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Au début des années 1940 également, on a développé l'abord opératoire pos-
térieur au rachis cervical. L'abord antérieur a été décrit pour la première fois à la
fin des années 1950. De nos jours, la décompression antérieur avec fusion est
considérée comme méthode standard de l'opération de radiculopathies cervicales.
Cette méthode est jugée comme sûre et efficace avec des taux de fusion
satisfaisants. Néanmoins, certains problèmes spécifiques, tels que l'écrasement
d'implants, des pseudarthroses ou des complications en liaison avec la voie
d'abord sont publiés de temps en temps. Des dégénérations consécutives
semblent être un inconvénient considérable de la fusion. Dans ce contexte, on
essaie de reconstruire l'espace intervertébral à l'aide d'une prothèse de disque
intervertébral tout en maintenant la mobilité du segment atteint. Une alternative
la plus souvent choisie à l'intervention par abord antérieur en présence de
pathologies latérales est la foraminotomie postérieur. Elle ne nécessite pas de
stabilisation supplémentaire, la mobilité du segment étant ainsi maintenue. Un
autre problème peut se présenter avec des douleurs de la nuque ou un saignement
intra-opératoire. L'espace intervertébral ne peut être reconstruit.
En présence de protrusions discales cervicales dont la symptomatique est radi-
culaire, le volume de la saillie discale n'est pas très important. Il en résulte qu'en
raison de l'abord, la technique d'opération à ciel ouvert antérieure et postérieure
nécessite souvent une intervention assez importante par rapport à la pathologie
relativement limitée. Pour remédier aux inconvénients de la méthode classique,
certaines modifications ont été décrites, telles que la décompression antérieure
sans fusion, différentes techniques de la foraminotomie antérieure ou la forami-
notomie mini-invasive postérieure assistée par microscope ou endoscope. Par
principe, on redoute les problèmes causés éventuellement par une rupture pa-
thologique et une cyphotisation segmentaire qui se présentent notamment dans
les techniques antérieures sans reconstruction de l'espace intervertébral.
Les opérations entièrement endoscopiques sur le rachis cervical décrites depuis
les années 1990 sont avant toutes celles pratiquées par abord ventral trans-
discal. Les conditions anatomiques étant particulièrement restreintes, seules les
petites optiques et gaines de travail minces pouvaient être utilisées. Les problèmes
techniques en résultant étaient notamment la vue insuffisante, le travail sous
contrôle radioscopique sans vue directe et la résection osseuse assez limitée.
Les protrusions foraminales ne pouvaient pas être traitées par abord antérieur.
La conception de nouveaux endoscopes, instruments et techniques opératoires
assure aujourd'hui les conditions techniques nécessaires pour pouvoir réaliser
les opérations entièrement endoscopiques de protrusions discales du rachis
Les symptômes radiculaires dégénératifs au niveau du rachis cervical, c'est-
à-dire les douleurs au bras sont typiquement causés par des protrusions dis-
cales médiolatérales à latérales ou par des sténoses du foramen intervertébral.
Ces symptomes cliniques en rapport topographique avec des altérations des
disques intervertébraux cervicaux ont été classifiés pour la première fois au
début des années 1940. Malgré les résultats souvent très réussis obtenus par
les procédés conservatoires, une intervention opératoire peut s'avérer nécessaire
en présence de douleurs persistantes ou d'un déficit neurologique.
VERTEBRIS cervical
Préambule
Abord postérieur pour l'opération cervicale
entièrement endoscopique
Abord antérieur pour l'opération cervicale
entièrement endoscopique
Les protrusions discales molles présentent
l'indication principale