
chapitre extrait d’un livre à paraître Choisir les aliments qu’il me faut : selon l’ayurveda 5
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ne spécique. Fort de sa récente décou verte du végétarisme ascendant
macro biote, tel médecin va prôner la même diète à tous ses patients.
L’autre va chanter les vertus du crudivorisme... pendant quel ques mois, le
temps de déchan ter après avoir observé que cer tains patients n’y trouvent
aucun béné ce, alors que d’autres s’en trouvent fort aise. C’est un peu la
roulette russe...
Dans le cas d’un mangeur de type «surgelé-microondes-ketchup-
gaufrettes», le passa ge par n’im por te quel régime-santé sera salutaire,
puisque la plupart des méthodes insistent sur les cuissons douces, sur
l’achat d’ali ments originels et sains ainsi que sur la modération et les
préparations maison. Mais, après les premiers mois du sursaut de bien-
être, les eets seront-ils durables? Je crains bien que non si, à ce moment-
là, ce mangeur précis ne s’engage pas à peauner ses choix alimentaires
en fonction de ses paramètres individuels. Il est clair que, sinon, un
thérapeute ne peut être que déçu par «les pouvoirs de la cuisine» que
je chante.
Autre frein thérapeutique: les diètes ecaces provo quent souvent des
changements de cons cien ce tels que bien des thérapeutes freinent, faute
de disposer des techniques utiles à accompagner les patients dans ce
«drainage de conscience» qui peut être parfois dicile à vivre.
Et puis, bien sûr, rappelons une évidence: à l’heure du FRIC généralisé
(Facilité, Rapidité, Immédiateté, Confort), il est peu aisé de conseiller une
discipline longue à faire de l’eet, qui exige du travail et un engagement
personnel — alors qu’une petite pilule vous crie du fond de son potiquet
«avale-moi!».
Vous voilà donc bien décidé à partir à la recherche de votre vibration
profonde sur le plan alimentaire. Vous êtes peut-être plus carné ou plus
végé que ce que vous pratiquez pour l’instant. Vous devriez peut-être
consommer plus ou moins de matières grasses, et les choisir plutôt
végétales qu’animales, ou l’inverse. Vous n’êtes probablement pas fait pour
manger si souvent? ou si peu souvent? Les méthodes alimentaires ne
sont souvent que des pistes de départ. A vous de dénir votre personnalité
biologique propre. Hors les produits quasi anti-physio logiques que sont
les aliments de confort ou de dépannage (tous les produits manu fac turés,
en gros, je suis désolée, oui je sais, mais le trio chips-coca-burger n’a
jamais ressourcé quiconque... ), aucun aliment frais et non chimiqué n’est
décon seillé, sauf s’il ne répond pas à votre type nutritionnel propre. Il n’y
pas de méthode pire qu’une autre, il n’y a que des méthodes mal ciblées
selon l’individu. Que celui qui prospère en se nourrissant de viande en
pagaille ne jette pas la pierre à l’amateur de purée d’ail, qui lui-même a
tendance à faire la leçon à l’abstinent d’alcool heureux.
Courant 2019, je partagerai avec les lecteurs passionnés par ce
thème une série de chapitres extraits de mon livre à paraître sur
le sujet du prolage alimentaire: «Choisir les aliments qu’il me
faut» — série dont ce chapitre-ci est une partie. Ces documents
sont à lire comme des brouillons, qu’ils sont. Certains textes
datent de 2001 ou 2003, ma première exploration de ce thème.
Il est évident que je devrai mettre quelques infos à jour. Ce n’est
que dans le livre nal que je mettrai en perspective toutes les
facettes de prolage alimentaire.
A noter aussi: la mise en page des documents est minimale dans
ces brouillons, les illustrations manquent.
Ces documents feront partie d’un ensemble digital: avant
publication du livre nal, je partagerai des infographies et des
vidéos explicatives sur le sujet. Voir les annonces sur mon blog:
www.taty.be/choisir