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M1Charte dAthènes Mvt Moderne et Gds Ensembles

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Université Interna-onale de Rabat Ecole d’Architecture Séminaire de 4 me Année: Histoire et analyse des Formes Urbaines La Ville Moderne et contemporaine LA CHARTE D’ATHENES, LE MOUVEMENT MODERNE, LES CRITIQUES DU MOUVEMENT MODERNE (LES GRANDS ENSEMBLES) ET EXEMPLES DE REQUALIFICATION MOHAMMED FAWZI ZNIBER 2017 •
LE CONTEXTE MONDIAL AU DEBUT DU XX me SIECLE: •
Le XIX me siècle et la Révolu-on Industrielle ont été abordés à la fin du 1er Semestre; les principales caractéris-ques sont: –
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Exode rural important et migra-ons démographiques vers les grandes villes qui s’industrialisent et qui offrent des opportunités d’emploi. Densifica-on des villes et dégrada-on con-nue des condi-ons d’Habitat Etouffement Spa-al des villes en raison des difficultés d’extension (Enceintes historiques, Centres cons-tués de quar-ers vétustes...) Quelques ini-a-ves de Réorganisa-on des grandes villes sont concré-sées: Paris Haussmannien, Barcelone, Londres, Berlin, New York... Les unités Industrielles qui se développent de manière très rapide posent des problèmes quand à leur implanta-on et à la pollu-on qu’elles génèrent –
Le Chemin de Fer se développe en Europe et aux Etats Unis créant de nouvelles dynamiques urbaines autour de leur tracé et des gares, a^rant le long des lignes ferroviaires ou autour de carrefours ferroviaires de nouvelles Implanta-ons Industrielles qui a^reront de nouvelles popula-ons et créeront de nouvelles aggloméra-ons Urbaines Le Commerce se développe, les Bourses apparaissent et le Système Bancaire Interna-onal commence à gérer l’économie monde La Naviga-on Fluviale, sur Canaux, transatlan-que et intercon-nentale se développe et renforce les échanges commerciaux Na-onaux et interna-onaux, avec pour corollaire l’agrandissement de Ports existants et la créa-on de nouveaux Ports dynamisant ainsi les villes qui les reçoivent. New York devient le 1er port du monde. La Colonisa-on de nombreux pays par les puissances européennes de l’époque contribue à leur enrichissement et à la dynamisa-on des villes et des ports. En 1914 et à la suite des contribu-ons des différents courants Utopistes, Socialistes, Humanistes, Chré-ens, Sécuritaires... Sur la nécessité de réorganiser les villes et d’améliorer les condi-ons de vie des popula-ons les plus modestes, la ques-on du « Logement Economique » devient centrale, les Lois sur le Travail sont promulguées et le Mouvement Syndical se développe. Les Cités-­‐Ouvrières, les Cités-­‐Jardins, les « Habita-ons Bon Marché » font leur appari-on et se développent partout dans le monde. Les Etats comprennent l’obliga-on d’intervenir sur la Ville et sur l’Habitat pour réguler les marchés et ralen-r les phénomènes de Spécula-on Foncière et Immobilière. –
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Entre 1920 et 1930, ce sont les Lo-sseurs privés qui feront l’Urbanisme en spéculant et en faisant d’énormes bénéfices; ils achètent des propriétés agricoles qu’ils lo-ssent en parcelles de 300 à 400 m2. Les Industriels souhaitent que les opéra-ons de logement soient réalisées par des Organismes Publics: les HBM sont crées en 1912 et financés par l’Emprunt , puis plus tard par la Caisse des Dépôts et Consigna-ons. Le Mouvement du « Musée Social » en est le grand ins-gateur; l’Urbanisme nait et la Collec-vité Publique en devient l’Acteur Principal à travers les Municipalités ou les Départements. A Paris les murailles sont démolies, dégageant ainsi de larges zones vierges . Le Musée Social propose une Ceinture Verte qui sépare Paris de la « Ceinture Rouge » populaire et revendica-ve. GENESE DE LA CHARTE D’ATHENES •
Les C.I.A.M. ou Congrès Interna-onaux de l’Architecture Moderne sont nés en 1928 à la suite d’une réac-on lors d’un concours d’architecture en Suisse au cours duquel les organisateurs ont rejeté les proposi-ons « non classiques », jugées trop modernes d’un certain nombre d’architectes, dont celui du Corbusier dont le nom réel est Charles Edouard Jeanneret. D’autres congrès auront lieu; le 2me en 1930 aura pour thème « l’Habitat à Loyer Modéré » et le 4 me se -endra en 1933 sur un bateau au cours d’une croisière à des-na-on d’Athènes et qui donnera son nom à la Charte. Dès le second CIAM les Architectes et Urbanistes présents ne seront pas originaires uniquement de l’Europe mais du monde en-er; Walter Gropius, Neutra ou encore José Luis Sert y par-ciperont. Il faut rappeler que la construc-on en Acier et en Béton Armé a débuté depuis quelques décennies et qu’à Chicago ou New York les premiers Graoes Ciel ont fait leur appari-on. Dés 1922, Le Corbusier avait proposé pour le centre de Paris le « Plan Voisin » qui prévoyait la démoli-on d’une importante zone comprenant des Immeubles de type Haussmannien pour les remplacer par 18 Graoes Ciel suscep-bles de recevoir plus de 500 000 habitants. Il considère que « l’Habitat est avant tout une fonc-on qui doit être ra-onalisée; il ne doit pas être considéré comme une fin en soi et doit être débarrassé de « l’inu-le » en termes de décora-on , murs non porteurs... ». A l’issue des débats du 4me CIAM, un Procès Verbal est rédigé; le texte ini-al sera repris par Le Corbusier et publié en 1941 sous le -tre « La Charte d’Athènes », ouvrage anonyme dans un premier temps car Le Corbusier était très cri-qué par les disciples de l’Académisme et du Classicisme. Elle comprend 95 paragraphes théma-ques qui diagnos-quent et analysent les villes de l’époque pour abou-r à des proposi-ons et principes d’aménagement et de construc-on nouveaux. CONTENU DE LA CHARTE D’ATHENES •
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La Ville est inscrite dans une Région: On aura rarement, avant ceoe période, relié la ville à son environnement régional; « on ne peut envisager un problème d’urbanisme qu’en se référant constamment aux éléments cons-tu-fs de la région et principalement à sa géographie: lignes de partage des eaux, crêtes avoisinantes dessinant un contour naturel, voies de circula-on, soleil, végéta-on.... L’Individuel et le Collec8f: « l’homme seul est vulnérable, il se raoache à un groupe ce qui entraine des contraintes de discipline et d’organisa-on; en échange il est assuré contre la violence, la maladie, la faim. Il peut songer à améliorer son logis et assouvir son besoin profond de vie sociale.. » La situa8on Economique: les ressources de la Région sont essen-elles pour le fonc-onnement d’une ville. La situa8on poli8que et le système administra8f. Les Circonstances par8culières qui ont déterminé les caractères de la ville: défense militaire, découvertes scien-fiques, administra-ons successives, développement progressif des communica-ons et des moyens de transport (routes, chemins de fer, avia-on, bateaux..); « l’histoire des villes est inscrite dans les tracés et les architectures des villes. Ce qui en subsiste forme le fil conducteur qui, joint aux textes et documents graphiques, permet de se représenter les images successives du passé. » Les raisons qui président au développement des villes sont soumises à des changements con8nuels; croissance ou décroissance de la popula-on, prospérité, décadence, nouveaux moyens de communica-on, appari-on des machines... L’avènement de l’ère « machiniste » a provoqué d’immenses perturba-ons dans le comportement des hommes, leur répar--on sur la terre, dans leurs entreprises avec un mouvement irréfréné de concentra-on dans les villes; « le chaos est entré dans les villes, maladies, déchéance, révoltes.. ». •
Etat actuel des villes: cri-ques et remèdes La Charte aborde ici, en ma-ère d’Habita-on, notamment dans les noyaux historiques ainsi que dans certaines zones industrielles , les très fortes densités (1 000 à 1 500 habitants / Ha) dues à des bâ-ments de faible hauteur, des surfaces habitables extrêmement modestes, absence de lumière, d’ensoleillement et d’aéra-on, présence de « germes morbides », absence de sanitaires, absence d’espaces verts, étroitesse des rues, concentra-on de popula-ons aux revenus modestes, les quar-ers les plus denses sont situés dans les sites les moins favorisés (versants mal orientés, secteurs soumis au brouillard , aux gaz industriels..), à l’inverse les habita-ons aisées sont aérées, occupent les sites les plus favorisés (à l’abri des vents hos-les, jouissant de belles vues et bien ensoleillées) , absence de législa-on concernant les condi-ons d’habitat moderne. •
Pour le CIAM d’Athènes, le Soleil, l’Espace et la Verdure sont les 3 premiers matériaux de l’urbanisme. •
Le Zonage, si cher aux CIAM, permet d’aoribuer à chaque fonc-on et à chaque individu sa juste place; ils considèrent que les différentes ac-vités humaines réclament chacune leur espace par-culier: Habita-on, unités Industrielles, Commerces, Loisirs... En outre il ne faut plus réserver les bonnes condi-ons d’habita-on qu’aux plus aisés. Il faut une « législa-on implacable », une certaine qualité de « Bien être », accessible à chacun hors de toute ques-on d’argent... •
Il faut aoribuer à l’habita-on et à la Circula-on des zones indépendantes pour éviter les nuisances (bruits, poussières, gaz..); la maison ne doit plus être « soudée » à la rue par le troooir (cri-que de l’alignement), elle doit se dresser dans son milieu propre où elle jouira de soleil, d’air pur et de silence. Des parcours lents pour les piétons et rapides pour les voitures doivent être proposés. •
L’Habita-on doit être accompagnée de Services et d’Equipements Collec-fs: commerces, services médicaux, crèches, maternelles, écoles, organisa-ons intellectuelles et spor-ves. Les écoles doivent situées à proximité des habita-ons pour éviter aux enfants « les périls de la rue ». •
Ils évoquent la ques-on des Banlieues, aménagées sans plans et sans liaison « normale » avec la ville; les Cités Jardins sont pour eux des « paradis illusoires, des solu-ons irra-onnelles » •
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Ils recommandent de prendre en compte les innova-ons techniques et scien-fiques pour élever des construc-ons hautes. On passe des murs porteurs en pierre, briques ou en bois à l’usage d’acier ou de ciment armé; les construc-ons peuvent aoeindre 65 étages et plus, il reste à étudier la hauteur qui convient à chaque cas par-culier. Ces construc-ons hautes doivent être implantées à grande distance les unes des autres ( cri-que de Manhaoan et Chicago) et doivent libérer de larges espaces dédiés aux espaces verts, et aux espaces dédiés aux équipements collec-fs, aux sports et aux loisirs. Les espaces verts, contrairement aux Cités Jardins , ne seront pas compar-mentés en pe-ts éléments d’usage privé Les Ilots insalubres devront être démolis et remplacés par des parcs ou par des bâ-ments indispensables à la vie de la Cité. Les distances entre les lieux de travail et les lieux d’habita-on doivent être réduites ( pour éviter de voir la main d’œuvre passer plusieurs heures de transport par jour) mais elles doivent être en même temps séparées; les zonages et des plans soigneusement étudiés doivent être élaborés et mis en œuvre. Les « Cités d’Affaires » ont une importance si grande que le choix de leur emplacement est essen-el; elles doivent être situées au confluent des voies de circula-on qui desservent à la fois les zones d’habita-on, les secteurs d’Industrie et d’ar-sanat, les administra-ons publiques, certains hôtels et les différentes gares (ferroviaires, rou-ères, mari-mes ou fluviales et aériennes). La Circula-on avec les nouveaux moyens de déplacement est à réorganiser de manière radicale: –
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Dans les artères conges-onnées, il faut séparer le sort des piétons de celui des véhicules mécaniques Il faut donner aux « Poids lourds » un lit de circula-on par-culier Il faut envisager pour la grande circula-on des voies de Transit indépendantes des voies courantes Les croisements à fort débit seront aménagés en circula-on con-nue par changement de niveaux avec des bretelles de raccords Le piéton doit pouvoir suivre d’autres chemins que ceux de l’automobile Les rues doivent être différenciées selon leur des-na-on: rues d’habita-ons, rues de promenades, rues de transi-on avec limita-on de vitesse et voies maîtresses Les zones de verdure doivent isoler en principe les lits de grande circula-on qui sont différentes des voies de circula-on de détail et n’ont aucune raison d’approcher les construc-ons publiques ou privées. •
LE PATRIMOINE HISTORIQUE DES VILLES •
Les valeurs architecturales doivent être sauvegardées; la vie d’une cité est un événement con-nu, manifesté à travers les siècles. Le Patrimoine bâ- cons-tue « un témoin précieux du passé qui sera respecté pour sa valeur historique ou sen-mentale ou parce qu’il porte en lui une valeur plas-que ». Il fait par-e du patrimoine humain et nous avons la responsabilité et l’obliga-on de faire tout ce qui est licite pour transmeore intact aux siècles futurs ce noble héritage. Ces valeurs architecturales seront sauvegardées si elles sont l’expression d’une culture antérieure et si elles répondent à un intérêt général. « Tout ce qui est Passé n’a pas, par défini-on , droit à la pérennité; il convient de choisir ce qui doit être respecté. Dans le cas où l’on trouve des construc-ons répétées, certaines seront conservées à -tre documentaire, les autres abaoues. Dans d’autres cas la seule par-e cons-tuant un souvenir ou une valeur réelle pourra être isolée, le reste sera modifié u-lement. Dans certains cas excep-onnels où il y a une grande significa-on esthé-que ou historique mais sur un emplacement gênant, une transplanta-on totale des éléments pourra être faite ». La conserva-on ne doit pas être synonyme de Statu quo social pour les popula-ons les plus modestes habitant dans les centres historiques: » Un culte étroit du passé ne saurait faire méconnaitre les règles de jus-ce sociale ». L’extension et la croissance des villes peut entrainer la tenta-on de démolir de véritables valeurs architecturales historiques ou spirituelles, il vaut mieux alors détourner la circula-on ou lui imposer un passage sous tunnel. « L’emploi de styles du passé, sous prétexte d’esthé-que, dans les construc-ons neuves érigées dans les zones historiques a des conséquences néfastes; de telles méthodes sont contraires à la grande leçon de l’histoire; jamais un retour en arrière n’a été constaté. Les chefs d’œuvre du passé nous montrent que chaque généra-on eut sa manière de penser, ses concep-ons, son esthé-que avec son imagina-on et le recours à la totalité des ressources de l’époque; copier servilement le passé, c’est se condamner au mensonge, ériger le « faux » en principe » •
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LES REALISATIONS DU CORBUSIER •
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Il réalisera 5 « Unités d’Habita-on » dont celle de « La Cité Radieuse de Marseille » entre 1947 et 1952, un IGH de 127 m de long, de 24 m de large et de 56 m de haut sur pilo-s véritable « Village ver-cal » de 337 appartements de 23 types différents dont des duplex et un hôtel de 21 chambres avec à l’intérieur même du bâ-ment: une école maternelle, une crèche, une piste d’athlé-sme, un gymnase, des commerces, des services et une piscine sur le toit. Il invente la no-on de « rue intérieure », l’échelle humaine lui est primordiale et il est l’auteur du « Modulor » basé sur le nombre d’or et la suite de Fibonacci (rapport de 1,619 issu de la hauteur de l’homme 1,83 m sur la hauteur du nombril 1,13 m. Il réalisera 4 autres « Unités d’Habita-on » à Briey en foret, à Rezé, à Firminy et à Berlin. Il est le concepteur de la Villa Savoie, de l’église de Ronchamp, de bâ-ments officiels de la ville nouvelle de Chandīgarh en Inde. Aux côtés du Corbusier de grands noms de l’Architecture seront d’ardents défenseurs du « Mouvement moderne »: –
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Ludwig Mies Van Der Rohe Alvar Aalto Théo Van Doesburg –
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Oscar Niemeyer Luis Costa Michel Ecochard LA CITE RADIEUSE A MARSEILLE PILOTIS DE L’IMMEUBLE DE LA CITE RADIEUSE DE MARSEILLE TOITURE TERRASSE DE LA CITE RADIEUSE DE MARSEILLE ENTREE DE LA CITE RADIEUSE DE MARSEILLE LA RUE INTERIEURE DE LA CITE RADIEUSE DE MARSEILLE FACADE DE LA CITE RADIEUSE DE FIRMINY L’EGLISE DE FIRMINY BATIMENT DU SECRETARIAT DE CHANDIGARH HAUTE COUR DU CAPITOLE DE CHANDIGARH BATIMENT DE L’ASSEMBLEE A CHANDIGARH BATIMENT DE L’ASSEMBLEE DE CHANDIGARH NATURE MORTE DU CORBUSIER PEINTRE SCULPTEUR ET DESIGNER VILLA SAVOIE DU CORBUSIER IMMEUBLE DU BAHAUS DE WALTER GROPIUS 1925-­‐1926 DE LA CHARTE D’ATHENES AUX GRANDS ENSEMBLES •
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L a Charte d’Athènes, qui cri-que les aspects ségréga-fs de la ville avec des sites réservés aux popula-ons les plus aisées et d’autres dans les centres historiques, en périphérie et en banlieues beaucoup plus vétustes et insalubres, les entérine en fait à travers la pra-que du Zoning et de ses dérives. Elle insiste également sur les Règles Hygiénistes qu’elle prétend transgresser: Prospects, largeur des voies... A la fin de la 2eme guerre mondiale, à par-r de 1945, les désastres sont énormes dans les villes et d’importantes opéra-ons de Reconstruc-on sont indispensables; elles ne seront en fait réalisées qu’à par-r de 1954 (1954-­‐1970). Elles concerneront essen-ellement le « Logement du grand nombre » et démarrent par la reconstruc-on des villes du Havre et de Royan qui ont été détruites en grande par-e par les bombardements: –
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de vastes avenues sont tracées, un véritable réseau de voirie de circula-on hiérarchisée, une ambi-euse composi-on urbaine avec le respect des prospects, des construc-ons en Béton Armé, un remembrement foncier permet la réalisa-on de Plans d’Ensembles L’Etat par-cipe à ces opéra-ons à travers des immeubles collec-fs publics loca-fs L’Industrialisa-on du Bâ-ment est en cours et permet de réduire les coûts, les délais. Le mot « Cellule » remplace celui de « Logement », la Cité Radieuse de Marseille et quelques autres opéra-ons « expérimentales » deviennent des références. Rapidement l’architecture des « Plans de Masse », et des modules répé--fs de « Barres » de 100, 150, 260 ou 400 mètres de long sont réalisées et on arrive à des cadences de produc-on de 1 à 1,6 logement/ jour. A par-r de 1953, le 1% Patronal avec l’interven-on obligatoire des Bureaux d’Etudes Techniques (B.E.T.) entraine une forte augmenta-on des rythmes de produc-on de logements , essen-ellement collec-fs sous forme de Barres et de Tours. La Caisse de Dépôts et de Consigna-on crée la SCIC en 1954 et les ordonnances rela-ves aux procédures d’expropria-ons, à la « Rénova-on Urbaine » et à la créa-on de « Zones à Urbaniser en Priorité » (Z.U.P.)sont publiées en 1958. La DATAR ( Direc-on de l’Aménagement du territoire et de l’Aménagement Régional) est crée en 1963. De 1958 à 1964, 155 ZUP ont été crées pour aménager 17 000 hectares permeoant de réaliser un poten-el de 655 000 logements. En réalité, à la fin de 1964, 120 Z.U.P. ont équipé 2 800 hectares sur lesquels 33 200 logements étaient achevés et 57 400 étaient en chan-er, or l’objec-f était de réaliser dans des délais très courts, des opéra-ons d’ensembles importants d’Habita-on, de quar-ers nouveaux ou même de villes nouvelles disposant de tous les équipements nécessaires, de manière coordonnée et synchronisée, ce qui permeoait aux Communes (municipalités) d’éviter la dispersion des efforts d’équipement des terrains et ce, avec les Droits d’Expropria-on, de Préemp-on, d’achat à l’amiable et le recours à des crédits à des taux inférieurs à ceux du marché. En réalité les réalisa-ons sont lentes et incomplètes, surtout au niveau des équipements qui sont réalisés par des en-tés différentes. •
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Des Ensembles de logements collec-fs de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’unités , marqués par un urbanisme de Barres et de Tours, inspiré des préceptes de l’Architecture Moderne sont réalisés entre 1950 et le milieu des années 70. c’est la période de l’Urbanisme dit des « Chemins de Grue » Ils apportent des condi-ons nouvelles: eau courante chaude et froide à l’intérieur des appartements, chauffage central, équipements sanitaires, ascenseurs à des popula-ons ouvrières, provenant de quar-ers d’habitat insalubre, ou encore de rapatriés d’Algérie. La Loi d’Orienta-on foncière de 1967 subs-tuera les « Zones d’Aménagement Concerté » (Z.A.C.) aux Z.U.P; Elles sont jugées plus proche et en adéqua-on avec le Marché foncier et immobilier. Ces Grands Ensembles entreront en crise au début des années 80 sous le nom de « Cités » ou de « Gheoos ». LOCALISATION DES GRANDS ENSEMBLES DANS LE GRAND PARIS PLAN D’ENSEMBLE DE LA GRANDE BORNE EN FRANCE UNE DES PLUS LONGUES BARRES A NANCY: LE HAUT DU LIEVRE 3 000 LOGEMENTS (1954) GRAND ENSEMBLE « LA ROUVIERE » A MARSEILLE GRAND ENSEMBLE PISSEVIN A NIMES GRANDS ENSEMBLES DE LA VILLE DE SARCELLES GRAND ENSEMBLE A BUDAPEST EN HONGRIE GRAND ENSEMBLE A TALLIN EN ESTONIE GRAND ENSEMBLE A TBILISSI EN GEORGIE LA Z.U.P. DE BELLEVUE APRES ENTRETIEN ET REHABILITATION A BREST DE LA NECESSITE D’INTERVENIR SUR LES GRANDS ENSEMBLES •
Après quelques décennies et dès le début des années 80, les Grands Ensembles connaissent un état de dégrada-on avancée avec: –
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Impression « d’abandon » de ces « Cités » Impression d’enclavement avec de mauvaises liaisons en termes de transports en commune avec les villes ou les cœurs de villes. Insuffisance ou absence d’équipements collec-fs, notamment des équipements de loisirs : espaces verts, de sports, bibliothèques et de lieux d’épanouissement, restaura-on, services divers, cabinets de médecins... Homogénéisa-on des caractéris-ques des habitants: paupérisa-on, regroupement de communautés « ethniques » Chômage des jeunes et absence d’unités économiques à proximité Absence de sécurité et développement de « clans », de « bandes », de trafics illicites. Absence d’entre-en des bâ-ments et des espaces communs: cages d’escaliers, ascenseurs, terrasses, façades... Ces Grands Ensembles représentent cependant un Parc Logements important et rela-vement bien répar- sur les territoires; il est donc possible d’y intervenir pour les requalifier, les réhabiliter, les désenclaver, les équiper et y insuffler des dynamiques sociales et économiques, pour y améliorer les condi-ons de vie, à la fois à l’intérieur des appartements et des immeubles, mais également dans les espaces extérieurs et les équipements collec-fs. Ainsi privilégier la réhabilita-on à la démoli-on quand cela est possible s’avère moins coûteux et permet de préserver la mémoire du lieu. Insérer de nouvelles fonc-ons urbaines et de nouvelles formes urbaines dans les nombreux espaces vides laissés à l’abandon. Concevoir des projets qui reprennent l’ensemble des composants de la « Cité » et de ses abords, et non juste les immeubles ou les tours. Réfléchir et intégrer de nouvelles approches « durables » telles que la « Performance Energé-que » Modifier les hauteurs, les volumes et la diversité architecturale des bâ-ments existants, y construire de nouveaux bâ-ments d’habita-on ou d’équipements. Essayer d’y intégrer une popula-on aux caractéris-ques différentes: favoriser la mixité sociale Reprendre les espaces verts et les cheminements, les espaces de sports, les lieux de rassemblement Enrichir la programma-on par l’implanta-on d’unités économiques créatrices d’emplois Favoriser et encourager la créa-on d’associa-ons et améliorer la gouvernance PROJET DE RESTRUCTURATION DES IMMEUBLES D’UN GRAND ENSEMBLE JEAN NOUVEL, JEAN MARIE DUTHILLEUL ET MICHEL CANTAL DUPART REMODELAGE DE LA BARRE DIDEROT A ARGENTEUIL ROLAND CASTRO/ATELIER CASTRO-­‐DENISSOF-­‐CASI REHABILITATION DE LA PLACE NATIONALE A PARIS CHRISTIAN DE PORTZAMPARC REQUALIFICATION DE L’ESPACE PUBLIC A BONDY YVES LION ET GROUPE DESCARTES PROJET DE REHABILITATION DE LA CITE DES 4 000 A LA COURNEUVE YVES LION ET GROUPE DESCARTES 
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