Travaux dirigés : Histoire de la vie politique en Europe
Marion Aballéa : [email protected]
 Chronologie recoupant juste l’entre deux guerres.
 Focus sur différents cas.
Première séance : Les 14 points de Wilson,
janvier 1918
C’est un texte qui est central dans la manière dans les Etats d’Europe vont se
reconstruire.
Contexte :
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Entrée en guerre des Etats-Unis, 6 avril 1917 (torpillage de Lusitania..)
Révolution Russe d’octobre 1917. La Russie sort du conflit, décret de paix.
Wilson était un président démocrate élu dans son deuxième mandat faisant
figure d’une personne expérimentée.
On est en 1918 après plus de 3 ans et demis de guerre avec un ras le bol (grèves,
mutineries..).
En janvier 1918, on ne sait pas qui allait gagner la guerre mondiale. Il parle d’abord à ses
concitoyens mais aussi à une réception quasi universelle avec une prédominance sur les
affaires européennes.
Trois mouvements :
1. Principes généraux : article 1 à 5
2. Questions conjoncturelles et territoriales, liées aux membres : articles 6 à 13
3. Appel à la création d’un organisme international : article 14.
Article 1 : Fin de la diplomatie secrète, mettre la diplomatie sur la scène publique
Article 2 : Principe de la liberté de navigation tout en le restreignant dans un cadre
international.
Article 3 : Suppression barrière économique.
Article 4 : Armement public limité à l’ordre intérieur. Eviter la course aux armements.
Article 5 : Question des colonies tout en ménageant les alliés. Mais depuis 1898, ils
dirigent les philippines.
Article 6 : La Russie. Article très brouillon mais un appel très précis. Evacuation comme
premier mot de l’article.
Article 7 : La Belgique. L’article vise l’Allemagne occupant la Belgique depuis 1914.
Utilisation des mots comme restauration. On préfigure la question des réparations. Il
dénonce l’acte illégal qu’a constitué en 1914 la violation de la Belgique par l’armée
Allemande.
Article 8 : L’Alsace et la Lorraine et évacuation de tout territoire français occupé.
Posture d’arbitre, de prise de position..
Article 9 : L’Italie. Contradiction avec l’article antérieur.
Article 10 : L’Autriche-Hongrie. Autonomie mais pas d’indépendance.
Article 11 : Roumanie, Serbie et Monténégro. Anciens territoires dépendant de l’empire
Ottoman. Accentuation sur la Serbie qui était à l’origine de la première guerre mondiale.
Article 12 : Empire Ottoman.
Article 13 : La Pologne. Etat indépendant !
Article 14 : Prémices de la SDN.
Synthèse :
 Trois temporalités : Passé, conflit et après le conflit.
Chronologie :
6 avril 1919 : Entrée en guerre des USA
Octobre 1917 : Révolution Russe
10 janvier 1918 : 14 points de Wilson.
11 novembre 1918 : Armistice de Rethondes
Mars 1920 : Rejet du Traité de Versailles par le Sénat américain.
15 novembre 1920 : Première assemblée générale de la SDN.
Deuxième séance :
 Commentaire de documents : D’Annunzio et l’aventure de Fiume (19191920)
 Commentaire de documents : le lourd passif de la révolution allemande
Italie :
L’Italie et l’Allemagne sont deux pays qui sont bouleversés après l’immédiate guerre.
Joue un rôle dans les années qui suivent.
Fiume révélateur des problèmes. Symbole de la victoire mutilée, l’idée que les Italiens
ont combattu et ont beaucoup perdu dans la guerre. Une partie considère ne pas en
recueillir les fruits.
Modification de l’ordre des traités de paix. Traité de Rapallo de 1920 fait de Fiume une
ville libre (pas confondre traité de Rapallo entre l’Allemagne et la Russie en 1922).
Mussolini reprendra des symboles d’Annunzio, culte de l’action qui légitime.
En janvier 1924, Mussolini fait pression sur la Yougoslavie et signe l’accord de Rome
incluant Fiume dans les limites de l’Etat Italien et garde les apparences d’un compromis.
Chronologie :
1717 : Fiume devient un port franc.
Aout 1919 : La SDN demande la dissolution du bataillon d’Annunzio.
Septembre 1919 : Entrée d’Annunzio à Fiume.
Juin 1920 : Traité de Rapallo signé entre le gouvernement italien et yougoslave. Fiume
devient indépendant.
Allemagne :
Exactement au sortie de la guerre.
Ebert pouvoir 9 novembre -> premier mouvement révolutionnaire.
Elimine la gauche, fracture dans la gauche allemande que ne connaissent pas les autres
gauches.
Pas de coopération entre les deux gauches en raison d’un lourd passif. Noske représente
la trahison du mouvement ouvrier.
Ainsi, le parti dominant la SPD, se trouve à affronter à la fois une opposition sur sa droite
mais aussi une position violente sur sa gauche.
Abdication de Guillaume II 9 novembre 1918 et aout 1919, vote de la Constitution.
Période troublée -> sursaut révolutionnaire, Berlin janvier, mars 1919 -> mouvement
d’extrême gauche réprimé par le gouvernement socialiste : la SPD notamment avec une
alliance de l’armée (ancien régime).
Les corps francs sont constitués d’anciens officiers.
Quand les choses s’apaisent, au milieu de l’année 1919, on a derrière la naissance du
régime, 9 mois de sang versé et de rancœur qui se sont accumulés.
1. La droite nationaliste nostalgique de l’ancien régime.
2. Coalition de Weimar se construisant autour de la SPD avec le centre et le parti
démocrate allemand.
4. Gauche révolutionnaire : haine à l’égard de la sociale démocratie.
Chronologie :
28 janvier 1918 : Grève des ouvriers allemands pour la fin de la guerre
28 octobre 1918 : Réforme d’Octobre et instauration d’un régime parlementaire.
3 novembre 1918 : Mutinerie des marins de Kiel et formation d’un Conseil de soldats.
9 novembre 1918 : Insurrection de Berlin et abdication de Guillaume II
1er janvier 1919 : Création du parti communiste d’Allemagne
4 janvier 1919 : Début des manifestations et des occupations des révolutionnaires à Berlin
6-13 janvier 1919 : Semaine sanglante et massacre des révolutionnaires organisé par
Noske
19 janvier 1919 : Elections de l’Assemblé constituante et victoire de la Coalition de
Weimar.
11 février 1919 : Ebert est élu président du Reich.
Troisième séance : De nouveaux régimes : le
« triomphe de la démocratie » ?
 Commentaire de documents : étude comparée des constitutions allemandes
de 1871 et 1919
 Exposé : la Bulgarie de Stambolijski, 1920-1923
Après la guerre, victoire de la démocratie qui se prétend élargir dans les Traités de paix.
Aussi, à l’intérieur de la plupart des Etats, des modifications institutionnelles qui semble
aller en 1919 dans le sens d’une démocratisation générale du continent.
Le symbole le plus évident est l’élargissement du suffrage dans toute l’Europe. Entre
1918 et 1920, presque toute l’Europe accède au suffrage universel masculin.
Autre extension, moins généralisée, des pays d’Europe accordent le droit de vote aux
femmes. C’est l’Europe du nord protestante qui va surtout l’élargir.
Deux exemples nationaux : L’Allemagne et la Bulgarie.
Constitutions allemandes 1871 et 1919 :
République de Weimar 1919 : Mettre au premier plan le pouvoir du Reichstag, régime
parlementaire. En revanche, on a une place extrêmement forte du président de la
République. C’est le seul qui est élu en Europe, au suffrage universel direct.
Le suffrage est important instituant un lien direct entre le peuple et la figure du
président en comparaison en France à la IIIème République.
A retenir, l’article 48 sur les pleins pouvoirs et le pouvoir de dissolution du Reichstag.
Ainsi, on a un système bicéphale et dans une société en crise, on a la potentialité
d’incarner des espérances dans la figure forte du régime.
Ainsi, on a deux présidents. Friedrich Ebert ne fut jamais élu, désigné président avant la
mise en place des institutions et prolongé par l’Assemblée Constituante. Il meurt en
1925 et les premières élections présidentielles de l’Allemagne de Weimar ont eu lieu et
c’est le maréchal Hindenburg qui fut élu.
Il est réélu en 1932 non plus contre les candidats de la gauche mais contre Hitler et avec
le soutien de l’ensemble des partis de gauche.
Enfin, un élément original est celui du référendum d’initiative populaire. Il faut recueillir
10% du corps électoral pour organiser un référendum sur une loi. Là aussi, c’est l’idée
d’insister sur le lien direct entre la nation et la manière dont la loi est votée. En 1930, au
moment où est mis en place le plan Young, la droite nationaliste s’organise et profite de
cet article de la Constitution pour obliger l’Etat Allemand à organiser un référendum qui
va échouer.
 Exposé : la Bulgarie de Stambolijski, 1920-1923
La Bulgarie fait partie des Balkans qui ont été depuis le XVIIème siècle sous occupation
Ottomane et s’est libérée au XIXème siècle en 1877. Un Etat Bulgare né en 1878.
L’indépendance réelle date de 1908.
Cet Etat est au cœur des troubles des années 12-13. Il s’allie contre l’Empire Ottoman et
après avoir vaincu l’Empire, il se retourne contre ses alliés. Elle fait figure de zone
trouble.
Pendant la guerre, elle se rallie aux Empires centraux et notamment à l’Allemagne par
son roi Ferdinand Ier. La Bulgarie perd la guerre, Ferdinand abdique et laisse son
pouvoir à Boris III.
Sous le contrôle des alliés se met en place un mouvement de démocratisation dans un
contexte comparable à l’Allemagne. Un mouvement communiste important, des
mutineries.. Mais, on parvient à mettre en place des élections en aout 1919 marquant
l’assise électorale et du mouvement agrarien dirigé par Stambolijski avec 40% des voix.
Ainsi, on a un premier ministère légal de coalition reposant sur la majorité
parlementaire. Ce gouvernement signe le Traité de Neuilly marquant la défaite Bulgare
du 27 novembre 1919. Les conditions sont difficiles, classiques avec des réparations, des
pertes territoriales..
Une fois la situation posée, d’autres élections ont eu lieu en mars 1920 où on assiste à
une victoire plus importante et de pouvoir installer un gouvernement exclusivement
agrarien. Ainsi, ce régime s’instaure par la voix électorale et la voix démocratique.
L’œuvre politique de Stambolijski est importante :
1. Modernisation du pays,
2. Grande réforme agraire en 1922. (interdit la grande propriété)
3. Réforme sociale.
Popularité et sous son impulsion, la Bulgarie est le premier vaincu à vouloir retrouver
une place internationale et c’est le premier vaincu à rentrer dans la SDN en 1920. Effort
de réintégration.
En 1923, Stambolijski rencontre un nouveau triomphe électoral en gagnant 212 sièges
sur 245 et ce triomphe amène l’opposition de droite à se rendre compte qu’elle ne
gagnera pas par les urnes et s’organise pour instaurer un coup d’Etat. Il aura lieu en juin
1923 par Tsankov. Le coup d’Etat, la mort de Stambolijski et la répression sont des
moments très violents.
Quatrième séance : Les différentes formes des
résistances conservatrices
La Hongrie vers la contre révolution ?
La Hongrie, pays dont les évolutions sont très intéressantes.
A la suite de la guerre, la Hongrie perd les 2/3 de son territoire notamment au profit de
la Roumanie.
Opposition ville/ campagne : Tradition entre la ville pervertie par le communisme
opposée à la terre. Opposition clichée entre la ville du vice et les valeurs traditionnels de
la terre avec la sainte couronne et la double croix.
Religion : Le discours s’appuie sur une rhétorique biblique, la religion, comme
fondement de la nation Hongroise (le pardon, le châtiment..).
En 1954, pour se justifier, il cite un officie un nazi qui se rapproche d’Horthy dans la
lutte contre le communisme. Jusqu’en 1944, coopération étroite entre l’Allemagne nazi
et la Hongrie de Horthy.
Les régimes Hongrois : En 1919, la Hongrie connaît trois régimes :
1. Une République provisoire démocratique libérale : installation de démocratie par
les vainqueurs.
2. Régime renversé par la voie électorale : République des Conseils de Bela Kun de
type socialiste. Etat soviétique se met en place pendant 100 jours
(nationalisation..).
3. Régime renversé en août 1919 et les forces contre révolutionnaires entrent dans
Budapest en novembre par l’amiral Horthy.
Restauration monarchie : Fonder le discours sur la légitimité de la tradition de la
royauté Hongroise. Donc position autoritaire mais nomme un chef de gouvernement
appuyé sur le suffrage.
Finalement, elle balance entre des mouvements de gouvernements autoritaires et des
mouvements plus souples notamment par Bethlen.
Anecdote interéssante : Le régime d’Horthy a été vu comme le premier antisémite. La
répression rouge cible particulièrement les rouges. Une législation antisémite est mise
en place dès les années 20.
Chronologie :
16 novembre 1918 : La République démocratique de Hongrie est proclamée
24 novembre 1918 : le Parti Communiste Hongrois est fondé
1919 : République des Conseils
Le 1er mars 1920 : Horthy est élu Régent du royaume de Hongrie.
Le 4 juin 1920 : Traité de Trianon.
1922 : Dissolution du bataillon Pronay : fin de la « terreur blanche ».
Octobre 1944 : Abdication de Horthy
1954 : Publication de « une vie pour la hongrie »
Les offensives conservatrices dans la France de l’après guerre ?
Syndicalisme : Il très présent par la CGT. Autre alternative : la CFTC : chrétiens.
Arguments du patronat français : Le maintien de la vie chère, rhétorique presque
populiste, penche vers l’approche des consommateurs et non des producteurs.
Issu du problème de la révision constitutionnelle : Millerand est lié à la majorité du
bloc national. La IIIème République a des lois constitutionnelles de 1875 mettant en
place les procédures.
Cette Constitution pose un équilibre des pouvoirs, un président de la république élu
pour 7 ans. Mais ces lois lui confie une marge de manœuvre.
En 1924, Millerand choisit un président du conseil de centre droit qui est rejeté par le
Parlement. Finalement, il démissionne en juin.
 Victoire du Parlement sur l’exécutif.
Chronologies : Février – Juillet 1875 : adoption loi Constitutionnelles
1904 : Revendication de la journée des 10 heures lors du Congrès de la CGT
Janvier 1919 : Grandes grèves des cheminots et de transports
19 mars 1919 : Création de la CGPF par l’initiative d’Etienne Clémentel
23 avril 1919 : Adoption de la loi des 8 heures sous le gouvernement de Clémenceau
16 novembre – 30 novembre 1919 : Victoire du bloc national lors des élections
législatives.
23 septembre 1920 : Election d’Alexandre Millerand en tant que président de la
République
Mars 1921 : Discours de Millerand à Lyon
11 janvier 1923 : Début de l’invasion de la Ruhr
14 octobre 1923 : Discours de Millerand à Evreux
Cinquième séance : Le reflux démocratique
Commentaire de document : Discours de Mussolini à Udine
Chronologie :
1906-1907 : Mussolini est instituteur dans le Frioul à Tolmezzo
Juillet 1912 : La tendance révolutionnaire au Congrès socialiste de Reggio.
Novembre 1914 : Fondation du journal Il popolo d’Italia par Mussolini, exclu du PS
Italien.
Mars 1919 : Fondateur du mouvement des Faisceaux de combat à Milan, référent
principal d’Annunzio.
7-11 novembre 1921 : Fondation du parti national fasciste, organisation politique
héritière des Faisceaux de combat
24-30 octobre 1922 : Marche sur Rome, permet d’imposer symboliquement une image
révolutionnaire du fascisme.
29 octobre 1922 : Victor-Emmanuel III charge Mussolini de former un gouvernement
25 novembre 1922 : La chambre des députés vote les pleins pouvoirs à Mussolini
3 janvier 1925 : Passage à la dictature
Décembre 1928 : Constitutionnalisation du Grand Conseil du fascisme par le parlement.
Référence impériale, qui dit empire, dit expansion. « Rome cœur battant ».
Il tient son discours le 20 septembre à Udine car on est au jour de célébration de l’unité
nationale. Et cette unité pourra être totale uniquement au rattachement de Fiume etc..
Risorgimento, l’unité italienne a reposé sur deux forces :
1. Une force traditionnelle
2. Une force passant par l’action : Garibaldi.
Mussolini veut s’appuyer sur les forces conservatrices traditionnelles et ajouter les
forces révolutionnaires. Cela permet à Mussolini de faire un parallèle et donc, à la
tentative de séduction pour la droite traditionnelle.
Il est pour la République mais pas la démocratie donc, utilisation de la violence.
Dimension initiatique de l’action et de la violence. La guerre est vue comme une épreuve
initiatique.
Dans le culte de l’héroïsme, on a la dimension essentielle de l’élitisme du fascisme. Il faut
utiliser les masses, l’avoir pour demain. C’est une minorité qui doit agir.
Quand il parle de la prise du pouvoir, il souhaite une sélection dan ses propres troupes.
Seules les meilleurs peuvent prétendre jouer un rôle.
Résumé :
Le basculement de l’Italie au fascisme est rapide. L’Italie d’immédiate après guerre est
très secouée par une vague socialiste.
A partir de 1921, la droite fasciste se structure par l’élection de 30 députés n’ayant pas
de parti mais qui se revendiquent d’une idéologie fasciste.
En novembre, il est créé à Rome, le Parti National Fasciste publiant son programme en
décembre. Le principal mode d’action est l’action violente de rue contre les
représentants du PS ou du PC.
En juillet 1922, le gouvernement démission et il est impossible d’en former un nouveau.
Mussolini refuse de jouer le jeu parlementaire et lance l’épreuve de force.
Face à cette menace, le roi offre la tête du gouvernement à Mussolini le 29 octobre 1922.
Le régime fasciste se construira par étape.
Exposé : l’Europe du sud vers l’autoritarisme, 1922 – 1929 (Péninsule
ibérique, Italie, Balkans)
Chronologie :
1921-1926 : Guerre du rif
Octobre 1922 : Marche de Rome
9 juin 1923 : Putsch de Tzankov
13 septembre 1923 : Putsch de Primo de Rivera
23 décembre 1924 : Putsch d’Ahmed Zogou
16 avril 1925 : Attentat communiste de Sveta Nedelya
28 mai 1926 : putsch de Carmona
11 février 1929 : Accords de Latran entre Mussolini et Pie XI.
27 novembre 1926 : Premier traité italo-albanais
22 septembre 1928 : Second traité italo-albanais
6 janvier 1929 : Instauration de la dictature d’Alexandre II en Yougoslavie
1929 : Ante Pavelic fonde le parti des Oustachis
Il faut retenir que de nombreux dictateurs à l’exception de la Yougoslavie regardent vers
l’Italie et Mussolini (Primo de Rivera, Tsankov).
Inspiration directe mais pas des pouvoirs du même ressort.
De même, il faut retenir le rôle de l’armée et dans cette Europe du Sud on a comme
exemple typique la Grèce ou l’Espagne.
Autre élément, c’est le rôle des Institutions religieuses. Elles sont quasiment toutes liées
aux religions de leurs pays.
Du point de vu chronologique :
1. Au début des années 20, on a un phénomène de vague, s’inspirant des uns des
autres. Il n’est pas étonnant de voir une première vague dans les années 22-23 à partir
du modèle de Mussolini. En septembre 1923, Primo de Rivera, coup d’Etat en Espagne.
Elle chute dans la crise économique de 1930.
 Personnification du pouvoir en un seul homme.
2. Dans le milieu des années 20, phénomène de contagion avec l’Albanie qui succombe
au coup d’Etat de Zogu en décembre 1924. Il s’autoproclame de roi des Albanais en 1928
sous le nom de Zog Ier. En 1926, le Portugal bascule vers l’autoritarisme d’un coup d’état
militaire débouchant par le pouvoir de Salazar. Il parvient à être chef de gouvernement
en 1932. De même, un coup d’état militaire en Grèce de Pangalos ne durant que 6 mois
mais affaiblit fortement la démocratie grecque.
3. Dans les années 1929-1930, les Balkans vivaient plutôt tous sous l’égide de
monarchie parlementaire. Alexandre Ier, en janvier 1929, abolit sa propre Constitution
et la remplace par un système dictatorial. C’est à ce moment là que se constitue le
royaume de Yougoslavie (unité de l’Etat des slaves du sud). La Roumanie connaît
l’instauration d’une monarchie parlementaire instaurée par Ferdinand Ier. En 1932,
Carol II met en place un pouvoir autoritaire centré sur sa personne.
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Travaux dirigés : Histoire de la vie politique en Europe