
Le champ d’application de l’impôt sur les sociétés est défini à travers les articles 3, 4, 5 et
6 du CGI qui traitent des assujettis (§I), des exemptions (§II), et de la territorialité des
revenus imposables (§III).
§I. LES ASSUJETTIS
Sont passibles de l’impôt sur les sociétés :
- les sociétés par action et les SARL, quel que soit leur objet,
- les sociétés civiles quand elles se livrent à des opérations de nature industrielle,
commerciale, agricole, artisanale, forestière et minière. Toutefois, les sociétés
civiles se livrant à des opérations de nature agricole ou artisanale peuvent opter
pour l’imposition selon le régime des sociétés de personnes.
Sont également passibles de l’impôt sur les sociétés :
- les sociétés coopératives
de consommation lorsqu’elles possèdent des
établissements, boutiques ou magasins pour la vente ou la livraison de
denrées, produits ou marchandises ;
- les sociétés coopératives et unions de coopératives d’industriels, de
commerçants et d’artisans ;
- les sociétés coopératives de production ;
- les sociétés de crédit foncier ;
- les établissements publics, les organismes de l’Etat ou des collectivités
locales, à la condition qu’ils jouissent de l’autonomie financière et se livrent
à une activité à caractère industriel ou commercial ou à des opérations à
caractère lucratif ;
- les sociétés d’assurances et de réassurances y compris celles à forme
mutuelle ;
- les sociétés nationales ;
- les associations en participation, les syndicats financiers et les sociétés de
copropriétaires de navire pour la part des bénéfices correspondant aux droits
des associés dont les noms et adresses n’ont pas été indiqués à
l’administration
- toutes autres personnes morales se livrant à une exploitation ou à des
opérations à caractère lucratif ; et
- les personnes morales domiciliées à l’étranger lorsqu’elles sont bénéficiaires
de revenus fonciers au Sénégal ou réalisent des plus-values à la suite de
Société civile ou commerciale dont les associés ont la qualité de salarié ou de client de cette société .lexique des termes
juridiques Dalloz treizième Edition 2001 page 515