Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX

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JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
28 avril 2005
Texte 11 sur 115
Décrets, arrêtés, circulaires
TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DES SOLIDARITÉS, DE LA SANTÉ ET DE LA FAMILLE
Arrêté du 13 avril 2005 modifiant la liste
des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux
NOR : SANS0521431A
Le ministre des solidarités, de la santé et de la famille,
Vu le code de la sécurité sociale ;
Vu le code de la santé publique ;
Vu l’arrêté du 8 décembre 1994 pris pour l’application de l’article R. 163-2 du code de la sécurité sociale et
relatif aux spécialités remboursables ;
Vu l’arrêté du 24 janvier 1997 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés
sociaux ;
Vu l’arrêté du 24 février 2003 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés
sociaux ;
Vu l’avis de la Commission de la transparence,
Arrête :
Art. 1er. − La liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux est modifiée
conformément aux dispositions qui figurent en annexe I. La fiche d’information thérapeutique prévue à
l’article R. 163-2 du code de la sécurité sociale pour GENOTONORM figure en annexe II du présent arrêté.
Art. 2. − La fiche d’information thérapeutique relative à GENOTONORM qui figurait en annexe de l’arrêté
du 24 février 2003 susvisé est abrogée.
Art. 3. − Le directeur général de la santé et le directeur de la sécurité sociale sont chargés, chacun en ce
qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié ainsi que ses annexes au Journal officiel de la
République française.
Fait à Paris, le 13 avril 2005.
Pour le ministre et par délégation :
Par empêchement
du directeur général de la santé :
La sous-directrice
de la politique
des produits de santé,
H. SAINTE MARIE
Par empêchement du directeur
de la sécurité sociale :
Le sous-directeur
du financement
du système de soins,
S. SEILLER
ANNEXE
I
PREMIÈRE PARTIE
Le libellé des spécialités pharmaceutiques suivantes est modifié comme suit :
LIBELLÉS ABROGÉS
343 842-9
GENOTONORM MiniQuick 0,2 mg/0,25 ml (somatropine),
poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à
double compartiment dans une seringue + aiguille (B/7)
(laboratoires PHARMACIA SAS).
NOUVEAUX LIBELLÉS
343 842-9
GENOTONORM MiniQuick 0,2 mg/0,25 ml (somatropine),
poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à
double compartiment dans une seringue + aiguille (B/7)
(société PFIZER).
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28 avril 2005
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
LIBELLÉS ABROGÉS
343 843-5
Texte 11 sur 115
NOUVEAUX LIBELLÉS
GENOTONORM MiniQuick 0,4 mg/0,25 ml (somatropine),
poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à
double compartiment dans une seringue + aiguille (B/7)
(laboratoires PHARMACIA SAS).
343 843-5
GENOTONORM MiniQuick 0,4 mg/0,25 ml (somatropine),
poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à
double compartiment dans une seringue + aiguille (B/7)
(société PFIZER).
DEUXIÈME PARTIE
Pour les spécialités citées ci-dessous, les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge
ou au remboursement sont les suivantes :
Chez l’enfant :
– Retard de croissance lié à un déficit somatotrope.
– Retard de croissance chez les filles atteintes d’une dysgénésie gonadique (syndrome de Turner) confirmé
par analyse chromosomique.
– Retard de croissance dû à une insuffisance rénale chronique.
– Retard de croissance (taille actuelle 압 – 3 DS et taille parentale ajustée < – 1 DS) chez les enfants nés
petits pour l’âge gestationnel avec une taille de naissance < – 2 DS, n’ayant pas rattrapé leur retard de
croissance (vitesse de croissance < 0 DS au cours de la dernière année) à l’âge de 4 ans ou plus.
– Syndrome de Prader-Willi (SPW), afin d’améliorer la croissance et la composition corporelle. Le
diagnostic de SPW doit être confirmé par le test génétique approprié.
Chez l’adulte :
– Traitement substitutif chez les adultes présentant un déficit somatotrope sévère.
앫 Les patients présentant un déficit somatotrope sévère acquis à l’âge adulte sont définis comme ceux ayant
une pathologie hypothalamo-hypophysaire connue et au moins un autre déficit hormonal hypophysaire, excepté
la prolactine. Un seul test dynamique sera pratiqué afin de diagnostiquer ou d’exclure un déficit en hormone de
croissance.
앫 Chez les patients présentant un déficit somatotrope acquis dans l’enfance (sans antécédent de pathologie
hypothalamo-hypophysaire, ni d’irradiation encéphalique), deux tests dynamiques doivent être pratiqués, sauf
en cas de taux bas d’IGF-I (< – 2 DS), ce qui peut être considéré comme un test. Les valeurs limites des tests
dynamiques doivent être strictement définies.
CODE CIP
PRÉSENTATION
349 755-0
GENOTONORM 5,3 mg/1 ml (somatropine) avec conservateur, poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment (B/1) (société PFIZER).
341 996-9
GENOTONORM 12 mg/1 ml (somatropine) avec conservateur, poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment (B/1) (société PFIZER).
343 842-9
GENOTONORM MiniQuick 0,2 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
343 843-5
GENOTONORM MiniQuick 0,4 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
343 844-1
GENOTONORM MiniQuick 0,6 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
343 845-8
GENOTONORM MiniQuick 0,8 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
343 846-4
GENOTONORM MiniQuick 1 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
343 847-0
GENOTONORM MiniQuick 1,2 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
343 848-7
GENOTONORM MiniQuick 1,4 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
343 849-3
GENOTONORM MiniQuick 1,6 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
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CODE CIP
PRÉSENTATION
343 850-1
GENOTONORM MiniQuick 1,8 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
343 851-8
GENOTONORM MiniQuick 2 mg/0,25 ml (somatropine), poudre et solvant pour solution injectable en cartouche à double
compartiment dans une seringue + aiguille (B/7) (société PFIZER).
ANNEXE
II
FICHE D’INFORMATION THÉRAPEUTIQUE
MÉDICAMENT D’EXCEPTION
GENOTONORM
Somatropine
GENOTONORM 5,3 mg/1 ml, 12 mg/1 ml, poudre et solvant pour solution injectable en cartouche
(B/1 cartouche).
GENOTONORM MINIQUICK 0,2 mg/0,25 ml, 0,4 mg/0,25 ml, 0,6 mg/0,25 ml, 0,8 mg/0,25 ml,
1 mg/0,25 ml, 1,2 mg/0,25 ml, 1,4 mg/0,25 ml, 1,6 mg/0,25 ml, 1,8 mg/0,25 ml, 2 mg/0,25 ml, poudre et
solvant pour solution injectable en seringue préremplie (B/7 seringues).
GENOTONORM (somatropine) est une hormone de croissance biosynthétique produite par une souche
d’E. coli qui reproduit exactement la séquence de l’hormone somatotrope naturelle.
Plusieurs spécialités à base d’hormone de croissance sont commercialisées. Chacune de ces spécialités a été
évaluée dans des indications et selon des critères donnés. Toutes n’ont pas les mêmes indications. Lorsque
plusieurs d’entre elles possèdent la même indication, pour des raisons historiques ou de procédure
administrative (AMM nationale ou de reconnaissance mutuelle), la formulation du libellé d’indication n’est pas
toujours parfaitement superposable. Il existe également de légères variations des fourchettes posologiques
retenues dans les AMM, compte tenu des essais cliniques présentés dans les dossiers d’enregistrement.
GENOTONORM, hormone de croissance humaine biosynthétique, est un médicament soumis à prescription
restreinte dont les conditions de prise en charge relèvent de la procédure des médicaments d’exception.
Liste I.
Prescription initiale hospitalière annuelle réservée aux spécialistes en pédiatrie ou en endocrinologie et
maladies métaboliques exerçant dans les services spécialisés en pédiatrie ou en endocrinologie et maladies
métaboliques.
I. − Indications thérapeutiques remboursables
1.1. Chez l’enfant
– Retard de croissance lié à un déficit somatotrope.
– Retard de croissance chez les filles atteintes d’une dysgénésie gonadique (syndrome de Turner) confirmé
par analyse chromosomique.
– Retard de croissance dû à une insuffisance rénale chronique.
– Retard de croissance (taille actuelle 압 – 3 DS et taille parentale ajustée < – 1 DS) chez les enfants
nés petits pour l’âge gestationnel avec une taille de naissance < – 2 DS, n’ayant pas rattrapé leur retard
de croissance (vitesse de croissance < 0 DS au cours de la dernière année) à l’âge de 4 ans ou plus.
– Syndrome de Prader-Willi (SPW), afin d’améliorer la croissance et la composition corporelle. Le
diagnostic de SPW doit être confirmé par le test génétique approprié.
1.2. Chez l’adulte
Traitement substitutif chez les adultes présentant un déficit somatotrope sévère.
Les patients présentant un déficit somatotrope sévère acquis à l’âge adulte sont définis comme ceux ayant
une pathologie hypothalamo-hypophysaire connue et au moins un autre déficit hormonal hypophysaire, excepté
la prolactine. Un seul test dynamique sera pratiqué afin de diagnostiquer ou d’exclure un déficit en hormone de
croissance.
Chez les patients présentant un déficit somatotrope acquis dans l’enfance (sans antécédent de pathologie
hypothalamo-hypophysaire, ni d’irradiation encéphalique), deux tests dynamiques doivent être pratiqués, sauf
en cas de taux bas d’IGF-I (< – 2 DS) ce qui peut être considéré comme un test. Les valeurs limites des tests
dynamiques doivent être strictement définies.
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II. − Posologie et mode d’administration
La posologie et le schéma d’administration doivent être adaptés à chaque patient.
L’injection doit être sous-cutanée et le point d’injection devra varier pour éviter l’apparition de lipoatrophies.
1. Retard de croissance lié à un déficit somatotrope chez l’enfant :
En général, la posologie recommandée est de 0,025 à 0,035 mg/kg de poids corporel par jour ou de 0,7 à
1,0 mg/m2 de surface corporelle par jour. Des doses plus élevées peuvent être utilisées.
2. Retard de croissance dans le syndrome de Turner :
La posologie recommandée est de 0,045 à 0,050 mg/kg de poids corporel par jour, soit 1,4 mg/m2 de surface
corporelle par jour.
3. Retard de croissance lié à une insuffisance rénale chronique chez l’enfant :
La posologie recommandée est de 1,4 mg/m2 de surface corporelle par jour (environ 0,045 à 0,050 mg/kg de
poids corporel par jour). Des doses plus élevées peuvent être utilisées si la vitesse de croissance est trop faible.
Il est possible qu’un ajustement de la posologie soit nécessaire après 6 mois de traitement.
4. Retard de croissance chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel :
La posologie habituellement recommandée est de 0,035 mg/kg de poids corporel par jour (1 mg/m2 de
surface corporelle par jour) jusqu’à ce que la taille finale soit atteinte. Le traitement devra être
interrompu après la première année de traitement si la vitesse de croissance est inférieure à + 1 DS. Le
traitement devra être interrompu si la vitesse de croissance est 쏝 2 cm/an et si l’âge osseux est 쏜 14 ans
(pour les filles) et 쏜 16 ans (pour les garçons), correspondant à la soudure des épiphyses.
5. Syndrome de Prader-Willi, afin d’améliorer la croissance et la composition corporelle chez l’enfant :
En général, la posologie recommandée est de 0,035 mg/kg de poids corporel par jour, soit 1,0 mg/m2 de
surface corporelle par jour. La dose quotidienne ne devra pas dépasser 2,7 mg. Les enfants dont la vitesse de
croissance est inférieure à 1 cm par an et dont les épiphyses sont presque soudées ne devront pas être traités.
Doses recommandées chez l’enfant :
INDICATION
mg/kg DE POIDS CORPOREL
dose par jour
mg/m2 DE SURFACE CORPORELLE
dose par jour
Déficit en hormone de croissance chez l’enfant................................................................
0,025-0,035
0,7-1,0
Syndrome de Turner ...................................................................................................................
0,045-0,050
1,4
Insuffisance rénale chronique...................................................................................................
0,045-0,050
1,4
Enfants nés petits pour l’âge gestationnel ..........................................................................
0,035
1,0
Syndrome de Prader-Willi chez l’enfant ...............................................................................
0,035
1,0
Déficit en hormone de croissance chez l’adulte :
Le traitement doit débuter avec une faible dose, de 0,15 à 0,3 mg par jour. La dose peut être augmentée
progressivement en fonction des besoins du patient, déterminés par le taux d’IGF-I afin d’obtenir des
concentrations d’IGF-I, en fonction de l’âge, ne dépassant pas la limite de 2 DS. Les patients dont le taux
d’IGF-I est normal au début du traitement devront recevoir de l’hormone de croissance jusqu’à atteindre un
taux d’IGF-I dans les limites supérieures de la normale, sans excéder 2 DS. La réponse clinique, de même que
les effets indésirables peuvent également guider l’adaptation de la posologie. La dose d’entretien quotidienne
excède rarement 1,0 mg par jour. Les femmes peuvent avoir besoin de doses plus élevées que les hommes, les
hommes présentant une augmentation de la sensibilité de l’IGF-I au cours du temps. Il existe donc un risque
que les femmes, en particulier celles ayant un traitement substitutif oral par les œstrogènes, soient sous-dosées
alors que les hommes seraient surdosés. Par conséquent, la bonne adaptation de la dose d’hormone somatotrope
devra être contrôlée tous les 6 mois. La sécrétion physiologique d’hormone de croissance diminuant avec l’âge,
une réduction de la posologie est possible. La dose minimale efficace devra être utilisée.
III. − Intérêt clinique
Chez l’enfant, l’hormone de croissance (growth hormone, GH) biosynthétique permet de corriger le retard de
croissance lié à un déficit somatotrope. Elle peut être aussi utile pour traiter certains enfants présentant un
retard de croissance sans déficit somatotrope, afin d’augmenter leur vitesse de croissance (syndrome de Turner,
enfant ayant une insuffisance rénale chronique, enfant né petit pour l’âge gestationnel) ou d’améliorer leur
composition corporelle (syndrome de Prader-Willi).
Chez l’adulte ayant un déficit profond en hormone de croissance, le traitement par la GH peut dans certains
cas améliorer la qualité de vie et le bien-être des patients et entraîner une modification de la composition
corporelle avec augmentation de la masse maigre.
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3.1. Chez l’enfant
3.1.1. Retard de croissance lié à un déficit somatotrope
Le déficit en hormone de croissance peut être secondaire à une cause organique (tumeur hypothalamohypophysaire), à une irradiation (cranio-spinale ou corporelle totale) ou congénital. Il est majoritairement
idiopathique dans la pratique actuelle.
La constitution de séries historiques montre qu’en l’absence de traitement substitutif par GH, la taille adulte
des enfants ayant un déficit sévère en GH se situerait entre 130 et 150 cm chez les garçons et entre 130 et
140 cm chez les filles. Ces séries ne sont pas représentatives des patients traités actuellement, car les déficits
moins profonds bénéficient d’un traitement par la GH.
Chez les enfants traités par GH, les études cliniques montrent un rattrapage statural particulièrement net la
première année avec une vitesse de croissance de l’ordre de 8 à 9 cm, plus réduit l’année suivante. Le suivi des
enfants traités confirme le maintien d’un gain statural la troisième année mais le rattrapage n’est en général
plus significatif au-delà. Pour les patients dont le traitement a commencé au début des années 1990, la taille
finale moyenne est de 166 cm chez le garçon et 154 cm chez la fille, ce qui les rapproche des tailles moyennes
observées en France. Il existe de grandes variations interindividuelles aussi l’évaluation de l’effet du traitement
sur la taille finale est délicate, en particulier dans les formes modérées de déficit. Cependant, les patients ayant
un déficit profond et précoce répondent le mieux au traitement.
L’administration par voie sous-cutanée (SC) est préférable du fait d’une meilleure biodisponibilité et d’une
vitesse de croissance supérieure par rapport à la voie intramusculaire (IM). En outre, l’effet sur la croissance
est d’autant plus marqué que la fréquence des injections est plus grande, ce qui a conduit à recommander
l’administration du traitement par voie SC 7 jours sur 7.
Le traitement est plus efficace chez les enfants atteints de déficits organiques que chez ceux qui ont un
déficit idiopathique. L’irradiation cranio-spinale est associée aux résultats les plus défavorables.
La taille finale est plus élevée lorsqu’un déficit gonadotrope est associé au déficit somatotrope et que les
deux déficits sont corrigés, lorsque le traitement par la GH a été précoce et lorsque le retard statural était
modéré.
3.1.2. Retard de croissance associé à un syndrome de Turner
Le syndrome de Turner est caractérisé par une anomalie du nombre et/ou de la structure du chromosome X.
Le retard de croissance peut être présent dès la naissance. Il s’accentue progressivement pour atteindre moins
deux déviations standards (− 2 DS) vers 5-6 ans et − 4 DS à l’âge de 12-13 ans.
En l’absence de tout traitement, il n’y a pas de pic de croissance pubertaire et la croissance se prolonge
au-delà de l’âge habituel. La taille adulte est atteinte entre 18 et 20 ans ; elle est de 142 cm en moyenne en
dehors de tout traitement par la GH.
L’indication du traitement par la GH exogène est fondée sur le renforcement de l’effet de la GH endogène.
Chez ces enfants, une dose plus élevée que dans le traitement du déficit en GH entraîne une augmentation
significative de la vitesse de croissance.
L’augmentation de la vitesse de croissance, la première année, est de l’ordre de 2 à 5 cm pour une posologie
de 0,035 mg/kg/jour mais tend à diminuer les années suivantes. Le gain final moyen est de l’ordre de 4 à 9 cm
par rapport à la taille projetée.
La GH n’est pas seule impliquée dans la croissance staturale ; l’insuffisance ovarienne de ces patientes joue
aussi un rôle. Une induction trop précoce de la puberté peut faire perdre le bénéfice induit par la GH.
Cependant, l’âge optimal et le schéma thérapeutique du traitement substitutif stéroïdien restent controversés.
3.1.3. Retard de croissance lié à une insuffisance rénale chronique (IRC) chez l’enfant
L’insuffisance rénale chronique (IRC) est définie par une fonction rénale diminuée d’au moins 50 % par
rapport à la normale. Environ la moitié des enfants atteints d’IRC ont un retard statural important par rapport
aux enfants du même âge.
Chez les enfants traités par GH, un gain statural significatif est observé la première année, moins net la
deuxième année, comme ce qui a été observé dans les autres indications de la GH ; on dispose de peu de
données sur les tailles adultes après traitement par GH.
L’effet sur la croissance semble moins marqué lorsque les enfants sont dialysés. La réponse thérapeutique est
inversement corrélée à la clairance de la créatinine au moment de l’instauration du traitement. Il n’a pas été
mis en évidence d’accélération significative de la maturation osseuse.
3.1.4. Retard de croissance chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel
Les enfants nés petits pour l’âge gestationnel ont une taille inférieure aux chiffres de référence pour
une durée de gestation donnée. La limite retenue correspond à moins deux déviations standards (− 2 DS)
des courbes de référence.
Chez ces enfants, dans la majorité des cas, la croissance post-natale est marquée par une accélération
leur permettant dès la fin de la deuxième année de contrôler leur retard. Cependant, 10 à 20 % d’entre
eux, selon les études, gardent un handicap statural avec une taille inférieure à − 2 DS par rapport à la
moyenne de la population.
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Chez les enfants n’ayant pas rattrapé leur retard statural à l’âge de 3 ans, la constitution d’une série
historique a établi que les tailles adultes des enfants non traités dont la taille avant la puberté est
< − 2,5 DS, sont très nettement en dessous de la zone normale. La taille adulte est d’environ 158 cm chez
le garçon et 146 cm chez la fille.
Des incertitudes sur la taille définitive demeurent car il peut exister une accélération de la maturation
osseuse au cours du traitement et un ralentissement de la croissance après son arrêt, conduisant à une
perte staturale d’environ 0,25 DS dans l’année suivant l’arrêt, chez un certain nombre d’enfants.
Il faut souligner que chez les enfants non déficitaires, le bénéfice du traitement par hormone de
croissance n’est pas démontré en termes d’amélioration de la taille définitive. De plus, il existe chez ces
mêmes enfants des incertitudes sur la tolérance à long terme d’un tel traitement.
Compte tenu de ces incertitudes, l’hormone de croissance n’est remboursée dans cette indication que
pour les enfants dont la taille au moment de l’instauration du traitement est inférieure ou égale à − 3 DS.
3.1.5. Retard de croissance lié à un syndrome de Prader-Willi
Le syndrome de Prader-Willi est une maladie génétique rare (1/10 000 à 1/25 000 naissances) caractérisée
chez le nourrisson par une hypotonie et des difficultés alimentaires, rapidement remplacées chez l’enfant et
l’adulte par une obésité massive avec boulimie. Les autres manifestations comportent des éléments
dysmorphiques, plus ou moins caractéristiques, et un retard mental de sévérité variable. La plupart des enfants
sont de petite taille. Ils ont des anomalies de la composition corporelle (augmentation de la masse grasse,
diminution de masse maigre) plus marquées que dans l’obésité commune où la masse maigre est relativement
conservée.
Le bénéfice d’un traitement par hormone de croissance chez ces patients est modéré. Il concerne le gain de
taille, et une modification de la composition corporelle en augmentant la masse maigre et en diminuant la
masse grasse.
3.2. Chez l’adulte
Déficit somatotrope chez l’adulte
Parmi les causes de déficit somatotrope chez l’adulte, les pathologies tumorales occupent la première place.
Les adénomes hypophysaires sont les plus fréquents. La plupart des déficits idiopathiques isolés en GH de
l’enfance ne persistent pas à l’âge adulte. Une sécrétion normale d’hormone de croissance est retrouvée chez 70
à 80 % des patients réévalués après la puberté. En cas d’insuffisance antéhypophysaire, même si celle-ci est
correctement substituée sur les axes thyréotrope, corticotrope et gonadotrope, des symptômes attribués au
déficit non substitué en GH persistent.
Le déficit somatotrope de l’adulte induit une modification de la composition corporelle avec une
augmentation de la masse grasse essentiellement au niveau abdominal, une diminution de la masse maigre et de
la masse musculaire, une fatigabilité accrue et une diminution de la densité osseuse. Les études
épidémiologiques rétrospectives mettent en évidence une augmentation de l’incidence de la mortalité par
maladie cardio-vasculaire chez les patients souffrant d’insuffisance antéhypophysaire globale malgré les
traitements hormonaux substitutifs habituels. Cependant, la place réelle du déficit somatotrope dans cette
diminution de l’espérance de vie n’est pas connue.
Le traitement par GH modifie la composition corporelle avec augmentation de la masse maigre et diminution
de la masse grasse. Ceci se traduit par une réduction du rapport taille/hanche ainsi que du pli cutané. De plus,
les patients traités ont rapporté une amélioration subjective de leur capacité physique et de leur résistance à
l’effort. Les premiers jours ou semaines peuvent être marqués par une discrète prise de poids et par la survenue
d’œdèmes malléolaires liés à la rétention hydrosodée que provoque le traitement par GH.
Le traitement par GH semble améliorer modestement le profil lipidique. L’évolution de la glycémie et de
l’insulinémie est très variable d’une étude à l’autre. Les études actuellement disponibles ne permettent pas
d’évaluer l’effet du traitement par la GH vis-à-vis du risque athéromateux et sur la mortalité des patients ayant
un déficit en GH.
Le traitement par GH pendant 12 mois augmente de façon modérée la densité minérale osseuse. Il existe peu
d’études évaluant l’effet du traitement par GH sur l’incidence des fractures.
On ne dispose pas de données à long terme sur l’efficacité et la tolérance du traitement par l’hormone de
croissance.
IV. − Modalités d’utilisation
Le traitement doit être instauré à l’hôpital par des spécialistes en pédiatrie et/ou en endocrinologie et
maladies métaboliques exerçant dans les services spécialisés en pédiatrie et/ou en endocrinologie et maladies
métaboliques.
Tous les ans, l’intérêt du traitement doit être réévalué à l’hôpital par ces mêmes spécialistes.
Le renouvellement de la prescription initiale à la même posologie est possible, dans les périodes
intermédiaires, par tout médecin.
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Il existe des cas de patients non répondeurs, pour lesquels aucun facteur prédictif n’a actuellement été
identifié, tant chez l’enfant que chez l’adulte.
Pour permettre un meilleur suivi des patients, le changement de GH n’est pas recommandé au cours du
traitement, sauf si le prescripteur hospitalier qui a initié le traitement l’estime justifié.
L’arrêt du traitement est impératif en cas d’apparition ou d’évolution d’un processus tumoral.
Spécificité chez l’enfant : le traitement par GH ne permettant pas d’améliorer la croissance des patients dont
les épiphyses sont soudées, il est important de bien peser la décision d’instauration du traitement par hormones
stéroïdiennes sexuelles.
Le respect des mentions légales actualisées de l’AMM est essentiel. Les parents et/ou les familles doivent
être informés de la survenue possible de certains effets indésirables et les patients soumis à une surveillance
médicale régulière.
4.1. Mise sous traitement
Le spécialiste habilité doit s’assurer que le patient répond aux critères de mise sous traitement ; l’absence de
contre-indications doit être vérifiée ; la spécialité prescrite doit posséder l’indication requise.
4.1.1. Chez l’enfant
4.1.1.1. Retard de croissance lié à un déficit somatotrope
Deux conditions sont nécessaires pour l’attribution du traitement :
– Taille inférieure ou égale à – 2 DS selon les données de référence françaises ;
– Vitesse de croissance au cours de l’année écoulée inférieure à la normale pour l’âge (– 1 DS) ou
< 4 cm/an.
De plus, le diagnostic du déficit en GH doit être dûment prouvé par des explorations appropriées. La
sécrétion de GH étant variable dans le nycthémère, un seul dosage est insuffisant pour affirmer le déficit en
GH.
Deux épreuves de stimulation distinctes doivent être effectuées à des dates différentes, dont au moins une
couplée : insuline/arginine, glucagon/propranolol, glucagon/betaxolol, clonidine/betaxolol. Il est recommandé
d’utiliser, dans les dosages, comme étalon, une GH recombinante (1 mg = 3 UI). Les résultats sont exprimés en
mUI/l (ou en 애g/l). L’ensemble des données permet de conclure à :
– un déficit complet en GH : 2 épreuves < 10 mUI/l (3,3 애g/l) ;
– une éventualité d’un déficit partiel : pics entre 10 et 20 mUI/l (3,3 애g/l à 6,6 애g/l).
Un seul test ayant entraîné une réponse de GH > 20 mUI/l (6,6 애g/l) doit faire écarter le diagnostic de
déficit somatotrope.
En cas de déficit partiel associé à une surcharge pondérale > 20 %, les résultats des tests de stimulation de
GH sont faussement abaissés et difficilement interprétables. Le diagnostic repose sur le dosage d’IGF1 : un
résultat normal voire supérieur à la normale exclut le diagnostic de déficit en GH associé à une obésité et
invite à pratiquer une réévaluation environ 6 mois après restriction calorique et perte pondérale.
En cas de déficit partiel associé à une petite taille d’un ou des deux parents, la décision de traitement par la
GH repose outre sur la taille (− 2 DS) et la vitesse de croissance au cours de l’année écoulée (< − 1 DS pour
l’âge ou < 4 cm/an), sur l’âge osseux et sur la taille prédite à l’âge adulte (inférieure à la taille cible).
La recherche d’une cause (IRM ou scanner hypophysaire) et de déficits hypophysaires associés est une étape
importante de la démarche.
En cas d’antécédents de leucémie ou de tumeur, il est fortement conseillé d’attendre un an de rémission
avant la mise en route du traitement.
4.1.1.2. Retard de croissance associé à un syndrome de Turner
Le diagnostic est fondé sur le caryotype. Celui-ci permet de définir les anomalies de nombre et/ou de
structure concernant le chromosome X.
Il n’y a pas de limite inférieure d’âge de mise sous traitement mais la limite supérieure de mise sous
traitement est un âge osseux de 12 ans.
Un traitement substitutif estrogénique devra être instauré tardivement à posologie progressive afin de ne pas
perdre le bénéfice induit par la GH.
4.1.1.3. Retard de croissance lié à une insuffisance rénale chronique
Lorsque le traitement conservateur ne suffit pas à maintenir une vitesse de croissance adéquate pour l’âge, le
traitement par la GH peut être indiqué. La fonction rénale, déterminée par la mesure de la clairance de la
créatinine, doit être inférieure à 60 ml/min/1,73 m2 (normale 120 ±20 ml/min/1,73 m2).
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Afin de confirmer le retard de croissance, la croissance aura dû être suivie au préalable pendant un an avant
de mettre en route le traitement.
Les critères d’attribution du traitement hormonal par la GH sont :
– taille inférieure ou égale à − 2 DS selon les données de référence françaises ;
– vitesse de croissance au cours de l’année écoulée inférieure à la normale pour l’âge (− 1 DS) ;
– âge chronologique > 2 ans ;
– âge osseux < 13 ans chez la fille et < 14 ans chez le garçon ;
– enfant prépubère ou en début de puberté (volume testiculaire inférieur à 10 ml ou stade développement
mammaire 압 S 3).
Le traitement symptomatique dit conservateur de l’insuffisance rénale chronique (correction de la
déshydratation et de l’acidose, prévention de l’ostéodystrophie rénale et optimisation des apports nutritionnels)
devra avoir été instauré au préalable (au moins un an) et sera maintenu pendant toute la durée du traitement par
hormone de croissance.
4.1.1.4. Retard de croissance chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel
La décision de recourir à un traitement de supplémentation par hormone de croissance doit être prise
avec prudence chez les enfants qui ne sont pas carencés. Les effets à long terme de l’exposition à des
quantités supraphysiologiques d’hormone de croissance sont en effet très incomplètement connus. Les
effets pathologiques d’un excès d’hormone de croissance sont bien connus chez l’adulte. La stimulation
de la production d’IGF1, cytokine capable de stimuler la croissance des tumeurs, ne doit pas être
négligée.
Les autres causes ou traitements pouvant expliquer un retard de croissance doivent être exclus avant
de commencer le traitement.
La stimulation de la croissance chez les enfants ne peut se faire qu’avant soudure des épiphyses.
L’expérience d’un début de traitement juste avant la puberté chez les enfants nés petits pour l’âge
gestationnel est limitée. Par conséquent, il n’est pas recommandé de commencer le traitement juste avant
la puberté.
Les critères d’attribution du traitement par GH sont :
– taille de naissance inférieure à − 2 DS pour l’âge gestationnel ;
– taille au moment de l’instauration du traitement 압 – 3 DS pour l’âge chronologique ;
– enfants n’ayant pas rattrapé leur retard de croissance (vitesse de croissance < 0 DS au cours de la
dernière année) à l’âge de 4 ans ou plus ;
– taille parentale ajustée < − 1 DS.
4.1.1.5. Retard de croissance lié à un syndrome de Prader-Willi
Le diagnostic du syndrome de Prader-Willi est difficile à affirmer cliniquement. C’est pourquoi un test
génétique doit être pratiqué. Plusieurs tests de confirmation existent :
– soit l’analyse de méthylation du locus PWS par PCR ou par Southern Blot (recommandée actuellement
comme test de première intention avec une excellente sensibilité et spécificité) ;
– soit la recherche d’une microdélétion de la région 15 (q11-13) en cytogénétique moléculaire (hybridation
in situ, sensibilité de l’ordre de 70 %) ;
– soit la démonstration d’une disomie uniparentale maternelle de la région 15 (q11-13) (sensibilité de l’ordre
de 30 %).
La réalisation d’un de ces tests avec présence d’une anomalie suffit à confirmer le diagnostic.
En l’absence de données sur le patient de plus de 12 ans et d’informations sur la tolérance à long terme, il
est recommandé de limiter la prescription de GENOTONORM à l’enfant de moins de 12 ans atteint du
syndrome de Prader-Willi confirmé par test génétique approprié.
4.1.2. Chez l’adulte
Le traitement par hormone de croissance ne doit pas être systématique chez les sujets ayant des critères
biologiques de déficit en hormone de croissance.
Il n’y a pas de données permettant de recommander l’initiation du traitement par la GH chez l’adulte de plus
de 60 ans.
Les explorations ne doivent être réalisées que chez les patients avec une pathologie évoquant un déficit
somatotrope et ayant obligatoirement :
– soit une pathologie hypothalamo-hypophysaire opérée ou non ;
– soit subi une radiothérapie céphalique ;
– soit eu un déficit somatotrope dans l’enfance.
Il n’est pas nécessaire de rechercher un déficit somatotrope chez les patients porteurs d’un micro-adénome
hypophysaire (taille inférieure à 1 cm de diamètre), à moins qu’un autre déficit antéhypophysaire (excepté le
déficit en prolactine) ne soit présent.
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Le traitement substitutif des autres déficits hormonaux devra être adapté et stable depuis trois mois. Une
valeur plasmatique de GH isolément basse ne permet pas de prouver le déficit somatotrope.
Le diagnostic de déficit somatotrope doit être confirmé à l’âge adulte. Le critère nécessaire est un pic de GH
inférieur à 10 mUI/l (3,3 애g/l) lors du test de stimulation de l’hormone de croissance par l’hypoglycémie
insulinique, en dehors de ses contre-indications.
Le test d’hypoglycémie provoquée par l’injection intraveineuse d’insuline avec obtention d’une glycémie 울 à
0,40 g/l (2,2 mmol/l) permet de distinguer le déficit somatotrope de la réduction de sécrétion de GH qui
accompagne généralement le vieillissement ou l’obésité.
Ce test doit être réalisé dans des services d’endocrinologie habitués à sa réalisation. Il est contre-indiqué
chez les patients ayant des signes électrocardiographiques ou des antécédents de cardiopathie ischémique et/ou
atteints d’épilepsie. Dans ces cas, on utilisera un autre test de stimulation.
D’autres explorations peuvent être nécessaires selon les particularités cliniques du patient.
4.1.2.1. Déficit somatotrope acquis pendant l’enfance
Les déficits somatotropes isolés de l’enfance doivent être réévalués de manière particulière. Chez ces
patients, le déficit en GH de l’adulte est moins probable. Dans ces cas, deux tests de stimulation de la GH sont
nécessaires, à savoir le test d’hypoglycémie insulinique et un second test (test à la GHRH, test couplé : GHRHarginine, GHRH-ornithine, glucagon-betaxolol, glucagon-propranolol), sauf en cas de taux bas d’IGF1
(< − 2 DS), qui est considéré comme un test.
4.1.2.2. Déficit somatotrope acquis à l’âge adulte
Les patients doivent avoir :
– un déficit somatotrope secondaire à une pathologie hypothalamique ou hypophysaire et ;
– au moins un autre déficit antéhypophysaire associé (excepté le déficit en prolactine) et correctement
substitué (dans ce cas, un seul test de stimulation de la GH peut suffire).
Le traitement doit être réservé aux patients ayant satisfait aux critères ci-dessus et ayant une détérioration
marquée de la qualité de vie ainsi qu’une modification de la composition corporelle (adiposité abdominale avec
augmentation du rapport taille/hanches).
Avant d’entreprendre un traitement substitutif par la GH, tous les déficits hypophysaires doivent être
correctement substitués. Cette attitude évidente en cas de déficit thyréotrope (L-thyroxine) et corticotrope
(acétate d’hydrocortisone) doit également s’appliquer au déficit gonadotrope (stéroïdes sexuels) en l’absence de
contre-indication.
L’objectif du traitement est d’obtenir un bénéfice maximal en limitant les effets secondaires. Il est
recommandé de débuter le traitement par des posologies faibles, de l’ordre de 0,15 à 0,30 mg/j en sous-cutané.
L’objectif du traitement est d’obtenir une concentration d’insuline-like growth factor I (IGF1) normale pour le
sexe et l’âge.
Au début du traitement, les patients doivent être évalués tous les 1 à 2 mois, cliniquement et par un dosage
d’IGF1 ; la dose de GH doit être adaptée en fonction de la tolérance clinique et des concentrations d’IGF1. La
dose minimale efficace devra être utilisée. L’instauration du traitement avec des doses faibles associée à
l’augmentation progressive tous les 1 à 2 mois permet de réduire la survenue d’effets secondaires. En fonction
des résultats et de la tolérance, la posologie pourra être augmentée en l’espace de 3 à 6 mois sans dépasser les
doses maximales de l’AMM.
Les patients doivent être informés des effets secondaires survenant fréquemment : œdèmes des membres,
arthralgies et myalgies, rigidité des extrémités, paresthésies. Ces symptômes sont habituellement transitoires et
dose-dépendants. Les posologies doivent être diminuées en cas de symptômes persistants.
En cas de processus tumoral, en l’absence de diagnostic précis sur la pathologie tumorale ou si la tumeur est
cliniquement connue pour récidiver fréquemment, il est déconseillé d’instaurer le traitement par la GH. Dans
les autres cas, avant d’instaurer un traitement substitutif, il convient de s’assurer de la non-reprise du processus
évolutif par un suivi préalable dont la fréquence est à déterminer avec les oncologues et/ou neurochirurgiens
grâce à l’imagerie (IRM).
4.2. Suivi du traitement
4.2.1. Chez l’enfant
4.2.1.1. Généralités
Les enfants traités par GH seront suivis tous les 3 à 6 mois en consultation avec au minimum un examen
clinique (taille, poids, pression artérielle, vitesse de croissance, signes pubertaires...). L’âge osseux sera
déterminé tous les ans, surtout autour des âges de la puberté.
Du fait de l’effet de l’hormone de croissance sur le métabolisme glucidique, les patients doivent être
surveillés par dosage de la glycémie à jeun tous les ans.
Une hypothyroïdie peut se révéler au décours du traitement ; non traitée, elle peut interférer avec la réponse
au traitement par GH. Un contrôle annuel de la fonction thyroïdienne (T4 libre) doit être réalisé et, si
nécessaire, un traitement substitutif sera instauré.
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En cas de déficit corticotrope, il faut utiliser les doses minimales efficaces d’hydrocortisone.
Un traitement concomitant par glucocorticoïdes (famille de la prednisolone, corticoïdes inhalés à fortes
doses, pommades aux corticoïdes) peut inhiber l’effet sur la croissance du traitement par la GH et est à éviter
dans la mesure du possible.
En cas de céphalées sévères ou répétées, de troubles visuels, de nausées et/ou de vomissements, il est
recommandé d’effectuer un fond d’œil afin de rechercher un éventuel œdème papillaire et éliminer une
hypertension intracrânienne bénigne. Ce diagnostic peut amener à interrompre le traitement par GH.
La décision de poursuivre le traitement doit être prise au cas par cas, en fonction de l’observance, de la
tolérance au traitement et du rattrapage statural.
Chez l’enfant, des réactions cutanées transitoires au point d’injection sont fréquentes.
Les patients atteints de troubles endocriniens, y compris ceux relatifs à un déficit en GH, présentent un
risque accru d’épiphysiolyse. Tout enfant atteint de claudication ou de douleur de la hanche ou du genou, au
cours du traitement par l’hormone de croissance, sera soumis à un examen clinique et radiologique approprié.
La posologie doit être adaptée tous les trimestres en fonction du poids ou de la surface corporelle de
l’enfant.
4.2.1.2. Cas particuliers selon les indications
Retard de croissance lié à un déficit somatotrope :
Lorsque le déficit somatotrope est secondaire à une lésion intracrânienne, des explorations radiologiques
(IRM) devront être réalisées régulièrement, en collaboration avec les oncologues et/ou les neurochirurgiens,
afin de dépister une éventuelle progression ou rechute.
Chez les patients ayant un panhypopituitarisme, l’équilibre des traitements substitutifs associés devra être
contrôlé régulièrement.
Le gain de croissance après la première année de traitement doit avoir été d’au moins 2 cm par rapport à
l’année précédant la mise sous traitement pour conclure à l’efficacité. Les années suivantes, la vitesse de
croissance doit être au moins égale à la moyenne pour l’âge chronologique et/ou pour l’âge osseux et meilleure
qu’avant traitement.
Retard de croissance associé à un syndrome de Turner :
Le traitement est poursuivi si le gain de croissance la première année est d’au moins 2 cm par rapport à
l’année précédente. Les années suivantes, la vitesse de croissance doit être :
– 암 4,5 cm/an jusqu’à 12 ans ;
– 암 3 cm/an lorsque l’âge osseux a atteint ou dépassé 12 ans.
Retard de croissance lié à une insuffisance rénale chronique :
Bien que la diminution de la filtration glomérulaire ne semble pas modifiée par la GH, la fonction rénale
doit être surveillée pour dépister une dégradation excessive. Le gain de croissance après la première année de
traitement doit avoir été d’au moins 2 cm par rapport à l’année précédant la mise sous traitement. Les années
suivantes, la vitesse de croissance doit être au moins égale à la moyenne pour l’âge et meilleure qu’avant
traitement. La posologie initiale pourra être augmentée si nécessaire.
Retard de croissance chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel :
Le schéma d’administration doit être adapté à chaque patient.
La posologie habituellement recommandée est de 0,035 mg/kg de poids corporel par jour (1 mg/m2 de
surface corporelle par jour) jusqu’à ce que la taille finale soit atteinte.
Un suivi systématique des prescriptions sera réalisé auprès des patients traités par GENOTONORM.
Le médecin devra participer au recueil des données mises en place par le laboratoire PFIZER, en
collaboration avec la Commission de la transparence, dans les secteurs ambulatoire et hospitalier.
Retard de croissance lié à un syndrome de Prader-Willi :
La surveillance particulière devra porter sur :
– la tolérance glucidique, du fait du risque de diabète non insulino-dépendant dans cette affection ;
– l’examen du squelette, du fait de l’apparition ou l’aggravation possible de scolioses dans cette indication.
De plus, l’analyse du bénéfice devra porter à la fois sur la croissance et sur la composition corporelle qu’il
est recommandé de suivre par des examens appropriés.
Les données des essais cliniques ont mis l’accent sur la nécessité d’une prise en charge globale, diététique en
particulier, de l’affection. L’utilisation isolée d’un traitement par GH est peu efficace. En effet, le service
médical rendu par la GH dans cette pathologie est modéré avec un rapport efficacité/effets indésirables moyen.
4.2.2. Chez l’adulte
Il n’existe pas actuellement de critère validé pour évaluer l’efficacité du traitement chez l’adulte.
L’amélioration est essentiellement subjective.
Un suivi systématique des prescriptions sera réalisé auprès des patients nouvellement traités par
GENOTONORM. Le médecin traitant devra participer au recueil des données mis en place par le laboratoire
PFIZER, dans les secteurs ambulatoire et hospitalier.
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Les patients traités par la GH doivent bénéficier d’un examen clinique (poids, circonférence-taille/hanche,
pression artérielle) tous les un à deux mois jusqu’à obtention des doses optimales. Quand le traitement est
stabilisé, une à deux visites par an suffisent.
Une appréciation de la qualité de vie ainsi que des paramètres de composition corporelle, en les comparant
aux données de l’examen avant traitement, permet de décider de la poursuite du traitement.
Lorsque le déficit est secondaire à une lésion intracrânienne, les patients devront être examinés régulièrement
(suivi par IRM) afin de dépister une éventuelle progression ou une récidive. Toute récidive ou progression de
la tumeur implique l’arrêt du traitement.
L’observance et les résultats du traitement substitutif des déficits antéhypophysaires associés doivent être
vérifiés au moins une fois par an.
L’expérience d’un traitement au long cours par l’hormone de croissance chez l’adulte est limitée.
4.3. Arrêt définitif du traitement
4.3.1. Chez l’enfant
Dans les cas d’un déficit somatotrope ou d’un syndrome de Turner :
앫 Apparition ou évolution d’un processus tumoral ;
앫 Vitesse de croissance sous traitement inférieure à 3 cm/an quel que soit l’âge ;
앫 Age osseux : > 15 ans ou taille > 170 cm chez le garçon ; > 13 ans ou taille > 160 cm chez la fille.
Ces deux derniers critères d’arrêt du traitement pourront être discutés en cas de déficit sévère en GH, si le
potentiel statural génétique n’est pas atteint.
Dans le retard de croissance lié à une insuffisance rénale chronique :
앫 Apparition ou évolution d’un processus tumoral ;
앫 Vitesse de croissance sous traitement inférieure à 3 cm/an quel que soit l’âge ;
앫 Age osseux : > 15 ans ou taille > 170 cm chez le garçon ; > 13 ans ou taille > 160 cm chez la fille.
Ces deux derniers critères d’arrêt du traitement pourront être discutés en cas de déficit sévère en GH, si le
potentiel statural génétique n’est pas atteint.
앫 Transplantation rénale.
Dans le retard de croissance chez les enfants nés petits pour l’âge gestationnel :
Apparition ou évolution d’un processus tumoral.
Selon le RCP, le traitement devra être interrompu après la première année de traitement si la vitesse
de croissance est inférieure à + 1 DS.
Le traitement devra être interrompu si la vitesse de croissance est < 2 cm/an et si l’âge osseux est
> 14 ans (pour les filles) et > 16 ans (pour les garçons), correspondant à la soudure des épiphyses.
Dans le syndrome de Prader-Willi :
앫 Apparition ou évolution d’un processus tumoral ;
앫 Après l’âge de 14 ans ou une vitesse de croissance sous traitement inférieure à 3 cm/an quel que soit
l’âge ;
앫 Age osseux : > 15 ans ou taille > 170 cm chez le garçon ; > 13 ans ou taille > 160 cm chez la fille.
4.3.2. Chez l’adulte
Il n’existe pas de critère d’arrêt du traitement par la GH chez l’adulte. Dans les études, 12 % à 35 % des
patients arrêtent le traitement après douze mois et 75 % à vingt-quatre mois. La nécessité d’injections souscutanées quotidiennes est une des raisons principales de ces interruptions de traitement.
V. – Conditions d’utilisation
Ces spécialités sont à manipuler en respectant des conditions rigoureuses d’asepsie.
GENOTONORM ne doit être reconstitué qu’avec le solvant fourni par le laboratoire. La solution
reconstituée ne doit pas être agitée vigoureusement car ceci peut dénaturer le principe actif.
Conservation : durée maximale et précautions particulières.
APRÈS RECONSTITUTION
AVANT RECONSTITUTION
GENOTONORM 5,3 mg/1 ml.
GENOTONORM 12 mg /1 ml.
2 ans entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
ou
23 mois entre + 2 et + 8 oC
et jusqu’à 1 mois à une température
ne dépassant pas 25 oC
Durée maximale
Précautions
28 jours
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
21 jours
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
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APRÈS RECONSTITUTION
AVANT RECONSTITUTION
Durée maximale
Précautions
GENOTONORM MiniQuick 0,2 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 0,4 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 0,6 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 0,8 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 1,2 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 1,4 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 1,6 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 1,8 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 2 mg/0,25 ml.
24 heures
Entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
GENOTONORM MiniQuick 1 mg/0,25 ml.
2 ans entre + 2 et + 8 oC
Abri de la lumière
Ces présentations, à l’exception des présentations GENOTONORM MINIQUICK, sont additionnées d’un
conservateur, le métacrésol, susceptible d’entraîner de rares réactions allergiques et des douleurs au point
d’injection.
GENOTONORM MINIQUICK sont administrés à l’aide de seringues ; GENOTONORM 5,3 mg/1 ml et
12 mg /1 ml doivent être utilisés avec le dispositif de reconstitution et d’injection prévus pour chaque dosage.
VI. − Mise en garde des prescripteurs
Les prescripteurs doivent être mis en garde sur le fait que le rapport bénéfice/effets indésirables n’est évalué
que pour les indications thérapeutiques retenues par l’AMM.
L’utilisation des hormones de croissance dans des situations qui n’ont aucune justification en pratique
médicale n’est pas dénuée de risques et soulève des réserves au plan de l’éthique.
Le corps médical doit être conscient des risques liés à ce détournement d’usage.
VII. − Spécifications économiques et médico-sociales
7.1. Conditions de prescription et de délivrance
Liste I
Prescription initiale hospitalière annuelle réservée aux spécialistes en pédiatrie et/ou en endocrinologie et
maladies métaboliques exerçant dans les services spécialisés en pédiatrie et/ou en endocrinologie et maladies
métaboliques.
Renouvellement de la prescription initiale à la même posologie (même posologie par kg ou par m2 pour
l’enfant), dans les périodes intermédiaires, possible par tout médecin.
Le pharmacien d’officine doit s’assurer que la qualification du prescripteur apparaissant sur l’ordonnance
initiale hospitalière est conforme ; lors du renouvellement de prescription, il s’assure de la présentation de
l’ordonnance hospitalière datée de moins d’un an.
7.2. Conditions de prise en charge
Taux de remboursement : 100 %.
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La prescription doit être rédigée sur une ordonnance de médicament d’exception, dans le respect des
indications thérapeutiques ouvrant droit au remboursement mentionnées dans cette fiche.
7.3. Coût du traitement
Les hormones de croissance sont des médicaments très onéreux qui ne doivent être utilisés qu’après
estimation individuelle du bénéfice thérapeutique attendu.
CODE CIP
CONDITIONNEMENT
PRIX PUBLIC
(en euros)
GENOTONORM 5,3 mg /1 ml, cartouche ...............................................................
349 755 0
B/1
193,14
GENOTONORM 12 mg /1 ml, cartouche ................................................................
341 996 9
B/1
412,79
GENOTONORM MiniQuick 0,2 mg/0,25 ml seringue..........................................
343 842 9
B/7
54,81
GENOTONORM MiniQuick 0,4 mg/0,25 ml seringue..........................................
343 843 5
B/7
104,30
GENOTONORM MiniQuick 0,6 mg/0,25 ml seringue..........................................
343 844 1
B/7
153,79
GENOTONORM MiniQuick 0,8mg/0,25 ml seringue............................................
343 845 8
B/7
201,89
GENOTONORM MiniQuick 1 mg/0,25 ml seringue .............................................
343 846 4
B/7
247,97
GENOTONORM MiniQuick 1,2mg/0,25 ml seringue............................................
343 847 0
B/7
294,05
GENOTONORM MiniQuick 1,4mg/0,25 ml seringue............................................
343 848 7
B/7
340,13
GENOTONORM MiniQuick 1,6mg/0,25 ml seringue............................................
343 849 3
B/7
386,21
GENOTONORM MiniQuick 1,8mg/0,25 ml seringue............................................
343 850 1
B/7
432,29
GENOTONORM MiniQuick 2 mg/0,25 ml seringue .............................................
343 851 8
B/7
478,37
Médicaments comparables
RETARD DE CROISSANCE CHEZ L’ENFANT
ADULTE
L i é à u n
déficit en
hormone de
croissance
Associé à un
syndrome
de Turner
Lié à une
insuffisance
rénale chez
l’enfant
prépubère
Lié à une
insuffisance
rénale chez
l’enfant
pubère
Associé à un
syndrome
de PraderWilli
Retard de
croissance
chez les
enfants nés
petits pour
l’âge gestationnel
Retard en
croissance
intra-utérin
Déficit en
hormone de
croissance
Génotonorm ®.........
+
+
+
+
+
+
NON
+
Maxomat ®...............
+
+
NON
NON
NON
NON
+
NON
Norditropine ®.........
+
+
+
NON
NON
+
NON
+
Nutropinaq ® ...........
+
+
+
NON
NON
NON
NON
+
Saizen ® ....................
+
+
+
NON
NON
NON
NON
+
Umatrope ®..............
+
+
+
NON
NON
NON
NON
+
Zomacton ®..............
+
+
NON
NON
NON
NON
NON
NON
Laboratoire titulaire de l’AMM et exploitant : Pfizer.
Toute remarque ou demande d’information complémentaire doit être adressée à l’AFSSAPS, secrétariat
général de la commission de la transparence, 143-147, boulevard Anatole-France, 93285 Saint-Denis Cedex.
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