La sémiologie
Douleur thoracique
La douleur est une expérience à la fois sensorielle et émotionnelle désagréable.
C’est un phénomène perceptif neuropsychologique.
Les douleurs thoraciques s’observent au cours des affections de la plèvre, du
parenchyme pulmonaire et cardiaque.
 Douleurs d’origine l’appareil respiratoire: ce sont des douleurs profondes
elles ont deux caractères essentiels.
 Ces douleurs sont exacerbées par la toux, l’inspiration et le
changement de position.
 Elles réalisent une douleur unilatérale (point de coté).
 Douleur d’origine pleurale:
Le point de coté siège à la base du thorax.
 Douleur d’origine le parenchyme pulmonaire : essentiellement la
pneumonie franche lobaire aigue la douleur et d’intensité vive à
 Douleur d’origine pariétale :
Sont des douleurs superficielles comme les douleurs thoraciques post
traumatiques.
La dyspnée
C’est la difficulté ou gène à respirer.
Elle est le résultat de l’inadéquation entre l’efficacité de la respiration et la
perception par le malade du besoin de respirer.
Elle est décrite par le malade comme une respiration pénible, difficile ou
inconfortable (essoufflement).
Les différents types de dyspnée
Selon le mode de début
 Dyspnée aigue de début brutal, dyspnée a son maximum.
 Dyspnée chronique, elle est de début progressif.
Selon les circonstances d’apparition
 Dyspnée d’effort c’est une dyspnée chronique
Selon le mode d’évolution
 Dyspnée paroxystique c’est des crises de dyspnée qui durent de
quelques minutes à quelques heures par des intervalles de respiration
normales ex : asthme.
 Dyspnée permanente c’est la dyspnée du repos elle apparait au terme
d’une période plus ou moins longue de dyspnée d’effort.
Selon la fréquence respiratoire :
 Polypnée : mouvement de respiration supérieur à 22 mvt par mn chez
l’adulte et à 30 mvt par mn chez l’enfant.
 Bradype : mouvement de respiration inférieur à 14 mvt par mnt chez
l’adulte et à 22 mvt par mn chez l’enfant.
Selon le temps de la respiration
 Dyspnée inspiratoire
 Dyspnée expiratoire
Cyanose
C’est une coloration bleu violacée des téguments et des muqueuses témoin
d’une hypoxie capillaire.
Elle apparait quand la teneur en hémoglobine non oxygéné du sang capillaire
est supérieure à 5g par 100 ml
La cyanose est soit discrète soit modérée ou intense et généralisée.
Mécanisme de la cyanose
Il ya deux mécanismes en général
 Cyanose centrale ne s’accompagne pas d’un refroidissement cutané
 Cyanose périphérique c’est un ralentissement de la circulation dans les
capillaires s’accompagne d’un refroidissement cutané ICG
 Cyanose mixte associe les deux mécanismes : centrale et périphérique
La toux
La toux est un réflexe d’expulsion qui met en jeux les récepteurs bronchiques à
l’irritation ou d’autres récepteurs répartis le long des voies aériennes
supérieures ou de la plèvre.
La toux peut être volontaire, le plus souvent elle est involontaire, c’est un acte
reflexe de défense destiné à :
 Empêcher la pénétration des corps étrangers dans les voies respiratoires.
 Expulser les mucosités.
Les différents types de toux
Selon le degré de sécheresse ou d’humidité
 Toux sèche est un bruit sonore plus ou moins éclatent elle est soit
brève, soit quinteuse. Elle n’est pas suivie d’expectorations.
 Toux humide ou grasse est une toux productive, elle s’accompagne du
déplacement bruyant de mucosités plus ou moins abondantes, est
accompagnée d’une expectoration.
Selon le timbre de la toux
 Toux bitonale présente un double timbre aigu et grave lié a une
paralysie d‘une corde vocale par compression d’un nerf.
 Toux rauque est une toux à tonalité étouffée en cas d’inflammation du
larynx, elle est associée à une voix claire dans la laryngite.
Selon le rythme de la toux
 La toux moniliforme 1 à 2 secousses de toux irrégulièrement espacées
de temps à un autre
 La toux quinteuse ou spasmodique observée en cas de coqueluche qui
survient par accès ou quinte constituée par une série de secousses
expiratoires entre coupées d’une inspiration profonde ou reprise
bruyante
Selon les signes accompagnateurs
 La toux émétisante elle est responsable de vomissements elle
s’observe aussi en cas de coqueluche
Tirage
Désigne le phénomène ou les tissus mous de la cage thoracique sont aspirés
vers l’intérieur de celle-ci lors de l’inspiration. Il s’observe chez les patients
atteints d’une pathologie respiratoire et c’est un signe d’augmentation
importante du travail respiratoire. Il s’explique par les fortes pressions
négatives que produit un patient qui respire contre de fortes résistances.
On peut l’observer
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Dans les espaces intercostaux
Au-dessus des clavicules
Sous les cotes
Sous l’os xiphoïde
Dans la fourchette sternale
Le terme est parfois utilisé à tort pour désigner en général les signes de travail
respiratoire augmenté, dont l’utilisation des muscles accessoires de la
respiration et la respiration paradoxale
Cornage
Bruit anormal dû à une entrave au passage de l'air dans le larynx pendant la
respiration. Le cornage s'observe principalement chez l'enfant au cours des
laryngites aiguës ou après inhalation d'un corps étranger (fausse-route) qui
reste bloqué dans le larynx. C'est un bruit émis au moment de l'inspiration et
associé habituellement à une dyspnée (gêne respiratoire). Facile à détecter, le
cornage implique l'institution d'un traitement, souvent en première urgence.
Expectoration
Est le rejet par la bouche au cours d’efforts de toux de sécrétions provenant
des voies aériennes. Ce terme recouvre en fait un grand nombre
d’expectorations dans la nature et l’origine sont très différentes.
Les principaux types d’expectorations
 Expectoration séreuse elle est liquide, très fluide, homogène, souvent
rosée (présence de sang) caractérise l’oap
 Expectoration purulente c’est un pus franc homogène ou non
 Expectoration muqueuse elle traduit l’hypersécrétion du mucus
bronchique sans infection, les crachats sont transparents, visqueux,
filants comme le blanc d’œuf. Cette expectoration se voit surtout à la fin
de la crise d’asthme.
 Expectoration muquo-purulente on la rencontre dans toutes les
affections bronchiques et broncho pneumoniques, particulièrement
dans la dilatation des bronches.
Vomique
C’est une expectoration d’apparition brutale caractérisant la brusque ouverture
d’une collection purulente dans une bronche elle a deux aspects
 Massive
 Fractionnée
Hémoptysie
C’est une expectoration de sang venant de l’appareil respiratoire. Ce sang peut
même être entré par effraction dans l’appareil respiratoire.
Elle est d’abondance très variable
 Grande hémoptysie
 Hémoptysie de moyenne abondance
 Les petites hémoptysies : tbc, cancer broncho-pulmonaire