Correction questions écrit d’élève sujet d’aventure :
1° Cet élève a bien compris une des caractéristiques du récit d’aventures, qui repose
essentiellement sur la dramatisation, le suspense et le ressenti psychologique.
A cet égard, le choix énonciatif d’un narrateur-personnage qui dit « je » et du présent de
narration paraît assez pertinent car le lecteur se trouve au plus près de l’action et de ses
rebondissements.
Le monologue se présente également une réussite dans la mesure où il constitue une pause
dans le récit ; il semble se situer au second plan et cependant il est déterminant pour la
résolution de l’énigme. Le temps de l’écriture est mimétique du temps de la recherche.
L’élève amène le lecteur à chercher avec lui en procédant à un rappel du message (l.17), sa
perplexité étant traduite par les points d’exclamation et d’interrogation. L’élève a donc su
découvrir un certain nombre de procédés de dramatisation. Les hésitations sont figurées par
les onomatopées et les interjections. L’élève a recours à des déictiques qui relèvent de la
fonction phatique : « cela nous fait »… (l.19). La répétition « voyons, voyons » montre une
bonne connaissance de la réalité et produit un effet de différement, ce qui entretient le
suspense, tout en animant le récit. Le lecteur n’obtient que des informations parcellaires qu’il
doit reconstruire, ce qui le rend actif ! Il est en position de témoin extérieur à l’action.
L’élève sait aussi utiliser ses connaissances en informatique et prendre comme cadre de
l’action une zone géographique particulièrement adaptée à l’aventure : l’antarctique.
Enfin au niveau quantitatif, l’élève respecte largement les attendus de fin de primaire.
2° Ce texte est assez cohérent sur le plan de sa progression thématique. Peu de contradictions
sont à noter sauf peut-être le fait que le message s’affiche sur l’écran (qui explose) alors que
par la suite le narrateur évoque un « papier d’informatique ». Quelques répétitions pourraient
aussi être évitées : trois fois le verbe « chercher » (l. 2 à 4) ou trois fois le groupe nominal « la
base ». La consigne a donc été globalement respectée, c’est par conséquent au niveau de la
maîtrise de la langue que l’on peut concentrer les efforts.
Le gros du travail à effectuer avec cet élève réside dans la cohérence des temps. « donne »
(l.1) et « chercherai » (l.2) « cela va durer » (l.3) obéissent à un système cohérent en fonction
de l’ancrage énonciatif, mais sont en rupture avec « je me remis debout et alla me mettre dans
un confortable fauteuil ».
Une lecture face aux pairs pourrait dans un premier temps permettre de valider l’utilisation du
présent de narration. Dans un deuxième temps, l’élève transposerait les verbes au passé au
présent de narration ; une seconde oralisation montrerait alors l’effet obtenu. Il serait aussi
possible de mettre au passé le début du texte pour comparer.
Il serait aussi intéressant de mettre en place un code pour que l’élève puisse revenir sur les
erreurs orthographiques de sa production : peu d’erreurs lexicales : « infformation » et
« pulle » qu’une simple vérification au dictionnaire permet de régler. Sinon il s’agit
essentiellement d’erreurs d’accords que l’élève peut vraisemblablement corriger tout comme
le « j’était ». Reste « est passé » à côté duquel on pourrait noter : « Attention ! Le verbe passer
se conjugue au passé composé avec l’auxiliaire avoir ! »
3° Pour mettre en valeur le monologue intérieur, on pourrait proposer à l’élève des activités
visant à réintroduire un certain nombre de savoir-faire existants, par exemple dans le domaine
de la ponctuation, ou l’effet de différement pourrait se marquer par le recours aux points de
suspension.
Au niveau du traitement de texte, il pourrait également travailler sur la mise en espace du
texte en jouant sur les blancs, la taille des caractères et les différentes polices. Comme le texte
présente des ruptures sur le plan temporel, il serait possible de séparer par un espace de
quelques lignes la phrase de la ligne 3 : « je n’arrête pas… base », pour matérialiser la durée
de la recherche ; on pourrait aussi augmenter l’espace qui sépare la phrase des lignes 4 à 5 :
« j’y ai passé des nuits… trouver » de celles qui l’entourent, pour figurer une durée encore
plus longue.
Il est également possible de jouer sur une police différente qui traduira l’accablement. La
taille des lettres peut être modifiée, par exemple en s’amenuisant ou au contraire en
grossissant. On peut aussi symboliser le fait que la recherche soit infructueuse en séparant par
un espace de plus en plus grand, le résultat : « sans la trouver », celui-ci étant précédé de
pointillés. Le recours à un ou plusieurs points d’exclamation, dont la taille pourrait être
augmentée, renforcerait le sentiment déceptif. Comme l’ordinateur délivre un message écrit et
un message oral, il est possible de les transcrire avec une police différente.
Enfin l’élève pourrait confronter sa production à des textes d’experts, de manière à ce que ce
qui n’est peut-être qu’une heureuse intuition se trouve étayé par une analyse qui permettrait
de répertorier les procédés de dramatisation.
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