Le bon usage de la cortisone

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Cahier de l’auto-immunité - Médecine interne –Maroc –Dr Khadija Moussayer
LA CORTISONE, INCONTOURNABLE DEPUIS 60 ANS MALGRE SES
NOMBREUX EFFETS SECONDAIRES
Hormone sécrétée par une glande située au-dessus des reins, la cortisone synthétique est
aussi très utilisée dans de nombreuses pathologies en raison de son action antiinflammatoire très efficace. Sa mise au point dans les années 1950 a même bouleversé le
traitement de certaines d’entre-elles, les maladies auto-immunes. Elle a aussi de
nombreux effets secondaires nocifs et sous-estimés (faute d’informations complètes) qui
demandent de la prudence dans son emploi.
SOMMAIRE
UN MEDICAMENT D’UNE EFFICACITE REDOUTABLE SUR LES DOULEURS
LES NOMBREUX EFFETS DELETERES DE LA CORTISONE
EDUCATION THERAPEUTIQUE : LES VOIES NON MEDICAMENTEUSES
ANNEXES
LES MECANISMES D’ACTION DE LA CORTISONE
L’HISTOIRE DE LA CORTISONE
L’AUTO-DESTRUCTION DE L’ORGANISME :
LES MALADIES AUTO-IMMUNES
UN MEDICAMENT D’UNE EFFICACITE REDOUTABLE SUR L’INFLAMMATION ET
LES DOULEURS
La cortisone combat l’inflammation (dénommée pour cette raison anti-inflammatoire
stéroïdien) et a une action immunosuppressive (= supprime les réactions immunitaires
exagérées de l’organisme). Les molécules les plus utilisées sont la prednisone et la
méthylprednisolone.
Son action empêche l’organisme de produire les substances qui causent les symptômes
de l’inflammation (augmentation de la température, douleurs, rougeur, gonflement…).
Les corticoïdes sont donnés sous forme de crème dans les inflammations de la peau et
des muqueuses (eczéma, psoriasis, inflammations des yeux appelées uvéites …), de
comprimés ou d’injections pour des inflammations plus larges (allergies, asthmes,
traitement complémentaire des greffes, …).
Pour la femme enceinte lorsque l’on vise un effet sur le fœtus, on opte pour des
corticoïdes spécifiques (dexaméthasone ou bétaméthasone), pour leur bon passage de la
barrière placentaire.
Les corticoïdes sont bien tolérés lors d’une prescription courte ou s’ils sont appliqués
localement.
Ils ne sont prescrits sur une longue durée que dans de rares cas ou encore quand
l’inflammation est chronique et généralisée, en particulier dans les maladies autoimmunes.
LES NOMBREUX EFFETS DELETERES DE LA CORTISONE
Un médicament n’est jamais anodin et doit être donné en fonction d’une balance bénéfice
/ effets nocifs nettement en faveur du premier terme.
Quand les corticoïdes sont suivis pendant de nombreux mois voire de nombreuses
années, leurs effets délétères sont nombreux et graves parfois :
- La cortisone déplace la graisse de l’extrémité inférieure du corps à la partie supérieure :
le visage devient bouffi. Ce processus réalise dans les cas extrêmes un aspect
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extrêmement boursouflé appelé cushingoïde, car il rappelle celui donné par la maladie de
Cushing (hypersécrétion de cortisol par les glandes surrénales).
- Au niveau des reins, la cortisone retient le sodium et élimine le potassium provoquant
une surcharge hydrosodée (en eau et sodium) et donc un risque d’hypertension
artérielle. Le régime sans sel prescrit avec la corticothérapie est une mesure thérapeutique
essentielle, mais souvent insuffisante.
- Au niveau gastrique (estomac), la tolérance de la cortisone est meilleure que celle des
anti-inflammatoires non stéroïdiens (indometacine, diclofénac, ketoprofene…). Des
lésions ulcéreuses gastriques surviennent cependant chez des personnes à risque.
- Au niveau osseux, les corticoïdes accélèrent la perte osseuse et diminuent les
capacités de formation osseuse. L’ostéoporose cortisonique est la plus fréquente des
complications des traitements cortisoniques au long cours. Le risque de fracture est plus
élevé dans l’ostéoporose cortisonique que dans l’ostéoporose due à la ménopause chez la
femme, et ce pour une même valeur de densité osseuse. Pour limiter ce phénomène, du
calcium et de la vitamine D3 sont généralement prescrits. Dans des cas graves, des
médicaments contre l’ostéoporose y sont ajoutés.
- Au niveau des yeux, la cortisone est susceptible d’entrainer une cataracte, et même
une altération de la rétine
- La cortisone peut induire un diabète ou au minimum une intolérance au glucose :
l’organisme réagit moins aux effets de l’insuline (le régulateur de notre quantité de sucre)
et doit redoubler d’efforts pour contrôler les taux de glucose sanguin. Les personnes
intolérantes au glucose affichent des taux de glucose plus élevés que la normale mais pas
suffisamment élevés pour les considérer comme diabétiques.
- Des insomnies et même des troubles psychiatriques surviennent aussi lors d’une
corticothérapie.
Enfin, étant donné que les corticoïdes réduisent l’activité protectrice du système
immunitaire, le risque d’infection est accru. Parfois, un traitement antibiotique doit être
prescrit, Et l’on suggère aux patients de se faire vacciner, notamment contre la grippe
saisonnière.
L’arrêt des corticoïdes doit impérativement être progressif. La prise de corticoïdes de
synthèse utilisés lors des traitements bloque en effet la sécrétion des corticoïdes naturels
produits par les glandes surrénales. Il faut donc s’assurer que ces glandes ont bien pris le
relais avant l’arrêt définitif des corticoïdes de synthèse.
Dans des pays comme le Maroc, ces recommandations et conseils de prudence sont
encore loin d’être suivis ou connus du fait même de pratiques massives d’automédications
(faute de moyens financiers).
Au total, si la cortisone peut s’imposer lors des poussées aiguës d’une maladie, elle
doit autant que possible être diminuée ou arrêtée en dehors des périodes de crise.
EDUCATION THERAPEUTIQUE : DES VOIES NON MEDICAMENTEUSES EN
COMPLEMENT OU MÊME POUR UN ARRÊT DES CORTICOÏDES
Tout traitement ne doit pas se limiter à prescrire des molécules : les modifications du mode
de vie peuvent permettre dans une certaine mesure de réduire les phénomènes
inflammatoires, même si parfois les résultats sont modestes. Cela passe en particulier
par :
- L’exercice physique : il diminue les effets secondaires des corticoïdes et accélère la
réparation des muscles. Sont recommandés notamment, et en fonction des situations et
de la pathologie, la kinésithérapie, l’ergothérapie et les activités physiques, notamment les
activités aquatiques, le vélo et la marche qui ne soumettent pas les articulations à de
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fortes pressions. La pratique du Taï-chi (un art martial chinois et une gymnastique de
santé alliés à une composante spirituelle) aurait aussi des effets bénéfiques selon la
collaboration Cochrane (une organisation internationale regroupant des chercheurs
indépendants).
- La révision des habitudes alimentaires : les corticoïdes augmentent l'appétit et,
sachant que les malades vont manger plus en se dépensant physiquement souvent
moins, la prise de poids est fréquente. Le régime méditerranéen semblerait en particulier
avoir des atouts pour diminuer l’inflammation en gardant son poids. Rappelons qu’il se
caractérise par une consommation prédominante d’huile d’olive, de légumes, de céréales,
de fruits ainsi que de noix, une consommation modérée de volaille et de poisson et une
consommation faible de viandes rouges, de produits laitiers et de sucre.
- La Phytothérapie : Selon toujours la collaboration Cochrane, certaines huiles (d’onagre,
de bourrache ou de pépins de cassis auraient une action anti-inflammatoire réduisant la
douleur.
ANNEXES
LES MECANISMES D’ACTION DE
REGULATION DE NOS ACTIVITES
LA
CORTISONE :
UNE
HORMONE
DE
en général plusieurs fois le dosage journalier naturel (de 5 mg par jour). Au-delà de 20 mg
par jour, les corticoïdes réduisent la réponse du corps à une agression immunologique
(par une bactérie, un virus…). Ce qui n’est pas sans conséquence, car cela diminue aussi
la capacité de notre organisme à lutter contre des maladies infectieuses.
C’est cet effet par contre qui est désiré quand nos défenses immunitaires sont trop fortes
dans le cas des maladies auto-immunes. La cortisone est largement employée dans ces
maladies pour cette raison. Les corticoïdes dont la cortisone agissent en imitant une
hormone naturelle, le cortisol, produit tout au long de la journée (à raison de 5 mg par jour
environ) par les glandes surrénales situées au dessus des reins. Signalons en passant
que les surrénales produisent aussi une autre hormone fondamentale, l’adrénaline et
qu’elles agissent sous le contrôle de l’hypophyse, une glande du cerveau. La
cortisone et ses dérivés sont soit "naturels" issues à partir du cortisol, soit fabriqués de
manière synthétique et transformés ensuite par le foie en cortisol. Sous ce terme
général de "cortisone", on englobe en fait 11 hormones appelées plus clairement les
corticostéroïdes dérivés tous du cholestérol et dont la cortisone est le chef de file.
Le cortisol participe à l’organisation et la régulation de notre rythme biologique d'une
durée de 24 heures (plus communément appelé rythme circadien) en déclenchant
notamment les processus de succession des phases de sommeil et d’éveil.
Le cortisol est également l’hormone du stress et du danger. Il est alors libéré
massivement. Grâce à son action, la quantité de glucose dans le sang s’accroît et de
nombreuses fonctions biologiques sont accélérées. Certaines fonctions non prioritaires,
comme la digestion, sont par contre inhibées par lui.
Les médicaments corticoïdes, eux, agissent au niveau du noyau des cellules. Ils
favorisent la production de facteurs anti-inflammatoires et réduisent celle de substances
(des enzymes) provoquant l’inflammation. Les doses de corticoïdes administrés dans un
médicament représentent
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L’HISTOIRE DE LA CORTISONE : UNE HORMONE AU CŒUR
DECOUVERTES DE LA MEDECINE
DES GRANDES
Mise
en
évidence
du
rôle
des
glandes
surrénales
(1855 -1896)
L’anglais Thomas Addison décrit une maladie due à une destruction progressive des
glandes surrénales pouvant conduire au décès. En hommage à ses travaux, celle-ci sera
baptisée maladie d'Addison. En 1896, le canadien William Osler montre qu'on peut
soigner des patients de cette atteinte grâce à des extraits frais de glandes surrénales
d'animaux.
Découverte de messagers chimiques, les hormones (1902)
Deux chercheurs anglais, Maddock Bayliss et Ernest Starling, prouvent que les surrénales
ainsi que d’autres glandes (thyroïde, hypophyse…) transmettent des messagers
chimiques faits pour stimuler certaines parties et fonctions du corps. Elles sont
dénommés hormone (du grec hormôn, exciter).
Isolation de la cortisone (1933)
Plusieurs hormones produites par les glandes surrénales, dont le cortisol, sont isolées par
des chimistes américains. Cette substance sera appelée cortisone en 1939.
Pendant la seconde guerre mondiale, les Américains et les Allemands essayent de mettre
au point à partir de la cortisone
une drogue rendant insensible à la fatigue
(potentiellement très utile en particulier aux aviateurs), mais en vain. Le seul point positif
de ces tentatives est une accélération de la recherche médicale sur la cortisone
Mise au point de la fabrication en série de cortisone (1948-1949)
Un processus de fabrication, à partir d’acides biliaires bovins, permet de produire la
cortisone en quantité suffisante pour entreprendre des essais thérapeutiques. Une
première patiente gravement atteinte de polyarthrite rhumatoïde est traitée par
cette molécule. Les résultats sont spectaculaires : les manifestations de la pathologie
s’estompent, permettant alors à cette personne de reprendre une vie normale. Pour la
première fois, un traitement vraiment efficace avait été développé contre cette redoutable
maladie auto-immune.
Remise d’un prix Nobel pour les recherches sur la cortisone (1950)
Les Américains Edward C. Kendall, Tadeus Reichstein et Philip S. Hench, à l’origine
des découvertes de 1933 et 1948 reçoivent le Prix Nobel de médecine.
L’ère
thérapeutique de la cortisone commence avec sa production industrielle aux Etats-Unis.
Le triomphe de la corticothérapie (1950 et après)
Des patients très handicapés par leur polyarthrite rhumatoïde voient leur vie transformée
par ce médicament. Ainsi, le célèbre peintre français Raoul Dufy, obligé d’arrêter son
activité à cause de la maladie, est invité aux Etats-Unis pour bénéficier de ce traitement.
Recouvrant ces facultés, il dédiera à ce médicament un tableau intitulé « la cortisone ».
Malgré ses effets secondaires déjà constatés, la corticothérapie est ensuite rapidement
élargie à d’autres pathologies, comme les cancers l’asthme la maladie de Crohn et bien
d’autres maladies auto-immunes.
En France, l'autorisation de mise sur le marché de la cortisone, sous la forme de la
prednisone, date de 1955.
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UNE AUTO-DESTRUCTION DE L’ORGANISME : LES MALADIES AUTO-IMMUNES
Lors d’une maladie auto-immune (MAI), le système immunitaire commet des erreurs et
détruit certains des tissus de son organisme, les « considérant » comme étrangers.
La nature des attaques auto-immunes varie énormément selon la maladie. Le système
immunitaire peut attaquer par exemple : 1/ une substance spécifique, la couche
protectrice (myéline) des cellules nerveuses dans le cerveau, la moelle épinière et le nerf
optique dans la sclérose en plaques ; 2/ des cellules et des tissus de la peau, des
articulations, du cœur et des reins dans le lupus érythémateux disséminé.
Il existe deux catégories de maladies auto-immunes :
- celles qui sont limitées à un seul organe et appelées maladies auto-immunes «
spécifiques d’organe» (comme la maladie de Basedow qui touche la thyroïde ou le
diabète de type I qui touche le pancréas) ;
- celles au cours desquelles plusieurs organes sont touchés successivement ou
simultanément, dites alors maladies auto-immunes « systémiques ». comme : le lupus
érythémateux disséminé (atteintes préférentielles des articulations, de la peau, des reins,
du système cardiovasculaire, des globules rouges mais aussi pratiquement de n’importe
quel organe) ; la polyarthrite rhumatoïde (atteinte principalement articulaire, plus rarement
pulmonaire et cutanée) ; le syndrome de Gougerot-Sjögren (atteintes des glandes
salivaires et lacrymales occasionnant un syndrome sec et plus rarement des articulations,
de la peau et des poumons) ; la spondylarthrite ankylosante (atteinte des articulations
surtout de la colonne vertébrale, atteintes pulmonaire et neurologique possibles).
Parmi les maladies auto-immunes, un certain nombre sont rares et peu connues du grand
public : le syndrome de Goodpasture, le pemphigus, l'anémie hémolytique auto-immune, le
purpura thrombocytopénique auto-immun, la polymyosite et dermatomyosite, la
sclérodermie, l'anémie de Biermer, la maladie de Gougerot-Sjögren, la
glomérulonéphrite…
Ces affections ne sont pas curables. Les traitements sont destinés à ralentir ou à
supprimer la réponse immunitaire pathologique et s’appuient sur : les corticoïdes par voie
orale ou en bolus
(injection intraveineuse d’une dose importante), les
immunosuppresseurs : (cyclophosphamide, azathioprine, méthotrexate, Mycophénolate Mofétil),
les échanges plasmatiques ainsi que les immunoglobulines et enfin les biothérapies.
Outre un médecin généraliste, la prise en charge de ces maladies est assurée par
différents spécialistes en fonction des organes touchés (rhumatologue, gastroentérologue,
cardiologue…) et / ou un spécialiste en médecine interne, encore appelé « interniste »,
une spécialité quelque peu méconnue en France et surtout au Maroc : il soigne
notamment les patients qui présentent plusieurs organes malades, ou atteints
simultanément de plusieurs maladies ; les maladies auto-immunes sont au cœur de ses
compétences).
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA CORTISONE ET LES MALADIES AUTO-IMMUNES
- Modalités de prise de la cortisone et des corticoïdes – Cortisone – Info Assistance
Publique Hôpitaux de Paris - 14/08/2014 (dernière mise à jour) http://www.cortisoneinfo.fr/Generalites/Modalites-de-prise
- Cortisone – Drug Information What Cortisone Is Used For – Chemocare
Cahier de l’auto-immunité - Médecine interne –Maroc –Dr Khadija Moussayer
http://chemocare.com/chemotherapy/drug-info/cortisone.aspx
- Glucocorticoids: List, Uses, Side Effects, and More – Healthline 12 novembre 2016
http://www.healthline.com/health/glucocorticoids#Overview1
- Cortisone: Indications, Side Effects, Warnings – Drugs.com. november 30, 2016
https://www.drugs.com/mtm/cortisone.html
- Dr Monassier LES ANTI-INFLAMMATOIRES STEROIDIENS Faculté de Médecine de
Strasbourg, Module de Pharmacologie Générale DCEM1 2005/2006
http://udsmed.ustrasbg.fr/pharmaco/pdf/DCEM1_Pharmacologie_chapitre_23_Les_anti_inf
lammatoires_steroidiens.pdf
- Moussayer Khadija - Maladies auto-immunes : Quand le corps s’attaque à lui-même –
Doctinews N° 36 Août/Septembre 2011.
http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/551-maladies-auto-immunes
- Moussayer Khadija - Biothérapies : La révolution des traitements ciblés issus du vivant –
Doctinews N° 58 Septembre 2013.
http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/2461-bioth%C3%A9rapies
- Moussayer Khadija - Syndrome sec et Gougerot-Sjögren : Entre un mal fréquent et une
maladie au coeur de l’auto-immunité – Doctinews N° 45 Juin 2012
http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/560-syndrome-sec-et-gougerotsj%C3%B6gren
- Moussayer Khadija - La barrière intestinale et ses pathologies : Du microbiote au leaky
gut syndrome - Doctinews N° 69 Août / Septembre 2014
http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/3445-la-barri%C3%A8re-intestinale-etses-pathologies
- Moussayer khadija - L’HYPERTENSION ARTERIELLE SECONDAIRE : ON PEUT EN
GUÉRIR ! Doctinews N° 21 Avril 2010
http://doctinews.com/index.php/archives/39-dossier/122-lhypertension-arteriellesecondaire-on-peut-en-guerir
- Moussayer Khadija ‫ مرض أو متالزمة شوغرين مرض يتميز بجفاف الفم و العيون و يصيب النساء بدرجة أول‬/
Gougerot Sjogrën Oujdacity 29/11/2016
http://www.oujdacity.net/national-article-115394
- Moussayer Khadija ‫ – فتاكا الذئبية الحمراء مرض يصيب النساء و ال يزال‬Lupus Oujdacity 21/12/2016/
A Casablanca, le 26/02/2019
DOSSIER REALISE PAR :
Cahier de l’auto-immunité - Médecine interne –Maroc –Dr Khadija Moussayer
Dr MOUSSAYER KHADIJA ‫موسيار خديجة الدكتورة‬
‫الشيخوخة أمراض و الباطني الطب في اختصاصية‬
Spécialiste en médecine interne et en Gériatrie
Présidente
de
l’Alliance
Maladies
Rares
Maroc
‫رئيسة ائتالف األمراض النادرة المغرب‬
Présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques
(AMMAIS)
‫والجهازية و الذاتية المناعة ألمراض المغربية الجمعية رئيسة‬
Membre de la Société Marocaine de Médecine Interne (SMMI)
ABSTRACT
Cortisone is a corticosteroid. It works by decreasing or preventing tissues from responding
to inflammation. It also modifies the body's response to certain immune stimulation.
Cortisone is used for treating severe allergies, arthritis, asthma, multiple sclerosis, skin
diseases… and specially the autoimmune diseases. However, cortisone also comes
with side effects. These can be severe, especially if somebody uses these drugs too long.
The auto-immune diseases are a broad range of related diseases in which a person’s
immune system produces an inappropriate response against its own cells, tissues and/or
organs, resulting in inflammation and damage. There are over 100 different autoimmune
diseases, and these range from common to very rare diseases. Some of the over 100
autoimmune diseases are lupus, type 1 diabetes, scleroderma, celiac, multiple
sclerosis, Crohn’s disease, autoimmune hepatitis, rheumatoid arthritis, Graves disease,
myasthenia
gravis, myositis, antiphospholipid
syndrome
(APS), Sjogren’s
syndrome, uveitis, polymyositis, Raynaud’s phenomenon, and demyelinating neuropathies.
The Moroccan Autoimmune and Systemic Diseases Association is a health association
dedicated to bringing a national focus to autoimmunity and the eradication of autoimmune
diseases and the alleviation of suffering and the socioeconomic impact of them. The
chairwoman of the association is khadija Moussayer, MD PHD
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