Cours Dérivation et Intégration - Mathématiques MPSI

Telechargé par Yared Digbehi
D´erivation et int´egration
Une premi`ere approche
Table des mati`eres
1 Fonctions et applications. 1
2 Les fonctions num´eriques 4
2.1 Les fonctions polynomiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2.2 Premi`eres caract´eristiques d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Op´erations sur les fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3 Trigonom´etrie 8
3.1 Les fonctions circulaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.2 Graphes des fonctions circulaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.3 Formules de trigonom´etrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.4 ´
Equations trigonom´etriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.4.1 R´esolution du syst`eme (S) : (cos x=c)(sin x=s) . . . . . . 14
3.4.2 R´esolution de l’´equation cos x=c. . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.4.3 R´esolution de l’´equation sin x=s. . . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.4.4 R´esolution de l’´equation tan x=t. . . . . . . . . . . . . . . . 15
3.4.5 Expressions de la forme Acos x+Bsin x. . . . . . . . . . . . . . 16
4 D´erivation et inegration 16
4.1 Pente de la tangente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.2 R`egles de d´erivation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.3 D´eriv´ees d’ordre sup´erieur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
4.4 D´erivation et monotonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
4.5 Inegration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
4.6 Primitivation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
5 Fonctions Logarithmes et puissances 24
5.1 Quelques th´eor`emes d’analyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
5.2 Les fonctions ln et exp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
5.3 Logarithmes et exponentielles en base a. . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
5.4 Fonctions puissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
6 Etude d’une fonction 31
6.1 Plan d’´etude d’une fonction fde Rdans R. . . . . . . . . . . . . . . . 31
6.2 Etude des branches infinies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
7 D´eformations du graphe 32
8 Trigonom´etrie hyperbolique 35
8.1 Les fonctions ch, sh et th . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
8.2 Formules de trigonom´etrie hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
9 Applications trigonom´etriques r´eciproques 36
9.1 Trigonom´etrie circulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
9.2 Trigonom´etrie hyperbolique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
10 Calculs d’inegrales 38
10.1 Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
10.2 Int´egration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
D´erivation et inegration 1 Fonctions et applications.
Introduction
En prenant appui sur les acquis de Terminale, l’objectif de cette partie du cours est
d’´etudier les fonctions num´eriques de la variable r´eelle, c’est-`a-dire les fonctions de R
dans R, du point de vue de la d´erivation et de l’inegration.
Afin de mettre rapidement en place des techniques de calcul, certaines d´efinitions man-
queront de rigueur et certains r´esultats seront admis. Ces d´efinitions et r´esultats seront
repris, pr´ecis´es et d´emontr´es lors de chapitres ult´erieurs.
On consid`ere ´egalement que la eom´etrie plane n’a aucun secret pour vous. Sa th´eorie
ne sera pourtant mise en place qu’en fin d’ann´ee.
1 Fonctions et applications.
Notations : Nous emploierons dans les ´enonc´es ci-dessous l’une des deux notations
suivantes :
Notation a) : Soit Det Edeux ensembles. Se donner une application fde Ddans E,
signifie que, pour tout xD, on se donne un unique f(x)E.
Notation b) : Se donner une fonction fd’un ensemble Ddans un ensemble Esignifie
qu’`a tout xD, on associe ou bien aucun ´el´ement de E, ou bien un unique ´el´ement
de Equi est alors not´e f(x).
Remarque. En pratique, on confond souvent les deux mots application et fonction
et c’est seulement le contexte qui permet de savoir laquelle des notations pr´ec´edentes
est employ´ee.
Remarque. Lorsque D=E=R, on parle d’applications ou de fonctions num´eriques.
D´efinition. Sous la notation b), le domaine de d´efinition de f, not´e Dfest l’ensemble
des xDpour lesquels la quantit´e f(x) est calculable. Si l’on regarde fcomme
un programme informatique, dont l’input est xet l’output est f(x), le domaine de
d´efinition est l’ensemble des xqui sont accept´es par le programme en entr´ee sans
engendrer une erreur.
Exemple. Avec D=E=Ret f(x) = r2x
x4,Df= [2,4[.
D´efinition. Soit fune application de Ddans E(notation a)).
Pour tout AD, on pose f(A) = {f(x)/ x A}.
Notation. Soit fune application de Ddans E(notation a)).
Soit Dune partie de Det Eune partie de E.
On note f|Dl’application de Ddans Equi `a xassocie f(x). On dit que f|D
est la restriction de f`a D.
Lorsque f(D)E, on note f|El’application de Ddans Equi `a xassocie
f(x). On dit que f|Eest la corestriction de f`a E.
Lorsque f(D)E, on note f|E
Dl’application de Ddans Equi `a xassocie
f(x).
´
Eric Merle 1MPSI2, LLG
D´erivation et inegration 1 Fonctions et applications.
D´efinition.
On se place dans le plan usuel, muni d’un rep`ere orthonorm´e direct (O,~ı,~).
On suppose que fest une application ou une fonction num´erique.
La repr´esentation graphique de f, aussi appel´ee le graphe de f, est l’ensemble des
points du plan de coordonn´ees (x, f(x)), lorsque xd´ecrit Df(notation b)), ou bien
lorsque xd´ecrit D(notation a)).
Exemple. Voici ce que l’on obtient pour l’exemple pr´ec´edent :
2 3 41
0
1
1
2
3
4
Notation. On notera Ple plan usuel, muni du rep`ere orthonorm´e direct R= (O,~ı,~).
Lorsque x, y R, on notera
x
yle point de coordonn´ees (x, y). Ainsi,
x
y=O+x~ı+y~.
Avec la notation b), si fest une fonction de Rdans R, son graphe not´e Cfv´erifie :
Cf=n
x
f(x)/ x ∈ Dfo.
D´efinition. Sous la notation a) ou la notation b),
lorsque y=f(x), avec xDet yE,
on dit que yest l’image de xpar fet
que xest un ant´ec´edent de ypar f.
Tout ´el´ement xDposs`ede une unique image f(x) sous la notation a).
Sous la notation b), si x∈ Df,xposs`ede une unique image, mais si xD\ Df,xne
poss`ede aucune image.
Lorsque yE,ypeut ne poss´eder aucun ant´ec´edent par f, il peut aussi en poss´eder
plusieurs.
D´efinition.
Soit fune application d’un ensemble Edans un ensemble F(notation a)).
On dit que fest surjective si et seulement si :
yF, xE, y =f(x).
Ainsi, fest surjective si et seulement si tout ´el´ement de Fposs`ede au moins un
anec´edent.
´
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D´erivation et inegration 1 Fonctions et applications.
On dit que fest injective si et seulement si :
x, y E, [f(x) = f(y) =x=y].
Ainsi, fest injective si et seulement si, pour tout couple d’´el´ements distincts de
E, leurs images sont diff´erentes. fest injective si et seulement si tout ´el´ement
de Fposs`ede au plus un ant´ec´edent.
D´efinition de la composition :
Sous la notation a) : soit f:DEet g:EFdeux applications. Pour
tout xD, on pose (gf)(x) = g(f(x)). Ainsi, gfest une application de D
dans F, appel´ee la compos´ee de get de f.
Sous la notation b) : soit f:DEet g:EFdeux fonctions. Lorsque
c’est possible, on pose (gf)(x) = g(f(x)) : ainsi gfest une fonction de D
dans F, appel´ee la compos´ee de get f.
Exemple. Si f(x) = 1
xet g(x) = x+ 1,
alors (fg)(x) = 1
x+ 1 et (gf)(x) = q1
x+ 1.
On v´erifie que Dfg=] 1,+[ et Dgf=] − ∞,1]]0,+[.
En effet, lorsque xR,1
x+ 1 01
x≥ −1(x > 0) ou (x < 0 et 1 ≤ −x).
Propri´et´e d’associativit´e de la composition : Sous la notation a),
soit f:DE,g:EFet h:FGtrois applications.
Alors h(gf) = (hg)f.
D´emonstration.
Soit xD. [h(gf)](x) = h[(gf)(x)] = h(g(f(x)))
et [(hg)f](x) = (hg)(f(x)) = h(g(f(x))).
Ainsi, h(gf) = (hg)f.
Application r´eciproque :
Soit fune application d’un ensemble Ddans un ensemble E(notation a)).
On dit que fest bijective si et seulement si fest injective et surjective, c’est-`a-
dire si et seulement si tout ´el´ement de Eposs`ede un unique anec´edent. Ainsi
fest bijective si et seulement si pour tout yE, il existe un unique xyDtel
que y=f(xy).
Dans ce cas, en notant xy=f1(y), on d´efinit une application f1de Edans
D, qui est ´egalement bijective. C’est la bijection eciproque de la bijection f.
Lorsque fest bijective, on a (f1)1=f.
De plus ff1=IdEet f1f=IdD, o`u IdEest l’application de Edans E
qui `a xassocie x.
fest bijective si et seulement si il existe une application gde Edans Dtelle
que fg=IdEet gf=IdD. Dans ce cas, f1=g.
D´emonstration.
Admis pour le moment
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Eric Merle 3MPSI2, LLG
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