Humaniser les soins Culture à l’hôpital

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Culture à l’hôpital
Brèves...
Humaniser les soins
SLA et éthique
Les Premières Journées nationales de culture à l’hôpital ont eu
lieu au mois de mars : une tentative d’ouverture de l’hôpital à la
vie culturelle des cités.
L
e mouvement d’ouverture des
établissements hospitaliers à
la culture, initié localement, se
voit reconnu officiellement sur
tout le territoire du fait de l’organisation des ces Journées par les
ministères de la Culture et de la
Santé.
Plus de 150 établissements ont
participé à ces Journées afin de
faire connaître les activités artistiques qu’ils mènent avec des
professionnels du milieu culturel.
Que se passe-t-il à l’hôpital en
matière de culture ? On connaît
depuis un certain temps déjà la
présence des clowns auprès des
enfants malades ou celle de musiciens. Aujourd’hui, de nombreuses initiatives concernent les
jumelages avec des théâtres, des
musées, des bibliothèques ou des
monuments historiques.
Il ne faut pas oublier que l’hospitalisation crée une rupture de
la vie quotidienne. Inquiétudes,
solitude, voire déséquilibre psychologique face à la maladie,
autant de raisons d’amener l’hôpital à atténuer cette rupture
pour soutenir le patient. Au départ, il y a eu la bonne volonté
de quelques-uns, des associations qui ont développé une vie
culturelle et artistique à l’hôpital. Des partenariats ont été
menés, essentiellement dans les
services de psychiatrie et de pédiatrie, et se sont diversifiés au fil
des années. Aujourd’hui, les jumelages, type nouveau de partenariat entre les établissements et
les équipements culturels voisins, s’organisent. Ils proposent
une multitude d’activités culturelles et un choix adapté à chaque
unité de soins. Selon l’âge des patients et la nature de leur pathologie, le jumelage mobilise tel ou
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tel équipement culturel, privilégie tel ou tel champ d’expression
artistique. A ce jour, il existe plus
d’une centaine de jumelages en
France.
Paradoxalement, mais en apparence seulement, alors que l’objectif premier était de rompre la
solitude du patient, les artistes
ont réalisé combien les malades
enrichissent leur propre création. De même, les équipements
culturels ont pris conscience que
ces actions permettent de sensibiliser des publics éloignés de
l’offre culturelle.
Quant aux financements, ils s’appuient sur quatre partenaires potentiels : les hôpitaux eux-mêmes,
le ministère de la Culture, via
les Directions régionales des affaires culturelles, les Agences
régionales de l’hospitalisation,
le Cercle des partenaires de
la culture à l’hôpital (entreprises et fondations : laboratoires,
banques, grande distribution,
éditeurs, etc.).
A titre d’information, le budget
moyen de fonctionnement d’un
jumelage s’élève à 15 000 euros
et la contribution du partenaire
entreprise couvre environ 30 %
de ce budget. Parmi les principales associations culturelles
intervenant dans le milieu hospitalier, on peut citer : Le rire
médecin, Musique et santé, Les
musicoliers, Tournesol, Art dans
la cité, Cemaforre, Danse et harmonie, Enfance et musique, Le
regard du clown, Totems et
tambours. Certaines associations
forment les personnels soignants
à accueillir ce genre d’activités
afin d’offrir un cadre adéquat
et d’être aussi une force de propositions nouvelles.
Professions Santé Infirmier Infirmière - No 36 - avril 2002
L.G.
La maladie de Charcot est une maladie dégénérative des plus graves.
L’“affaire Diane Pretty” soulève le problème, devant la Cour européenne
des droits de l’homme, du choix
pour le malade de mettre fin à ses
jours. Selon Michèle Fuselier, présidente de l’ARS : « Ces particularités
d’évolution de la sclérose latérale
amyotrophique font que les questions éthiques soulevées par la prise
en charge de cette maladie et l’accompagnement de fin de vie lui sont
très spécifiques et que l’on ne peut
se satisfaire de réponses binaires qui
ne prendraient pas en compte le fait
que toute situation est singulière et
personnelle ». Une cellule Éthique
et SLA a été mise en place au sein du
centre SLA de Paris.
Les infirmières
belges aussi
Même combat pour les infirmières
belges et françaises : elles rencontrent des difficultés similaires quant
à l’insuffisance des rémunérations,
l’absence de transparence des CAM,
etc. Elles manifestent ensemble leur
mécontentement.
La situation
de la chirurgie
Un rapport d’experts s’inquiète de la
dégradation très rapide de la chirurgie à l’hôpital public. Les auteurs notent la dissociation croissante des activités chirurgicales entre les deux
secteurs hospitaliers, le privé assurant la grande majorité des opérations programmées (65 %), le public
prenant en charge les interventions
urgentes ou lourdes. Les auteurs du
rapport n’hésitent pas non plus à
mettre en doute la capacité des établissements du service public à assurer la permanence des soins, notamment en raison de l’impact de la
réduction du temps de travail. Le
rapport juge que, faute de moyens,
nombre d’hôpitaux ont aujourd’hui
des difficultés pour respecter toutes
les normes en matière de sécurité.
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