principales mesures de prévention sont les suivantes :
- Lavage fréquent et adéquat des mains, tout particulièrement avant de manger, de préparer un repas,
et après utilisation des toilettes (pratiques de base)
- Appliquer les mesures de prévention et de contrôle appropriées en établissement de soins dès qu’un
cas est détecté (précautions additionnelles selon le tableau clinique du patient)
- S’assurer que les manipulateurs d’aliments malades soient retirés rapidement du travail
- Utiliser des produits désinfectants efficaces
- Respecter les consignes d’utilisation des fabricants
- S’assurer que les produits désinfectants sont virucides (Norovirus, rotavirus)
- S’assurer de respecter un temps de contact suffisant pour obtenir une désinfection
- Éviter la consommation d’aliments à risque de contamination par des Norovirus (huitres et autres
coquillages consommés crus ou peu cuits en particulier)