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Les Actualités en Neurologie - n° 1, vol. I - mars 2004
ACTUALITÉS
neurosciences
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8
Coordonné par S. Valerio et L. Calandreau
tion de l’activité cholinergique hippo-
campique, pendant les phases de som-
meil lent, favorise la communication
hippocampocorticale. La mise en jeu de
ce circuit serait nécessaire au stockage
néocortical des informations initiale-
ment traitées par l’hippocampe (mémoire
déclarative). Afin de tester cette hypo-
thèse, après plusieurs épreuves d’appren-
tissage (déclaratives et procédurales), les
auteurs induisent une augmentation de
l’activité cholinergique (par injection
périphérique de physostigmine) chez
des sujets éveillés ou en phase de som-
meil lent. Testés dans une épreuve de
mémoire procédurale (épreuve de des-
sin en miroir), les deux groupes mon-
trent une restitution équivalente. En
revanche, dans une épreuve de mé-
moire déclarative (rappel de mots), les
sujets traités pendant le sommeil lent
sont significativement déficitaires. La
sélectivité de cette atteinte montre,
d’une part, que le sommeil lent consti-
tue une phase critique pour la conso-
lidation des informations déclaratives,
et d’autre part, que conformément à
l’hypothèse initiale, cette consolidation
n’est possible que si l’activité choliner-
gique de l’hippocampe diminue pendant
cette phase de sommeil.
Commentaire I
Cette étude est une remarquable valida-
tion d’un modèle théorique, développé
par G. Buszaki, issu à la fois de l’expéri-
mentation animale et de la modélisation.
Elle confirme le rôle essentiel de l’acétyl-
choline dans le dialogue hippocampo-
cortical, nécessaire à la consolidation de
nos souvenirs déclaratifs. Elle suggère,
par ailleurs, que le traitement de patients
atteints de la maladie d’Alzheimer par
des inhibiteurs de cholinestérase, avant
le sommeil, doit être utilisé avec pré-
cautions.
LC
la prise d’information. Nader et al. ont
récemment montré, chez le rat, que ce
phénomène se produit non pas une seule
fois, mais à chaque “réactivation” de ce
qui a été appris (reconsolidation). Dans
cette étude consacrée à la consolidation,
Walker et al. observent que ce phéno-
mène de reconsolidation se produit éga-
lement chez l’homme. Ils montrent dans
un premier temps, qu’il existe deux
phases nécessaires à la consolidation
d’un apprentissage moteur : une phase
de stabilisation de l’information, se pro-
duisant immédiatement après acquisi-
tion, et une seconde phase nécessitant
une période de sommeil. Enfin, ils obser-
vent que, si cet apprentissage théori-
quement consolidé (après 24 heures)
est “réactivé” immédiatement avant un
second apprentissage (interférence), il
est alors perturbé. Cette interférence
rétroactive prouve que l’information
réactivée est à nouveau labile et ne
sera stable qu’après “reconsolidation”.
Commentaire I
L’ensemble de ces données montre que la
réactivation est susceptible de perturber
un souvenir. Toutefois, dans notre pra-
tique quotidienne, il est probable que
nous connaissions de nombreuses “réac-
tivations” et interférences sans pour
autant avoir des épisodes amnésiques
répétés. Cette notion de réactivation
nécessite donc d’être précisée.
SV
>
Walker MP et al. Dissociable stages of human
memory consolidation and reconsolidation.
Nature 2003; 425: 616-20.
Rôle de l’acétylcholine
dans la consolidation
de souvenirs déclaratifs
>
U
n modèle développé par Buzsaki et
Hasselmo suggère qu’une diminu-
U
ne lignée “dépressive” élaborée par
El Yacoubi et al. constitue le premier
modèle génétique de dépression chez
la souris. Cette lignée a été élaborée
en isolant, au sein d’une souche, deux
groupes d’animaux présentant un com-
portement opposé dans le test de sus-
pension par la queue (immobilité versus
agitation normale). Sur cette base, les
auteurs obtiennent deux populations,
dont ils mesurent le caractère “dépressif”.
Ils soumettent donc ces animaux à des
tests classiquement utilisés dans l’éva-
luation d’antidépresseurs potentiels (test
de suspension par la queue, nage forcée),
et observent des déficits comportemen-
taux significatifs. Ces animaux présentent,
par ailleurs, une altération du sommeil,
ainsi que des perturbations neuro-
chimiques (niveau élevé de corticosté-
rone sérique, perturbations du système
sérotoninergique). Cela permet de consi-
dérer cette lignée comme un bon modèle
génétique pour l’étude de la dépression.
Commentaire I
Ces animaux, dont le phénotype “dépres-
sif” est ici décrit, restent à caractériser
sur différents plans (aptitudes mnésiques,
attentionnelles, etc.). Ce modèle demeure
toutefois très intéressant à deux titres :
– il constitue un nouvel outil dans l’éva-
luation d’agents pharmacologiques ;
– il pourrait contribuer à la détection
d’éventuelles susceptibilités génétiques
à la dépression.
LC
>
Gais S, Born J. Low acetylcholine during
slow-wave sleep is critical for declarative memory
consolidation. PNAS 2004; 7: 2140-4.
Un modèle génétique
de la dépression
>
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