Telechargé par Aoueileyine ABOUBACRINE SEDIGH

La pratique de l'Anesthésie locorégional par les licenciées et ou Techniciens Supérieurs en Anesthésie et Réanimation

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République Tunisienne
Ministère de la Santé Publique
Ministère de l’Enseignement Supérieur
Université Tunis-El Manar
École Supérieure des Sciences et Techniques de la Santé de Tunis
Département d’anesthésie et réanimation
PROJET DE FIN D’ETUDES
Pour l’obtention du diplôme de la Licence Appliquée en
Anesthésie et Réanimation
Présenté et Soutenu : le 02 / 06 /2018
Par : Aoueileyine ABOUBACRINE SEDIGH
TITRE
Mots Clés
La pratique de l’anesthésie locorégional par les
licenciées et ou les Techniciens Supérieurs en
Anesthésie et Réanimation : Étude comparative
entre la Tunisie et la Mauritanie.
La formation théorique et pratique, les Compétences, le
cadre légale et la Responsabilité.
Président et les membres du Jury :
Pr Ag. Khadija MZOUGHI
Dr. Imen NAASS
Mme. Karima AYADI
Encadreur : Dr. Tahar MESTIR
Co- Encadreur : Mme. Soussi SONIA
ANNÉE UNIVERSITAIRE 2017-2018
Dédicace :
Je dédie ce travail à …
À ma chère mère BINTA CISSE ″ paix à son âme ″
Ton départ aux pays des anges généreux n’effacera jamais le souvenir des jours heureux,
Maman tu as été pour moi la meilleure des mères, une mère en or dont le cœur est fait de
lumière. Maman je t’aime, en ma vie tu restes toujours le plus beau thème. Ton amour pour
moi aujourd’hui encore, la joie sème, je ne t’oublierai jamais car tu es toujours présente à mes
côtés je te voie dans tout ce que je fais tu es la raison de mon succès, tu m’as donnée la vie, la
tendresse et le courage pour réussir. Maman tout ce que je peux t’offrir ne pourra exprimer
l’amour et la reconnaissance que je te porte, je t’offre ce modeste travail pour te remercier
pour tes sacrifices et pour l’affection dont tu m’as toujours entourée, merci Maman - repose en
paix À mon père Elhassen Ould Elmokhtar
Aucune dédicace ne saurait exprimer l’amour, l’estime, le dévouement et le respect que j’ai
toujours eu pour vous. Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon
éducation et mon bien-être. Ce travail est le fruit de tes sacrifices que tu as consentis pour
mon éducation et ma formation.
À mes frères
Abdellah, Mohamed, Mokhtar et Yahya
En témoignage de l’attachement, de l’amour et de l’affection que je porte pour vous. Malgré
la distance, vous êtes toujours dans mon cœur. Je vous remercie pour votre hospitalité sans
égal et votre affection si sincère. Je vous dédie ce travail avec tous mes vœux de bonheur, de
santé et de réussite.
À mes sœurs
Fatimetou et Oumama
Les mots ne suffisent guère pour exprimer l’attachement, l’amour et l’affection que je porte
pour vous, ce travail est une expression de mon respect et mes affections pour les sacrifices
que vous avez consentis pour mon avenir et pour mon soutien moral que vous n’avez cessé
d’offrir
À mes chers ami(e) s
Je ne peux trouver les mots justes et sincères pour vous exprimer mon affection et mes
pensées, vous êtes pour moi des frères, sœurs et des ami(e) sur qui je peux compter. En
témoignage de l’amitié qui nous uni et des souvenirs de tous les moments que nous avons
passé ensemble, je vous dédie ce travail et je vous souhaite une vie pleine de santé et de
bonheur.
i
Remerciements :
Je tiens tout d’abord à remercier Dieu le tout puissant et miséricordieux, qui nous a donné la
force et la patience d’accomplir ce Modeste travail.
En seconde lieu, je tiens à remercier mon encadreur Dr. TAHAR MESTIRI chef de
département d’Anesthésie et Réanimation à la Faculté de Médecine de Tunis, pour tout ce que
vous avez fait pour moi. Votre rigueur, votre enthousiasme, je tiens à vous exprimer ma
reconnaissance. Je vous remercie de m’avoir encadré, orienté, aidé et conseillé. Mme.
SOUSSI SONIA professeur paramédicale à l’école supérieure des sciences et techniques de la
santé de Tunis pour sa disponibilité et ses conseils avertis, qui m’a été d’un grand secours
particulièrement dans la réalisation de ce travail. Veuillez accepter l’expression de ma
sincère gratitude et de mon plus humble respect.
Mes parents : Mr. ELHASSEN OULD ELMOKHTAR et Mme. BINTA CISSE (paix à son
âme) ; qui m’ont toujours donné le maximum de ce qu’ils pouvaient. Vous m’avez épaulé dans
les moments difficiles et toujours été un exemple dans le travail. Mes frères et sœurs adorées,
vous m’avez remonté le moral lorsque ma détermination flanchait, j’espère que vous
appréciez le fruit de tant d’effort. La famille Aoueileyine, vous m’avez soutenue et aidée dans
les difficultés de la vie quotidienne. Merci à mes cousin(e)s, mes neveux mes nièces et
amis(es).
Mes amis(es) proches : Abderrahmane Diop (Pablo-Escobar) et Mahrez_Bro pour leur
amitié et aide efficace en informatique. Moana, Samsouma, Dojj, Halelouya, Olaf et Dos
pour leurs soutiens et aides importantes dans la saisie des données.
J’adresse mes sincères remerciements à tous les professeurs, intervenants, et toutes les
personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé mes
réflexions et ont accepté à me rencontrer et répondre à mes questions durant mes recherches.
Tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’élaboration de ce travail et dont les noms
ne figurent malheureusement pas sur ces pages. Qu’ils trouvent ici le témoignage de mon
estime et de ma gratitude.
Aoueileyine ABOUBACRINE SEDIGH
ii
Dédicace : ......................................................................................................................... i
Remerciements : .............................................................................................................. ii
Liste des abréviations : .............................................................................................. vii
Liste des figures : ...................................................................................................... viii
Liste des tableaux : ..................................................................................................... ix
INTRODUCTION .................................................................................................................... 1
SUJETS ET METHODES ....................................................................................................... 3
1.
TYPE D’ETUDE .................................................................................................................. 4
2.
POPULATION ET LIEU D’ETUDE ......................................................................................... 4
2.1.
Critères d’inclusion .................................................................................................. 5
2.2.
Critères d’exclusion ................................................................................................. 5
3.
DUREE DE L’ETUDE .......................................................................................................... 5
4.
OUTIL DE COLLECTE DES DONNEES................................................................................... 5
4.1.
Élaboration du questionnaire ................................................................................... 5
4.2.
Validation théorique et mise en forme définitive du questionnaire ......................... 6
5.
METHODE D’ANALYSE DES DONNEES ............................................................................... 6
6.
CONSIDERATIONS ETHIQUES ............................................................................................. 6
RESULTATS .......................................................................................................................... 16
INFORMATIONS GENERALES RELATIVES A LA POPULATION D’ETUDE ET SA FORMATION DE
I.
BASE ...................................................................................................................................... 17
I.1. Réparation selon le genre............................................................................................ 17
I.2. Réparation selon l’âge ................................................................................................ 17
I.3. Répartition selon la nature du diplôme (TS ou LAR) ................................................ 18
II.2. Lieu de formation de base ......................................................................................... 19
II.2. Statut de l’enseignant de la formation théorique de base .......................................... 19
II.3. Statut de l’enseignant de la formation pratique de base ............................................ 20
II. EXPERIENCES DE LA PRATIQUE DE L’ALR ...................................................................... 20
1.
Ancienneté dans les pratiques.................................................................................... 20
2.
Types d’anesthésie locorégionale pratiqué ................................................................ 21
3.
Raisons d’abstractions de la pratique d’ALR ............................................................ 22
4.
La fréquence des pratiques ........................................................................................ 22
5.
La présence du médecin anesthésiste lors de la réalisation de l’ALR par les LAR .. 23
iii
6.
Complications peropératoire de l’ALR ..................................................................... 24
7.
Complications postopératoire de l’ALR .................................................................... 25
III. LA PRATIQUE DE L’ALR PAR LES ENQUETES .................................................................. 26
1.
La réalisation de la technique d’ALR par les enquêtés ............................................. 26
2.
Les situations et conditions de la réalisation de l’ALR par les enquêtés ................ 26
3.
Opinions des enquêtés sur la nécessité d’une formation pratique continue .............. 27
4.
Le Besoin d’un CEC équivalent à un mastère ........................................................... 28
IV. CADRE LEGALE............................................................................................................... 28
1.
Connaissance de la loi ............................................................................................... 28
2.
La responsabilité l’or de la survenue des complications ........................................... 29
3.
La couverture légale du LAR et/ou TS l’or de la survenue des complications ......... 30
DISCUSSION ......................................................................................................................... 32
1.
NATURE DU DIPLOME DES ENQUETES ............................................................................. 33
2.
L’ORGANISATION DE LA FORMATION DE BASE ................................................................ 33
3.
2.1.
Lieu de formation ................................................................................................... 33
2.2.
Formation théorique ............................................................................................... 33
2.3.
Formation pratique ................................................................................................. 34
2.4.
Suggestions d’amélioration de la formation .......................................................... 35
L’EXPERIENCE ET LE VECU DE LA PRATIQUE DE L’ALR PAR LES LAR ET TS ................. 35
3.1.
Ancienneté dans les pratiques ................................................................................ 35
3.2.
Types d’ALR pratiqués .......................................................................................... 35
3.3.
Raisons d’abstractions de la pratique d’ALR ........................................................ 35
3.4.
Complications de l’ALR ........................................................................................ 36
3.5.
La pratique de l’ALR ............................................................................................. 36
3.5.1. La réalisation de la technique d’ALR ................................................................ 36
3.5.2. La fréquence des pratiques ................................................................................. 37
3.5.3. conditions de la réalisation de la technique d’ALR ........................................... 37
3.5.4. L’encadrement des LAR et TS lors de la réalisation de la technique ................ 37
4.
5.
LE CADRE LEGAL ............................................................................................................ 38
4.1.
Connaissance de la réglementation de la pratique de l’ALR par les LAR ............ 38
4.2.
Qui assume la responsabilité lors de la survenue des complications ..................... 38
4.3.
La couverture du LAR et TS lors de la survenue des complications ..................... 39
RECOMMANDATIONS ET SUGGESTIONS .......................................................................... 39
iv
5.1.
Description de l’état des formations en Mauritanie et en Tunisie ......................... 39
5.2. Suggestions et Propositions ....................................................................................... 39
5.3. LES LIMITES DE NOTRE TRAVAIL ................................................................................. 40
CONCLUSION ....................................................................................................................... 41
REFERENCES ....................................................................................................................... 44
ANNEXES ............................................................................................................................... 46
v
Liste des abréviations :
ALR : Anesthésie locorégionale
RA : Rachianesthésie
MAR : Médecin Anesthésiste Réanimateur
LAR : Licencié en Anesthésie et Réanimation
TS : Technicien Supérieur
TSAR : Technicien Supérieur en Anesthésie et Réanimation
CHU : Centre Hospitalo-Universitaire
MU : Médecin Universitaire
PPM : Professeur Paramédical
MR : Mauritanie
TN : Tunisie
MA : Médecin Anesthésiste
CEC : Certificat d’études Complémentaires
IADE : Infirmier(ère) Anesthésiste Diplômé(e) d’état
SPSS : Package for Social Sciences
vii
Liste des figures :
Figure 1: Répartition de la population d'étude selon le sexe ........................................................... 17
Figure 2: Répartition selon la tranche d'âge ..................................................................................... 17
Figure 3: Répartition de la population d'étude selon le diplôme .................................................... 18
Figure 4: Ancienneté dans les pratiques ............................................................................................ 20
Figure 5: Types d'anesthésie locorégionale pratiquée par les LAR et/ou TS ................................ 21
Figure 6: Les raisons majeurs d’abstraction de la pratique de l’ALR ........................................... 22
Figure 7: Encadrement par un medecin anesthésiste....................................................................... 23
Figure 8: Complications survenues en peropératoire suite à une ALR .......................................... 24
Figure 9: Complications survenues en Post-Op suite à une ALR ................................................... 25
Figure 10: La Réalisation de la technique d’ALR ............................................................................ 26
Figure 11 : Situations et conditions de la réalisation de l'ALR ....................................................... 26
Figure 12: Nécessité d’une formation pratique continue ................................................................. 27
Figure 13: CEC équivalent à un Mastère .......................................................................................... 28
Figure 14: Connaissance de la réglementation de la pratique de l’ALR par les LAR .................. 28
Figure 15: Qui assume la responsabilité en cas de complications ................................................... 29
Figure 16: La couverture légale du LAR et TS lors de survenus des complications ..................... 30
viii
Liste des tableaux :
Tableau I: Répartition de la population (N= 320) selon l’âge ......................................................... 18
Tableau II: Lieu de formation des LAR et/ou les TS ....................................................................... 19
Tableau III: Le statut de l'enseignant de la formation théorique ................................................... 19
Tableau IV: Le statut de l'enseignant de la formation pratique ..................................................... 20
Tableau V: La fréquence des pratiques de l'ALR ............................................................................ 22
ix
Introduction
INTRODUCTION
L'anesthésie locorégionale (ALR) est une technique consistant à bloquer la sensibilité par
injection d'un anesthésiant au niveau de la convergence de gros troncs nerveux. Cette anesthésie
provoque l'insensibilisation de toute la région correspondante [1].
Ces dernières années, l’anesthésie locorégionale a vu ses champs d’application s’étendre
avec de nouvelles molécules plus efficaces et plus sûres mais aussi une sécurité renforcée par
l’avènement du repérage échographique. Cette efficacité et sécurité ont été mises à profit pour
s’affranchir des complications de l’anesthésie générale et du contrôle des voies aériennes
surtout en pratique obstétricale et d’urgence avec situation d’estomac plein. Elle a permis de
réduire significativement le taux de mortalité maternelle liée à l’anesthésie. Elle est également
un des piliers de la démarche de réhabilitation postopératoire rapide et contribue à réduire la
consommation des morphiniques avec un impact favorable sur la morbidité postopératoire.
Ces techniques sont actuellement largement pratiquées en chirurgie sous-mésocolique
digestive, urologique ou gynéco-obstétricale et surtout en chirurgie orthopédique et vasculaire
périphérique. Leur association à l’anesthésie générale dans certaines chirurgies permet de
pratiquer l’anesthésie sans morphiniques (opioïd free anesthesia) avantageuse sur les suites
opératoires.
L’ALR, bien qu’enseignée d’un point de vue théorique au sein des instituts de formation
des licenciés en anesthésie et réanimation aussi bien en Tunisie qu’en Mauritanie , reste un acte
médical qui fait partie du champ des compétences des médecins anesthésistes. Cependant dans
la « vrai vie » au sein de nombreuses équipes d’Anesthésie Réanimation malgré l’absence de
cadre réglementaire clair et compte tenu de la faible démographie en médecins anesthésistes
réanimateurs ; cette technique est aussi largement pratiquée dans les deux pays par les licenciés
et techniciens supérieurs en anesthésie réanimation sous l’encadrement et la responsabilité du
médecin anesthésiste réanimateur (MAR).
Cette ambiguïté nous a poussés à faire un état des lieux concernant le cadre réglementaire,
les pratiques et la formation. On s’était fixé comme objectifs de :
 Comparer l’organisation de la formation de base
 Comparer l’expérience et le vécu de la pratique de l’ALR par les LAR et des TS
en Tunisie et en Mauritanie
 Comparer les situations et conditions de la réalisation de l'ALR par les LAR et
des TS en Tunisie et en Mauritanie
2
INTRODUCTION
 Proposer des suggestions d’amélioration de la formation de base et de la pratique
de l’ALR des deux pays en se basant sur les points forts de chaque programme
d’enseignement.
3
Sujets et
méthodes
SUJETS ET METHODES
1. Type d’étude
Il s’agit d’une étude descriptive comparative entre deux pays la Mauritanie et la Tunisie qui a
concerné les licenciés en anesthésie et réanimation (LAR) et /ou les techniciens supérieures en
Anesthésie et réanimation (TSAR).
2. Population et lieu d’étude
Cette présente étude a concerné une population qui est répartie entre deux pays du Maghreb
Arabe qui sont la Mauritanie et la Tunisie dont elle est répartie comme suit :
 La Mauritanie :
160 Techniciens supérieurs (TS) et licenciés en anesthésie et réanimation (LAR) repartis sur
les hôpitaux suivants :
-
Centre Hospitalier Nationale (Services : Urologie, Maternité, Viscérale, Urgence,
Orthopédie et Réanimation)
-
Centre Hospitalier Cheikh Zeyed
-
Centre Hospitalier de L’amitié (Services : Urologie, Viscérale et Gynécologie)
-
Centre Hospitalier Mère et enfant
-
Hôpital Hamed Ben Khalifa (Viscérale, Maternité et Orthopédie)
-
Hôpital Militaire de Nouakchott (Viscérale, ORL et Orthopédie)
 La Tunisie :
161 Techniciens supérieures (TS) et licenciés en Anesthésie et Réanimation (LAR) qu’on les
a réduit à 160 LAR et/ou TS suite à un tirage au sort pour avoir un échantillon homogène à
celui de la Mauritanie et qui sont repartis sur les hôpitaux suivants :
-
Hôpital Habib Thameur
-
Hôpital Mahmoud El Matri
-
Centre de Maternité et Néonatologie de Tunis
-
Hôpital La Rabta (Services : Urologie, Viscérale, ORL et Orthopédie)
-
Hôpital Charles Nicole (Services : Viscérale, Urologie et Gynécologie)
-
Hôpital d’enfants Bab Saadoun
-
Institut Mohamed Kassab d’Orthopédie
-
Hôpital Aziza Othmana
-
Clinique de l’espoir
-
Hôpital Militaire de Tunis
4
SUJETS ET METHODES
2.1.Critères d’inclusion
On a inclus dans notre étude tous les anesthésistes qui travaillent dans les blocs opératoires et
où l’anesthésie locorégionale est pratiquée.
2.2.Critères d’exclusion
On a exclu tous les anesthésistes qui travaillent dans les services de réanimation et en dehors
du bloc opératoire et d’autres pays.
3. Durée de l’étude
Cette enquête a duré dix mois, elle a débuté du mois Juillet 2017 jusqu’au le mois d’Avril 2018.
4. Outil de collecte des données
Un auto-questionnaire anonyme adressé aux anesthésistes qui a été présenté sous deux formes
pour faciliter la collecte des données :

Catégorie 1 : Un questionnaire sur papier (Annexe 1)

Catégorie 2 : Un questionnaire en ligne (Annexe 2)
4.1.Élaboration du questionnaire
Afin de répondre à nos objectifs, et rédiger notre questionnaire, nous avons réalisé une
recension exhaustive de la littérature sur les recommandations et le règlement de la pratique
d’ALR en Tunisie et en Mauritanie. Pour parvenir à l’élaboration de la version préliminaire de
notre questionnaire et afin de nous assurer que les répondants se réfèrent bien à leurs pratiques
quotidiennes et à leurs connaissances sur notre sujet, nous avons décidé de structurer le
questionnaire en cinq parties.
1. Section pour le profil de l’opérateur
2. Section pour les formations théoriques et pratiques
3. Section pour les expériences
4. Section pour la pratique de l’anesthésie locorégionale
5. Section pour le Cadre légal
5
SUJETS ET METHODES
4.2.Validation théorique et mise en forme définitive du questionnaire
Pour s’assurer de la bonne compréhension, la clarté de nos questions et évaluer le temps à
consacrer aux réponses, le questionnaire a été soumis à un nombre réduit et représentatif à notre
population cible. Le groupe est constitué de six LAR (3Tunisiens et 3 Mauritaniens). Deux
questions ont été modifiées et une estimation de 15 min a été jugée comme suffisante pour
répondre à notre questionnaire.
5. Méthode d’analyse des données
Les analyses statistiques ont été réalisées par le logiciel statistiques « Statistique Package for
Social Sciences » SPSS version 23 et par l’Office Excel 2007. La comparaison des variables
entres les deux pays a été effectué à l'aide du test khi deux (χ2). Une différence est considérée
significative, quand la valeur de « p » est inférieure à 5%.
6. Considérations éthiques
La participation à cette étude a été libre et volontaire et les questionnaires ont été anonymes et
confidentiels. L’accord du chef de service et l’autorisation des surveillants ont été obtenus
avant de distribuer nos questionnaires après une demande signée par le directeur du projet
(Annexe 3).
6
Résultats
RESULTATS
I.
Informations générales relatives à la population d’étude et sa formation de base
I.1. Réparation selon le genre
110%
98,75%
100%
90,63%
90%
80%
Tunisie
70%
Mauritanie
60%
50%
40%
30%
20%
9,38%
10%
1,25%
0%
Homme
Femme
Figure 1: Répartition de la population d'étude selon le sexe
Le sexe masculin des participants mauritaniens a été de l’ordre de 98,75% tandis que celui des
Tunisiens est de l’ordre de 9,38% par conséquent le sexe féminin représente la majorité des
personnes enquêtées en Tunisie qui a été de l’ordre de 90,63% par contre le sexe féminin en
Mauritanie représente un pourcentage très faible qui est égale à 1,25%.
I.2. Réparation selon l’âge
50%
47%
45%
39%
40%
35%
31,30%
30%
25%
26,30%
28,10%
Tunisie
20,63%
20%
Mauritanie
15%
10%
5%
4,40%
3,60%
0%
[20-29]
[30-39]
[40-49]
[50 -60]
Figure 2: Répartition selon la tranche d'âge
17
RESULTATS
La majorité de la population Tunisienne enquêtée soit 47% avait une tranche d’âge entre 30 et
39 ans, par contre la population Mauritanienne la majorité avait une tranche d’âge entre 40 et
49 ans.
Tableau I: Répartition de la population (N= 320) selon l’âge
Minimum
Maximum
Moyenne
Ecart type
Âge
22
60
39,90
9,610
Tunisie
22
53
35,31
8,428
Mauritanie
29
60
44,49
8,472
L’ensemble de la population d’étude (320 anesthésistes) a une moyenne d’âge de 39,9 ±
9,6. La moyenne d’âge de la population Mauritanienne est de 44,5 ± 8,5 tandis que celle de la
population Tunisienne est de 35,3 ± 8,4.
I.3. Répartition selon la nature du diplôme (TS ou LAR)
110%
98,8%
100%
90%
80%
70%
60%
50%
52,5%
Tunisie
47,5%
Mauritanie
40%
30%
20%
10%
1,3%
0%
TS
LAR
Figure 3: Répartition de la population d'étude selon le diplôme
Parmi les personnes enquêtées de l’échantillon mauritanien on a 98,75% qui sont des TS et
1,25% des LAR. L’échantillon Tunisien est composé de de 47,5 % des TS et 98,8% des LAR.
18
RESULTATS
II.2. Lieu de formation de base
Tableau II: Lieu de formation des LAR et/ou les TS
Pays
Tunisie
Mauritanie
Centre Hospitalo-universitaire
56,3%
18,1%
École Supérieure des Sciences et Technique de la Santé
85,6%
93,1%
Le lieu de la formation de base des LAR et des TS Tunisiens et Mauritaniens est l’école de
santé et les CHU. La formation dans les CHU en Tunisie est plus importante que celle dans
les CHU en Mauritanie avec un taux de 56% pour les LAR tunisiens Versus un taux de
18,1% pour les LAR Mauritaniens.
Dans les 2 pays la formation pratique n’est dispensée que dans les CHU.
II.2. Statut de l’enseignant de la formation théorique de base
Tableau III: Le statut de l'enseignant de la formation théorique
Pays
Tunisie
Mauritanie
Médecin Universitaire (MU)
100%
85%
Professeur Paramédicale (PPM)
66,9%
53,8%
La population Tunisienne enquêtée soit la totalité (100%) a affirmée avoir été enseignée la
formation théorique par un MU et 66,9% par un PPM par contre seulement 85% et 53,8% de
la population Mauritanienne ont reçu cette formation dispensée respectivement par un MU et
un PPM.
19
RESULTATS
II.3. Statut de l’enseignant de la formation pratique de base
Tableau IV: Le statut de l'enseignant de la formation pratique
Pays
Tunisie
Mauritanie
Médecin Universitaire (MU)
53,8%
59,4%
Professeur Paramédicale (PPM)
83,8%
65%
La population Tunisienne enquêtée soit 53,8 % a affirmée avoir été enseignée la formation
pratique par un MU et 83,8 % par un PPM par contre seulement 59,4% et 65% de la population
Mauritanienne ont reçu cette formation dispensée respectivement par un MU et un PPM.
II.
Expériences de la pratique de l’ALR
1. Ancienneté dans les pratiques
60%
53,8%
50%
46,3%
48,1%
40%
29,4%
30%
Tunisie
Mauritanie
22,5%
20%
10%
0%
Inférieur à 5 Ans
Entre 5 et 10 Ans
Supérieur à 10 Ans
Figure 4: Ancienneté dans les pratiques
86 des LAR et TS Mauritaniens soit 26,9 % et 77 des LAR et TS Tunisiens soit 24,1 % ont
révélé avoir une ancienneté dans la pratique de l’ALR supérieur à 10 ans. Les LAR et les TS
mauritaniens ayant une ancienneté dans la pratique de la l’ALR entre 5 et 10 sont de l’ordre de
20
RESULTATS
23,1% contre 14,7% des LAR et TS Tunisiens. Pour une ancienneté inférieure à 5 ans ce critère
se trouve dans l’échantillon tunisien seulement avec un pourcentage de 11,3%.
2. Types d’anesthésie locorégionale pratiqué
120%
100%
100%
85% 86,30%
Tunisie
80%
Mauritanie
60%
40%
30%
20%
2,50%
4,40%
11,30%
0%
11,30%
11,30%
3,80%
0,60%
Types
Figure 5: Types d'anesthésie locorégionale pratiquée par les LAR et/ou TS
La rachianesthésie (RA) est pratiquée par la totalité de la population mauritanienne interrogée
tandis que cette technique n’est pratiquée que par 85% des TS et/ou LAR Tunisiens. La
péridurale est également pratiquée plus chez les TS et/ou LAR Mauritaniens (soit 86,3%) que
les TS et/ou LAR Tunisiens (30%). Les restes des techniques restent faibles et comparables
entre les deux échantillons issus de deux pays.
21
RESULTATS
3. Raisons d’abstractions de la pratique d’ALR
Tunisie
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
88,10%
Mauritanie
80,60%
60%
38,80%
27,50%
22,50%
6,30%
5,60%
La formation
est
insuffisance
Le MAR
refuse
15,60%
14,40%
10%
1,90%
Ne révèle pas C'est le travil Absence du J'ai peur de la
du LAR
du médecin cadre légale résponsabilité
de l'acte
Figure 6: Les raisons majeurs d’abstraction de la pratique de l’ALR
Deux raisons majeurs d’abstraction de la pratique de l’ALR ont été signalées par la population
étudiée, la première raison dans la majorité des cas soit 88% et 60% des LAR et/ou TS
respectivement Mauritaniens et Tunisiens refusent de pratiquer l’ALR en raison d’absence du
cadre légale et la deuxième raison dont un pourcentage important soit 80,6% et 38,8% des LAR
et/ TS respectivement Mauritaniens et Tunisiens considèrent que l’ALR est une tâche qui fait
partie du travail des MAR .
4. La fréquence des pratiques
Tableau V: La fréquence des pratiques de l'ALR
Pays
Tunisie
16%
35%
49%
Une (1) fois par semaine
Deux (2) fois par semaine
Plus que Trois (3) fois par semaine
Mauritanie
18%
0,9%
81%
La majorité des LAR et/ou TS Mauritaniens soit 129 (81%) rapportent qu’ils pratiquent l’ALR
plus que trois fois par semaine, 28 (18%) une seule fois par semaine et seulement 3 (0,9%)
LAR et/ou TS déclarent qu’ils la pratiquent deux fois par semaine aussi bien presque la majorité
des LAR et/ou TS Tunisiens soit 78 (49%) répondent qu’ils pratiquent l’ALR plus que trois
22
RESULTATS
fois par semaine, 56 (35%) deux fois par semaine et 26 (16%) signalent qu’ils la pratiquent une
seule fois par semaine.
5. La présence du médecin anesthésiste lors de la réalisation de l’ALR par les LAR
90%
83,1%
83,1%
80%
70%
60%
50%
Tunisie
40%
Mauritanie
30%
16,9%
20%
16,9%
10%
0%
Oui
Non
Figure 7: Encadrement par un medecin anesthésiste.
L’ensemble de la population étudiée dont 133 LAR et TS soit 83% de chaque échantillon
Mauritanien et Tunisien ont signalé qu’ils pratiquent cette technique sous l’assistance d’un
MAR, par contre 33 LAR et TS soit 17% de chaque population interrogée ont rapporté qu’ils
la pratiquent sans assistance médicale.
23
RESULTATS
6. Complications peropératoire de l’ALR
Tunisie
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
85%
81,90%
Mauritanie
88,80%
85%
70,60%
63,08%
29,40%
15,60%
8,80%
17,50%
Echec - CAT - Echec - CAT - Intoxication à Bradycardie
Complément Conversion
l'AL
Sédation
AG
10,00%
Hypotention
Artérielle
Rachi Totale
Figure 8: Complications survenues en peropératoire suite à une ALR
Les LAR et/ou TS Mauritaniens et Tunisiens avaient déclaré comme complications survenues
en Peropératoire : l’hypertension artérielle soit 88,8% des Tunisiens et Mauritaniens. La
bradycardie soit 71% des TN et 18% des MR ; L’échec du bloc soit 85% pour les MR qui
avaient choisi de faire un complément de sédation, 85% d’autres MR avaient choisi la
conversion à une AG ainsi que seulement 82% TN avaient choisi la conversion à une AG et
63,1% d’autres TN avaient choisi de faire un complément de sédation.
24
RESULTATS
7. Complications postopératoire de l’ALR
80,0%
Tunisie
72,5%
70,0%
Mauritanie
60,0%
50,0%
40,0%
37,5%
40,0%
23,8%
30,0%
20,0%
10,0%
12,5%
10,6%
8,1%
6,3%
2,5%
0,6%
0,0%
Rétention
Détresse
Lésion
d'urine Respiratoire nerveuse
Hématome
Infection
1,9%
Brèche
Durale
Figure 9: Complications survenues en Post-Op suite à une ALR
La rétention d’urine, 40% la détresse respiratoire, 38% l’infection et 24% l’hématome. Les
LAR et TS Mauritaniens avaient déclaré des complications survenues en postopératoire comme
suit Les LAR et TS Tunisiens avaient signalé des complications survenues en postopératoire
comme suit : 73% avaient déclaré : 13% avaient exprimé la rétention d’urine, 11% la détresse
respiratoire et 8,1% l’hématome.
25
RESULTATS
La pratique de l’ALR par les enquêtés
III.
1. La réalisation de la technique d’ALR par les enquêtés
120,0%
100,0%
100,0%
80,0%
75,0%
Tunisie
60,0%
Mauritanie
40,0%
25,0%
20,0%
0,0%
Oui
Non
Figure 10: La Réalisation de la technique d’ALR
100% des anesthésistes Mauritaniens pratiques la technique de l’ALR dans leurs services par
contre seulement 120 anesthésistes soit 75% des Tunisiens réalisent cette technique.
2. Les situations et conditions de la réalisation de l’ALR par les enquêtés
100%
90%
91,90%
95,00%
81,90%
80%
Tunisie
Mauritanie
70%
60%
53,80%
50%
40%
36,30%
33,10%
30%
20%
20,00%
20,00%
15,00%
10%
2,50%
16,90%
0,60%
0%
Volontairement Proposée par un Programmée
MA
Assistée par un Sans assistance
MA
Médicale
En cas
d'urgence
Figure 11 : Situations et conditions de la réalisation de l'ALR
26
RESULTATS
95% des LAR et/ou TS Mauritaniens réalisent la technique de l’ALR sur la proposition d’un
MA, 92% volontairement et 82% programmée ainsi que 54% des LAR et/ou TS Tunisiens
réalisent cette technique sur la proposition d’un MA, 36,3% volontairement et 33,1% avec
l’assistance d’un MA.
3. Opinions des enquêtés sur la nécessité d’une formation pratique continue
100%
93,8%
90%
80%
73,8%
70%
60%
50%
Tunisie
40%
Mauritanie
26,3%
30%
20%
6,3%
10%
0%
Oui
Non
Figure 12: Nécessité d’une formation pratique continue
320 des enquêtés Tunisiens et Mauritaniens soit 100% de la population d’étude avaient réclamé
le besoin et la nécessité d’une formation pratique continue.
27
RESULTATS
4. Le Besoin d’un CEC équivalent à un mastère
120,0%
100,0%
100,0%
87,5%
80,0%
Tunisie
Mauritanie
60,0%
40,0%
20,0%
12,5%
0,0%
Oui
Non
Figure 13: CEC équivalent à un Mastère
100% de la population d’étude Mauritanienne avaient voulu avoir un CEC équivalent à un
mastère ainsi que seulement 88% de la population d’étude Tunisienne avaient voulu avoir un
CEC équivalent à un mastère.
IV. Cadre légale
1. Connaissance de la loi
110%
100%
98,1%
90,6%
90%
80%
70%
Tunisie
60%
Mauritanie
50%
40%
30%
20%
9,4%
10%
1,9%
0%
Oui
Non
Figure 14: Connaissance de la réglementation de la pratique de l’ALR par les LAR
28
RESULTATS
Presque la totalité, 157 anesthésistes soit 98,1% de l’échantillon Mauritanien avaient déclaré
qu’ils connaissaient la loi qui réglemente la pratique de l’anesthésie locorégionale et la majorité
145 anesthésistes Tunisiens soit 91% avaient énoncé qu’ils connaissaient la loi qui réglemente
cette pratique.
2. La responsabilité l’or de la survenue des complications
120,0%
94,4%
100,0%
98,1%
80,0%
60,0%
Tunisie
40,0%
Mauritanie
20,0%
5,6%
1,9%
0,0%
Le licenciée en
Anesthésie et
Réanimation (LAR)
Le Médecin Anesthésiste
Réanimateur (MAR)
Le LAR et le MAR
Figure 15: Qui assume la responsabilité en cas de complications
157 des anesthésistes Mauritaniens soit 98,1% aussi bien 151 anesthésistes Tunisiens soit
94,4% disaient que c’est le MAR qui assume la responsabilité en cas de complications. Un
pourcentage très faible soit 9 anesthésistes Tunisiens disaient que la responsabilité est assumée
par le LAR et le MAR et 3 anesthésistes Mauritaniens disaient que c’est le LAR qui l’assume.
29
RESULTATS
3. La couverture légale du LAR et/ou TS l’or de la survenue des complications
110,0%
100,0%
96,9%
96,3%
90,0%
Tunisie
80,0%
Mauritanie
70,0%
60,0%
50,0%
40,0%
30,0%
20,0%
10,0%
3,8%
3,1%
0,0%
Oui
Non
Figure 16: La couverture légale du LAR et TS lors de survenus des complications
La majorité des anesthésistes Mauritaniens et tunisiens proclamaient qu’ils sont couverts lors
de survenues des complications.
30
Discussion
DISCUSSION
Notre étude descriptive comparative sur la pratique de l’ALR par les TS et ou LAR entre
la Tunisie et la Mauritanie dont le but est de comparer la formation de base aussi bien théorique
que
pratique et de dresser un état de lieu auprès de 360 anesthésistes concernant la
réglementions de cette pratique, nous a permis de relever des résultats similaires et d’autres
qui divergent.
L’anesthésie locorégionale est un pilier fondamental de l’exercice de l’anesthésie
surtout dans les situations d’urgence, les terrains débilités, le sujet âgé, l’enfant et la pratique
ambulatoire. Elle a permis de réduire la mortalité liée à l’anesthésie. Etant considéré comme un
acte exclusivement médical, sa pratique par les licenciés et techniciens supérieurs en anesthésie
s’est imposée sur le terrain à la faveur d’une démographie médicale très en deçà des besoins.
Cette réalité du terrain demeure un sujet de discussions. Elle impose un état des lieux de la
situation, une réflexion sur le cadre réglementaire, la formation et les pratiques dans les pays
maghrébins à l’instar de la Mauritanie et de la Tunisie qui ont des systèmes de santé et des
cycles de formation différents mais partagent un déficit flagrant en médecins anesthésistesréanimateurs.
1. Nature du Diplôme des enquêtés
On observe une nette prédominance des licenciés en anesthésie réanimation en
TUNISIE. Le système LMD (License, Mastère, Doctorat) a été instauré en 2008-2009 pour la
discipline anesthésie réanimation en TUNISE ;
2. L’organisation de la formation de base
2.1.Lieu de formation
Les résultats ont permis de constater une implication plus importante des CHU en
Tunisie dans la formation de base avec une différence importante entre les deux pays
(p<0,001) ; aussi bien les résultats concernant le lieu de formation dans une École de Santé, la
différence était légèrement significatif (p= 0, 045). Cette différence est probablement due au
statut de la population étudiée dont on a constaté une dominance dans cette enquête des LAR
et TS d’un nombre qui a dépassé la moitié de l’échantillon totale soit 14% de la population.
2.2. Formation théorique
La totalité de la population tunisienne a affirmé avoir été encadrée par un médecin
universitaire MU versus 85% en Mauritanie Cette différence est significative entre les deux
33
DISCUSSION
pays avec p<0,001.Elle s’explique par le manque d’encadreurs médecins en Mauritanie.
Concernant la formation dispensée par le corps paramédicale une différence a été observée
(66,9% en TN contre 53,8% en MR, p=0,22).
Concernant les cours dispensés à l’ESSTS dédiés à l’ALR ils sont enseignés en S4 (4e semestre)
« bases fondamentales de l’anesthésie » volume horaire 8H pour les cours suivants : Rachianesthésie- anesthésie péridurale
- Anesthésie locorégionale tronculaire des membres
- ALR du tronc TAP bloc et bloc paravertébral
- Complications de l’ALR (Annexe 3)
2H de cours sur les anesthésiques locaux sont enseignés dans le cadre du module
« pharmacologie spéciale » en S4. (Annexe 4)
2.3.Formation pratique
Les résultats qui se rapportent à la section des formations pratiques de notre enquête ont
montré que la moitié des sujets enquêtés dans les deux pays n’ont pas été encadrés par un MU.
Cela est dû au fait que cette formation pratique n’est pas prévue dans l’organigramme
d’enseignement de l’ESSTS. Cette lacune devrait être comblée par une révision des
programmes d’enseignement avec un accès facilité à l’enseignement par simulation.
Concernant la formation pratique dispensée par les PPM une différence considérable a été
observée entre les deux pays (p<0,001).
L’enseignement clinique des infirmiers anesthésistes s’effectue au cours de périodes de
stages dans des secteurs d’anesthésie, réanimation, urgences. Ces périodes alternent avec les
périodes d’enseignement théoriques et cliniques en école. Les stages sont à la fois des lieux
d’intégration de connaissances construites par l’étudiant et des lieux d’acquisition de nouvelles
connaissances par la voie de l’observation, de la contribution aux techniques d’anesthésie,
réanimation, urgences, de la prise en charge des patients, de la participation aux réflexions
menées en équipe et par la mobilisation de savoirs dans la résolution des situations [2].
Concernant l’absence des stages pratiques et en se référant au contenu et aux objectifs du
carnet de stage da la troisième année d’étude, cet argument semble justifié. On a noté l’absence
de toute planification d’apprentissage pratique réservée à cette compétence [3].
34
DISCUSSION
2.4.Suggestions d’amélioration de la formation
En ce qui concerne l’amélioration de la formation des LAR et TS, 320 des enquêtés
Tunisiens et Mauritaniens soit 100% de la population d’étude avaient réclamé le besoin et la
nécessité d’une formation pratique continue, la totalité de la population mauritanienne étudiée
et 87,5% de celle de la Tunisie souhaite avoir un certificat d’étude complémentaire équivalent
à un mastère sur la pratique de l’anesthésie locorégionale
3. L’expérience et le vécu de la pratique de l’ALR par les LAR et TS
3.1.Ancienneté dans les pratiques
L’ancienneté dans la pratique de l’ALR supérieur à 10 ans et entre 5 à 1à ans entre les
deux pays était comparable, alors que la celle moins de 5 ans a été observée que chez les
tunisiens. D’une manière général les résultats ont permis de déceler une différence significative
(p<0,001) dans la pratique de l’ALR entre les deux pays.
En Mauritanie, le recrutement des techniciens supérieurs se fait sous le besoin des
hôpitaux et par un recrutement interne des infirmiers pour accéder à la formation, ceux-ci peut
prouver l’absence des praticiens de l’ALR ayant une ancienneté de moins de 5ans (Annexe 5).
3.2.Types d’ALR pratiqués
La pratique de la rachianesthésie et de la péridurale était différente et plus élevée chez
les TS et les LAR mauritaniens comparés à celle des TS et LAR tunisiens et cette différence
était significative aussi bien pour la pratique de la rachianesthésie que pour la péridurale.
Les autres techniques de l’ALR notamment les blocs des membres supérieurs (MS) et
membres inférieurs (MI) sont faiblement pratiquées dans les deux pays, mais le pourcentage le
plus élevé dans la pratique de ces techniques reste dominé par les Mauritaniens.
3.3.Raisons d’abstractions de la pratique d’ALR
Les résultats de cette présente étude ont permis d’observer que les raisons d’abstraction
de la pratique d’ALR déclarée par l’ensemble des LAR et/ou les TS sont d’ordre juridique
notamment l’absence du cadre légale. Cette déclaration est légèrement plus élevé chez les
35
DISCUSSION
mauritaniens que chez les tunisiens. D’autres LAR et TS ont déclaré que l’ALR est une tâche
qui fait partie du travail des MAR, concernant la différence existante sur cette raison entre les
deux pays, la déclaration des LAR et TS mauritaniens semblent largement déclaré cette raison
que celle de la population tunisienne.
3.4.Complications de l’ALR
Les LAR et/ou TS Mauritaniens et Tunisiens avaient déclaré comme complications
survenues en Per-Op : l’hyper TA soit 88,8% des TN et MR ;La bradycardie soit 71% des TN
et 18% des MR ; L’échec du bloc soit 85% pour les MR qui avait choisi de faire un complément
de sédation, 85% d’autres MR avaient choisi la conversion à une AG ainsi que seulement 82%
TN avaient choisi la conversion à une AG et 63,1% d’autres TN avaient choisi de faire un
complément de sédation . La rétention d’urine, 40% la détresse respiratoire, 38% l’infection et
24% l’hématome. Les LAR et/TS Mauritaniens avaient déclaré des complications survenues en
Post-Op comme suit Les LAR et/ou TS Tunisiens avaient signalé des complications survenues
en Post-Op comme suit : 73% avaient déclaré : 13% avaient exprimé la rétention d’urine, 11%
la détresse respiratoire et 8,1% l’hématome.
Concernant la gestion des complications liées à la pratique de la RA et en se référant aux
intitulés de cours de la troisième année anesthésie et réanimation, le programme de la
réanimation semble assez riche de connaissances nécessaires pour préparer le LAR à la gestion
des complications [3].
3.5. La pratique de l’ALR
3.5.1. La réalisation de la technique d’ALR
100% des anesthésistes Mauritaniens pratiquent la technique de l’ALR dans leurs
services par contre seulement 120 anesthésistes soit 75% des Tunisiens réalisent cette
technique.
L'infirmier ou l'infirmière, anesthésiste diplômé d'État est dans ces conditions seul habilité à :
1- Pratiquer les techniques suivantes :
a) Anesthésie générale ;
b) Anesthésie locorégionale et réinjections dans le cas où un dispositif a été mis en place par
36
DISCUSSION
un médecin anesthésiste-réanimateur ;
c) Réanimation peropératoire ; où un dispositif a été mis en place par un médecin
2- Accomplir les soins et réaliser les gestes nécessaires à la mise en œuvre des techniques
mentionnées aux a, b et c du 1.
3- Assurer, en salle de surveillance post-interventionnelle, les actes relevant des techniques
mentionnées aux a et b du 1° et la poursuite de la réanimation peropératoire [4].
3.5.2. La fréquence des pratiques
Les résultats évoquées par notre population montrent que l’ALR est une technique
quotidienne et cela peut être expliqué par les actes interventionnels et aussi bien par la bonne
maitrise de cette technique par les LAR et TS mauritaniens vu qu’ils ont fait une formation
théorique et pratique sur les techniques d’ALR. Au contraire puisque il n’ya pas de formation
pratique ou stages en ALR seules les LAR et TS Tunisiens formés dans leurs lieu de travail
suite aux besoins du service (IMK, CMNT, Mahmoud El Matri) qui pratiquent cette technique
et surtout dans les blocs là où on pratique beaucoup d’ALR.
3.5.3. conditions de la réalisation de la technique d’ALR
95% des LAR et/ou TS Mauritaniens réalisent la technique de l’ALR sur la proposition
d’un MA, 92% volontairement et 82% programmée ainsi que 54% des LAR et/ou TS Tunisiens
réalisent cette technique sur la proposition d’un MA, 36,3% volontairement et 33,1% avec
l’assistance d’un MA.
3.5.4. L’encadrement des LAR et TS lors de la réalisation de la technique
L’anesthésie locorégionale est pratiquée par les LAR et TS dans les deux pays comparés
avec l’assistance du MAR, ce qui rend cette technique plus sécurisé tandis que 17% de notre
population étudiée la pratique sans assistance du MAR.
37
DISCUSSION
4. Le cadre légal
4.1.Connaissance de la réglementation de la pratique de l’ALR par les LAR
L’anesthésie constitue une spécialité à haut risque médico – légale qui pose les
praticiens face à énorme problèmes liées à la réalisation de leurs pratiques, liées aussi aux
personnes soignées ce qui ne les empêches pas à continuer ; la totalité des LAR et TS de notre
enquête ont évoqué qu’ils connaissaient la loi qui réglemente cette pratique.
La réglementation relative au rôle de l’IADE dans la pratique de l’anesthésie (art. R.4311-12
du CSP) n’établit pas de distingué entre l’anesthésie générale et l’ALR :
L’infirmier anesthésiste DE est seul habilité à appliquer les techniques suivantes :
1- Anesthésie générale
2- Anesthésie locorégionale… »
Powered by Exploreads Cependant, ce deuxième alinéa est complété par « et réinjections dans
le cas où un dispositif a été mis en place par un médecin anesthésiste réanimateur », ce qui
interdit à l’IADE d’appliquer une technique d’ALR avec mise en place d’un cathéter. Seules
seraient donc réalisables les ALR « single shoot », telle la rachianesthésie.
De manière générale, l’IADE ne peut et ne doit appliquer une technique quelle qu’elle soit sans
en avoir une pratique régulière, maîtrisée et validée par un médecin anesthésiste réanimateur
[5].
4.2.Qui assume la responsabilité lors de la survenue des complications
157 des anesthésistes Mauritaniens soit 98,1% aussi bien 151 anesthésistes Tunisiens soit
94,4% disaient que c’est le MAR qui assume la responsabilité en cas de complications. Un
pourcentage très faible soit 9 anesthésistes Tunisiens disaient que la responsabilité est assumée
par le LAR et le MAR et 3 anesthésistes Mauritaniens disaient que c’est le LAR qui l’assume.
Au décours de chaque anesthésie à laquelle il prend part le Licencié en AR, sa responsabilité
est engagé et il doit répondre de ses actes (administrativement, civilement, pénalement,
disciplinairement) lorsqu’un accident/incident survient au patient lors de la prise en charge qu’il
assure en collaboration avec le médecin anesthésiste [3].
38
DISCUSSION
4.3.La couverture du LAR et TS lors de la survenue des complications
La majorité des anesthésistes Mauritaniens et tunisiens proclamaient qu’ils sont couverts lors
de survenues des complications.
Bien que 44% des MAR sont convaincu que les LAR disposent des compétences nécessaires
pour gérer les complications liées à la pratique de RA en absence de MAR. En cas de
complications et concernant la couverture légale, il semble que les MAR et LAR sont bien
conscients que les licenciés n’ont aucune couverture légale [3].
5. Recommandations et Suggestions
5.1.Description de l’état des formations en Mauritanie et en Tunisie
Ce travail nous a permis de se positionner en tant que futur professionnel responsable,
conscient des limites imposées par la législation ainsi que nos compétences qui sont en lieu
avec nos connaissances théoriques et pratiques. L’anesthésie locorégionale est un acte
exclusivement médical et cependant nombreux les LAR et TS des deux pays la pratique
quotidiennement. La formation théorique des LAR et TS en Tunisie est riche et formelle semble
préparer les futurs jeunes anesthésistes à la réalisation à la réalisation de ce type de technique
(Annexe 7). Celle des LAR et TS en Mauritanie reste à enrichir par des connaissances
théoriques en améliorant le programme d’enseignement (Annexe 5).
La formation pratique en Tunisie sur l’ALR est inexistante, un programme de formation
qui est valide durant les trois années du cursus universitaire bien préciser qui contient les
objectifs des stages dont il n’y a aucun objectif qui parle de l’ALR (Annexe6). Au contraire de
la Mauritanie ils sont pauvres théoriquement mais ils sont riches en matière de pratique.
5.2.Suggestions et Propositions
- Faire l’objet d’une formation complémentaire à la formation de base sous forme d’un CEC ou
d’un mastère en créant un cadre légal et juridique qui protège les praticiens.
- Se profiter de coopération internationale pour améliorer la qualité de formation.
39
DISCUSSION
- Créer et renforcer la coopération avec les écoles de santé de formation entre la Mauritanie et
la Tunisie :
-Ouvrir les portes pour les anesthésistes Mauritaniens et Tunisiens pour un éventuel échange
entre les programmes de formation et les stages pratiques
- Enrichir le programme d’enseignements par des travaux pratiques spécifiques surtout pour la
population tunisienne enquêtée en collaboration avec la Mauritanie ou cette pratique est
fréquemment réalisée.
- Offrir des moniteurs Médecins ou Techniciens praticiens de cette technique au sein de terrain
des stages pour faciliter l’apprentissage.
- Penser à créer un lien entre la Mauritanie et la Tunisie offrir des bourses d’études
complémentaires spécifiques aux personnes sortants des écoles de santé et pour les nouvelles
promotions.
5.3. Les limites de notre travail

La population Mauritanienne est hétérogène qui contienne 2 LAR et 158 TS ; 2 Femmes
et 158 Hommes.

La population Tunisienne est hétérogène qui contienne 15 Hommes et 145 Femmes ; 84
LAR et 76 TS.

Étude limité aux capitales des deux pays avec un seul exemple d’hôpital régional
HAMED Ben Khalifa en Mauritanie.

Période de temps est de 10 mois, l’étude à commencer dès l’été de l’année 2017.

Accès limité à la Bibliographie.
40
Conclusion
CONCLUSION
L’anesthésie locorégionale est un pilier fondamental de l’exercice de l’anesthésie
surtout dans les situations d’urgence, les terrains débilités, le sujet âgé, l’enfant et la pratique
ambulatoire. Son champ d’application est large en chirurgie sous-mésocolique digestive,
urologique ou gynéco-obstétricale mais aussi et surtout en chirurgie orthopédique et vasculaire
périphérique. Son association à l’anesthésie générale dans certaines chirurgies permet de
pratiquer l’anesthésie sans morphiniques (opioïd free anesthesia) avantageuse sur les suites
opératoires. Elle a permis de réduire la mortalité liée à l’anesthésie. C’est une technique qui a
connu des avancées ces dernières années en terme d’efficacité et de sécurité par l’avènement
de nouveaux anesthésiques locaux (prilocaïne et 2-chloroprocaïne) et le repérage écho-guidé.
Cette technique faisant partie du champ de compétence exclusif des médecins
anesthésistes-réanimateurs est aussi largement pratiquée dans les pays du Maghreb à l’instar de
la Mauritanie et de la Tunisie par les licenciés et techniciens supérieurs en anesthésie
réanimation. Cette situation très controversée et discutée nous a conduits à mener une étude
multicentrique entre la Mauritanie et la Tunisie ciblant les licenciés et techniciens supérieurs
en anesthésie réanimation en s’intéressant à la formation, aux pratiques et au cadre légal de
l’exercice de l’anesthésie locorégionale.
320 enquêtés (160 dans chaque pays) ont répondu à un questionnaire interrogeant sur la
formation, les pratiques et le cadre légal.
Il ressort de cette enquête une grande disparité et des caractéristiques partagées entre les
deux pays en ce qui concerne la formation :
Lieu de formation partagé entre École supérieure de santé et CHU avec une plus grande
implication des CHU en Tunisie.
En matière d’encadrement il est effectué dans les 2 pays par les professeurs
paramédicaux et les médecins anesthésistes réanimateurs avec un déficit plus important de ces
derniers en Mauritanie.
Pour la formation pratique, elle n’est pas prévue dans le programme d’enseignement
de l’anesthésie dans les Ecoles Supérieures de santé dans les 2 pays.
Cette formation pratique se fait essentiellement dans les CHU en Tunisie.
42
CONCLUSION
Concernant les pratiques de l’anesthésie locorégionale par les licenciés et techniciens
supérieurs en anesthésie réanimation, elles sont largement exercées dans les 2 pays : 100% des
enquêtés et 75% des enquêtés tunisiens déclarent pratiquer l’ALR ; 83% des enquêtés
mauritaniens et 46 % tunisiens le font plus de trois fois par semaine. Les techniques les plus
pratiquées dans les 2 pays sont la rachianesthésie (100% en Mauritanie vs 85% en Tunisie) et
la péridurale (86% en Mauritanie vs 30% en Tunisie). Ces techniques ont majoritairement été
exécutées (dans 83% des cas) en présence d’un médecin anesthésiste-réanimateur. Les raisons
invoquées pour l’abstention de la pratique de l’ALR sont largement dominées par l’absence de
cadre légal (88% en Mauritanie vs 60% en Tunisie) ; la prise en compte de l’exclusivité
médicale de l’ALR (80% en Mauritanie vs 39% en Tunisie) ; le refus du médecin anesthésiste
n’intervient que dans 6% en Mauritanie vs 22,5% en Tunisie.
Il ressort de cette étude que l’anesthésie locorégionale par les licenciés et techniciens
supérieurs est une pratique courante en Mauritanie et en Tunisie.
Compte tenu des avantages manifestes de cette technique pour la gestion des situations
délicates (urgences, estomac plein, complications respiratoires, analgésie postopératoire,
anesthésie sans opioïdes) et de la pénurie des médecins anesthésistes ; cette tendance doit être
renforcée d’autant que la technique est devenue plus efficace et plus sûre.
Elle doit toutefois être obligatoirement encadrée par un cadre réglementaire et surtout une
formation théorique et pratique solides reposant sur les techniques modernes d’enseignement
telles la simulation.
Pour la coopération entre la Mauritanie et la Tunisie en matière de santé spécialement
dans le domaine de l’anesthésie ; elle ne peut être que bénéfique pour nos deux pays par une
harmonisation des programmes de formation et les échanges d’étudiants et d’enseignants.
43
Références
REFERENCES
[1] ANESTHÉSIE, L’anesthésie locorégionale - Encyclopædia Universalis [Internet]. [cité 26
avr 2018]. Disponible sur: https://www.universalis.fr/encyclopedie/anesthesie/2-l-anesthesielocoregionale/
[2] MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ.LE RÉFÉRENTIEL
DE FORMATION. BO Santé – Protection sociale,15 août 2012; 54-104.
[3] Ben Ayed N.Dhifallah M.La pratique de la rachianesthésie par les licenciés en anesthésie et
réanimation:Réalité et Sugesstion.Tunis,Tunisie:Université Tunis El Manar. Ecole supérieur
des Sciences et Technique de la Santé de Tunis;2016.
[4] La profession IADE [Internet]. Syndicat National des Infirmiers Anesthesistes (SNIA).
[cité 27 mai 2018]. Disponible sur: http://www.snia.net/la-profession-diade.html
[5] Professionnel ME. MACSF Exercice Professionnel [Internet]. macsfexerciceprofessionnel.fr. [cité 27 mai 2018]. Disponible sur: https://www.macsfexerciceprofessionnel.fr/Responsabilite/Actes-de-soins-technique-medicale/FAQInfirmier/Un-IADE-peut-il-realiser-une-anesthesie-locoregionale-ALR
45
Annexes
ANNEXES
Annexe 1
Dans le cadre de la réalisation d’un projet de fin d’études, je suis l’étudiant Aoueileyine
Aboubacrine Sedigh de l’école supérieure des sciences et techniques de la santé de Tunis
(ESSTST), section Anesthésie et Réanimation, je fais une enquête dont le but est de comparer
la formation, les pratiques , domaines de l’anesthésie locorégionale et la réglementation en
vigueur ; je sollicites un peu de votre temps pour répondre à ce questionnaire Anonyme et je
vous remercies d’avance du temps que vous consacrerez à le remplir .
1. Profil de L’opérateur :
Âge :…………… Ans
Promotion :……….... /……..
Diplôme :… TS
LAR
Pays :……………………………………………………………………………………………
………………..
Sexe :…………..
M
F
Lieu d’exercice :… Hôpital Publique
CHU
Hôpital Privé
2. La Formation :
Formation Théorique :
Enseignant :
Médecin Universitaire
Professeur Paramédical
Nombre d’heures de cours :……………..Heures, Lieu de Formation :
CHU
Support des cours : Polycopiés
Ouvrages
Vous faites des formations continue :
Vidéos
Oui
Non
Formation Pratique :
Enseignant :
Médecin Universitaire
TP :
Oui
Non
TD :
Oui
Non
Support de formation : Polycopiés
Professeur Paramédical
Mannequin
47
Vidéos .
Ecole de Santé
ANNEXES
3. Expériences :
Ancienneté dans les pratiques :
< 5 ans
Entre 5 et 10 ans
> 10 ans
Quel(s) est le ou les types d’anesthésie locorégionale que vous avez pratiquées :
- Blocs centraux : Rachi
Rachianesthésie Titrée
Péridurale
- Blocs du tronc : Paravertébral
TAP block
- Blocs du périnée : Pénien
Pudendal
- Blocs des membres supérieurs : Interscalénique
Supra-claviculaire
claviculaire
Axillaire
Nerf Radial
Nerf Médian
Nerf Cubital
ALRIV
- Blocs des membres inférieurs : Plexus Lombaire
Nerf Sciatique
Fascial
Fémoral
Infra-
Ilio-
Précisez les raisons majeurs d’abstraction de la pratique de l’ALR :
- Formation insuffisante……………………...
- Le MAR refuse............................................
- Ne révèle pas du LAR.................................
- C’est le travail du Médecin………………...
- Absence du Cadre légal……………………
- J’ai peur de la responsabilité de l’acte.........
Résultats des ALR pratiquées :
Précisez la fréquence des pratiques :
- Une fois par semaine ………………………
- Deux fois par semaine………………………
- Plus que 3 fois par semaine…………………
Encadrement MA : Oui
Non
Complications
Per-Op ALR
Echec
Echec
Intox.
Brady
Complément
Conver
sion
AL
cardie
Post-Op ALR
Hypo
TA
Rachi
Total
e
Sédation
AG
Oui
48
Brè
che
Rétent°
d’urine
dura
le
Détress
e resp
Lésion
nerveus
e
Hémat/
Infectio
n
ANNEXES
Non
4. La pratique de l’ALR :
1- Réaliser-vous la technique de l’ALR dans votre service ?
Oui
Non
2- Si oui précisez dans quelle condition ?
- Volontairement …………………………………………………………..
- Sur proposition de Médecin anesthésiste Réanimateur……………………
- Sur demande de l’anesthésiste ……………………………………………
- Urgente ……………………………………………………………………
- Programmée………………………………………………………………..
- Assisté par un Médecin Anesthésiste…………………………………………
- Par un Médecin généraliste…………………………………………………
- Sans assistance médicale ………………………………………………….
3-Sentez-vous le besoin d’une formation pratique continue ?
Oui
Non
4- Souhaitez-vous avoir un certificat d’étude complémentaire équivalent à un mastère
concernant la pratique de l’ALR ?
Oui
Non
5. Le Cadre Légal :
1- Connaissez-vous la loi qui réglemente La pratique de L’ALR par les LAR ?
Oui
Non
2- En cas de complications liées à la réalisation de la technique, cochez la personne
responsable ?
- Le licencié en Anesthésie et Réanimation (LAR)….
- Le Médecin Anesthésiste Réanimateur (MAR)……...
- Le LAR et le MAR……………………………………
3- Sur le plan légal, est ce que le LAR est couvert lors de la survenue des complications ?
Oui
Non
Merci pour votre Collaboration
49
ANNEXES
Annexe 2
Disponible sur :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeaJz4dGUsdChNiQCzVFgAm4wtirXBdACYN
7E3k5ZP7HgMhMg/viewform?usp=sf_link
Réalisation d'une enquête d'un Projet de Fin
d'Etudes pour l'obtention d'un diplôme de
Licence Appliquée en Anesthésie et
Réanimation
Dans le cadre de la réalisation d’un projet de fin d’études, je suis l’étudiant Aoueileyine
Aboubacrine Sedigh de l’école supérieure des sciences et techniques de la santé de Tunis
(ESSTST), section Anesthésie et Réanimation, je fais une enquête dont le but est de comparer
la formation, les pratiques , domaines de l’anesthésie locorégionale et la réglementation en
vigueur ; je sollicites un peu de votre temps pour répondre à ce questionnaire Anonyme et je
vous remercies d’avance du temps que vous consacrerez à le remplir .
*Obligatoire
Sexe
OH
OF
Age (Ans)
Votre réponse
Diplôme
O TSAR (Technicien supérieur en Anesthésie et Réanimation
O LAR ( Licencié en Anesthésie et Réanimation
Promotion
Votre réponse
Pays *
Votre réponse
Lieu d'exercice
50
ANNEXES
O Hôpital Publique
O Hôpital Privé
O Centre Hospitalo-universitaire
L'Enseignant de la Formation Théorique
O Médecin Universitaire
O Professeur Paramédical
Lieu de Formation
□Ecole de Santé
□ Centre Hospitalo-Universitaire
Support des Cours
□ Polycopiés
□ Ouvrages
□ Vidéos
Sentez-vous le besoin d’une formation pratique continue ?
O Oui
O Non
Enseignant de La Formation Pratique
O Médecin Universitaire
O Professeur Paramédical
Vous avez fait des Travaux dirigés ?
O Oui
O Non
Vous avez fait des Travaux Pratiques ?
O Oui
O Non
Support de Formation
□ Polycopiés
□ Mannequin
□ Vidéos
Souhaitez-vous avoir un certificat d’étude complémentaire équivalent à un
mastère concernant la pratique de l’ALR ?
O Oui
O Non
Réalisez vous la Technique de l'anesthésie locorégionale (ALR) dans votre
service ?
51
ANNEXES
O Oui
O Non
Si vous avez répondu sur la question précédente par Oui, précisez dans
quelle condition ?
□ Volontairement
□ Sur proposition de Médecin Anesthésiste Réanimateur
□ Sur demande de l'Anesthésiste
□ Urgente
□ Programmée
□ Assisté par un Médecin Anesthésiste
□ Sans assistance Médicale
Ancienneté dans les pratiques
O Inférieur à 5 Ans
O Entre 5 et 10 Ans
O Supérieur à 10 Ans
Quel(s) est le ou les types de Blocs que vous avez pratiqués
□ Rachianesthésie
□ Péridurale
□ Paravertébral
□ TAP Block
□ Pénien
□ Pudendal
□ Interscalénique
□ Supra-Claviculaire
□ Infra-Claviculaire
□ Axillaire
□ Nerf Radial
□ Nerf Médian
□ Nerf Cubital
□ Nerf Sciatique
□ Ilio-Fascial
□ Fémoral
Précisez les raisons d'abstraction de la pratique de l'ALR
52
ANNEXES
□ La formation est insuffisante
□ Le Médecin Anesthésiste Réanimateur (MAR) refuse
□ Ne révèle pas du Licencié en Anesthésie et Réanimation (LAR)
□ C'est le travail du Médecin
□ Absence du Cadre légale
□ J'ai peur de la responsabilité de l'acte
Précisez la fréquence des pratiques
O Une (1) fois par semaine
O Deux (2) fois par semaine
O Plus que Trois (3) fois par semaine
Encadrement par un Médecin Anesthésiste ?
O Oui
O Non
Complications survenues en Per-Op ALR
□ Échec - CAT - Complément Sédation
□ Echec - CAT - Conversion Anesthésie générale
□ Intoxication à l'AL
□ Bradycardie
□ Hypotension Artérielle
□ Rachi Totale
Complications survenues en Post- Op ALR
□ Rétention d'urine
□ Détresse Respiratoire
□ Lésion nerveuse
□ Hématome
□ Infection
□ Brèche Durale
Sentez-vous le besoin d'une formation pratique continue ?
O Oui
O Non
Connaissez-vous la loi qui réglemente la pratique de L'ALR par
les LAR?
O Oui
O Non
53
ANNEXES
En cas de complications liées à la réalisation de la technique,
cochez la personne responsable ?
O Le licencié en Anesthésie et Réanimation (LAR)
O Le Médecin Anesthésiste Réanimateur (MAR)
O Le LAR et le MAR
Autre :
Sur le plan légal, est ce que le LAR est couvert lors de la survenue des
complications ?
O Oui
O Non
ENVOYER
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54
ANNEXES
Annexe 3
PROGRAMME D’ANESTHESIE
2ème année anesthésie
1.
2.
3.
4.
5.
6.
Introduction à l’anesthésie – le risque anesthésique
La consultation pré anesthésique
Le jeune préopératoire
La prémédication
La feuille d’anesthésie
Les positions au bloc opératoire
- complications nerveuses
- complications respiratoires
- complications hémodynamiques
7. Contrôle des voies aériennes) au bloc opératoire : intubation, dispositifs
supra glottiques
8. Conduite à tenir devant une intubation difficile
9. Monitorage hémodynamique au bloc opératoire
10.Monitorage respiratoire au bloc opératoire
11.Monitorage de la curarisation et de la profondeur de l’anesthésie
12.Prévention de l’infection nosocomiale au bloc opératoire
13.Antibioprophylaxie en milieu chirurgical
14.Apports hydro électrolytiques per opératoires
15.Machine d’anesthésie, circuits, valves, débit des gaz frais
16.Ventilation artificielle per opératoire
- Objectifs- indications
- Moyens
- Complications
- Réalisation d’une anesthésie à circuit fermé
17.L’hypothermie au bloc opératoire
18.Le réveil anesthésique, passage et critères de sortie de la salle de réveil
19.Les complications du réveil
20.L’évaluation de la douleur post opératoire
21.Analgésie post opératoire
22.Rachianesthésie- anesthésie péridurale
23.Anesthésie locorégionale tronculaire des membres
24.ALR du tronc TAP bloc paravertébral
25.Complications ALR
55
ANNEXES
Annexe 4
PHARMACOLOGIE SPECIALE
2ème année anesthésie
Semestre1 : 30 heures
Semestre 2 : 30 heures
Titre du cours
Notions de
l’anesthésie
pharmacocinétique
Le protoxyde d’azote
Le thiopental
Les halogénés
La kétamine
Le propofol
L’étomidate
Les benzodiazépines & antagonistes
Les morphiniques
Les antagonistes de la morphine
Les curares non dépolarisants
Les curares dépolarisants
Les antagonistes des curares
Les anesthésiques locaux
Les antibiotiques
Les antalgiques
56
appliquée
à
ANNEXES
Les sympathomimétiques
Les bronchodilatateurs
Les antihypertenseurs,
arythmiques
anti-angineux,
Les corticoïdes
Les parasympatholytiques
Médicaments interférant avec l’hémostase
57
anti-
Annexe 5
‫بسم هللا الرحمـــــن الرحيم‬
‫المدرسة الوطنية للصحة العمومية بانواكشوط‬
‫إدارة التكوين المستر وتحسين الخبرة‬
‫ سنة‬2 ‫فترة التكوين‬
‫برنامج الفني العالي في التخدير واإلنعاش‬
Critères d’admissions aux écoles nationaux de la santé publique
Le concours interne est ouvert aux fonctionnaires appartenant aux corps des infirmiers d’état ou sage-femme ayant une ancienneté de 3 ans au
mois pour postuler au concours ouvert pour l’accès au corps des techniciens supérieurs de santé et aux fonctionnaires du corps des infirmiers
médicaux ayant une ancienneté de 3 ans au moins pour se présenter au concours des infirmiers de santé et des infirmiers obstétricales.
Le concours externe est ouvert aux personnes de nationalité mauritanienne âgées de 18 ans au moins et 36 ans pour les infirmiers de santé,
infirmiers obstétricales et infirmiers médicaux. Et de 18 ans au moins et 40 ans au plus pour les médecins spécialistes et médecins généralistes.
Diplômes demandés :
Infirmiers de santé
Infirmière Obstétricale
Infirmier Médical
Baccalauréat scientifique
Baccalauréat scientifique
Brevet de l’enseignement
secondaire
‫‪ANNEXES‬‬
‫الوحدات ‪ /‬التعلم‬
‫الساعات‬
‫التوجيه‬
‫‪08‬‬
‫المقرر المشترك‬
‫الصحة العامة‬
‫‪118‬‬
‫‪ 870‬ساعة‬
‫التسيير‬
‫‪128‬‬
‫البحث‬
‫‪80‬‬
‫التشريح والفسيولوجيا‬
‫‪158‬‬
‫علم تأثير األدوية‬
‫‪08‬‬
‫التخدير‬
‫‪208‬‬
‫اإلنعاش‬
‫‪258‬‬
‫صيانة المعدات‬
‫‪88‬‬
‫المقرر التخصصي‬
‫‪ 028‬ساعة‬
‫‪1118‬‬
‫المجموع‬
‫‪Durée de la Formation : 24 mois‬‬
‫‪Programme de la formation :‬‬
‫‪60‬‬
‫‪30 cours‬‬
‫‪Physiologie‬‬
‫‪10 cours‬‬
‫‪Pharmacologie‬‬
ANNEXES
Anesthésie
28 cours
Réanimation
28 cours
61
ANNEXES
Annexe 6
___****___
Ministère de l’Enseignement Supérieur,
de la Recherche Scientifique et
de la Technologie
___****___
DIRECTION GENERALE
DE LA RENOVATION
UNIVERSITAIRE
REPUBLIQUE
TUNISIENNE
REFORME LMD
DOMAINE DE FORMATION
MEDECINE, PHARMACIE, SCIENCES DE LA SANTE ET MEDECINE
VETERINAIRE
62
ANNEXES
Licence appliquée en anesthésie réanimation - Semestre 1
Code
Unité d'enseignement
Natu
re de
l'UE
LAAR / 11
ANATOMIE et
PHYSIOLOGIE 1*
F
LAAR / 12
SCIENCES BIOLOGIQUES
F
LAAR / 13
IMMUNOLOGIE,
HEMATOLOGIE et
PHARMACOLOGIE 1
LAAR / 14
LAAR / 15
LAAR / 16
TECHNIQUES DE SOINS
GENERAUX ADULTE 1 et
DEONTOLOGIE ET
RISQUE PROFESSIONNEL
STAGES 1 * et
PRATIQUE DE SOINS
GENERAUX ADULTE 1*
LANGUES, TECHNIQUE
DE COMMUNICATION,
PSYCHOLOGIE et C2I
F
F
F
T
Elément constitutif d'UE
(ECUE)
Volume horaire semestriel
(14 semaines)
C
ANATOMIE 1*
30
PHYSIOLOGIE 1*
30
BIOLOGIE CELLULAIRE
BIOCHIMIE
MICROBIOLOGIE
IMMUNOLOGIE
HEMATOLOGIE
PHARMACOLOGIE
GENERALE*
TECHNIQUES DE SOINS
GENERAUX ADULTE 1 *
12
15
21
12
9
DEONTOLOGIE ,ETHIQUE
ET RISQUE
PROFESSIONNEL
STAGES 1* et
PRATIQUE DES SOINS
GENERAUX EN
CHIRURGIE ADULTE 1 *
ANGLAIS 1
PSYCHOLOGIE SOCIALE
TD
TP
Total
72
12
54
6
3
1,5
46,5
21
99
9
42
ECUE
2
18
3
1
1
2
1
1
4
4
C2I 1
15
15
63
36
64,5
87
527,5
1,5
3
7
0,5
5
5
1
30
UE
2
Régime d'examen
Contrôle
continu
X
2
X
2
X
X
3,5
2
X
1
0,5
5
0,5
2,5
0,5
30
14.5
Régime
mixte
2,5
0,5
0,5
1
0,5
0,5
6
1
100
1
1
2
1
6
ECUE
2
100
6
15
327
UE
1
100
15
15
Coefficient
5
168
TECHNIQUES DE
COMMUNICATION 1
Total
Autres
crédit
14.5
X
ANNEXES
Licence appliquée en anesthésie réanimation - Semestre 2
Code
LAAR / 21
LAAR / 22
Unité d'enseignement
ANATOMIE
PHYSIOLOGIE 2*
SCIENCES
BIOLOGIQUES et
PHARMACOLOGIE 1
Nature
de
l'UE
F
F
LAAR / 23
SEMIOLOGIE
MEDICOCHIRURGICALE *
LAAR / 24
TECHNIQUES DE
SOINS GENERAUX
ADULTE 2* et
SECOURISME *
F
STAGES 2 *et
PRATIQUE DE SOINS
GENERAUX ADULTE
2*
F
LAAR / 25
LAAR / 26
LANGUES,
TECHNIQUE DE
COMMUNICATION
PSYCHOLOGIE et C2I
Total
F
T
Elément constitutif d'UE
(ECUE)
Volume horaire semestriel
(14 semaines)
Autres
C
TD
TP
Total
ANATOMIE 2*
PHYSIOLOGIE 2*
BIOLOGIE CLINIQUE
HISTOLOGIE
PHARMACOLOGIE
SPECIALE 1 *
30
24
15
15
SEMIOLOGIE MEDICOCHIRURGICALE *
45
TECHNIQUES DE SOINS
GENERAUX ADULTE 2 *
30
SECOURISME *
15
66
12
51
21
ECUE
2
2
1
1
Coefficient
UE
4
4
2
6
15
45
4
51
4
ECU
E
1
1
0,5
0,5
30
250
15
45
2
250
7
6
4
15
9
15
249
64
24
60
250
583
2
7
3
2
X
2
X
2
X
3
X
3
X
1
0,5
5
2,5
1
0,5
1
0,5
30
Régime
mixte
1
1
75
Contrôle
continu
2
2
15
UE
Régime d'examen
1
6
STAGES 2 *et
PRATIQUE DE SOINS
GENERAUX EN
CHIRURGIE ADULTE 2*
ANGLAIS 2
TECHNIQUES DE
COMMUNICATION
PSYCHOLOGIE DU
DEVELOPPEMENT
C2I 2
crédit
30
14.5
14.5
X
ANNEXES
Licence appliquée en anesthésie réanimation - Semestre 3
Code
Unité
d'enseignement
Nature
de
l'UE
PATHOLOGIES 1*
F
Elément constitutif d'UE (ECUE)
PATHOLOGIE MEDICALE 1*
LAAR / 31
LAAR / 32
LAAR / 33
LAAR / 34
LAAR / 35
LAAR / 36
SCIENCES
BIOMEDICALES
1*
F
ANESTHESIE
REANIMATION
1*
F
TECHNIQUES
DES SOINS EN
ANESTHESIE
REANIMATION
1*
Et MEDECINE
LEGALE
STAGES 3* et
PRATIQUES DES
SOINS EN
ANESTHESIE
REANIMATION
1*
HYGIENE
HOSPITALIERE
et ANGLAIS
TOTAL
Volume horaire semestriel
(14 semaines)
Autres
C
TD TP
Total
30
ECUE
21
PHYSIOLOGIE APPLIQUEE 1 *
30
30
ANESTHESIE GENERALE 1 *
36
30
F
MEDECINE LEGALE
25.5
3
1,5
4
2
ANGLAIS 3
270
15
6
2
STAGES 3 * et
PRATIQUES DES SOINS EN
REANIMATION 1 *
270
6
6
42
HYGIENE HOSPITALIERE
21
274.5
65
6
21
580.5
2
30
2
X
3
X
3
X
2
X
1
4
2
15
X
1
2
T
2
1,5
6
85,5
Régime
mixte
1
3
21
Contrôle
continu
1
4
2
9
UE
1
2
36
ECUE
Régime d'examen
1
2
72
TECHNIQUES DES SOINS EN
ANESTHESIE REANIMATION 1 *
UE
4
60
PHARMACOLOGIE SPECIALE
2*
Coefficient
2
51
PATHOLOGIE CHIRURGICALE
1*
REANIMATION 1 *
F
crédit
2
1
30
14
14
X
ANNEXES
270
Licence appliquée en anesthésie réanimation - Semestre 4
Code
LAAR /
41
LAAR / 42
LAAR / 43
LAAR / 44
LAAR / 45
LAAR / 46
Unité
d'enseignement
PATHOLOGIES
2*
Nature
de
l'UE
F
SCIENCES
BIOMEDICALES
2*
F
ANESTHESIE
REANIMATION 2
F
TECHNIQUES
DES SOINS EN
ANESTHESIE
REANIMATION
2*
STAGES 4* et
PRATIQUE DES
SOINS EN
ANESTHESIE
REANIMATION
2*
INITIATION A LA
RECHERCHE 1
Elément constitutif d'UE (ECUE)
Volume horaire semestriel
(14 semaines)
Autres
C TD TP
Total
PATHOLOGIE MEDICALE 2 *
21
GERIATRIE*
9
PATHOLOGIE CHIRURGICALE
2*
21
PHYSIOLOGIE APPLIQUEE 2 *
30
ECUE
30
ANESTHESIE GENERALE 2*
30
REANIMATION 2 *
30
F
TECHNIQUES DES SOINS EN
ANESTHESIE REANIMATION 2 *
21
F
STAGES 4* et
PRATIQUE DES SOINS EN
ANESTHESIE 1 *
ANGLAIS 4
51
EPIDEMIOLOGIE et
BIOSTATISTIQUES 1
1
66
5
15
9
4
1
2,5
X
2
X
2
X
1
4
4
2
320
9
9
3.5
2
2
X
3.5
X
1
4
1
Régi
me
mixte
1
51
6
Contrôle
continu
1
2
15
0,5
4
2
UE
2
2
60
ECUE
Régime d'examen
1
2
60
12
UE
2
320
15
Coefficient
2
60
PHARMACOLOGIE SPECIALE 3 *
T
crédit
2
0,5
X
ANNEXES
METHODOLOGIE DE LA
RECHERCHE 1
18
TOTAL
237
1
30
15
602
320
0,5
30
30
14
14
Licence appliquée en anesthésie réanimation - Semestre 5
Code
LAAR / 51
LAAR / 52
LAAR / 53
LAAR / 54
LAAR / 55
LAAR / 56
Unité
d'enseignement
ANESTHESIE
SELON LE
TERRAIN *
ANESTHESIE
SELON LA
SPECIALITE 1
*
REANIMATIO
N 3*
TECHNIQUES
DES SOINS EN
ANESTHESIE
REANIMATIO
N 3*
STAGES 5* et
PRATIQUE
DES SOINS EN
ANESTHESIE
REANIMATIO
N 3*
INITIATION A
LA
RECHERCHE 2
Nature
de l'UE
Elément constitutif d'UE
(ECUE)
F
ANESTHESIE SELON LE
TERRAIN *
51
F
ANESTHESIE SELON LA
SPECIALITE 1 *
F
REANIMATION
MEDICOCHIRURGICALE *
F
TECHNIQUES DE SOINS
EN ANESTHESIE
REANIMATION 3*
F
STAGES 5* et
PRATIQUE DES SOINS
EN REANIMATION 2*
T
C
Volume horaire semestriel
(14 semaines)
Autres
TD
TP
Total
crédit
Coefficient
Régime d'examen
Contrôle
continu
Régime
mixte
ECUE
UE
ECUE
UE
51
5
5
2,5
2,5
X
42
42
4
4
2
2
X
51
51
5
5
2,5
2,5
X
60
4
4
2
2
X
320
8
8
3
3
X
60
320
ANGLAIS 5
15
6
BIOSTATISTIQUES 2
12
9
METHODOLOGIE DE LA
RECHERCHE 2
18
2
60
1
1
67
1
4
0,5
0,5
2
X
ANNEXES
TOTAL
186
75
584
320
30
30
14
14
Licence appliquée en anesthésie réanimation - Semestre 6
Code
LAAR / 61
LAAR / 62
LAAR / 63
LAAR / 64
LAAR/ 65A
LAAR / 65B
Unité
d'enseignement
ANESTHESIE
SELON LES
SPECIALITES
CHIRURGICALES 2
*
TECHNIQUES DES
SOINS EN
ANESTHESIE
REANIMATION 4*
STAGES 6 *
PRATIQUE DES
SOINS EN
ANESTHESIE
REANIMATION 2*
PROJET DE FIN
D’ETUDES *(PFE)
GESTION DE LA
DOULEUR et
GESTION DE
STRESS ET DE
CONFLITS
GESTION D’UN
SERVICE
HOSPITALIER et
MANAGEMENT et
LEADERSHIP
Nature
de l'UE
Elément constitutif d'UE
(ECUE)
Volume horaire semestriel
(14 semaines)
Autres
C TD TP
Total
F
ANESTHESIE SELON LES
SPECIALITES
CHIRURGICALES 2 *
42
F
TECHNIQUES DES SOINS
EN ANESTHESIE
REANIMATION 4*
F
STAGES 6*et
PRATIQUE DES SOINS EN
ANESTHESIE 2 *
360
F
PFE *
150
O
Coefficient
UE
42
4
4
2
2
X
42
4
4
2
2
X
360
12
12
5
5
X
150
6
6
2
2
X
12
6
2
2
0.5
GESTION D’UN SERVICE
HOSPITALIER
12
6
2
0.5
36
68
0.5
4
36
6
Régime
mixte
ECUE
GESTION DE STRESS ET DE
CONFLITS
12
Contrôle
continu
UE
6
MANAGEMENT et
LEADERSHIP
Régime d'examen
ECUE
12
GESTION DE LA DOULEUR
O
42
crédit
4
2
0.5
1
X
1
X
ANNEXES
PEDAGOGIE EN
SCIENCES DE LA
SANTE et
QUALITE EN SOINS
LAAR / 65C
PEDAGOGIE EN SCIENCES
DE LA SANTE
15
3
O
2
36
QUALITE EN SOINS
12
6
0.5
4
2
1
X
0.5
Les critères de réussite

* : ECUE avec note éliminatoire

ECUE/35 Stages 3 et Pratiques des soins en réanimation 1 * : Evaluation pratique effectuée à la fin du semestre 4

ECUE/55 Stages 5 et

Les UE ne peuvent être capitalisées que :
Pratiques des soins en réanimation 2 * : Evaluation pratique effectuée à la fin du semestre 6
- Par l’obtention d’une note supérieure ou égale à 10/20
- Sans note éliminatoire par ECUE qui est fixée à 06/20 pour les épreuves écrites et 08/20 pour les épreuves pratiques

L’évaluation pratique doit être impérativement assurée par :
- Deux professeurs de l’enseignement paramédical de la spécialité pour la 1 ere et la 2eme année d’étude
- Un médecin l'hospitalo-universitaire de la spécialité et un professeur de l’enseignement paramédical de la spécialité
pour la 3eme année d’étude


L’étudiant sera admis après :
-
Obtention d’une moyenne supérieure ou égale à 10/20 dans les épreuves théoriques.
-
Obtention d’une moyenne supérieure ou égale à 10/20 dans les épreuves pratiques
-
et Sans compensation entre la moyenne théorique et la moyenne pratique.
La validité des stages est obligatoire pour le passage des épreuves pratiques et doit être faite par les professeurs de l’enseignement
paramédical de la spécialité.
69
ANNEXES

30 gardes de 12 heures sont obligatoires (10 gardes en 2ème année et 20gardes en 3ème année).

Les notes des stages ne sont pas comptabilisées dans la moyenne pratique.

L’étudiant doit obligatoirement valider son PFE par l’obtention d’une note supérieure ou égale à 10/20

Et en cas de redoublement les crédits accordés aux épreuves pratiques et aux stages seront automatiquement annulés.
Volume total: 3507
Volume théorique: 1737 soit 49.50 %
Total des UE: 28 /6 semestres
Volume pratique: 1770 soit 50.50 %
Total des UE pratiques et stages: 6
UE Transversales
(crédits)
5
UE Optionnelles
(crédits)
-
Pratiques
S1
UE fondamentales
(crédits)
20
S2
18
5
-
7
S3
20
4
-
6
S4
17
4
-
9
S5
18
4
-
8
70
5
ANNEXES
S6
08
-
4
18
Total
105
18
4
53
Total général
71
180 crédits
ANNEXES
Annexe 7
REFERENTIELS D’ACTIVITES ET DE COMPETENCES DU METIER DES LICENCIES EN
ANESTHESIE REANIMATION
Le référentiel des compétences du métier des licenciés en Anesthésie Réanimation décrit
les activités du métier de l’anesthésiste et les compétences. Celles-ci sont rédigées en
termes de capacités qui doivent être maîtrisées par la profession et attestées par
l’obtention d’une Licence Appliquée en Anesthésie Réanimation.
I. COMPETENCES
1. Informer, communiquer et accompagner le patient tout au long de sa prise en
charge anesthésique.
2. Assurer une anesthésie en fonction du type d’intervention en chirurgie ou hors
bloc opératoire en prenant en compte l’état du patient et ses comorbidités.
3. Collaborer avec les médecins anesthésistes réanimateurs pour la prise en charge
en anesthésie , réanimation et urgences extrahospitalières et coordonner les
actions avec les autres professionnels de la santé.
4. Assurer la qualité et la sécurité en Anesthésie-Réanimation.
5. Gérer les ressources matérielles et humaines dans les différents sites d’anesthésie.
6. Rechercher, traiter et produire des données professionnelles et scientifiques dans
les domaines de l’anesthésie réanimation.
Définition des termes utilisés dans le référentiel de compétences
"Site d’anesthésie " désigne tous les lieux où sont pratiqués des actes d’anesthésie (bloc
opératoire, unité d’anesthésie ambulatoire, salle de surveillance post-interventionnelle
(SSPI), hors bloc opératoire pour investigations sous anesthésie).
"Anesthésie" a été retenu comme générique et inclut l’ensemble des actes d’anesthésie
générale et locorégionale, ainsi que le maintien de l'équilibre physiologique du patient
(réanimation
péri-interventionnelle).
"Intervention" désigne exclusivement l'acte chirurgical et tout acte invasif à visée
thérapeutique ou diagnostique.
II. COMPETENCES DETAILLEES
II.1. Informer, communiquer et accompagner le patient tout au
long de sa prise en charge anesthésique.
II.1.a Activité pré anesthésique
72
ANNEXES












Assurer l’accueil et la préparation psychologique du patient.
Rassurer et écouter le patient en expliquant les étapes de la prise en charge et les
risques liés à l’ anesthésie.
Expliquer et informer le patient et son entourage sur les recommandations pré
anesthésiques .
S’entretenir avec le patient lors de la visite pré anesthésique.
Planifier la prise en charge du confort en adaptant la prémédication au contexte
spécifique de l’anesthésie.
Etablir et maintenir une relation de confiance avec le patient.
II.1.b Activités per anesthésiques
Accueillir, informer et rassurer le patient sur table.
Ajuster la prémédication pharmacologique en fonction de l’état psychologique du
patient selon les recommandations de la consultation pré anesthésique.
Etablir et maintenir une relation de confiance avec l’équipe soignante.
Etablir et maintenir une relation de confiance avec le patient tout au long de
l’anesthésie loco régionale.
Orienter le patient vers la récupération de tous les réflexes pour assurer un réveil en
toute sécurité.
Partager des informations essentielles au sein de l’équipe sur les éléments à risque et
étapes critiques de l’intervention sur le plan anesthésique et chirurgicale
II.1.c Activités post anesthésiques
 Signaler ou déclarer la survenue des événements indésirables ou risques médicaux.
 Accueillir, informer et rassurer le patient en salle de surveillance postinterventionnelle (SSPI).
 Rassurer et écouter le patient en expliquant le déroulement et les suites opératoires.
 Aider le patient jusqu’à la récupération de son autonomie
 Etablir et maintenir une relation de confiance avec le patient.
 Assurer le suivi et la gestion de la douleur postopératoire après sortie SSPI.
 Expliquer et informer le patient et son entourage sur les recommandations post
anesthésiques et chirurgicales
II.2. Assurer une anesthésie en fonction du patient, de
l’intervention
chirurgicale et de la technique d’anesthésie
II.2.a Activités pré anesthésiques (établir la Check-list)







Vérifier l’identité du patient
S’assurer de la conformité du site d’anesthésie, au patient, au protocole d’anesthésie
et à l’intervention
Vérifier la présence et le bon fonctionnement de l’équipement et du matériel
nécessaires à l’intervention pour tout type d’anesthésie.
Vérifier la présence des produits nécessaires à l’anesthésie et à la réanimation pour
tout type d’intervention.
Assurer une vérification croisée des points critiques avec le reste de l’équipe.
Identifier le mode d’installation du patient.
Mettre en œuvre de mesures adaptées aux risques d’allergie, de saignement,
d’inhalation, d’intubation et de ventilation.
73
ANNEXES

Assurer la vérification croisée au sein de l’équipe soignante de la conformité de
l’identité du patient, de l’intervention prévue, du site opératoire, de l’installation et
des documents nécessaires.
Préparation du patient :


Vérifier l’identité du patient
Evaluer l’état psychologique du patient, les effets de la prémédication et anticiper les
mesures à prendre
Vérifier l’évaluation pré-anesthésique, identifier les risques et les répercussions
physiopathologiques liés à l’installation du patient, aux techniques chirurgicales et
déterminer les conséquences sur la procédure anesthésique et les mesures
préventives et correctives
Assurer l’examen physique à visée anesthésique (technique), évaluer le risque
anesthésique en collaboration avec le médecin pour sélectionner les patients à risque.
Choisir les protocoles anesthésiques et ventilatoires en respectant l’évaluation pré
anesthésique du patient.
Vérifier les éléments du dossier : type d’intervention, les examens complémentaires
......
Installer et mettre en condition le patient (monitorage, accès veineux, oxygénation…)
Assurer la pose d’abords veineux et arteriels adaptés à l’état physiologique et
pathologique du patient , aux impératifs chirurgicaux et anesthésiques



















Préparation selon le type de chirurgie
Préparer les médicaments et dispositifs d’urgence, les produits sanguins labiles et
dérivés et les solutés nécessaires selon le type de chirurgie.
Vérifier le matériel nécessaire pour l’installation et le monitorage adapté au type de
chirurgie.
II.2.b Activités per anesthésique
Réaliser l’induction de l’anesthésie
Mettre en place les dispositifs de contrôle des voies aériennes
Ajuster les paramètres ventilatoires du respirateur
Installer le patient en position chirurgicale adéquate
Surveiller cliniquement et para cliniquement le patient tout au long de l’anesthésie
Détecter, évaluer les complications anesthésiques et anticiper les mesures
thérapeutiques
en fonction du patient, de l’intervention chirurgicale et de la
technique d’anesthésie
Entretenir, maintenir et adapter le choix et la posologie des médicaments d’anesthésie
en fonction de leur pharmacologie, des temps opératoires, techniques anesthésiques
et de l’évaluation des données cliniques et para cliniques
Maintenir et/ou corriger l’équilibre physiologique du patient : ventilation, équilibre
hémodynamique, acido-basique, glycémique, hydro- électrolytique...
Assurer la suppléance des fonctions vitales défaillantes du patient en assurant la
traçabilité.
Mettre en œuvre les techniques d’économies de sang, gérer et contrôler la restitution
du sang en assurant la traçabilité
Administrer des thérapeutiques adjuvantes à l’anesthésie : antibioprophylaxie,
analgésie postopératoire, anticoagulant....
74
ANNEXES











Anticiper les mesures thérapeutiques en fonction des temps opératoires, et des
complications éventuelles.
Prévenir et contrôler la douleur postopératoire immédiate et administrer des
thérapeutiques adaptées .
Planifier et évaluer les critères de réveil ainsi que les procédures de sevrages
ventilatoires et d’extubation.
Réaliser et contrôler le réveil : extubation, réversion.
II.2.c Activités post anesthésique immédiates
(Salle de réveil ou SSPI)
Gérer le réveil : extubation, réversion.
Assurer l’analgésie post- opératoire.
Assurer la surveillance de l’équilibre physiologique du patient et la récupération des
principales fonctions vitales en SSPI .
Prévenir et anticiper les complications en rapport à l’anesthésie et la chirurgie.
Assurer l’entretien et l’ablation des prothèses selon des protocoles pré établis.
Entretenir l’analgésie post- opératoire (voie systémique, péridurale ou cathéter
périnerveux).
Assurer et /ou participer à la réanimation des complications post opératoire.
II.3.Collaborer avec les médecins anesthésistes dans la prise en charge
anesthésique et coordonner ses actions avec les autres professionnels de la santé.
II.3.a Activités pré anesthésique













Recueillir les informations utiles aux différents interlocuteurs pour la conduite de
l’anesthésie réanimation, de la prise en charge pré anesthésique
Collaborer avec le médecin anesthésiste réanimateur à l’évaluation clinique et para
clinique des patients à haut risque (ASA 3et ASA 4)
Collaborer avec le médecin anesthésiste dans le choix du protocole d’anesthésie et
d’analgésie post opératoire
Préparer le patient à haut risque en collaboration avec le médecin anesthésiste
réanimateur selon le terrain du patient, le type de l’intervention et l’anesthésie
Répartir des activités avec les autres intervenants concernés.
Préparer l’équipement /matériels nécessaires à l’anesthésie loco régionale.
Coordonner ses actions avec l’ensemble des professionnels intervenant en site
d’anesthésie, de réanimation et en intervention d’urgence
II.3.b Activités per anesthésique
Participer à une anesthésie générale ou loco régionale.
Surveiller cliniquement et para cliniquement le patient lors d’une anesthésie générale
et loco régionale.
Assurer l’apport hydro-électrolytique adéquat.
Contribuer à l’installation du patient avec les autres intervenants en respectant le
confort et la sécurité du patient.
Gérer et entretenir l’anesthésie selon les différents temps opératoires.
Identifier toute rupture de l’équilibre physiologique et le passage dans un état
pathologique motivant l’appel du médecin anesthésiste réanimateur ou à defaut du
75
ANNEXES











médecin responsable et mettre en œuvre les mesures correctives et conservatoires
dans l’attente de son arrivée.
Organiser et coordonner ses actions avec l’ensemble des professionnels intervenant
en site d’anesthésie.
Participer et collaborer au réveil anesthésique.
Prescrire les recommandations pour les suites opératoires immédiates faites de
manières conjointes entre le médecin anesthésiste réanimateur et/ou le chirurgien .
II.3.c Activités en post anesthésique immédiate
(Salle de réveil ou SSPI)
Participer à la sécurité du patient pendant le transfert.
Transmettre les consignes post opératoires à l’équipe de la SSPI .
Surveiller cliniquement et para cliniquement le patient.
Traiter la douleur selon prescription.
Gérer le traitement du patient .
Avertir le médecin dans les situations critiques et anticiper les mesures correctives.
Participer à l’ablation des prothèses selon des protocoles pré établis.
Gérer la sortie du patient de la SSPI selon prescription.
II.3.d Coordonner ses actions avec les intervenants et former des
professionnels dans le cadre de l’anesthésie-réanimation, de l’urgence intra et
extrahospitalière et de la prise en charge de la douleur







Recueillir et sélectionner les informations utiles aux différents
interlocuteurs pour la conduite de l’anesthésie, de la réanimation, de la
prise en charge pré hospitalière et de la prise en charge de la douleur du
patient
Analyser les informations et observations transmises par les différents
professionnels pour adapter la conduite de l’anesthésie, de la réanimation,
de la prise en charge pré hospitalière et de la prise en charge de la douleur
du patient
Organiser la sortie du patient de SSPI en prenant en compte son état, les
informations médicales, les critères de sécurité pour le réveil et les moyens
disponibles du service d’accueil
Superviser et coordonner les actions mises en œuvre par les équipes en
SSPI, réanimation et SMUR
Apporter une expertise technique et transmettre des savoirs pour la mise
en œuvre des gestes et techniques de réanimation, de sédation et
d’analgésie en intra et extrahospitalier
Former les personnels de la SSPI à la prévention, la prise en charge, la
surveillance et le traitement des risques liés à la période pré et postinterventionnelle
Définir et choisir des situations d’apprentissage dans le champ de
l’anesthésie, de la réanimation, de la prise en charge pré hospitalière et de
la prise en charge de la douleur
76
ANNEXES



Surperviser et évaluer en situation professionnelle les compétences d’une
personne dans le champ de l’anesthésie -réanimation, de la prise en charge
pré hospitalière, de la prise en charge de la douleur
Coordonner ses actions avec l’ensemble des professionnels intervenant en
site d’anesthésie, de réanimation et en intervention d’urgence extrahospitalière
Elaborer des documents d’information et de formation sur les activités des
services d’anesthésie réanimation, urgences, prise en charge de la douleur
II.4.Gérer les ressources matérielles et humaines dans les différents
d’anesthésie.









sites
Déterminer les besoins en matériel et équipements.
Vérifier et gérer les stocks des sites d’anesthésie.
Assurer le suivi de la consommation des médicaments,des stupéfiants et des
dispositifs médicaux d’anesthésie et reanimation .
Gérer les stocks de produits sanguins labiles.
Respecter et suivre les procédures de maintenance de matériels d’anesthésieréanimation.
Détecter et déclarer toute défaillance de matériel et d’équipement.
Planifier l’organigramme de travail de l’équipe anesthésiste.
Gérer la coordination en responsabilisant et motivant les membres de l’équipe
multidisciplinaire.
Organiser des séminaires de formation continue en anesthésie réanimation.
II.5. Participer à l’assurance qualité en Anesthésie-Réanimation.










II.5.a Mettre en œuvre une traçabilité
Mettre en œuvre une réglementation sur la matério-vigilance
Vérifier la check List et valider sa conformité
Noter sur la feuille d’anesthésie toutes les informations sur le déroulement de
l’anesthésie , de l’intervention ,accidents et incidents .
Assurer la traçabilité de la transfusion sur le registre transfusionnel
Assurer la traçabilité des stupéfiants.
Assurer la tenue de la feuille de surveillance en SSPI .
Déclarer tout incident ou accident vécu par le patient aux chefs hiérarchiques
médicale et administratif.
Recueillir et archiver les données relatives à l’activité anesthésique pour une
éventuelle exploitation professionnelle et scientifique.
II.5.b Assurer la sécurité
Assurer la vérification croisée au sein de l’équipe soignante de la conformité de
l’identité du patient, de l’intervention prévue, du site opératoire, de l’installation et
des documents nécessaires.
Respecter les règles d’hygiène et d’asepsie
77
ANNEXES

Vérifier la présence et le fonctionnement de l’équipement et du matériel nécessaires
à l’intervention pour tout type d’anesthésie.
 Vérifier la présence des produits nécessaires à l’anesthésie réanimation pour tout
type d’intervention.
 Prendre les précautions adéquates lors de l’usage des produits et des dispositifs
médicaux.
 Participer à l’élaboration de protocoles et référentiels de bonnes pratiques
professionnelles.
 Participer à l’élaboration d’outils d’évaluation des pratiques professionnelles.
 Mettre en œuvre des procédures d’alerte de dysfonctionnement du matériel
d’anesthésie reanimation
 Vérifier des données relatives à l’anesthésie (jeûne, port de dispositifs implantés,
prothèses, prémédication, concordance des pièces du dossier d’anesthésie avec
l’identité du patient...)
 Analyser, adapter et actualiser sa pratique professionnelle au regard de la
réglementation, de la déontologie, de l’éthique, et de l’évolution des sciences et des
techniques en anesthésie-réanimation et douleur.
 Identifier les risques spécifiques au métier et veiller à la sécurité
professionnelle (accidents d’exposition au sang, radiations ionisantes, exposition aux
vapeurs toxiques, gaz anesthésiques,contamination microbiologique, allergies,
syndrome d’épuisement professionnel.)
II.6. Rechercher, traiter et produire des données professionnelles et scientifiques
dans les domaines de l’anesthésie réanimation.













Contribuer à la recherche en domaine d’Anesthésie Réanimation, d’urgences et
d’analgésie.
Conduire des études à visée professionnelle (évaluation pratique des techniques
d’anesthésie et dispositifs médicaux).
Rechercher les informations relatives à l’exercice professionnel des anesthésistes en
vue de la création des textes réglementaires, code déontologique et éthiques
professionnelle.
Participer, élaborer des documents professionnels et scientifiques en vue de
communications orale et écrite
Etablir des protocoles de service et de fiches techniques en fonction du contexte local
et de l’organisation des soins
Assurer et suivre les programmes de formation continue professionnelle (colloques
médicaux, paramédicaux, congrès et séminaires).
Accueillir, encadrer des stagiaires ou des nouveaux anesthésistes.
Organiser et planifier la répartition des terrains de stage.
Réaliser des démonstrations pratiques pour les étudiants anesthésistes dans le cadre
de la formation de base.
Evaluer la formation les étudiants anesthésistes
Remplir les documents de suivi et d’évaluation des étudiants anesthésistes.
Planifier, préparer et organiser le nécessaire pour un programme de formation
continue.
Apporter expertise et conseils sur les activités liées au réveil et à la réanimation en
SSPI et autres secteurs d’activités de licencié en anesthésie
78
ANNEXES
Réferentiel élaborées par : Mme Jaouali .J ./Mme Helel.N/Mme Soussi .S/Mme
Chouchene.Z/Mme Chbinou.N/Mme Shili .L/Mme Meksi.S/Mme Ben YaghlaneS /
Mme Ayadi .K/Mme Bali .S/Mme Souissi.A/Mme Bouden
Comité de validation :
79
Résumé
Introduction : Ces dernières années, l’anesthésie locorégionale a vu ses champs d’application s’étendre
avec de nouvelles molécules plus efficaces et plus sûres mais aussi une sécurité renforcée par
l’avènement du repérage échographique. Elle a permis de réduire significativement le taux de mortalité
maternelle liée à l’anesthésie. L’ALR reste un acte médical qui fait partie du champ des compétences
des médecins anesthésistes. Cependant dans la « vrai vie » au sein de nombreuses équipes d’Anesthésie
Réanimation malgré l’absence de cadre réglementaire clair ; cette technique est aussi largement
pratiquée dans les deux pays par les licenciés et techniciens supérieurs en anesthésie réanimation.
Objectifs : 1) comparer l’organisation de la formation de base des deux pays ; 2) comparer l’expérience
et le vécu de la pratique de l’ALR par les LAR et des TS en Tunisie et en Mauritanie ; 3) comparer les
situations et conditions de la réalisation de l'ALR par les LAR et des TS en Tunisie et en Mauritanie et
proposer des suggestions d’amélioration de la formation de base et de la pratique de l’ALR des deux
pays en se basant sur les points forts de chaque programme d’enseignement. Matériels et méthodes : type d’étude : descriptive comparative entre deux pays la Mauritanie et la Tunisie. - Population et lieu
d’étude : 360 anesthésistes ont participé à cette étude (160 Mauritaniens et 160 Tunisiens). - Outil de
collecte des données : questionnaire auto-administré anonyme sous deux formes pour faciliter la collecte
des données : sur papier et en ligne. - Méthode d’analyse des données : logiciel statistiques « Statistique
Package for Social Sciences » SPSS version 23 et par l’Office Excel 2007. - Considérations éthiques :
l’anonymat ; la confidentialité et la liberté ont été respectés. Résultats : notre population d’étude a une
moyenne d’âge de 39,9% ± 9,6. La majorité soit 98,75% sont des TS et 1,25% sont des LAR. La totalité
des anesthésistes tunisiens (100%) a affirmée avoir été enseignée par un médecin universitaire et 66,9%
par un professeur de l’enseignement clinique par contre seulement 85% et 53,8% des anesthésistes
Mauritaniens ont reçu cette formation dispensée respectivement par un Médecin universitaire et un
professeur paramédical. La formation pratique de la population tunisienne a été assurée par les
professeurs paramédicaux à 83,8 % par contre seulement 65% de la population Mauritanienne. La
majorité des anesthésistes mauritaniens ont révélé avoir une ancienneté dans la pratique de l’ALR
supérieur à 10 ans. Pour une ancienneté inférieure à 5 ans ce critère se trouve dans l’échantillon tunisien
seulement avec un pourcentage de 11,3%.La rachianesthésie (RA) est pratiquée par la totalité de la
population mauritanienne interrogée tandis que cette technique n’est pratiquée que par 85% des
techniciens supérieurs et/ou licenciés en anesthésie et réanimation Tunisiens. L’ensemble de la
population étudiée dont 133 LAR et TS soit 83% de chaque échantillon Mauritanien et Tunisien ont
signalé qu’ils pratiquent cette technique sous l’assistance d’un MAR. Par contre 33 LAR et TS soit 17%
de chaque population interrogée ont rapporté qu’ils la pratiquent sans assistance médicale.100% des
anesthésistes Mauritaniens pratiques la technique de l’anesthésie locorégionale dans leurs services par
contre seulement 120 anesthésistes soit 75% des Tunisiens réalisent cette technique.320 des enquêtés
Tunisiens et Mauritaniens avaient réclamé le besoin et la nécessité d’une formation pratique continue.
Presque la totalité, 157 anesthésistes soit 98,1% de l’échantillon Mauritanien avaient déclaré qu’ils
connaissaient la loi qui réglemente la pratique de l’anesthésie locorégionale et la majorité 145
anesthésistes Tunisiens soit 91% avaient énoncé qu’ils connaissaient la loi qui réglemente cette pratique.
La majorité des anesthésistes Mauritaniens et tunisiens proclamaient qu’ils sont couverts lors de
survenues des complications. Conclusion : Il ressort de cette enquête une grande disparité et des
caractéristiques partagées entre les deux pays en ce qui concerne la formation théorique et pratique de
l’ALR. Cette pratique doit toutefois être obligatoirement encadrée par un cadre réglementaire et surtout
une formation théorique et pratique solides reposant sur les techniques modernes d’enseignement telles
la simulation. Pour la coopération entre la Mauritanie et la Tunisie en matière de santé spécialement
dans le domaine de l’anesthésie ; elle ne peut être que bénéfique pour nos deux pays par une
harmonisation des programmes de formation et les échanges d’étudiants et d’enseignants.
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