
Dès l’apparition d’un dérèglement, acquis à l’instant tou constitutionnel (maladies ± congénitales),
cela peut conduire à une maladie hémorragique ou thrombotique.
3. Initiation de l’hémostase
Le schéma ci-contre présente le début de l’hémostase.
On y voit un vaisseau présentant une lésion
endovasculaire (qui prend ici la forme d’une
effraction, au coup de couteau par exemple).
Cependant la lésion peut aussi prendre la forme de
plein de problèmes de santé : un problème de valve
cardiaque équivaut à une lésion de l’endothélium
(lésion vasculaire n’est pas synonyme de « trou »
dans le vaisseau).
De façon simplifiée, une lésion correspond à tout ce
qui peut conduire à une perturbation de la surface des
vaisseaux entraînant alors un stress de l’endothélium.
Cet endothélium vasculaire, lors d’une lésion,
comporte des cellules capables d’enclencher un
spasme (induisant alors une contraction du vaisseau).
À la suite de cette contraction, les fibres de collagène
(qui sont un composant important de l’endothélium)
seront mises à nu ce qui permet l’activation
plaquettaire (par un mécanisme d’adhésion).
Les plaquettes sont le premier acteur de l’hémostase.
Elles circulent en continu dans nos vaisseaux, sont présentes en nombre (plusieurs gigas). Les
plaquettes sont attirées par la lésion et viennent s'y adhérer en se mettant les unes contre les autres :
c’est l’adhésion plaquettaire. De cette étape se forme un clou plaquettaire (= un ensemble de
plaquettes, en violet sur le schéma) qui vient colmater la brèche vasculaire. Cependant, le clou
plaquettaire n’est pas suffisant pour arrêter un saignement, il cédera après quelques minutes sous la
pression de la circulation sanguine si la cascade de la coagulation n’est pas impérativement
déclenchée. Cette cascade formera de la fibrine pour empêcher la rupture du clou plaquettaire.
L’objectif final de l’hémostase est de former un caillot solide, c’est-à-dire un magma de plaquettes,
fibrine et protéines enlacées qui viendra « boucher » la plaie vasculaire.
Par ailleurs, la cascade de coagulation
comporte des dizaines d’acteurs qui vont
interagir et s’activer les uns avec les
autres. Elle est complexe et résumée sur
le schéma ci-contre à titre informatif.
Une grande partie de ces facteurs ne sont
pas explorés par des tests biologiques et
n’ont donc pas d’intérêt clinique. En tant