Le Sénégal dans la Première Guerre Mondiale 1914-1918

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EXPOSÉ D’HISTOIRE
LE SÉNÉGAL
Dans la
PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
1914 1918
Mobilisation, combats et héritage des Tirailleurs Sénégalais
~200 000
Tirailleurs mobilisés
30 000+
Morts au combat
1857
Création des tirailleurs
EXPOSANTS : Professeur : Mr Diouf
Maïmouna Diagne
El hadji Momath Dieng
PLAN :
Introduction
I. Le Sénégal, une colonie mobilisée pour l’effort de guerre
français
A. Un réservoir humain pour la France
B. Une contribution économique à l’effort de guerre
C. Les formes de mobilisation au Sénégal
II. La participation des tirailleurs Sénégalais aux combats
A. Les tirailleurs sénégalais et leur engagement militaire
B. Les conditions de vie et les difficultés sur le front
C. Les sacrifices et pertes humaines.
III. Les conséquences de la guerre au Sénégal
A. Conséquences humaines et sociales
B. Conséquences économiques et politiques
C. Héritage des anciens combattants et mémoire des
tirailleurs
Conclusion
Objectifs visés
Montrer l’importance du Sénégal dans l’effort de guerre
français : rappeler que le pays a été un réservoir humain
(tirailleurs sénégalais) et économique.
Souligner les sacrifices : insister sur les pertes humaines, les
conditions difficiles et l’engagement des soldats sénégalais.
Mettre en lumière les conséquences : expliquer les impacts
sociaux, économiques et politiques de la guerre sur la société
sénégalaise.
Valoriser la mémoire : montrer que l’héritage des tirailleurs
reste un élément fort de la mémoire collective et de l’histoire
nationale.
Ouvrir une réflexion : inviter à penser au rôle des colonies
dans les guerres mondiales et à la reconnaissance (ou non) de
leurs contributions.
Le Sénégal dans la Première Guerre Mondiale | 19141918
Histoire Tirailleurs Sénégalais Page 4
INTRODUCTION
La Première Guerre mondiale (1914–1918) fut un conflit d'une ampleur sans précédent qui
mobilisa des millions d'hommes issus des quatre coins du globe. Parmi eux, les colonies
françaises d'Afrique subsaharienne, et en particulier le Sénégal, fournirent un effort humain et
économique considérable. L'étude du rôle du Sénégal dans ce conflit révèle à la fois les
mécanismes de l'exploitation coloniale et les trajectoires de résistance, d'engagement et de
revendication qui en découlèrent.
I. LE SENEGAL, UNE COLONIE MOBILISEE POUR L'EFFORT DE
GUERRE
A. Un réservoir humain pour la France
Dès le début du conflit, la France se tourne vers ses colonies africaines pour compenser ses
pertes humaines considérables. Le Sénégal, colonie la plus ancienne et la plus structurée
d'Afrique occidentale française (AOF), devient le principal vivier de recrutement. En réalité,
les régiments de tirailleurs sénégalais ne comprenaient pas seulement des soldats d’origine
sénégalaise. Il s’agissait de combattants d’infanterie issus de l’ensemble des colonies françaises
d’Afrique subsaharienne et d’Afrique du Nord. Le gouverneur général Charles Mangin avait
théorisé dès 1910 l'utilisation massive des Africains dans les guerres européennes. Ses idées
trouvèrent une application brutale à partir de 1914 : des quotas de recrutement furent imposés
à chaque région, parfois sous la contrainte.
Période
Hommes recrutés (AOF)
1914 1915
Environ 30 000 hommes
1916 1917 (loi Diagne)
Plus de 50 000 hommes
1918 (mission Diagne)
Environ 70 000 hommes
Total guerre 19141918
~200 000 tirailleurs sénégalais
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B. Une contribution économique à l'effort de guerre
Au-delà des hommes, le Sénégal contribue massivement à l'économie de guerre française.
1. L'arachide : le combustible de la guerre
Depuis les années 1840, la colonisation française a transformé le Sénégal en économie de
monoculture arachidière. Les paysans wolof, sérères et toucouleurs ont progressivement
abandonné les cultures vivrières pour planter des arachides destinées aux huileries de Marseille
et Bordeaux.
Pendant la guerre, cette dépendance devient un levier d'extraction. L'arachide sénégalaise
fournit à la France :
Les huiles alimentaires qui entrent dans la composition des rations militaires et des
conserves ;
La glycérine, sous-produit du raffinage, utilisée dans la fabrication de la nitroglycine
et donc des explosifs militaires ;
Les tourteaux (résidus solides) utilisés pour l'alimentation des chevaux et mulets de
l'armée ;
Les savons à base d'huile d'arachide, indispensables à l'hygiène des troupes en
campagne.
2. La ponction fiscale : payer la guerre de l'autre
Le système fiscal colonial, déjà oppressif en temps de paix, est intensifié pendant le conflit
selon trois mécanismes :
L'impôt de capitation (ou impôt de case), prélevé sur chaque ménage et payable en
argent, oblige les paysans à vendre leurs récoltes à vil prix aux maisons de commerce
françaises (CFAO, SCOA) pour obtenir du numéraire ;
Les emprunts de guerre : des campagnes de souscription aux bons de la Défense
nationale sont organisées dans toute l'AOF sous forme de quotas imposés aux villages
;
Les taxes douanières du port de Dakar, principal nœud commercial de l'Afrique de
l'Ouest, qui constituent une rente régulière au bénéfice de la métropole.
3. Le travail forcé : bâtir et porter pour la guerre
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