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Le paradigme positiviste et le paradigme interprétatif

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Le paradigme positiviste et le paradigme
interprétatif
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Le paradigme positiviste et le paradigme interprétatif
FacultéFaculté des sciences de la société
Département
Département de science politique et relations
internationales
Professeur(s)Marco Giugni
[1]
Introduction aux méthodes de la scienceCours
politique
Lectures
 Cours introductif aux méthodes de la science-politique
 Le paradigme positiviste et le paradigme interprétatif
 Les méthodes scientifiques fondamentales
 De la théorie aux données
 Le recueil des données
 Le traitement des données
Il faut faire un certain nombre de choix quand on fait une recherche. Le chercheur doit faire
cinq choix :
1. ontologique et épistémologique : c’est-à-dire avoir une certaine conception de la
société, on touche presque au domaine de la philosophie et moins au domaine de la
recherche pratique.
2. avoir une conception de la science : la science fait partie de la société, il n’y a pas une
seule manière de concevoir la société et la science. Il est possible d'assimiler ce choix à
la notion de paradigme.
3. trouver un mode d'explication adéquat : pour un phénomène que l'on veut étudier, on
va du plan le plus général et abstrait au plan le plus près des objets étudiés. Il dépend des
conceptions de la société et de la science que l’on doit avoir.
4. s'inscrire dans une théorie : renvoie au choix précèdent.
5. choisir une méthodologie : chacun de ces choix dépend du choix préalable que l'on fait.
La manière dont on conçoit la société détermine le choix méthodologique qu'on fait sur
une recherche. Toute une série de choix en découle concernant les techniques.
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‫محتويات‬
] ‫[ أخف‬







1 Deux paradigmes de la recherche sociale
2 Distinction entre le paradigme (post-)positiviste et le paradigme interprétatif
o 2.1 Paradigme
o 2.2 Ontologie
o 2.3 Traditions sociologiques
o 2.4 Question ontologique
o 2.5 Question epistémologique
o 2.6 Question méthodologique
3 Recherche quantitative et recherche qualitative
o 3.1 Approche générale
o 3.2 Recueil des données
o 3.3 Traitement des données
o 3.4 Résultats
4 Quelques exemples : recherche quantitative et recherche qualitative
o 4.1 Recherche quantitative : l'engagement dans les mouvements sociaux
o 4.2 Recherche qualitative : l'engagement dans les mouvements sociaux
5 Quelle est la meilleure méthode ?
6 Annexes
7 Références
Deux paradigmes de la recherche
sociale[‫]عدل المصدر | عدل‬
Distinction entre le paradigme (post)positiviste et le paradigme
interprétatif[‫]عدل المصدر | عدل‬
Paradigme[‫]عدل المصدر|عدل‬
Thomas Kuhn
C’est un concept qui provient de Thomas Kuhn. Il essaie de développer une théorie sur la
science sur la base de la notion de paradigme, c’est-à-dire sur la manière dont la société se
développe à partir d’un paradigme. C’est une perspective théorique qui est partagée et
reconnue par la communauté des chercheurs d’une discipline qui est fondée sur des acquis
précédents de la discipline et qui oriente la recherche en termes de choix des faits à étudier,
de l’objet, de la formulation des hypothèses et de la mise en place méthodologie des outils de
recherche scientifique. Cela est lié à la formulation d’une théorie, mais de façon plus
générale, c’est la manière de se rapprocher d’une théorie sociale qui permet de définir les
outils théoriques et méthodologiques à utiliser pour promouvoir sa théorie.
Le paradigme est une vision du monde, une grille de lecture qui précède l’élaboration
théorique. Kuhn fait une distinction fondamentale entre la science normale et les révolutions
scientifiques.
 science normale : longue phase ou un paradigme donné dans l’histoire de l’occident a
dominé.
 révolution scientifique : changement de paradigme.
Si on abandonne l’idée de développement historique de Kuhn et qu’on l’applique à la science
sociale, aujourd’hui, il y a plusieurs paradigmes qu’il faut choisir et dans lesquels il faut
s’inscrire.
Il y a une coexistence de paradigmes qui s’opposent entre eux pouvant être caractérisés de
manières différentes. Les paradigmes caractérisent la recherche en science sociale, les choix
méthodologiques découlent du choix de paradigme dans lequel on s’inscrit.
Une théorie au sens général du terme et la méthodologie sont intiment liées, on ne peut
penser à l’une sans l’autre. Ces paradigmes se trouvent dans le pôle théorique dont on
dénombre quatre paradigmes :
 positiviste ;
 compréhension ;
 fonctionnaliste ;
 structuraliste.
Ontologie[‫]عدل المصدر|عدل‬
C’est une manière de concevoir et d’élaborer la science permettant d’étudier la société
comme, par exemple, les phénomènes politiques.
Selon Charles Tilly, il y a quatre « ontologies », c’est-à-dire des manières à travers lesquelles
les chercheurs ont abordé le phénomène à expliquer, de concevoir et d’élaborer la science soit
concevoir et élaborer la réalité :
1. Individualisme phénoménologique: la conscience individuelle est le seul lieu de la vie
sociale, l'observation n'est pas la meilleure technique à suivre, car on ne peut pas voir
dans les consciences individuelles. C’est une interrogation sur la réalité sociale qui se
trouve dans la conscience individuelle sur la manière dont les hommes construisent leur
monde.
2. Individualisme méthodologique : ce sont les individus comme réalité sociale
fondamentale, voire unique, on se centre dans leur comportement et pas dans ce qu’ils
pensent. On doit trouver le sens des choses dans les individus, ce n’est pas dans la
conscience des individus, mais dans les comportements et les faits des individus.
3. Holisme : la structure sociale, horlogeries qui s'autosoutiennent, Durkheim est un
exemple, il faut analyser les phénomènes comme un tout unique (approche
systémique). On ne peut comprendre la société si on ne considère pas toutes les
différentes parties dans son ensemble. L’approche systémique en science sociale va par
exemple dans cette direction. Il faut considérer la société dans son entier, en d’autres
termes c’est un paradigme social généralisant.
4. Réalisme relationnel : les liens sociaux constituent l'élément fondamental de la vie
sociale On a plusieurs manières de classer ces paradigmes et conceptions de la société.
On ne va pas étudier un phénomène de la même manière si on pense que l’essence de ce
phénomène va se retrouver dans la conscience des gens et dans leurs relations ou on le
retrouve dans l’ensemble d’un phénomène dans lequel une personne s’insère.
Traditions sociologiques[‫]عدل المصدر|عدل‬
Selon Collins, on peut différencier quatre traditions sociologiques :
1. tradition du conflit : c'est à travers l'analyse de conflits qu'on peut expliquer les
phénomènes sociaux. La société est par essence conflictuelle, les théories de Marx sont
des exemples célèbres.
2. tradition utilitariste-rationaliste : les êtres humains sont rationnels.
3. tradition holiste : « durkheimienne ».
4. micro-interactionniste : il faut analyser les interactions au niveau microrelationnel.
Quand on parle de méthode, on ne peut pas faire d‘abstractions, les réflexions ne concernent
pas seulement la théorie ; il faut penser aux paradigmes, aux manières de concevoir la
société, mais en même temps, il y a diverses formes afin de comprendre les approches.
Nous allons faire la distinction entre deux grands paradigmes :
 paradigme positiviste : empiriste, objectiviste, explicatif. Ici, le terme « positiviste »
n’a pas de connotation négative.
 paradigme interprétatif : humaniste, du subjectivisme, de la compréhension.
Ces paradigmes sont des conceptions générales de la nature de la science sociale
permettant d’appréhender et de connaître la réalité sociale.
Il y a une opposition entre Durkheim et Weber (approche des faits ou de la compréhension).
Ce sont diverses manières par lesquelles on peut connaître la réalité sociale. Ces deux
approches nous montrent la différence entre démarche quantitative et démarche
qualitative.
On élabore ces paradigmes autour de trois questions :
 question ontologique : est-ce que la réalité sociale existe et qu’elle est sa nature ? ;
concerne la réalité sociale et sa nature.
 question épistémologique : est-ce que cette réalité sociale est connaissable ? pouvonsnous la connaître ?
 question méthodologique : si cette réalité existe et elle est connaissable, comment
pouvons-nous la connaître ?
Chacun de ces paradigmes apporte des réponses différentes à ces trois questions.
Question ontologique[‫]عدل المصدر|عدل‬
Est-ce que la réalité sociale existe ? - Ontologie.
(Post-)positiviste
 Réalisme (critique)
La société existe, on peut l'observer, mais elle ne peut être connue que de manière
probabilistique, l'observation dépend de la théorie elle-même (post-).
 La réalité sociale est objective et objectivable
C’est la position positiviste, on cherche juste à connaître la position, la définition
ontologique que les deux paradigmes donnent.
 Constructivis
La réalité n'existe p
pas en tant que tel,
 La réalité est
Chacun a sa propre
qui est construit pa
Question epistémologique[‫]عدل المصدر|عدل‬
Est-ce que si la réalité existe, elle est connaissable ? - Épistémologie : manières de connaître.
(Post-)positiviste
 Dualisme / objectivité
 Non dualisme / n
D'un côté la réalité, de l'autre le chercheur. Pour connaître le monde, il faut essayer de
On nie le dualisme et o
se détacher, car le monde social existe et est réel. En d’autres termes c’est un dualisme
signification, elle ne p
entre les chercheurs et la réalité.
recherche. Le monde n
 Science expérimentale en quête de lois
 Science interpré
Pouvoir contrôler tous les facteurs, il faut se rapprocher le plus possible. Il y a l’idée
On ne cherche pas de l
de l’expérimentation et de l’expérience. On essaie de répliquer ce qu’on fait dans les
et d’arriver à des lois.
sciences dures en les appliquant aux sciences sociales. C’est une volonté de faire des
profond des phénomèn
expériences en manipulant la réalité.
 Objectif : compr
 Objectif : explication
On veut comprendre, p
On veut expliquer les faits qui sont là, objectivement, on le fait en s'éloignant. On
 Généralisations
recherche une logique de cause à effet.
Énoncés de (probabilis
 Généralisations
ne peut pas établir de l
Loi dans les sciences humaines ; il faut trouver une loi. Loi provisoire (post-), la
se fait par les énoncés
falsification de l'hypothèse (une bonne hypothèse doit pouvoir être soumise à des tests
de la réalité ou l’on fai
empiriques et être falsifiée).
Dans un cadre on vise à expliquer les phénomènes et dans l’autre à les comprendre. Les
méthodes de collecte et d’analyse de données vont évidemment être différentes.
Question méthodologique[‫]عدل المصدر|عدل‬
Comment est-ce que la réalité peut être elle connue ? - Méthodologie : quels sont les outils ?
(Post-)positiviste
 Expérimentale-manipulative
On veut manipuler tous les facteurs explicatifs. Le chercheur intervient sur la réalité à
 Interaction e
travers l’expérience en essayant d’arriver aux objectifs d’explication et de généralisation La motivation est
d’une loi.
plus d’une telle fa
 Observation
 Interprétati
La réalité peut être observée de l'extérieur.
Il s'agit d'interprét
 Méthode hypothético-déductive
 Méthode ind
On a des hypothèses, on part d'une théorie, et on essaie de les tester avec l'observation de On essaie de parti
la réalité objective. On part des idées pour ensuite les tester afin de trouver une
théorie. On part d
confirmation ou une vérification empirique des idées sur le terrain.
pour remonter ver
 Techniques quantitatives
 Techniques
Comme on vise une généralisation, on privilégie ces méthodes au sens technique.
On privilégie les t
 Analyses par variables
 Analyses pa
La réalité sociale est analysée par des variables. Par exemple on s'intéresse de savoir si
L'unité d'analyse,
l'origine sociale influence ceux qui sont plus attentifs au cours. Ce qui intéresse le
un ensemble de ca
chercheur ne sont pas les individus, mais la variable.
Dans son ouvrage, Corbetta parle de trois paradigmes :
 paradigme positiviste : n'existe plus en sciences sociales, personne ne pense que les
sciences sociales doivent être comme les sciences exactes.


post-positiviste : est plus nuancé, c'est la critique du positivisme notamment faite par
Karl Popper. Cette reformulation critique a nuancé de plusieurs manières le paradigme
positiviste pur. La réalité sociale est externe, mais ne peut être connue que de manière
probabiliste. D’autre part l’observation empirique dépend de la théorie.
paradigme interprétatif
À partir de ces deux paradigmes découlent deux manières de faire de la recherche en sciences
sociales qui sont des radicalisations de ces positions :
 recherche quantitative
 recherche qualitative
Recherche quantitative et recherche
qualitative[‫]عدل المصدر | عدل‬
L'École de Chicago va produire des études systématisées avec les premiers efforts d'étudier
d'une manière quantitative les phénomènes sociaux sans pour autant mettre de côté les études
qualitatives. Dans la même université, on rencontre deux écoles. Dans les années 1940 –
1950, il y a une domination de la recherche quantitative notamment avec l'utilisation des
sondages dans le cadre des élections. Dans les années 1960, aux États-Unis, il y a une
résurgence de l'approche qualitative avec un retour de la perspective qualitative en produisant
des analyses historiques.
Approche générale[‫]عدل المصدر|عدل‬
Recherche quantitative
Relations structurées
Suivent des phases logiquement séquentielles (certains phases doivent arriver
avant que des autres). ex. Il faut d'abord avoir une hypothèse pour après la
Relation théorie – et le tester. L’important est le degré de structuration. C’est la mise en forme de la
processus de recherche recherche. On a un dessin de recherche fortement structuré avec des phases
séquentielles.
 Déduction
La théorie précède l’observation selon une logique linéaire.


Reche
 R
Il n y'
comm
appro
Tout
 I
La thé
cette a
après
théori
 A
Elle e
par ra
conna
quant
Fondamentale
Elle est fondamentale pour la définition de la théorie et la formulation des
Fonction de la hypothèses. Cela soutient la logique de linéarité et de phases séquentielles.
littérature
Nb : Les hypothèses découlent de la littérature, l'observation du terrain et de la
créativité des sociologues.
Nb : i
Pour
 Opérationnalisés
 O
Concepts Ils sont opérationnalisés, permettent de passer du niveau théorique au niveau Conce
empirique ; ils permettent de traduire empiriquement des concepts théoriques. reche
 Approche manipulative
Le
Rapport avec chercheur intervient dans la réalité et il essaie de modifier quelque chose,
l’environnement notamment dans les études expérimentales. Le chercheur est externe, il
intervient à travers des outils méthodologiques.
Interaction  Observation scientifique
psychologique Détachée et neutre. Aspect axiologique, on essaie de neutraliser nos valeurs
chercheur – objet pour voir cette distance d'interaction, je ne fais pas partie de « cette » réalité.
d’étude
Interaction physique  Distance, séparation
chercheur – objet Le chercheur qui fait l'analyse ne doit pas être celui qui fait la collecte des
d’étude données.
Rôle du sujet étudié 
Sujet a un rôle passif
direct
en con
 A
Il n'y
manip
problè
l’envi
maniè
 I
On es
les co
persp
à trav
 P
C'est
produ
 S
Actio
Recueil des données[‫]عدل المصدر|عدل‬
Recherche quantitative
Recherche qu
 Process
On n'a pas be
 Structuré, fermé
Dessin de Précède la recherche elle-même. D'abord, dessin, après la recherche. Avant de fonction des
recherche pouvoir aller sur le terrain, il faut que le dessin de recherche soit définitif.
ouverts, la m
construite au
 Echantillon statistiquement représentatif
 Cas sing
Surtout dans l'approche individuelle, on fait un sondage pour qu'il soit le plus La représenta
Représentativité représentatif possible. L’idée est de partir d’un échantillon pour en tirer des intéressent. O
conclusions plus larges. Les résultats de la recherche sont censés être
représentatifs
généralisés à l’univers dont on a tiré les individus.
spécifiques.
 Varie se
 Instrument uniforme pour tous les sujets
On ne tend p
Instrument de Le but est d'avoir une représentativité objective par un instrument maitrisé qui fonction des
recueil permet d’arriver à une matrice de données. C’est à travers l’uniformisation et recueils à tou
la standardisation que l’on peut atteindre la représentativité statistique.
l’on veut fair
 Hard, données objectives et standardisées
 Soft, do
Nature des L’opposition principale se retrouve au niveau de l’objectivité en opposition à Les données
données la subjectivité. Il faut que les données soient les plus objectives possible.
données soien
Traitement des données[‫]عدل المصدر|عدل‬
Recherche quantitative
Objet de l’analyse  Variable (variable oriented analysis)
Analyse par variables et impersonnelle. L’unité d’analyse principale est l’individ
mais avant tout les caractéristiques de ces différents individus.
 Expliquer la variation des variables
Objectif de l’analyse 0n recherche des corrélations entre variables, ce sont des covariations.
 Usage intensif des techniques mathématiques et statistiques
Techniques mathématiques Ils veulent recueillir les données d'une manière standardisée (il faut travailler sur
et statistiques nombre large de cas)
Résultats[‫]عدل المصدر|عدل‬
Recherche quantitative
Recherche qualitative
 Tableaux (perspective relationnelle)
Le but de l'opération est de trouver des relations entre les variables,
 Extraits d’interv
on présente l'information de façon numérique. (cependant la
Mise en relation des c
Présentation des narration est aussi présente). On recherche des corrélations ou des holiste afin de compre
résultats covariations.
perspective narrative c
expliquer ses habitude
Nb : la narration – il est important d'avoir une sorte de récit, il faut
montrer une certaine histoire de ce que l’on veut expliquer.
 Corrélations
 Classifications e
On cherche à établir des modèles causaux, lois. ex. il est plus
C'est une représentatio
probable que ceux qui ont un niveau universitaire élevé participent à
spécifique étudié. Ils n
Généralisations la politique. Ils ont comme objectif prioritaire de généraliser.
 Logique de class
 Logique de la causalité
L’idée est de garder l’
On va parler de causes, on va rechercher des relations cause - effet.
 Généralité
 Spécificité
Portée des On veut inférer le résultat à un ensemble plus large que l’on peut
résultats caractérisé de nomothétique c’est-à-dire que l’on recherche des lois. On tend à la spécificit
Quelques exemples : recherche
quantitative et recherche qualitative[‫عدل | عدل‬
‫]المصدر‬
Souvent lorsque l’on parle de méthode, presque toujours, on discute des différentes approches
et presque systématiquement on se retrouve sur des oppositions entre professionnels. Bien
qu’ici ces deux approches soient traitées comme étant distinctes, il ne faut pas sortir avec une
idée figée des deux démarches, car il y a aussi certaines caractéristiques qui appartiennent à la
fois à l’une et à l’autre ou à l’autre ou à l’une.
Une recherche a été faite sur l’engagement individuel dans les mouvements sociaux en
essayant d’expliquer pourquoi les individus participent aux mouvements sociaux.
Deux questions ont émergé ; il y aurait peut-être à travers ces deux démarches des réponses
différentes :
 pourquoi les gens vont dans des mouvements sociaux ? quels sont les facteurs
explicatifs ? idée de la démarche quantitative

quels sont les processus et les mécanismes qui font que les gens s’engagent dans les
mouvements ? comment s’engage-t-on ? idée de la démarche qualitative
Recherche quantitative : l'engagement dans les
mouvements sociaux[‫]عدل المصدر|عدل‬
1ière étape - d'abord on va s’intéresser à des facteurs explicatifs. Lectures qui ont permis de
faire ressortir trois grands ordres de facteurs :
 caractéristiques sociodémographiques : dépends des valeurs.
 insertion dans des réseaux sociaux préalables : les individus s’insèrent dans des
mouvements pas nécessairement parce qu’ils partagent des valeurs, mais parce qu’ils
sont insérés dans des réseaux sociaux préalables ; ce sont des liens que la personne peut
avoir avec d’autres personnes indépendamment de ses valeurs et de ses caractéristiques
sociodémographiques.
 perception que la personne a de la réalité externe : les personnes qui ont le sentiment
d’être efficace et d’avoir un impact s’ils se mobilisent fait qu’ils se mobilisent.
Cela a permis la construction d’un cadre théorique qui permet de formuler des hypothèses.
2ème étage - définition du dessin de recherche et tests des hypothèses :
 enquête par sondage : envoi de sondages et de questionnaires selon des critères
stricts. C’est un processus logiquement séquentiel.
 analyses statistiques : collecte des données et construction d’une matrice de
données qui permette de procéder à des analyses statistiques. À partir des résultats
on a cherché à les généraliser en recherchant des corrélations entre le niveau
d'intégration et participation, etc.
 généralisations : l'objectif était d'aller du particulier au général en appliquant la
recherche à toutes les personnes engagées dans des mouvements sociaux.
 explication : l’idée est d’expliquer le degré de l’engagement et de mettre en évidence
une logique de cause à effet et d’en tirer des corrélations à travers des relations entre
deux variables. Dans ce cas ont été mis en évidence des coefficients de régressions.
Ainsi on a une mesure de la relation entre les variables.
 conclusion : la relation existe non seulement dans l’échantillon, mais aussi dans la
population en général.
Recherche qualitative : l'engagement dans les
mouvements sociaux[‫]عدل المصدر|عدل‬
On s’intéresse plutôt à savoir quels sont les parcours des militants, les processus et les
mécanismes qui conduisent à l’engagement :
 entretiens en profondeur avec des activistes : il y a une proximité à travers l’étude des
cas personnels et cela par l’analyse des récits-vies. On a essayé de reconstruire la vie de
quelque uns des membres engagés afin de déterminer ce qui les ont amenés à s’engager.
L’idée était que l’engagement était lié au fait que les personnes font des liens entre leurs
différentes sphères de vie. C’est une démarche holistique en considérant le fait que l’on
s’intéresse à la subjectivité des personnes et en ayant une approche empathique afin de
comprendre les raisons de leurs engagements ainsi que, pour certains, leurs
désengagements.



à travers des entretiens on a généré une théorie : l’hypothèse est que l’engagement
provient d’une dysfonction entre les sphères de l’individu. A été généré une Théorie de
l'Activisme – il est plus probable que les gens restent engagés sur une longue période
dans un mouvement si les divers sphères de vie sont liées entre elles, il faut qu'il y ait
une certaine cohérence.
les extraits d'entretiens ont été utilisés pour présenter les résultats : a été rédigé un
récit permettant de ressortir que lorsque les militants avaient une vision holistique, alors
il était plus probable qu’ils restent engagés dans le mouvement. Alors que les personnes
qui déconnectent les sphères ont une plus grande propension à se désengager. Ainsi les
extraits permettent de corroborer un propos.
conclusion : on a certaines idées qui nous guident et qui montrent comment cette
démarche a pour objectif de générer une théorie.
Quelle est la meilleure méthode ?[‫]عدل المصدر | عدل‬
Les méthodologistes ont trois positions différentes quant à la question de savoir s’il est mieux
de faire une recherche quantitative plutôt que qualitative ou vice-versa :
1. Une (approche) assez rigide qui dit que les méthodes quantitatives et qualitatives
sont incompatibles : à la vue des logiques fondamentalement différentes qui s’appuient
sur des ontologies et des épistémologies complètement différentes, alors on ne peut les
consigner parce qu'ils s'appuient sur des éléments théoriques très différents (est-ce que la
réalité existe en tant qu’objet externe ?)
2. Subsidiaire des méthodes qualitatives : ils disent que certains aspects de l'analyse
qualitative sont utiles, mais la quantitative continue à être la « meilleure » ; on considère
que la méthode quantitative est la méthode par excellence, car elle est plus scientifique
et la méthode qualitative a une fonction subsidiaire. Les méthodes qualitatives ont une
fonction subsidiaire, c’est-à-dire qu’il y a certains aspects que l’on peut aborder dans le
cadre de certains entretiens. Ce sont surtout les chercheurs quantitativistes qui prônent
cette approche.
3. Pleine légitimité des deux méthodes : cela dépend de la recherche, de la méthode que
nous allons étudier. Aucun n'est moins scientifique que l'autre (qualitative n'est pas
moins que la quantitative)
Combiner les méthodes n’est pas une tâche facile due à ces différences passées en revue entre
ces deux paradigmes. Cependant, cela dépend beaucoup de la question de recherche, de ce
que l’on étudie ; il y a certaines questions qui sont plus susceptibles d’être adéquates à l’une
des deux approches. Les deux grandes méthodes conduisent à des connaissances qui peuvent
être différentes. Finalement ces deux méthodes peuvent être combinées dans une
approche que certains qualifient de « triangulation de méthodes » qui permet
d’apporter plusieurs approches.
Annexes[‫]عدل المصدر | عدل‬




Introductory Essay to Charles Tilly’s Writings on Methodology By Y. Sekou Bermiss
"How I Work" by Charles Tilly
Charles Tilly : un riche héritage pour la sociologie politique par Hubert Rioux Politique et Sociétés, vol. 30, n° 3, 2011, p. 99-122.
Historical Concepts, Social Ontology, Macrohistory by Daniel Little - University of
Michigan-Dearborn; SSHA, Pittsburgh, October 2000
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