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JOURNEE TRANSFERT ISVV « PORTE-GREFFE »
17 AVRIL 2013
COMPTE-RENDU
La 2ieme édition de « Journée Transfert ISVV » s’est déroulée le 17 avril 2013 dans les locaux de
l’ISVV à Villenave d’Ornon.
Elle a réuni environ 85 professionnels (viticulteurs et pépiniéristes) et chercheurs de la filière
vitivinicole Aquitaine.
Elle était organisée conjointement par :
- L’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin
- Inno’vin Bordeaux Aquitaine
-Et syndicat viticole des pépiniéristes de la Gironde et du Sud-ouest
L’objectif de cette journée Transfert était de faire un point complet, théorique et pratique, sur les
porte-greffes :
-Etat des lieux des pratiques au plan international
-Evolution récente du matériel végétal
-Projection dans l’avenir grâce aux projets de recherche en cours.
Cette journée était organisée en deux parties :
-Présentation théorique (Matinée)
-Table ronde (Après –Midi)
Le compte rendu ci-joint s’efforce de résumer le plus fidèlement possible les échanges de la matinée.
Il ne peut être complet et ne reprend que les grands thèmes. Si à la lecture de ce compte rendu, vous
souhaitez approfondir les thématiques évoquées, merci de prendre contact avec nous.
Gilles BRIANCEAU & Thomas ROSPARS
Inno’vin Bordeaux Aquitaine
Journée transfert ISVV « Porte-greffes » du 17 avril 2013
Nathalie Ollat & Jean-Philippe ROBY
ISVV
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TABLE RONDE
Participants :
David Amblevert (Syndicat des pépiniéristes Aquitaine), Laurent Bernos (CA33),
Jean Michel Boursiquot (Montpellier Sup Agro), Marie-Catherine Dufour (IFV – Animatrice), Patrice
Gentie (Fédération française des pépiniéristes), Pascal Bloy (IFV), Nathalie Ollat (ISVV).
Thèmes abordés :
-
L’information sur les porte-greffes et leur utilisation : certains professionnels souhaiterait
disposait d’un révérenciel sur le comportement des PG selon le terroir (type de sol, zone
géographique, objectifs de production…).
Il est rappelé qu’il existe beaucoup de connaissances chez les pépiniéristes. La pépinière est
un lieu d’étude et d’observation à ne pas négliger. Il y a aussi beaucoup d’expérimentations
porte-greffes dont il est difficile de tirer des résultats extrapolables d’une région à l’autre. Il
faudrait organiser un réseau d’expérimentation porte-greffe au niveau national avec un
minimum de constantes pour établir des essais porte-greffes et récolter l’information qui en
est issue.
Les anciens dispositifs d’expérimentation pourraient être réutilisés. Cependant, dans
beaucoup de dispositifs déjà en place, il y a pu avoir des complantations, sans qu’on ne sache
toujours où et quel matériel végétal a été utilisé.
Il est également rappelé qu’il peut être également intéressant de planter dans des parcelles
commerciales, différents porte-greffes qui sont proches et adaptés aux mêmes conditions,
juste pour voir leur comportement. Cela permet de constituer une base de données interne
sur la propriété viticole.
Il semble important de privilégier les mélanges de porte-greffes pour garder une certaine
diversité au sein d’une propriété.
A retenir :
Pour créer ce référentiel sur les porte-greffes, il est important de capitaliser l’information sans que
ça soit une usine à gaz... Il est proposé de mener des enquêtes, recueil de témoignages… Cette
concertation pourrait être organisée au niveau de la CA33.
-
Il est rappelé par les pépiniéristes que les propriétés d’un porte-greffe et le fait qu’il soit
adapté ou pas au terroir dépend aussi fortement des conditions de plantation et du mode
d’entretien du sol. Il faut être très vigilant à ces aspects complémentaires. La profondeur de
travail du sol avant la plantation est déterminante.
-
Le changement climatique : si les climatologues ont raison, il faut anticiper dès à présent le
choix du matériel végétal pour les plantations actuelles et futures.
Journée transfert ISVV « Porte-greffes » du 17 avril 2013
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Il faudrait mettre en place des stations d’observations dans des situations extrêmes où on
testerait des combinaisons porte-greffe / greffon les plus tardives. Les aspects tolérance à la
sécheresse et à l’humidité sont à prendre en compte. Il est important d’utiliser les
informations des régions et pays dont le climat correspond déjà au climat à venir. Un projet
IFV/INRA/différentes chambres a été déposé auprès du CASDAR pour étudier le potentiel
adaptatif de porte-greffes étrangers vis-à-vis de la question du changement climatique.
Attente de réponse.
Il faut aussi être conscient que des porte-greffes comme le 140Ru, 1103P sont résistants à la
sécheresse et sont utilisés dans le monde entier. Ce n’est peut-être pas la peine d’aller
chercher ailleurs. Le 420A va peut-être reprendre du service en raison de sa tardiveté
induite. Ces interrogations montrent qu’on sait peu de choses sur le système racinaire des
porte-greffes et la physiologie des racines : couplage absorption minérale/eau.
A retenir :
Le changement climatique questionne et il faut anticiper. Les caractères à prendre en compte sont
la tardiveté induite et la gestion de l’eau (sécheresse et humidité). Un potentiel existe dans le
matériel connu, mais des projets visent à étudier le matériel étranger. Il faudrait développer les
recherches sur le système racinaire (développement/architecture/physiologie).
-
Qualité du greffage / Incompatibilité / Type de greffage : De nombreuses questions sont
posées : que se passe t-il au niveau de la zone de greffage ? Rôle des réserves ? Rôle de l’état
hydrique et de la conservation des bois ?
Omega/greffe anglaise : certains assemblages posent effectivement des problèmes, mais
c’est plutôt la qualité du greffage qui est en mettre en cause, plutôt que le mode de greffage.
La greffe anglaise est une pratique plus couteuse, plus technique et les compétences en la
matière se font plus rares.
A retenir :
La qualité de la soudure pose de vraies questions : que se passe t-il au moment du greffage ? Quels
sont les facteurs les plus importants pour la réussite au greffage ? Il semblerait nécessaire de
travailler sur ces questions.
-
L’état sanitaire des plants et problème sanitaire associé : il est souligné l’intérêt du matériel
végétal français pour sa qualité sanitaire. Il faut garder une vigilance toute particulière en ce
qui concerne les virus, au niveau porte-greffes, afin de maintenir l’excellence. Il faudra
toujours être au maximum de la vigilance. Il faut continuer à développer des méthodes de
dépistage. Par rapport aux maladies virales, même si il n’est pas le seul, le court-noué doit
rester/devenir une préoccupation majeure de la profession.
Pour les maladies du bois, la pépinière est certes une étape où les champignons peuvent
coloniser le bois, notamment au cours de la stratification. Mais les recherches ont montré
que ce n’était pas forcément l’étape clef pour la recolonisation. A ce sujet, il faudrait
vraiment conduire des recherches pluridisciplinaires avec une stratégie globale, car
Journée transfert ISVV « Porte-greffes » du 17 avril 2013
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beaucoup d’argent a déjà été dépensé sans que des résultats majeurs aient été obtenus.
Enfin en matière de dépérissement de la Syrah, il semble que la cause majeure ait été
identifiée (certains clones), même si des aspects liés à la qualité du greffage ne peuvent pas
être écartés pour expliquer l’expression de la maladie.
A retenir :
La vigilance doit rester maximale pour l’état sanitaire des porte-greffes. C’est un enjeu majeur. Le
court-noué doit représenter une préoccupation constante. Il semble nécessaire de conduire des
approches plus globales (pépinières + vignobles) pour comprendre et résoudre les problèmes de
dégénérescences et maladies diverses.
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