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De l’espoir dans le traitement de la fièvre Ebola
(MFI/03.09.2013) Un traitement mis au point par des chercheurs américains a
permis de protéger des singes contre le virus, et ce après l'apparition des
symptômes. Des résultats prometteurs et importants puisque l’infection provoque
des flambées épidémiques très graves sur le continent africain.
Ebola est l’un des virus les plus dangereux pour l’homme. Selon les épidémies, de
25% à 90% des personnes infectées ont succombé à cette fièvre hémorragique. Il
n’existe ni médicament spécifique ni vaccin à ce jour. D’où l’intérêt du traitement
expérimental élaboré par des scientifiques américains et testé sur des singes, à
différents stades de l’infection.
Selon leurs travaux, les primates à qui ce traitement a été administré une heure après
avoir été exposés au virus ont tous été protégés. Pour ceux qui l’ont reçu 2 jours après
avoir été infectés, ils étaient 2/3 à être protégés. Enfin, 43% des animaux qui en ont
bénéficié 4 à 5 jours après l’infection ont été guéris, alors que les symptômes étaient
déjà apparus.
« Cette étude est originale car les chercheurs ont infecté des singes et ont attendu que
les animaux soient en phase de maladie pour leur donner le traitement », explique
Noël Tordo, chercheur à l’Institut Pasteur, et responsable du centre de référence sur les
fièvres hémorragiques.
Un traitement composé de plants de tabac
Ce traitement est un cocktail de trois anticorps, produits dans des plants de tabac.
« Cela permet à l’équipe de produire des quantités importantes et probablement à
terme [de produire] moins cher », commente Noël Tordo.
Ces trois anticorps sont capables de reconnaître les cellules infectées et de déclencher
une réaction du système immunitaire pour les détruire. D’ordinaire, ce système de
défense naturel de l’organisme parvient peu, ou mal, à lutter contre Ebola, il serait en
quelque sorte submergé par le virus qui se multiplie très rapidement.
Sur les sept singes infectés, trois ont survécu. Ces résultats sont encourageants donc.
Mais reste à les confirmer par d’autres études chez l’animal puis à tester ce nouveau
traitement chez l’Homme.
MFI/RFI
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