LE BON EQUILIBRE NUTRITIONNEL DE LA PERSONNE AGEE AU MAROC

advertisement
« La nourriture est un remède…
Que votre remède soit donc
votre nourriture »
Hippocrate
COURS DE GERIATRIE
2014 - 2015
La nutrition : élément clé d’un
vieillissement réussi
Un équilibre nutritionnel fragile
Il est plus précaire pour la personne âgée (PA) car
tributaire :
 des modifications physiologiques et de l’émergence
de pathologies
 d’une diminution trop fréquente des apports
alimentaires sans que ses besoins énergétiques ne
soient significativement abaissés
 d’un amoindrissement des réserves énergétiques
Tout incident peut alors provoquer une dénutrition
Perturbation du goût
* diminution de la capacité discriminative
* augmentation du seuil de détection des 4 saveurs de
base : 11.6 pour le salé, 7 pour l’amer, 4.3 pour l’acide et
2.7 pour le sucré
* perturbation du goût par médicaments et facteurs
nutritionnels (déshydratation, carence en B3 et en zinc,
cirrhose)
* aggravation par la malnutrition qui ralentit
renouvellement cellulaire indispensable à la régénération
des acteurs sensoriels
Médicaments et troubles du goût
Sécheresse buccale
 Extrême importance de la denture pour l’alimentation,
(3% des personnes âgées ont une dentition saine)
 Atrophie gingivale conditionne les choix alimentaires car
mastication douloureuse
 sécheresse : source de malnutrition car début de
digestion insuffisant, et d’anorexie; les aliments n’étant
plus correctement imbibés, les molécules porteuses de
saveurs sont moins actives
 Augmentation des mycoses buccales et œsophagiennes
occasionnant douleurs et troubles de la déglutition
Vieillissement de l’appareil digestif
 atrophie de la muqueuse gastrique et diminution de la





sécrétion de l’acide chlorhydrique
pullulation bactérienne consommatrice de nutriments
(folates)
ralentissement de l’évacuation gastrique prolongeant la
phase d’anorexie postprandiale
augmentation de CCK sérique (cholécystokinine
pancréozymine) : abaisse le seuil de satiété
augmentation de la fréquence des ulcères et des
gastrites chroniques , source d’anorexie
rôle de l’H pylori dans le vieillissement gastrique
Vieillissement musculaire sarcopénie
* Diminution du capital musculaire : début à 40 ans pour l’h.
et à 50 pour la f.
* Perte de 3 à 8% tous les dix ans : réduction de la
musculature à 17% du poids du corps à 70 ans contre 30%
à 30 ans
* Diminution du capital musculaire de moitié entre 20 et 80
* Conditionnement par des facteurs génétiques, nutritionnels,
hormonaux, les cytokines et l’augmentation de la masse
grasse
* Conséquences : diminution des réserves protéiques
indispensables pour les défenses immunitaires, la
thermorégulation, les chutes et fractures
Sarcopénie
Besoins nutritionnels des personnes
âgées
 à peine moins importants que l’adulte jeune
 estimés à 2000 kcal/j pour l’homme et 1800kcal/j chez la
femme
 répartition des dépenses identiques à celle de l’adulte:



dépense énergétique de repos : 60%
dépense énergétique liée à la thermogénèse : 10%
dépense énergétique liée à l’activité physique : 30%
Dépenses énergétiques
Dépense énergétique
liée à l ’activité physique
Dépense énergétique
liée à la thermogenèse
Dépense énergétique
totale
> 36 kcal/kg/j
Dépense énergétique
de repos
(Pour 60 kg : 2160 kcal/j)
Les besoins en protéines
 Besoins plus importants que l’adulte surtout en cas
d’hypercatabolisme : 1,2g/kg/j
 Pas de reserves en protéines et mauvais rendement
métabolique avec l’âge
 12 à 15٪ de la ration énergétique :
• la part de protéines animales doit être plus importante
•Synthèse protéique optimale si concentration de la ration
calorique sur un seul repas
 Rôle de prévention de la sarcopénie et le déficit
Les besoins en lipides
* propriétés gustatives et richesse en énergie
* apport en acides gras essentiels et en vitamines liposolubles
* les désaturases sont moins actives avec l’âge : les dérivés
des acides gras essentiels deviennent eux aussi essentiels
* régime hypocholestéremiant n’est plus justifié après 75 ans
* après 85 ans le risque cardiovasculaire n’est plus lié à
l’hypercholestérolémie qui pourrait être corrélée à une
longévité corrélation inversée:
* recommandations de l’AFSAA Mars 2010
Les différents acides gras
3 classes d’acides gras :
- les acides gras saturés comme l’acide palmitique que l’on trouve
dans l’huile de palme mais aussi toutes les graisses animales ou végétales
(beurre, fromage, lait et viande) ;
- les acides gras monoinsaturés comme l’acide oléique que l’on
retrouve dans l’huile d’olive ;
- et les acides gras polyinsaturés.
Omega 3 = acides gras essentiels
Omega 6On doit impérativement les apporter
en quantité adéquate dans notre
Acide
linoléique
(n-6)
Acide
Linolénique
(n-3)
Origine végétale
Origine animale
- huile de tournesol
- huile de maïs
- huile d'arachide
- huile de colza
- huile de noix
- poissons
- jaune d'œuf
- huile de colza
- huile de noix
- poissons (traces)
- beurre
Les besoins en glucides
* l’énergie la plus rapidement utilisable
* nécessaires pour l’anabolisme des protéines et
métabolisme cérébral et musculaire
* 50 à 55% de la ration calorique
* Favoriser sucres complexes (45%) plutôt que sucres rapides
(10%) responsables d’une satiété rapide
* couverture de besoins en fibres(20 à 25 g/j): légumes et
Les besoins en fibres
 Les constituants majeurs des membranes cellulaires
végétales
 Ne sont pas hydrolysées par les enzymes de
l’intestin grêle mais par les enzymes bactériennes du
côlon
 Les principales fibres : la cellulose, l’hémicellulose ,
la pectine et la lignine
 Fibres solubles et insolubles
 Interférence avec anticoagulants et hypoglycémiants
TENEUR EN FIBRES ( / 100g d'aliments)*
Pâte alimentaire cuite :
Riz blanc cuit :
2 g Tomate :
0,5 g
Pain blanc (type baguette)
:
Carotte crue (cuite) :
2,6 g (2,7 g) Pain complet :
Poireau cru (cuit) :
2,8 g (2,7 g) Orange (pulpe fraîche) :
Pomme de terre cuite à
l'eau :
1,3 g
1,2 g
3,5 g
7g
1,8 g
Pomme (non pelée,
fraîche):
2,1 g
Salade :
1,2 g
* D'après FAVIER J.C. et al (1995). Répertoire général des aliments. Ed. Techniques
& Documentation.
Les besoins hydriques
*Apports
supérieurs à l’adulte : 1.7 l après 65 ans
* Diminution des réserves ( masse maigre) avec l’âge qui
contient 73%
* diminution de la sensation de soif
* pertes par médicaments : diurétiques, neuroleptiques
*altération physiologique rénale :
- résistance du tubule rénal à l’action de l’ADH
- capacité de concentration des urines diminue, correction
difficile d’une hyperosmolarité
Les troubles de l’hydratation
 Déshydratation intracellulaire : troubles neuromusculaires
(somnolence d’installation brusque, confusion, chutes,
irritabilité, agitation , contractures), hypernatrémie.
 Déshydratation extracellulaire : oligurie, constipation
tachycardie, hypotension artérielle, hypotonie des globes
oculaires, hypotension orthostatique au lever,
hémoconcentration.
Les vitamines
Historique
 1890 : Eijkman met en évidence un facteur
nutritionnel extrait de la cuticule du riz susceptible
de guérir le béribéri
 1910 : Funk isole de la cuticule du riz cette
substance ( la thiamine) et en donne le nom de
vitamine
Définition
 vitamine : substance organique indispensable à la
croissance et aux différentes fonctions de
l’organisme
 Sans valeur énergétique propre et incapable d’être
synthétisées par l’homme
 13 substances répondent à cette définition
 Ce sont des micronutriments, présents à l’état de
traces dans l’alimentation
Les 13 vitamines classées en deux
groupes
- les vitamines liposolubles : A, D, E, K
- les vitamines hydrosolubles : C, groupe B (B1 ou
thiamine, B2 ou riboflavine, B3 ou PP ou niacine,
B6 ou pyridoxine, B9 ou acide folique ou folate,
B12 ou cyanocobalamine).
Quatre grandes fonctions
*hormonale : vit A et D
*coenzyme
* stabilisation des membranes : vit E
*antioxydante : vit C, Vit E et caroténoïdes
Les vitamines en pathologies
 Mécanismes de carence : défaut d’apport,
malabsorptions, défaut de stockage, augmentation de
l’élimination, anomalie d’utilisation, augmentation des
besoins
 Les déficiences vitaminiques augmentent le
risque de maladies cardiovasculaires, de
cataracte…
La vitamine A
Bonne pour la peau et les yeux
La vitamine A : Rétinol
 La première vitamine découverte : 1913
 Origine animale , précurseur le béta-carotène,
d’origine végétale
 Rôle dans la vision, la croissance, le renouvellement
de la peau et des muqueuses, la régulation du
système immunitaire
Vitamine A : sources




6µg de béta-carotène = 1µg de rétinol
besoins : 600 à 900 µg
100 g de foie : 10 000 à 15 000 µg de rétinol
Poisson gras : 900 à 1000 µg de rétinol
Carotte (jus ou crue) : 11 500 à 12 000 µg de bétacarotène
Poivron vert, laitue, melon , abricot : 1000 à 2000 µg
de béta-carotène
Les Vitamines B
Une famille nombreuse : B1, B2, B3, B5,B6,B8, B9,
B12
Les vitamines B
 Action en concert
 Transforment les aliments en énergie
 Fonctionnement du système nerveux et
immunitaire
 Formation des globules rouges
 Croissance des cellules
Les sources des vitamines B
 Produits animaux, végétaux, les céréales,
germes de blé
 Les risques de déficience concernent surtout la B6 et
B9
 La vitamine B12 est exclusivement d’origine animale.
Risque de carence en B12 chez les végétaliens
Vitamine B12
 manque d’apport seulement si régime végétarien
 rôle de l’hypochlorhydrie et malabsorption intestinale
 nouveau concept de sa non dissociation de ses protéines
porteuses
 Possibilité d’un mécanisme auto-immun : auto-anticorps
contre FI ou cellules pariétales.
anémie de Biermer est rare avant 40 ans
 relation avec démence et risque cardiovasculaire
 Traitement par voie orale possible
La vitamine C
• Un statut de star conquis grâce au Pr Linus Pauling
(prix Nobel 1954) qui en préconise de fortes doses pour
combattre aussi bien le rhume que le cancer
• Prévient le rhume
• Efface la fatigue
• Aurait une action anticancéreuse
• Rôle de défense contre les infections virales et
bactériennes, protection des vaisseaux sanguins,
cicatrisation, action antioxydant
Besoins en Vitamine C
 Besoins journaliers : 110 mg
 Besoins augmentés de 20% en cas d’activité
physique intense, de tabagisme
 100 g d’orange crue : 50 à 60 mg de vitamine C
 Poivron rouge cru contient 160 à 200 mg, cuit
100 à 150 mg
La vitamine D
 La nouvelle star
 La carence très fréquente
 Assure la minéralisation des os , des dents et du
cartilage
 Favorise l’absorption du calcium et du phosphore
 Rôle dans la prévention de la sclérose en
plaques
Vitamine D
 réduction de sa synthèse au niveau de la peau
 les hydroxylations rénales et hépatiques peu ou pas
altérées
 rôle de prévention de l’ostéoporose
 rôle de prévention de certains cancers , de maladies
cardiovasculaires, auto-immunes et du diabète …?
 Dose journalière recommandée : 400 U
Vitamines E
• Sources: huiles végétales
• Propriétés encore mal connues
• 8 substances dont la plus importante est l’alphatocophérol
• Protection des membranes cellulaires, effets
bénéfiques sur le cœur, neutralisation des radicaux
libres
• Gràce à leurs vertus antioxydantes, les
dérivés de la vitamine E sont utilisés comme
conservateurs ( E306,307,308 et 309
La vitamine K
 Propriétés coagulantes et anti-hémorragiques
 impliquée dans le processus de minéralisation du
squelette
 Deux vitamines : K1 se trouve dans les légumes verts, la
K2 est produite par les bactéries dans le colon ou la
fermentation de certains aliments(fromage, viande,
miso…)
 Sources : épinards, salade verte, brocoli,
Comment préserver les vitamines
• Les vitamines hydrosolubles sont les plus fragiles en
particulier la vitamine C
• Le stockage des fruits et légumes fait perdre la
quantité en vitamine C
• Le lavage prolongé dissout la vitamine C, les
vitamines B et le béta-carotène
• La réfrigération :la dégradation de la vitamine C
dépend de la température et de l’humidité
• Congélation : -30° est préférable à -18°
• Cuisson : la vitamine C ne résiste pas à la cuisson
Enzyme
 Protéine qui joue un rôle de catalyseur biologique
c'est-à-dire de composé qui facilite une réaction
biochimique.
 Capable d'accélérer jusqu'à des millions de fois les
réactions chimiques du métabolisme.
 Agit à faible concentration et se retrouve intacte en fin
de réaction.
Coenzyme Q 10 ou ubiquinone
CoQ10
 naturellement présente dans toutes les cellules
humaines et assure la production de l’énergie
corporelle dans les mitochondries.
 95% de tous les besoins corporels en énergie sont
transformés à l'aide du CoQ10.
 les organes nécessitant le plus d’énergie - le cœur, les
poumons et le foie - présentent les taux de CoQ10 les plus
élevés.
 Le CoQ10 est très important pour l'organisme humain
et ne peut être remplacé par aucune autre substance.
Besoin en COQ10
 Une alimentation équilibrée et riche en protéines
fournit un apport journalier d’environ trois à
dix milligrammes
 Les aliments les plus riches : les organes
d'animaux (notamment les abats).
 Egalement, en moindre proportion, dans les
céréales complètes, les noix et les noisettes,
les sardines, les épinards, les huiles
végétales, les algues, le sésame et les
légumineuses..
CARENCES VITAMINIQUES ET CONSÉQUENCES CLINIQUES
Carence en vitamines
B1, B3, B6, B9**, B12, C
Troubles du comportement et de l'humeur
(anorexie; troubles mnésiques, syndromes
dépressifs, voire états démentiels)
Carence en vitamines
B9, B12
Anémie macrocytaire
Carence en vitamines
B6, B9, C, D, E
Déficit immunitaire
Carence en vitamines D
Ostéomalacie et fractures
* Il n'existe pas actuellement de normes précisant le seuil à partir duquel on parle de
carence vitaminique.
** Vitamine B9 = acide folique
Les besoins en minéraux
Les besoins en calcium
* rôle important dans le maintien de la masse osseuse et la lutte
contre l’hyperparathyroidisme sénile
* besoins supérieurs à l’adulte : 1200 mg/j à partir de 55 ans
chez la femme et 65 ans chez l’homme
* diminution de l’absorption intestinale et des possibilités
d’adaptation des pertes urinaires
* la diminution de la sécrétion gastrique influence peu l’absorption
du calcium si Ca pris au cours des repas
Le phosphore
majeure partie contenu dans l'os et les dents
 Intervient dans les mécanismes de production
d'énergie et dans de nombreux systèmes
enzymatiques.
 Présent dans de nombreux aliments : poissons,
oeufs, viandes, produits laitiers, fruits, céréales.
 Peu de difficulté à couvrir les besoins : 450 mg/jour.
(sujets ayant de faibles apports ingèrent 1 g de
phosphore par jour)
FER
 Peu de déficits en fer chez les sujets âgés en dehors
de pathologies responsables d'un saignement.
 Le fer le mieux absorbé est le fer héminique apporté
par les viandes.
 apports recommandés de 9 à 12 mg par jour.
Le Zinc
 Participe au métabolisme des glucides, lipides et






protéines
joue un rôle essentiel dans les fonctions
immunitaires, neurologiques et reproductives.
nécessaire à plus de 200 processus vitaux de
l’organisme.
participe à la synthèse de l’ARN, de l’ADN et des
protéines.
facilite la cicatrisation, la reproduction, la croissance.
rôle dans la modulation de l’humeur, l’apprentissage
ainsi que la vision, le goût et l’odorat.
intervient dans la coagulation sanguine, les fonctions
thyroïdiennes et le métabolisme de l’insuline.
La carence en Zinc
 fréquente dans les pays en voie de développement entraîne
des déficits immunitaires et de graves troubles
métaboliques.
 Les diabétiques, les sujets présentant des troubles
rénaux, l’excès d’alcool et tout syndrome de
malabsorption intestinale peuvent conduire à des
déficiences et nécessiter des supplémentations.
Carences en zinc
Sources du Zinc
 L’huitre particulièrement riche en zinc : 80mg pour
100 g
 Les fromages : 7 à 10 mg pour les pates dures, 1 à 3
mg pour les autres
 La viande : 5 à 7 mg pour le bœuf
 Le poisson : 1 à 3 mg
 Besoins quotidiens : 9 à 15 mg
Magnésium et ses fonctions
 Multiples rôles dans le fonctionnement de
nombreux organes : cœur , reins, os
 Agit en association avec le calcium
Besoin en Mg
 estimés à 6 mg/k g/jour
 apportés par des aliments comme le chocolat, les
fruits secs, les fruits de mer ou les céréales
entières
 et par l'eau de boisson.
FOOD GUIDE PYRAMID FOR OLDER ADULTS
Dénutrition : étiologies
* diminution des apports
* hypercatabolisme secondaire aux infections,
aux maladies chroniques, aux médicaments qui
perturbent le gout, les régimes sévères.
* état inflammatoire chronique consommateur de
nutriments
surrénales ( cortisol)
cytokines
lipolyse)
muscle
protéolyse
 synthèse
l ’inflammation
tissu adipeux
(
foie
 synthèse protéines de transport
 synthèse protéines de
Dénutrition : signes d’alerte
* fatigue physique, diminution de l’activité physique,
troubles cognitifs et psychologiques
* diminution des apports alimentaires : agenda
alimentaire avec estimation des portions, histoire
alimentaire
*perte de poids
Evaluation nutritionnelle
Diagnostic anthropométrique :
*insuffisance pondérale (perte de poids de plus de 10%)
*IMC (poids/taille2) doit être entre 21 et 27, dénutrition si
inférieur à 21
*circonférence du mollet, du bras : 25 cm chez l’homme,
23 cm chez la femme
* épaisseur du pli cutané tricipital : baisse des réserves de
graisses si valeurs inférieurs à 6 mm chez l’homme et 10
chez la femme
Les mesures anthropométriques
Les modules de pesée
distance talon-genou
Permet d'estimer la taille des personnes qui ne peuvent se
tenir debout ou qui présentent des déformations ostéomusculaires.
 La hauteur du genou corrélée à la taille à l'âge adulte.
 La mesure faite à l'aide d'une toise pédiatrique : patient
couché sur le dos, le genou levé et faisant un angle de 90
degrés entre la jambe et la cuisse. Le pied fait également un
angle de 90° avec la jambe.
 les formules de calcul de la taille :
- Taille (homme) = (2,02 x dTG cm) - (0,04 x âge) +
64,19
- Taille (femme) = (1,83 x dTG cm) - (0,24 x âge) + 84,88
Hauteur talon-genou
La circonférence du mollet
Le sujet est dans la même position que pour la mesure
précédente. Le genou, faisant un
 angle de 90 degrés, le ruban est placé autour du mollet
et mobilisé le long de celui-ci afin
 de mesurer la circonférence la plus importante. Le
ruban ne doit pas comprimer les tissus
 sous-cutanés.
Périmètre brachial
Site de mesure repéré après avoir placé le bras de
sorte que le coude fasse un angle droit de 90 degrés, la
face palmaire de la main sur le tronc et le bras le long
du corps.
 Identification à l'aide du ruban du point situé à midistance entre le rebord postérieur de l'acromion et le
sommet de l'olécrane.
 Mesure du périmètre brachial à ce niveau là, après
avoir déplié le coude et étendu le bras le long du corps,
la face palmaire de la main tournée vers l'avant si le
sujet est debout ou tournée vers le haut si le sujet est
couché.
Le pli cutané tricipital
 mesure effectuée en regard de la voussure du triceps, à
la hauteur du point de référence choisi pour la mesure du
périmètre brachial, le bras allongé le long du corps.
 sujet alité est allongé sur le côté opposé au bras mesuré,
lequel est placé le long du corps, face palmaire face au
sol.
 La peau et le tissu adipeux sous-cutané sont pincés entre
le pouce et le majeur tout en les soulevant d'environ 1
cm des tissus sous-jacents, et parallèlement à l'axe du
bras.
 mesure effectuée avec le compas de plis placé
perpendiculairement à l'axe du pli.
DEPISTAGE
Diagnostic biologique d’une
dénutrition
 protéines dites nutritionnelles :


Albumine <35g.l
Préalbumine< 200mg.l
 protéines dites inflammatoires :


CRP > 20mg.l (processus inflammatoire associé)
Protéine orosomucoide > 1.2g.L (inflammation chronique)
Les conséquences de la malnutrition
*dysfonctionnement de système immunitaire : augmentation de
la morbidité infectieuse ( pneumopathie, infection urinaire)
* diminution de l’albumine et ainsi possibilité de toxicité
médicamenteuse
* troubles neuropsychiatriques par carence en micronutriments
* aggravation de la sarcopénie, risque de chutes et perte
d’autonomie, affaissement des contrôles moteurs et sphinctériens
* aggravation de la malnutrition (hypercatabolisme)
La spirale de la dénutrition
Nutrition et escarres
 Risque accru en cas de dénutrition
(x3 si albuminémie<26g/l)
 si déficit en vitamine C
 le Zn favorise la cicatrisation des ulcères de jambe chez
seulement les patients déficitaires
 L’hypercatabolisme déclenché par ou associé à l’escarre
aggrave la malnutrition en augmentant les besoins
nutritionnels et en induisant ou en augmentant une
anorexie
Dénutritions d’apports
Il est illusoire d’essayer de monter vite les apports de
quelqu’un qui mange très peu
• si  500 kcal/j  + 100-200 kcal au début
il faut 10-15 jours pour atteindre 1000
• si  500 kcal/j  +200 kcal au début
atteindre 1000 en 8 jours
1500 en 15 jours
Risque de la renutrition trop rapide :
Le refeeding syndrome
C’est apporter trop de nutriments alors que les
enzymes sont hypofonctionnelles
 on intoxique le patient par nutriments
 insuffisance rénale
insuffisance hépatique
 décès dans tableau anasarque
Danger très réel à l’entrée dans un établissement
Impact des Médicaments sur la
nutrition
La gestion délicate du couple
médicament/nutrition
les pansements gastriques affectent de nombreux
nutriments :
* La cholestyramine s’oppose à l’absorption des vitamines
liposolubles par fixation aux sels biliaires.
* La cimétidine peut provoquer une carence en vitamine
B12 induite par hypochlorhydrie.
* Un abus de laxatifs provoque une fuite de potassium et
pour les composés huileux une diminution forte de
l’absorption des vitamines liposolubles.
Gestion du couple
médicament/nutrition (suite)
 Les antibiotiques, en perturbant la flore intestinale,
donnent une carence en folates et en vitamine K.
 la digitaline, le sulfate de fer et des antidépresseurs (les
ISRS) peuvent provoquer une anorexie
 corticoïdes, benzodiazépines et certains
antidépresseurs peuvent entrainer une hyperphagie.
L’horaire de la prise de médicaments
 est souvent un arbitrage entre efficacité thérapeutique
et bonne tolérance.
 De façon générale, la prise postprandiale (après le
repas) est à privilégier, sauf problème réel de
biodisponibilité, pour éviter toute anorexie.
Impact des médicaments
Mécanismes d’action
des médicaments
Nutriments affectés
Formation de complexe
Tétracyclines
Anti-acides
Pénicillamine
Méthyldopa
Diminution de la solubilité
Huile minérale
Cholestyramine
Ca, Mg, Fer, Zn, Mn
Ca, P
Vit B6, Zn, Cu
Fer
VitA, D, E, K
VitA, D, E, K, B6, folates et Ca
Diminution du ph intestinal
Anti-acides
Dommages à la muqueuse
Colchicine
Néomycine
Thiamine, Folates, Calcium,
Magnésium, Fer, Zinc
Graisses, carotène, B12, Lactose, Na, K
Graisses, Protéines, Lactose, Vit A, D,
E, K, B12,
Ca, Fe
EXEMPLES DE MÉDICAMENTS DONT L'ABSORPTION
INTESTINALE EST MODIFIÉE PAR LA NOURRITURE
Absorption réduite
•Pénicilline, tétracyclines (si
absorption simultanée de
produits laitiers),
•Acide acétyl salicylique,
•Levodopa, théophylline (si
absorption simultanée de
protéines),
•Sotalol.
Absorption retardée Absorption augmentée
•Céphalosporines (si absorption
simultanée de produits laitiers),
•Erythromycine,
•Sulfamides,
•Furosémide,
•Cimétidine,
•Digoxine (si absorption trop
importante de fibres),
•Ibuprofen.
•Griséofulvine (si absorption
simultanée de lipides),
•Nitrofuranes (en revanche
diminuée si prise à jeun),
•Diazépam,
•Hydrochlorothiazide,
•Lithium (en revanche diminuée si
prise à jeun),
•Propranolol (par une diminution
de l'effet de 1er passage hépatique),
•Métoprolol,
•Phénytoïne (grâce à une induction
enzymatique).
Catabolisme
 ensemble des réactions de dégradations moléculaires
de l'organisme = le contraire de l'anabolisme,
ensemble des réactions de synthèse.
 Le catabolisme et l'anabolisme sont les deux
composantes du métabolisme.
 Les réactions de catabolisme sont des oxydations
(ou des déshydrogénations) produisant de l'énergie.
Hyposialie
un production de salive faible.
Ingesta
Ensemble des produits qui sont ingérés par un individu
dans une journée.
Malnutrition
 état pathologique de déficience ou d’excès d'un ou
plusieurs nutriments.
 Provient d'une nourriture en mauvaise quantité
(apport calorique insuffisant ou excessif) ou de
mauvaise qualité (carences nutritionnelles ou excès de
graisses...).
 Autres facteurs : psychologiques et pathologiques
 Faim invisible ou cachée (hidden hunger) affectant
deux milliards de personnes souffrant de carences en
sels minéraux et en vitamines, pouvant provoquer des
maladies mortelles.
Ostéomalacie
 décalcification osseuse induite par un défaut de
minéralisation (manque d'ions calcium et phosphate)
de la trame protéique du squelette =rachitisme
 à un stade avancé d’une maladie ou à risque élevé
(personnes âgées confinées et/ ou ayant troubles
graves de l'absorption digestive)
Conclusion
 Une alimentation équilibrée est un facteur de
vieillissement réussi
 Les régimes restrictifs sont à proscrire
 la surveillance régulière de l’état nutritionnel des
personnes âgées s’impose
Bibliographie
Cours de Gériatrie :
Polycopié National Du Collège Des Enseignants
Cours De Médecine En Ligne
© Université Médicale Virtuelle Francophone -
Articles du Dr Moussayer
NUTRITION ET PERSONNES ÂGÉES : «Quand on
avance en âge, mieux vivre c’est mieux se nourrir»
https://doctinews.com/index.php/archives/39-dossier/251-nutrition-etpersonnes-agees-lquand-on-avance-en-age-mieux-vivre-cest-mieux-senourrirr
Syndrome sec et Gougerot-Sjögren : ENTRE UN MAL
FREQUENT ET UNE MALADIE AU COEUR DE
L’auto-immunité
http://doctinews.com/index.php/archives/39-dossier/1777-syndrome-sec-etgougerot-sjoegren-entre-un-mal-frequent-et-une-maladie-au-coeur-de-lautoimmunite
Syndrome sec La sécheresse des muqueuses Le Matin
https://lematin.ma/journal/2014/syndrome-sec_la-secheresse-des-muqueusestouche-25--des-plus-de-60-ans/203886.html
Merci de votre attention
Téléchargement