Le 18 octobre 2011.Connaissance de la société française CM N°4

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Le 18 octobre 2011.Connaissance de la société française CM N°4
Changements de la société française depuis 1970, suite aux révolutions qui ont
émergées à cette époque. Avec Henry Mendras, on a pu se rendre compte de
l’importance du phénomène puisqu’il parle d’une « seconde révolution française ».
Ouvrages obligatoires : Dans quelle société vivons-nous
1 ère phrase de son livre : « nous vivons aujourd’hui le déclin de la société », on vivrait
sous le déclin de l’idée même de société qui d’une certaine façon ne ferait plus sens pour
les personnes. On ne croit plus en la société.
Petit préambule : posez vs la question à vs même ? Est ce qu’il y a une société ? Et
surtout croyez-vous en cette société ? Pensez-vous qu’il est possible de ne pas y croire ?
Cette perplexité, ll y a des personnes pour qui elle n’existe pas : Margareth Thatcher
« there’s nothing such as society ! ». Il n’ y a pas de société , il n’y a que des individus qui
cherchent à être les meilleurs pour en tirer le plus de bénéfice possible. Ce n’est qu’une
FABLE , mais il n’en demeure pas moins que bcp y croient , bcp plus encore ds les années
80 qu’aujourd’hui. On ne peut pas réfuter le fait que cette croyance existe.
Développement d’une sorte de confiance ; catégorie de personnes de la société anglaise.
« Qu’on le veuille ou non, qu’elles soient un bien ou un mal , les sociétés
existent ».E.Durkheim
« La science sociale et l’action »Paris PUF 1987.
Croyance en la société.
Une analogie : croyez-vous en la sorcellerie ?
Ecole d’Alain Touraine, Production de la société , Seuil, 1973 : « une société n’est pas
seulement un système qui maintient ses règles et son organisation.Elle est aussi capable
de s’adapter à des changements externes. Plus encore, à partir de ses conflits, ses
mouvements sociaux et ses décisions politiques, elle choisit ses modes de
fonctionnement et de changement. ».
Pour écrire cela, il faut y croire et cette croyance motive l’autoproduction de la société
par elle même. La société est le produit de l’action des acteurs sociaux (individuels ou
collectifs) 2eme semestre.
Conflit de classes.
Dubet et Martucelli sont deux disciples de la méthode Tourainienne.
Suite à un mouvement ouvrier, connaissance d’autres mouvements sociaux : antinucléaire, féministe.
Dubet : orienté vers les termes de la jeunesse et de l’éducation. Choses assez pertinentes.
- La galère : jeunes en survie, Fayard,1987
- Le déclin des institutions 2002
- Le travail des sociétés, Seuil, 2009
- A quoi sert vraiment un sociologie ? A. Colin 2011
Martucelli, Danilo
- Grammaires de l’individu Folio Essais 2002
- Sociologies de la modernité Folio Essais 1999
« Le déclin de la société ne s’apparente pas à la disparition soudaine d’une espèce
vivante, il ressemble plutôt au démembrement d’un monument dont les piliers et les
murs se lézardent pierre après pierre » Francois Dubet et Danilo Martucelli, op cit p32.
On peut faire une distinction entre la société telle qu’elle serait conceptualisée par le
sociologue et la société telle qu’elle peut le vivre en tant que personne ordinaire.
La sociologie s’est longtemps définie elle même comme science de la société, dans la rue
les profanes après la question « dans quelle société vivons nous », vont comprendre la
question , les réponses vont êtres divergentes ms ne vont pas être complètement
étrangères.
« idéal type » notion, concept méthodologique développé par Max Weber qui vise à
permettre de dégager les grands traits d’un fait social .
« Pendant longtemps, les sociologues ont véhiculé l’image d’une société comparable à un
super organisme composé d’un Etat centralisé, moteur du changement, de classes
sociales bien différenciées (paysans, ouvriers, bourgeois, petits bourgeois..) qui
coopèrent ou s’affrontent, d’institutions (écoles, Armée, administrations, sécurité
sociale, église, famille..) qui encadrent la population, d’une économie dont les frontières
nationales sont bien circonscrites, et enfin, d’une culture commune qui homogénéise les
valeurs et les représentations . » Achile Weinberg. Sciences Humaines, « La France en
mutation « . Hors série N°26 Sept-Octobre 1999.
Crainte du communautarisme, éclatement de la société en petites communautés, unité
sociale qui les dépasserait. Le multiculturalisme est une réalité de notre société.
Deux éléments caractéristiques de ce déclin de l’idée de société : la
désinstitutionalisation et l’individuation.
L’individuation est un phénomène mis en avant par Dubet et Matucelli qui amènera plus
tard Martucelli à partir de grammaire de l’individu et Dubet de l’expérience. Ils vont
s’appuyer sur cette idée de société (de socio classique) ; la notion centrale est la notion
de rôle. Martucelli et Dubet rappellent comment cette sociologie classique définissait
cette notion de rôle.
« Le rôle établit un lien entre les structures sociales et l’acteur, rattachant des modèles
de conduites aux divers statuts ou aux positions sociales, garantissant ainsi la stabilité et
la prévisibilité des interactions, puisqu’il signale le comportement attendu de quelqu’un
d’autre en fonction de la place qu’il occupée dans un système social donné ». DUBET,
François et MARTUCELLI Danilo .Dans quelle société vivons nous ?
La société= institutions articulées les unes aux autres où chacun joue sa place.
Correspondance structure sociale objective, conduite et représentation subjectives.
Individuation liée à une différenciation sociale de plus en plus forte, sphères sociales de
plus en plus différentes, de plus en plus hétéroclites et dans lesquelles ils doivent
constamment s’adapter.
Lieu où s’illustre cette situation là : le monde de l’entreprise
Quelles sont les attentes ces dernières années ? Que demandent ils à ces acteurs ?
Etre acteur et faire preuve de polyvalence : effectuer un certain nombre de tâches, de
faire preuve d’adaptation et d’être réactive aux différentes situations.
Francois DubET dit « aujourd’hui l’individu est plus défini par ses épreuves que par ses
positions,il doit être simultanément authentique et productif, rationnel et solidaire. »
En d’autres termes, autrefois l’identité sociale des personnes précédait leur identité
personnelle.
Les gens en industrie ne veulent plus être des points assignés entre eux.
Individuation possible à vivre comme émancipation qui a un prix (le social ne ns
préexiste pas , c’est à nous, par nos propres engagements que ns devons faire exister le
social autour de nous.)
Francois DUBET dans Le déclin des institutions en parle comme la fin d’un programme
institutionnel . Connotation du terme programme , un peu la même chose qu’un
programme scolaire. Interprétation intéressante car approche théorique fondée sur des
activités professionnelles qui touchent le champ de la socialisation de l’individu, les
champs du travail sur autrui. Tout un tas de métiers qui consistent à travailler sur
l’Homme .
Ces activités visent à transformer l’Homme.
Dubet voit tout un tas d’évolutions et en est amené à des conclusions génrales.Quelle est
la nature de ce processus historique qui s’appelle la desinstutionnalisation
Déclin des institutions qui participaient à la cohérence d’ensemble de la société, Dubet
parlel de fin d’un programme institutionnelle car si on peut nommer plusieurs
institutions , c’est qu’il y avait une sorte de programme unique dans lequel chaque
insitution instaurait son activité. Le principe général du programme était l’intégration
des individus à l’état nation français. Pour Dubet, société française et état nation français
sont deux appellations qui signifient la meme chose. Il faut pour cette intégration des
valeurs communes, des prinicpes communs. Ces valeurs et principes sont revendiqués
universels et doivent s’imposer à ttes les personnes de façon indifférenciée.
Socialiser les individus, c’est les faire adhérer à ce programme , c’est de faire en sorte
qu’ils y croient, qu’ils se réapproprient personnellement ces valeurs et ces normes
générales. C’est à dire qu’en fait, on construit bien les sujets sociaux à travers ce travail
de socialisation , qui justement vont se construire en accédant à certaines positions
prédéfinies et en jouant le rôle qui leur est conféré dans chacune des postitions.
Il y a une société qui impose, de l’extérieur (comme dirait Durkheim) des contraintes et
des normes et il y a des individus qui les acceptent pour les faire vivre, des individus qui
se construisent comme sujet sur la base de ces contraintes et de ces normes.
On peut comprendre la nature religieuse d’un tel programme institutionnel, de la
fameuse croyance dont on parlait toute à l’heure .
Il faut maintenant expliquer la fin de ce programme , pourquoi aujourd’hui ce
programme ne fait plus sens ? Pouquoi ca ne fonctionne plus ?
Ca ne fait plus sens parce que la société a changé, notamment l’état , dimension
théocratique, meme si on n’a l’impression de vivre dans des sociétés séculaires où la
religion est d’affaire privée. Cette perte de croyance peut se manifester à travers la crise
sociale et la crise de différentes institutions. Différents facteurs de la crise : Un premier
élément et aussi la perte de l’autorité de l’état , cad la perte de puissance de l’état
français, liée d’une part à l’Europe .Une forme de pacte s’est rompu entre la population
dans son ensemble et les enseignants etc , il y a un malaise profond , les violences
urbaines ont donné lieu à tout un tas d’incidents dans les banlieues à partir des années
80 qui posent le problème de ces banlieues, de la jeunesse de ces banlieues, là encore
c’est une fracture qui ns saute à la vue , on peut tjs s’étonner que ces violences là ne
donnent pas lieu à des situations plus dramatiques, plus importantes.On se voile un peu
la face politiquement car pb dans ces zones là , surtout pb de cohésion sociale ensemble.
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