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QUELS SONT LES PRINCIPAUX PROBLEMES D’AUDITION ?
LE ROLE DE L’AUDITION
Le système auditif reçoit les sons (parole, musique, bruit), qui sont analysés et interprétés par
le cerveau (compréhension de la parole, plaisir de la musique, reconnaissance des sons
familiers …). Le niveau sonore (intensité) est exprimé en décibels (dB), soit de 30 à 60 dB pour
un environnement normal ; à partir de 85-90 dB, les sons sont nocifs pour l’appareil auditif. La
fréquence des sons, exprimée en Hertz (Hz), correspond à la perception des graves et des
aigus, la parole se situant dans les fréquences aiguës.
Les déficiences auditives empêchent la perception de certaines fréquences à certaines
intensités ; elles peuvent ainsi rendre difficile ou impossible la compréhension de la parole, si
son intensité est faible ou si le contexte sonore est bruyant. La perte auditive moyenne
(en dB) est calculée en faisant la moyenne des pertes sur quatre fréquences (500, 1000, 2000
et 4000 Hz).
Les troubles auditifs, fréquents avec l’avancée en âge, doivent être pris en charge pour éviter
des conséquences parfois sérieuses : fatigue, problèmes d’attention et de mémoire, isolement
psychologique, agressivité, tensions au sein de la famille, troubles du sommeil, anxiété,
dépression… La prise en charge permet d’éviter une aggravation des troubles, de préserver les
capacités d’adaptation et d’améliorer notablement la qualité de vie et la communication.
LES DEFICIENCES AUDITIVES
L’origine des troubles
Elles sont classées en fonction des zones atteintes (oreille externe, moyenne et interne) :
 les déficiences auditives de transmission : elles sont dues à des atteintes de l’oreille
externe, du tympan ou, le plus souvent, de l’oreille moyenne ; la perte auditive est
généralement modérée et transitoire. L’opération est possible pour certaines maladies
héréditaires.
 un simple bouchon de cérumen peut provoquer une baisse sensible de l’audition : faites
examiner régulièrement vos oreilles par votre médecin généraliste.
 les otites doivent être bien soignées pour ne pas risquer des surdités importantes.
 les déficiences auditives de perception : elles sont liées à une atteinte de l’oreille interne
(dégradation ou disparition définitive des cellules ciliées de la cochlée), due à des facteurs
génétiques, à l’exposition dans le passé à des bruits trop forts, à certains médicaments, à
certaines maladies (diabète, hypothyroïdie, troubles rénaux), ou le plus souvent au
vieillissement. La perte auditive peut être importante. Le problème le plus fréquent est la
presbyacousie, baisse progressive de l’audition liée à l’âge, discrète à ses débuts (mauvaise
perception des sons aigus, compréhension difficile de la parole dans une ambiance
bruyante…), et qui sera souvent repérée d’abord par l’entourage.
 l’hypertension et le cholestérol élevé sont des facteurs de risque de surdité.
 une baisse brutale de l’audition doit être prise en charge en urgence afin d’éviter la
destruction totale et définitive des cellules ciliées.
 les déficiences auditives mixtes : fréquentes, elles associent les deux types d’atteintes et
sont appareillables.
L’ampleur de la perte auditive
 les déficiences auditives (DA) légères : perte de 20 à 40 dB, soit une difficulté à percevoir
les sons de faible intensité, les bruits complexes et la parole à voix basse ou lointaine.
 les DA moyennes : perte de 40 à 70 dB ; la parole est perçue mais mal comprise ou
comprise seulement en regardant l’interlocuteur (lecture labiale, c’est-à-dire lire la parole
sur les lèvres).
 les DA sévères : perte de 70 à 90 dB ; la parole est perçue à voix forte près de l’oreille.
 les DA profondes : perte auditive supérieure à 90 dB ; la parole n’est plus perçue du tout.
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QUELS SONT LES PREMIERS SIGNES DE LA BAISSE DE L’AUDITION ?
Chaque réponse par un oui à l’une de ces questions est un signe d’alerte.
 Faites-vous souvent répéter vos interlocuteurs ?
 Avez-vous souvent l’impression qu’ils articulent mal ?
 Avez-vous l’impression d’entendre mais de ne pas comprendre ?
 Avez-vous du mal à comprendre vos petits-enfants ?
 Avez-vous du mal à comprendre une conversation lorsqu’il y a un bruit de fond (dans la rue,
au restaurant) ?
 Avez-vous du mal à comprendre une conversation lorsque plusieurs personnes parlent en
même temps ?
 Est-ce que vous comprenez mieux lorsque vous regardez votre interlocuteur ?
 Avez-vous du mal à comprendre ce qu’on vous dit dans l’obscurité ?
 Au téléphone, avez-vous du mal à comprendre les noms propres et les nombres (numéros de
téléphone, adresses) ?
 Au cinéma ou à la télévision, avez-vous du mal à comprendre les films étrangers en version
française ?
 Lors d’un repas, entendez-vous mieux vos voisins d’un côté que de l’autre ?
 Avez-vous tendance à augmenter le volume de la télévision ou de la radio ?
 Avez-vous du mal à entendre la sonnette de la porte ou la sonnerie du téléphone, en
particulier lorsque vous écoutez la radio ou la télévision ?
 Avez-vous du mal à localiser la provenance d’un son ?
 Dans la rue, êtes-vous parfois surpris par l’arrivée d’un véhicule ?
 Dans la nature, avez-vous du mal à entendre le chant des oiseaux, le bruissement des
feuilles ?
LES AUTRES TROUBLES AUDITIFS
 l’hyperacousie : c’est une sensation acoustique exagérée et douloureuse produite par des
sons de niveau moyen, parfois associée à une déficience auditive ou des acouphènes, et/ou
consécutive à un traumatisme sonore.
 les acouphènes : il s’agit de bruits parasites perçus de façon occasionnelle ou permanente ;
sans gravité d’ordre médical, ils peuvent avoir un impact lourd sur la qualité de vie : ils sont
plus ou moins bien tolérés selon les personnes, et sont parfois ressentis comme
insupportables. Certains sont dus à des problèmes de santé (hypertension, diabète,
problèmes vasculaires) et peuvent être traités par des médicaments. Plus souvent, ils sont
liés à la presbyacousie ou à une exposition récente ou ancienne à des sons trop forts. Ils
apparaissent spontanément ou suite à un choc sonore, un épisode de stress ou une
dépression.
 quand ils sont associés à une déficience auditive, le port d’un appareil adapté peut
améliorer efficacement la qualité de vie ;
 le recours à un appareillage spécifique (générateur de bruit blanc) permet de masquer
les acouphènes et d’en atténuer la charge émotionnelle ;
 la détente et la relaxation permettent de vivre plus sereinement le phénomène, en
évitant les attitudes de crispation, de rejet, de colère ou de peur. Pratiquez des activités
gratifiantes (loisirs, écoute de la musique, activité physique) ; certaines techniques
peuvent avoir des effets bénéfiques, notamment par un travail sur la respiration : yoga,
Qi Gong, Tai Chi, sophrologie…
 les vertiges : ils sont parfois liés au vieillissement de l’oreille interne, siège de l’équilibre.
 certaines crises de vertige très prononcées, avec sentiment de rotation, peuvent être
efficacement traitées par un kinésithérapeute.
 dès l’apparition d’un de ces signes, consultez en urgence (dans les 24 heures) votre
médecin traitant pour une orientation vers le médecin ORL ou les urgences de l’hôpital.
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QUI CONSULTER POUR UN PROBLEME D’AUDITION ?
LE MEDECIN GENERALISTE
 il vous connaît bien et sera votre premier interlocuteur dans votre démarche : n’hésitez
pas à lui parler de vos problèmes d’audition, même s’ils ne vous semblent pas très
handicapants. Une prise en charge précoce permet de préserver une meilleure qualité de
vie.
 s’il est votre médecin traitant, il vous oriente vers les différents professionnels dans le
cadre du parcours de soins et vous permet de bénéficier d’un remboursement optimal
des consultations.
 il diagnostique et traite les problèmes qui sont de son ressort (bouchons de cérumen,
atteintes du tympan, otites de gravité variable).
 il vous oriente si nécessaire vers le spécialiste ORL pour approfondir le diagnostic.
 avec les résultats de la consultation ORL, on vous orientera si nécessaire vers un audioprothésiste pour un appareillage, un orthophoniste, un psychologue (en fonction des
conséquences du problème auditif).
 le médecin généraliste doit être consulté d’urgence en cas d’apparition brutale de
symptômes auditifs (surdité partielle ou totale, sifflements aigus, etc.). La rapidité de
réaction peut permettre d'éviter une surdité définitive, qui risque de s’installer en
quelques heures en l’absence de traitement. Il vous orientera rapidement vers un
spécialiste ORL ou vers les urgences de l'hôpital.
 si vous n’avez pas d’interlocuteur disponible, allez directement aux urgences de
l’hôpital, qui ont l’habitude de ces problèmes.
LE MEDECIN SPECIALISTE ORL
 c’est un médecin spécialisé dans l’examen et le traitement médical ou chirurgical de
l’oreille, du nez et de la gorge (oto-rhino-laryngologiste).
 il réalise un bilan auditif complet au moyen d’examens audiométriques : perception des sons
à différentes intensités et fréquences, pour chaque oreille ; compréhension de la parole à
différentes intensités, en conditions réelles ; etc.
 il peut vous prescrire des examens complémentaires.
 il établit le diagnostic ; dans le cas d’une perte auditive légère due à l’âge (presbyacousie),
un contrôle périodique est recommandé, l’évolution étant souvent lente et peu repérable.
 Il peut vous orienter vers un médecin phoniatre (spécialisé dans la parole et l’audition).
 il prescrit si nécessaire un traitement ou un appareillage :
 un traitement médicamenteux si une maladie est à l’origine des troubles ;
 une intervention chirurgicale ;
 un appareil auditif si la baisse de l’audition le justifie : orientation vers un audioprothésiste ;
 un implant : ils nécessitent une intervention chirurgicale puis une rééducation
importante, d’où la nécessité d’une bonne information du patient avant la prise de
décision (vous pouvez contacter une association de patients pour plus d’informations).
LE MEDECIN GERIATRE
 spécialisé dans le vieillissement, il est particulièrement attentif aux problèmes d’audition et
à la gêne qu’ils provoquent dans la vie quotidienne.
 adressez-vous à lui si vous avez l’impression que vos difficultés ne sont pas suffisamment
prises en considération par vos autres interlocuteurs : la prise en charge des problèmes
d’audition doit être engagée aussi rapidement que possible.
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LES AUTRES PROFESSIONNELS
L’orthophoniste
 c’est un praticien diplômé d’Etat conventionné par l’assurance maladie, qui rembourse les
séances sur prescription médicale (renouvelable en fonction des besoins).
 il intervient dans différentes situations :
 maintien et amélioration de la communication : apprentissage de la lecture labiale (lire
la parole sur les lèvres), afin de faciliter la compréhension, y compris en cas
d’appareillage ; travail sur la parole et la voix ; travail avec la famille ;
 rééducation en présence d’acouphènes ou d’hyperacousie ;
 adaptation aux changements de perception entraînés par les appareils auditifs
conventionnels ou les implants (identification des bruits, de leur intensité, de leur
provenance) ;
 adaptation au milieu de vie, adaptation du cadre de vie.
Le psychologue
 les troubles sont souvent mal acceptés par le patient, ce qui rend difficiles les échanges
avec l’entourage et retarde la prise en charge. Le risque est alors de se mettre
progressivement en retrait de la vie sociale, provoquant anxiété, tristesse, démotivation,
voire dépression.
 faute d’informations précises et d’échanges avec le patient, ils sont également mal
acceptés par l’entourage proche, qui n’est pas conscient de l’aide importante qu’il peut
apporter en adaptant son comportement (voir les Conseils pratiques pour communiquer)
et en accompagnant le patient dans la prise en charge :
 parlez-en franchement avec votre entourage afin qu’il ait une idée précise de vos
difficultés, y compris si vous portez un appareil.
 prenez éventuellement contact avec une association de patients.
 si le retentissement sur votre moral ou vos relations avec votre entourage est important,
envisagez un soutien psychologique.
Le neuropsychologue
 dans certains cas, il peut diagnostiquer des troubles de la mémoire, qui entraînent des
difficultés de communication parfois difficiles à distinguer de celles dues aux troubles de
l’audition.
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COMMENT SE DEROULE LA DEMARCHE D’APPAREILLAGE ?
Les appareils auditifs peuvent dans certains cas améliorer considérablement la vie
quotidienne, notamment la communication (compréhension de la parole). L’audition sera
cependant modifiée, ce qui nécessite une adaptation, facilitée par l’audio-prothésiste et
éventuellement un orthophoniste ; l’utilisation précoce d’un appareil facilite cette adaptation.
 il est conseillé d’appareiller les deux oreilles si elles sont touchées par la perte
auditive ; si, pour des raisons financières, une seule oreille est appareillée, au moins
dans un premier temps, demandez à l’ORL de ne pas spécifier laquelle, afin de pouvoir
tester l’appareillage qui vous convient le mieux (pour certains, l’appareillage de l’oreille
qui entend le mieux sera le plus efficace).
Le choix de l’audioprothésiste est délicat et vous engage pour toute la durée de vie de
l’appareillage : demandez conseil à votre médecin traitant, à votre ORL, à des connaissances
ayant une expérience dans le domaine, à des associations de patients.
 prenez rendez-vous avec plusieurs audioprothésistes pour évaluer leur écoute et leur
disponibilité, essentielles pour la réussite d’un appareillage (choix et réglages) ;
choisissez parmi ceux qui exposent clairement les différentes options possibles, leurs
avantages et leurs inconvénients, et le gain auditif effectif que vous pouvez espérer.
 demandez des devis précis, pour un appareil « recommandé » et pour un appareil
« économique ».
 ne vous engagez pas avant d’avoir étudié les possibilités de financement et le coût
restant à votre charge.
LES DIFFERENTS TYPES D’APPAREILS AUDITIFS
Les technologies évoluent rapidement, ce qui maintient des coûts élevés, sans que le gain pour
le patient soit toujours significatif. La technologie numérique s’est généralisée.
 les « contours » (appareils en contour d’oreille) : placés derrière l’oreille, ils conviennent à
tous les niveaux de perte auditive et comportent généralement un réglage du volume ; ils
sont faciles à manipuler, fiables, peuvent être testés avant l’achat et sont les moins
onéreux. Ils sont généralement compatibles avec les aides techniques (boucle magnétique,
micros HF).
 les « intras » (appareils intra-auriculaires), miniaturisés et placés à l’intérieur de l’oreille :
leur discrétion les rend attractifs, mais ils ne sont adaptés qu’aux pertes auditives légères
ou moyennes ; ils sont difficiles à manipuler. Comme ils bouchent l’oreille, les sons naturels
sont moins bien perçus, le son de sa propre voix est perçu différemment.
 les appareils « ouverts » sont des contours plus discrets, confortables en termes d’audition
(l’oreille n’est pas bouchée), et donc bien tolérés. Ils sont adaptés à la presbyacousie (pour
une perte auditive modérée), en améliorant la compréhension de la parole.
LES ETAPES DE L’APPAREILLAGE
 la prise d’empreinte ;
 la fabrication de l’embout à placer dans l’oreille ;
 le test préalable (8 à 10 jours) pour les appareils qui le permettent (contours), afin de
vérifier qu’ils sont bien tolérés ;
 la phase de réglages et d’adaptation :
 pré-réglage en fonction du diagnostic et des précisions détaillées que vous donnez sur vos
difficultés subjectives d’audition dans différentes situations ;
 tests d’efficacité, similaires aux examens audiométriques du diagnostic ;
 3 à 10 séances de réglages progressifs (dont le coût est inclus dans le devis initial), en
fonction de vos indications sur vos impressions dans des situations diverses et
problématiques (conversations dans des endroits bruyants par exemple).
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ENTRETIEN ET DUREE DE VIE DES APPAREILS
 un bon entretien est indispensable pour optimiser la durée de vie des appareils : nettoyage
soigneux, stockage pendant la nuit dans une boîte hermétique avec une pastille siccative
(qui élimine l’humidité), après extraction de la pile ou ouverture de son tiroir.
 leur durée de vie peu atteindre 6 à 8 ans si l’entretien est soigneux, un peu moins pour les
« intras » placés à l’intérieur de l’oreille.
 la réparation est parfois possible et est moins coûteuse que le remplacement ; elle évite
également la réadaptation à un autre appareil.
LES AIDES TECHNIQUES
Elles peuvent améliorer la qualité de vie, au domicile comme à l’extérieur :
 à domicile : dispositifs d’alarme lumineuse (flash) ou vibrante, reliés au téléphone, à la
sonnette d’entrée, au réveil ; micros directionnels (permettant une atténuation sensible des
bruits ambiants) ; téléphone amplifié ; vidéophone ou visiophonie par Internet et webcam
(rendant la lecture labiale possible).
 le système de boucle magnétique, à domicile ou dans des locaux publics équipés,
fonctionne avec certains appareils contours d’oreille (position T) ; ce dispositif sera
obligatoire dans les lieux publics d’ici 2015.
 il existe peu de financements : certaines mutuelles complémentaires, l’Allocation
personnalisée d’autonomie (APA).
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QUELS FINANCEMENTS POUR LES APPAREILS AUDITIFS ?
DES COUTS ELEVES
 le coût est élevé, de 1 000 à 2 000 € pour un seul appareil, selon la technologie utilisée ; il
comprend l’adaptation et le suivi par l’audio-prothésiste pendant toute la durée de vie de
l’appareil, point qui doit apparaître sur les devis.
 l’audio-prothésiste propose, en accord avec vos possibilités financières et vos désirs,
plusieurs possibilités d’appareillage (demander un devis « économique » et un devis pour
l’appareil recommandé) ; il est judicieux de le laisser choisir parmi les marques qu’il
connaît bien et dont il pourra faire les réglages au mieux.
 adressez-vous à plusieurs audio-prothésistes, appartenant à des réseaux différents ou non
(des différences de prix importantes peuvent exister) : demandez des devis précis pour
comparer les tarifs, les assurances (appareil perdu ou endommagé) et les facilités de
paiement (échelonnement gratuit des règlements sur un an, par exemple). Certaines
formules commerciales (forfait mensuel) sont en fait des crédits dont le coût sera à
comparer avec le paiement comptant ou échelonné, ou d’autres crédits à la consommation.
 l’appareillage simultané des deux oreilles fait réaliser une économie de 10 à 20 %.
 une négociation sur le prix des appareils est souvent possible, directement ou par le biais de
votre mutuelle, d’un service d’action sociale…
 étudiez les devis obtenus avec les organismes dont vous relevez (assurance maladie,
mutuelle, et autres, voir ci-dessous Les autres aides) pour déterminer le montant restant à
votre charge, avant de vous engager auprès d’un audio-prothésiste.
 si le coût d’un appareil après estimation des aides reste trop élevé, vous pouvez acquérir
auprès de certains audio-prothésistes un appareil dit « CMU » (moins de 450 €), auquel vous
avez droit même si vous ne bénéficiez pas de la CMU ; ces appareils sont moins
perfectionnés que les derniers modèles, mais préférables à l’absence d’appareillage.
ASSURANCE MALADIE ET COMPLEMENTAIRE SANTE
La prise en charge par l’assurance maladie
Elle se fait sur la base de forfaits qui n’ont pas été réévalués depuis des décennies et qui sont
très inférieurs aux coûts réels. Pour les adultes (à partir de 20 ans), le remboursement par
l’assurance maladie est de 65 % du tarif forfaitaire ; il est de 100 % dans les cas suivants :
 surdité dans le cadre d’une maladie de longue durée (ALD) ;
 surdité reconnue d’origine professionnelle ;
 invalidité reconnue par la caisse d’assurance maladie.
L’achat de l’appareil
 l’assurance maladie rembourse l’appareillage sur la base d’un forfait de 199,71 € par
appareil, soit environ 130 € par appareil pour une prise en charge à 65 %
 l’appareil doit être inscrit au Tarif interministériel des prestations sanitaires (TIPS) ;
 remboursement sur justificatifs : facture de l’appareillage auditif, feuille de soins,
prescription médicale, audiogramme ;
 l’assurance complémentaire santé (mutuelle) rembourse un montant qui dépend de
l’organisme (mutuelle, compagnie d’assurance) et du type de contrat souscrit :
 le montant minimum est de 35 % du forfait fixé par l’assurance maladie, soit environ 70 €
par appareil ;
 certains contrats haut de gamme remboursent jusqu’à 50 % du coût réel ;
 la prise en charge de deux appareils est variable selon les mutuelles ; certaines d’entre
elles remboursent un forfait unique pour l’ensemble d’une opération d’appareillage,
même si elle concerne deux appareils ; vérifiez ce point auprès de votre mutuelle et, si
nécessaire, demandez à votre médecin de faire une prescription distincte pour chaque
appareil, ce qui peut amener la mutuelle à rembourser sur chacun des deux actes.
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 les bénéficiaires de la CMU complémentaire sont remboursés à 100 % du tarif par appareil
(199,71 €)
 pour l’appareillage de la première oreille uniquement, une allocation complémentaire de
243,92 € est accordée, soit 443,63 € au total ;
 la prise en charge pour renouvellement est accordée tous les 2 ans ;
 les appareils sont spécifiques (nomenclature CMU) : ils sont moins perfectionnés que les
derniers modèles proposés par les fabricants ;
 les audio-prothésistes ont l’obligation de fournir un appareil CMU ;
 les patients CMU désirant être appareillés avec un appareil hors nomenclature CMU
devront régler la différence avec le tarif CMU.
L’entretien de l’appareil
 le coût des piles, l’entretien (kits d’entretien) et les petites réparations sont en partie
pris en charge par l’assurance maladie (forfait entretien, couvrant environ 50 % du coût) :
 forfait annuel par appareil de 36,59 €, soit 23,78 € pour une prise en charge à 65 % ;
 sur présentation de la feuille de soins et du justificatif délivré par l’audio-prothésiste.
 la réparation de certaines pièces, en plus du forfait entretien, sur présentation de la feuille
de soins et de la facture (les forfaits sont très inférieurs au coût réel) :
 écouteur : forfait de 5,32 €, soit 3,45 € pour une prise en charge à 65 % ;
 microphone : forfait de 9,17 €, soit 6 € pour une prise en charge à 65 % ;
 potentiomètre : forfait de 4,52 €, soit 2,95 € pour une prise en charge à 65 % ;
 vibrateur : forfait de 10,63 €, soit 6,90 € pour une prise en charge à 65 % ;
 le renouvellement de l’embout
 un embout par appareil et par an est en partie pris en charge par l’assurance maladie,
sur présentation de la feuille de soins et de la facture ;
 forfait de 4,91 € , soit 3,20 € pour une prise en charge à 65 % ;
LES AUTRES AIDES
Le coût restant à charge est donc très élevé pour les appareils hors nomenclature CMU ; si vous
avez des revenus modestes, vous pouvez vous adresser pour un financement complémentaire
aux organismes suivants, dans cet ordre (joignez à chaque étape le devis et la notification des
aides déjà obtenues) :
 au Service des aides financières de la Sécurité sociale (CPAM) ou de la MSA, pour les
personnes à faibles revenus : demande de prestation extra-légale (PEL), pour l’achat des
appareils et/ou les grosses réparations ; facturation tiers payant possible ;
 au fonds social de votre complémentaire santé (mutuelle), s’il existe ;
 adressez-vous pour une demande d’aide financière exceptionnelle au délégué régional à
l’action sociale de votre caisse de retraite complémentaire principale (celle où vous avez
cotisé le plus longtemps), qui peut intervenir en dernier ressort, après obtention des autres
financements.
 renseignez-vous au Centre communal d’action sociale (CCAS) de votre commune et au
Conseil général de votre département sur d’éventuelles aides complémentaires.
Les aides au handicap
 la Prestation de compensation du handicap (PCH) est réservée aux personnes de moins de
60 ans, sauf si le handicap a été reconnu avant 60 ans (prolongation jusqu’à 75 ans) ou si la
personne exerce une activité salariée ; la classe de l’appareil doit figurer sur le devis.
 s’adresser à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ; leur mise
en place progressive entraîne des délais d’attente importants ;
 deux « difficultés graves dans les actes essentiels de la vie » doivent être reconnues :
généralement les difficultés à entendre et à comprendre (signaux d’alerte, messages),
ainsi qu’à à utiliser les appareils de communication à distance (téléphone).
 les salariés du secteur privé peuvent obtenir une aide de l’AGEFIPH ;
 les salariés du secteur public peuvent obtenir une aide du FIPHFP.
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QUELQUES CONSEILS PRATIQUES POUR MIEUX COMMUNIQUER
Sources : BU.CO.DES, Bureau de coordination des associations de devenus sourds ou
malentendants ; FrancePresbyAcousie ; Surdi 84
Vous êtes malentendant :
• signalez que vous avez un problème d’audition, notamment dans les lieux publics, pour
faciliter la communication avec votre interlocuteur ;
• approchez-vous de la personne qui parle et mettez-vous face à elle ;
• éliminez autant que possible les bruits ambiants ;
• demandez si nécessaire quel est le sujet de la conversation.
Vous communiquez avec une personne souffrant de troubles de l’audition :
• montrez-vous attentionné, mais sans excès ;
• attirez doucement son attention avant de lui parler ;
• parlez un peu plus fort et un peu plus lentement, mais sans crier ;
• parlez à vitesse régulière et articulez, en gardant une voix égale et naturelle ;
• ne vous énervez pas ; ne criez pas, cela déforme l’articulation et stresse votre interlocuteur ;
• ne répétez pas 10 fois : modifiez la phrase ;
• n’oubliez pas qu’il doit faire un effort lorsqu’il est fatigué ; écrivez si c’est difficile ;
• les noms propres et les nombres sont plus difficiles à comprendre ;
• ne lui parlez pas depuis une autre pièce, ni en lui tournant le dos ;
• placez-vous en face de lui, à sa hauteur si possible ; veillez à ce que vos lèvres soient
visibles ;
• ne cachez pas votre bouche ; ne baissez pas votre tête ; ne fumez pas trop ;
• ne parlez pas la bouche pleine ;
• ne soyez pas à contre-jour ; veillez à ce que la lumière ne l’éblouisse pas ;
• vos mains, votre visage, vos gestes, tout votre corps parle ;
• réduisez ou supprimez les bruits de fond (télévision, radio, musique) ;
• assurez-vous que la personne a bien compris ce que vous avez dit ;
• demandez éventuellement à la personne comment communiquer au mieux avec elle ;
• dans un groupe, adressez-vous directement à la personne malentendante ;
• ne vous substituez pas à elle dans la conversation : entendre mal n’empêche pas de parler…
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LES ASSOCIATIONS DE PATIENTS
BOUCHES-DU-RHONE
GERAPS (Groupe d’études, de recherche et d’aide aux personnes sourdes)
CAMSP Section DA
Hôpital de la Timone-Adultes (RDC)
265, rue Saint-Pierre
13385 Marseille Cedex 05
Tél. : 04 91 38 45 69
• courriel : [email protected]
SURDI13
Comme ses homologues dans d’autres départements, elle met en place différentes actions
d’information et de prévention, de dépistage des troubles et d’aide aux patients, ainsi que
des activités d’échanges et de convivialité (repas, sorties, randonnées…) ; elle lutte également
pour la défense des droits et intérêts des malentendants et devenus sourds :
- information et prévention : édition du journal Résonnances ; participation à la Journée
nationale de l’Audition ; conférences d’information, en particulier sur les aides auditives ;
organisation de colloques et de congrès ;
- dépistage auditif : « Bus de l’audition » ;
- aide aux patients : lecture labiale (cours collectifs à Aix-en-Provence et à Marseille) ;
gymnastique auditive (4 appareils appelés audiophones sont disponibles dans les Bouches-duRhône)
• site Internet : www.surdi13.org
• courriel : [email protected]
• à Marseille : permanence dans les locaux de l’Irips (25, avenue de Frais Vallon, 13013, métro
Frais Vallon, ligne 1)
le mardi de 15 h 30 à 17 h 30 (sauf vacances scolaires) ;
Tél. 04 96 13 03 59 (pendant la permanence) ou 06 14 30 49 04 (prise de rendez-vous possible)
• à Aix-en-Provence : Maison de la Vie associative, Le Ligourès, Place Romée de Villeneuve,
13090 Aix-en-Provence ;
permanence le lundi de 17 h à 18 h 30 (tél. 04 42 17 97 40) ;
permanence téléphonique le mardi de 20 h à 21 h 30 au 04 42 64 13 57.
VAUCLUSE
Association comtadine des malentendants (ACME)
Les Jardins
962, avenue Pasteur
84270 Vedène
Tél. : 04 90 23 37 66
• courriel : [email protected]
• permanence : le 4ème lundi du mois de 9 h 30 à 12 h et le 2ème mardi du mois de 15 h à 17 h
(sauf juillet et août)
Maison pour Tous – 20, avenue Monclar – Avignon
• lecture labiale : séances mensuelles collectives le samedi de 10 h à 12 h à la Mairie annexe
de La Barthelasse – Villa Avenio – Avignon
• autres actions : stands d'information ; démonstration d'aides techniques ; dépistage de la
malaudition ; conférence ; spectacle au profit de la recherche médicale sur les surdités.
RHONE
Association lyonnaise des devenus-sourds (ALDS)
6, résidence Récamier - Chemin du Randin 69130 Ecully
Tél. / Fax : 04 78 33 36 69
• permanence : le premier lundi du mois de 14 h à 16 h
13, rue Antoine Lumière 69008 Lyon
• réunion : le troisième samedi du mois de 14 h 30 à 17 h, même adresse
Dossier complet sur www.irips.org ou www.crp-irc.fr : Comprendre le vieillissement- Le vieillissement pathologique
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