Méthodologie de l'observation : Cours sur la cour de récré

Telechargé par Deborah De Boubers
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Méthodologie de l’observation.
Le 27/10/22
Le prof nous montre une cour de récréation
La cour de récré s’observe sans nécessairement avoir une version son, pas utile.
Titres proposés par les étudiants :
- Harcèlement sur la cour de récré
- Faits de violence dès la maternelle
Hypothèse, observation, … à postériori
aExemple dans la vidéo présenté :
- Mise en scène d’un scénario d’emprisonnement, de cloisonnement.
Ça va évoluer : Incorporation de pratique de « convivance » au sein des cours de récréation.
Le prof parle de convivance et d’altruisme avec ironie.
La question des cours de récréation est la mise en œuvre d’un système social pratiqué, auquel
sans doute les enfants assistent et qu’ils restituent, remettent en forme, repratiquent, comme
s’il s’agissait de leur propre société.
Ce que mettent en œuvre les enfants sont la reproduction de ce qu’ils observent dans la vie de
tous les jours et dans les interactions qu’ils vivent eux-mêmes soit dans leur propre système
familial, soit entre amis, ou dans la rue, etc.
La cours de récré n’est pas un microcosme particulier qui ferait l’objet d’une situation tout à
fait anodine, extérieure au monde, mais une mise en œuvre des comportements qui se
pratiquent au quotidien dans le monde.
Dans ce cours : séance d’introduction sur la question de l’observation, le pourquoi faut-il
observer, pourquoi c’est un cours obligatoire : importance de l’observation en sciences
humaines et particulièrement en psychologie et sciences de l’éducation. Quelle utilité ?
Des enfants sont en train de se donner des coups de pieds : le prof dit que c’est une des scènes
les plus quotidiennes dans notre société et que mettent en scène les enfants de manière assez
récurrente dans une cours de récré.
Expédition punitive : le geôlier peut se retrouver sous la menace des congénères.
Après, recomposition du groupe qui évoluera de manière plus positive.
Observation des étudiants :
- meneurs, suiveurs, acteur, témoin, spectateur, adulte (derrière la caméra)
- départ d’un jeu
- acteur et spectateur (témoins)
- pas d’adultes : si : derrière la caméra
- violence
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- barrière Nadar que fait-elle là ?
- cameraman : influence ? impact en termes de présence ? (Question importante)
- à un moment les filles sont rejetées
- on peut estimer que les enfants ont tous à peu près le même âge (fin de maternelle peut
être début de primaire)
- interaction : (souvent on porte un jugement sur cette interaction : bien /pas bien).
Question : Dans quelle mesure peut-on être sûr de rendre compte de manière non
détournée, non biaisée sans interférer, interpréter, ce qu’on a vu à quelqu’un d’autre ?
décrire les faits sans apporter de jugement.
en le répétant avec quelqu’un d’autre : la convergence n’appartient pas seulement aux
personnes qui font partie du public qui a visionné le film mais font également partie des
personnes extérieur qui permettraient de voir dans quelle mesure on comprend bien ce qu’on
est en train de transmettre.
Question : l’observation n’est-elle pas d’emblée subjective ? Est-ce que chacun dans la
salle n’aurait pas des caractéristiques particulières qui l’amènerait à « se projeter »
dans ce qu’il est en train de voir ? Il y aurait donc autant d’observations que des
personnes (et donc pas de sciences humaine)
Il faut se mettre d’accord avant ce qu’on veut observer : déterminer à priori ce qu’on veut
observer, pour observer ce que l’on doit observer pour être le plus objectif possible =
procédure à priori.
Procédure à priori : se mettre d’accord avant de regarder sur ce qu’on va observer et
comment on va l’observer.
Se mettre d’accord avant sur ce qu’on va observer (1) = objet de la rechercher et comment
on va l’observer, la manière (2) =instrument de la recherche, avec quoi on va observer : grille,
….
Tout est décidé à priori, avant de faire l’expérience. Une fois qu’on décide les choses à priori,
on peut les mettre en œuvre et on observe.
Les sciences humaines privilégient ce type d’observation : décider avant ce qu’on veut voir,
comment on va le voir, avec quoi on va le voir et les limites de ce qu’on va voir.
Exemple : on va regarder uniquement ce qui a de violent, comment ça se passe, dans quel cas
ça se passe, pourquoi ça se passe.
Puis on va faire une grille qui va permettre de répertorier les comportements, les attitudes, les
coups reçus, données, combien d’acteurs, de spectateurs, de témoin, de victimes, d’adultes,...
On définit un champ avec des modalité d’observation avec des facteurs et des indicateurs
d’observation qui vont permettent de répertorier.
= méthodologie à priori (on fixe tout avant).
Autre manière de procédé : méthodologie à posteriori (inverse de la méthodologie à priori).
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Plusieurs observateurs qui observent la même chose ensuite confronter les observateurs et se
mettre d’accord sur la convergence de ce qu’on va décider que l’on observe ou que l’on a
observer, pour en déduire une seule observation : en sciences humaine on appelle ça la
triangulation des observateurs.
On peut faire aussi la triangulation des observations.
Différences :
La triangulation des observateurs : les observateurs observent la même chose. Puis ils se
mettent d’accord par la suite sur la convergence de leurs observations pour en déduire une
seule : celle qui est la plus cohérente, la plus convergente.
La triangulation des observations :
Les observateurs observent des choses différentes, des endroits différents (ex : sous le préau,
près des bancs où les enfants sont assis, sur le champ où on joue au foot) ou avec des outils
différents (ex : un qui regarde le film et un autre qui écoute les voix).
Permet de rassembler des observations différentes mais qui permettent de donner des
observations sur des mêmes thèmes (ex : y a-t-il de la violence à tel, tel et tel endroit).
Prise de notes : carnet de bord : on note tout ce qui se passe, tout ce qui se présente, se
déroule en essayant de prendre le plus possible distance par rapport à tout ces événements que
sont les valeurs, préjugés, etc. qui risque de connoter ce qu’on est en train de voir.
Ex : violent : quelle est la différence entre violence et agressivité : débat pas encore résolu…
La victime : tour à tour victime et harceleur : doit quoi parle-t-on ?
Quand on utilise des concepts comme ceux-là, qu’est-ce qui identifie ces concepts ?
Ce type de concepts s’appellent des concepts opératoires : permet d’unifier un contenu.
(Différent des concepts théoriques qui eux renvoient à de la théorie).
Ex : je sors d’ici et je m’adresse à quelqu’un qui passe dans la rue je suis dis : dans ce
bâtiment il y a 5 auditoires, le passant sait plus ou moins ce que c’est (une grande salle avec
des chaises, dans laquelle les gens s’assoient pour écouter ce qui se dit ou pour écouter de la
musique ou pour assister à une projection, ou suivre un cours)
un auditoire : concept opératoire : ce qui permet à l’auditeur de savoir de quoi on parle
même quand il ne voit pas ce dont on traite.
Exemple : si le prof nous dit : aujourd’hui on va parler de la famille : il ne nous montre pas
une famille sur l’estrade mais on sait de quoi il s’agit.
Un concept opératoire permet de nous renvoyer un ensemble de référents / référentiels pour
comprendre ce dont on est en train de parler.
Mais ce n’est pas parce que ne l’a pas sous les yeux que ce serait différent en fonction de
toutes les personnes.
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Un concept opératoire ça permet aussi de se mettre d’accord sur certaines choses.
Un concept opératoire est parfois flou sur les limites, sur les bordures, mais on peut se mettre
d’accord, on peut spécifier exactement ce que l’on appelle par le concept qu’on utilise.
= mise en accord
Exemple : étudiant / élèves. Elève est celui qu’on désigne quand on est dans l’enseignement
obligatoire. (18 ou 16ans ?)
Concept théorique : exemple : violence agressivité : renvoie à de la littérature dans
lesquels il y a généralement de la référence à de la rechercher qui permet de donner une
compréhension, une interprétation au sens large, du monde.
(Pas du monde au complet mais de ce qui est en train de se faire dans le monde).
Ça permet de comprendre ce dont on traite.
Ex : dans la littérature on va trouver des tendances qui montrent que la violence est un
phénomène naturel.
Et que la vie est un phénomène de violence.
La naissance est déjà un phénomène de violence : c’est un événement de mise au monde et de
lutte par rapport à ce monde.
Etre et exister est déjà une violence par rapport au système « monde » dans lequel nous
vivons.
La violence serait un mouvement de vie qui permet d’être au monde et d’exister.
L’agressivité présuppose l’annulation de l’autre. Il faut qu’il y ait une interaction. Et que cette
interaction présuppose qu’il y ait une inégalité (un supérieur et un inférieur), le supérieur
voulant annuler l’existence de l’autre.
L’agressivité est une autre posture. (! c’était un exemple, le prof peut nous donner
l’interprétation inverse).
Autres exemples de concepts :
- Concept de climat de classe : le climat scolaire : concept qui renvoie à des descriptions très
précises.
- Tous les concepts qu’on a déjà croisés en psychologie : le ça, le moi, le surmoi, tout ce qui
est Freudien, la psychanalyse etc. renvoient à des concepts qui donnent une compréhension de
la manière dont le monde fonctionne, et les gens qui sont dedans fonctionnent.
La différence entre un concept théorique et un concept opératoire :
Le concept théorique donne une interprétation des choses, il raconte une histoire sur la
manière dont les choses fonctionnent, vont, évoluent, sur le sens : ça va vers ça, ça vient de là
et ça va vers ça, …
Dans un concept théorique, il y a souvent une interprétation qui est causaliste.
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C’est parce qu’on a ça, qu’on est là et qu’on va vers ça.
Les théories servent à ça, à donner une interprétation de sens.
Les concepts opératoires sont beaucoup plus limitatifs : ça nous donne une image symbolique
qui représente un ensemble de chose que l’on peut croiser dans la vie de tous les jours ou
auquel on peut se rattacher dans la vie de tous les jours et qui permet de désigner un ensemble
de choses (un auditoire, une famille, la circulation, un ring, …). Ce sont des mots qui
rassemblent des situations et qui permettent d’identifier des choses dans la vie de tous les
jours.
Pour faire une observation à posteriori on a besoin d’un carnet de bord car on va noter tout ce
qu’on voit (démarche de l’anthropologue : Levi Strauss, …).
La démarche à postériori est la démarche des anthropologues, elle tend à contaminer
beaucoup la démarche de tous les chercheurs en sciences humaines, y compris les
sociologues, qui au départ sont uniquement des gens qui traitent des chiffres.
Aujourd’hui on trouve des sociologues qui sont très anthropologue.
Exemple Jean Claude Kaufmann : sociologue qui fait l’analyse des gens qui vivent ensemble
famille / couple.
Il analyse par exemple les couples par leur linge, leur traitement du linge et leur casserole.
Comment procède-t-il ?
Il prend une ville au hasard. Il va dans une rue au hasard. Il sonne à la première porte et il
interroge.
Qui fait la lessive ? Comment vous faites ? qui déplie les chaussettes sales ? Qui amène le
linge sale jusque- machine à laver ? Qui sort le linge ? Qui range le linge propre ? etc.
En sciences humaines, l’observation est essentielle, il y a une grande différence entre ceux qui
repasse toute la chemise et ceux qui ne repassent que le col.
A posteriori :
A part le carnet de bord, on peut utiliser la vidéo (caméra) mais en tant que support, en
considérant que l’essentiel de l’information provient de la prise de notes. L’information dont
on a pris note est plus large, elle permet d’avoir un horizon à 180°, contrairement à la caméra.
Un dictaphone : permet d’enregistrer et commenter ce qu’on voit, s’enregistrer et enregistrer
les autres.
C’est toujours limitatif : si on est 15 a parlé, on ne va plus rien comprendre.
Dessin : important, notamment dans l’observation d’une cour de récré.
Prise de photos
Dans une méthodologie a posteriori : il faut la diversité des observateurs et des observations.
On peut mettre un observateur avec un dictaphone, un autre avec papier crayon qui note tout
ce qui se passe, un qui filme et un autre qui prend des photos.
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