La détermination précise du caractère externalisé ou internalisé

La détermination précise du caractère externalisé ou internalisé
des troubles agressifs aide à optimiser le traitement et même,
dans une certaine mesure, à prévoir la future évolution des trou-
bles secondaires du TDAH. D’une façon générale, les actions ré-
fléchies, les pressions et les traumatismes, promeuvent la con-
struction ou reconstruction de circuits neuronaux, stabilisés par
la répétition des événements. Ces nouveaux circuits neuronaux
sont appelés circuits collatéraux ou voies accessoires. La cause
du TDAH est inconnue, mais des études ont pointé dans son
développement, aussi bien l’environnement que des facteurs gé-
nétiques. En outre, la construction dans le cortex frontal de cir-
cuits collatéraux composés de neurones noradrénergiques semble
intervenir dans le développement des symptômes de type TDAH.
Inversement, lors des guérisons, la reconstruction de synapses et
d’un nouveau réseau neuronal fonctionnels peuvent être induits
par une psychothérapie cognitivo-comportementale ou
l’administration d’atomoxétine, avec stabilisation des circuits
neuronaux nouvellement construits par les expériences perma-
nentes positives de la vie [4]. Une fois les nouveaux circuits neu-
ronaux établis, les voies collatérales pathogènes ne seraient plus
utilisées. En supposant que la construction des nouveaux circuits
neuronaux prenne 6 mois à 1 an, le critère du traitement du
TDAH serait une guérison qui surviendrait après 6 mois à 1 an
de traitement.
Le concept de « trouble déficitaire de l’attention avec ou sans
hyperactivité » (TDAH) a été établi essentiellement chez
l’enfant. Toutefois, dans les années récentes, des études ont
montré que les symptômes du TDAH peuvent persister
jusqu’à l’âge adulte. L’atomoxétine, un antagoniste sélectif du
transporteur présynaptique de la noradrénaline, est le premier
composé non stimulant autorisé dans le traitement du TDAH
des enfants, adolescents et adultes. Les connaissances ac-
tuelles sur les mécanismes d’action cellulaire de l’atomoxétine
sont encore limitées [1,2]. Dans cet article, le TDAH de
l’adulte est étudié sous ses aspects psychopathologique et neu-
robiologique. Son traitement a été mis au point sur la base de
facteurs neuropsychologiques, indépendants les uns des autres
et classés comme tels : défaut d’inhibition de l’action, défaut
de capacité à différer la récompense et déficit du fonctionne-
ment temporel. Dans le TDAH, les pressions mentales et les
actes rituels favorisent la reconstruction et la réorganisation du
réseau neuronal, que stabilisent les répétions des comporte-
ments. Dans le subconscient, s’établit le codage d’un nouveau
réseau neuronal, sous forme d’une voie de dérivation qui se
stabilise en tant que voie accessoire, à l’instar du faisceau de
Kent dans le syndrome de Wolff Parkinson White, selon le «
principe des voies accessoires » [3]. Le critère du traitement
du TDAH de l’adulte n’est autre que son processus de guéri-
son, consistant en une reconstruction synaptique, avec rétab-
lissement d’une voie accessoire fonctionnant normalement.
Les complications secondaires du TDAH affectent à la fois
les actions et les émotions. Ces troubles se développent
progressivement sous l’influence des expériences, de
l’environnement et des relations humaines, à côté des
symptômes de base du TDAH, faits d’inattention,
d’hyperactivité et d’impulsivité. La psychopathologie des
troubles secondaires du TDAH, peut comporter une agres-
sion internalisée ou externalisée.
Le TDAH de l’adulte est étudié à la fois aux plans psycho-
pathologique et neurobiologique. Son traitement doit
s’envisager sur la base de facteurs neuropsychologiques in-
dépendants les uns des autres, cités ci-dessus. Le critère du
traitement du TDAH de l’adulte est son processus de guérison.
Il repose sur la reconstruction et la stabilisation de synapses
fonctionnelles et d’un nouveau réseau neuronal également fonc-
tionnel, notamment préfrontal, dont les modalités cellulaires
sont voisines de celles de la constitution des voies neuronales
accessoires du TDAH, mais pas sous la pression d’un envi-
ronnement psychologique pathogène, mais au contraire sous
l’influence d’un environnement sain, d’une psychothérapie ou
d’un traitement médicamenteux.
1 / 1 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans linterface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer linterface utilisateur de StudyLib ? Nhésitez pas à envoyer vos suggestions. Cest très important pour nous !