UE8 - De l’agent infectieux à l’hôte Dr ROQUEBERT

UE8 - De l’agent infectieux à l’hôte
Dr ROQUEBERT
Date : 31/03/2017 Plage horaire : 16h-17h
Promo : DFGSM2 :2016-2017 Enseignant : Dr ROQUEBERT
Ronéiste :IBRAHIM Ilmmah
HPV:Human PapillomaVirus
I.Introduction
II.Classification
1.Carte d’identité du virus
2.Multiplication et cycle viral
III.Pouvoir pathogène chez l’homme
1.Infections cutanées bénignes : verrues
A.Généralités
B.Diagnostic clinique
C.Classification des verrues
D.Traitement des verrues
2.Infections muqueuses : condylomes :Les condylomes sont infections muqueuses qui , dans
certains cas vont dégénérer en cancer (principalement en cancer du col de l’utérus)
A.Généralités
B.Epidémiologie
C.Infections des muqueuses
D.Aspect clinique
E.Traitement
F.Chez les immunodéprimés (greffés)
G.Chez les immunodéprimés = VIH
3.Cancer
A.Transformation cellulaire
B.Rôles des protéines E6 et E7
C.Lésions cutanéo-muqueuses précancéreuses et cancéreuses
D.Le dépistage
E.Cancer du col de l’utérus
F.Histoire naturelle du cancer du col
G.Lésions annales
IV.Diagnostic biologique ( stratégies diagnostics)
1.CAT: Conduite A Tenir devant lésion du col
2.Quelles sont les façons de rechercher la présence d’HPV pour en faire le diagnostic
3.Exemple INNO LIPA HPV
4.Vaccination
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I. Introduction
Les verrues et les condylomes sont connus depuis l’Antiquité. L’origine virale a été supposée dès
1907 par un médecin qui s’est s’inoculé lui-même le virus. Des lésions ce sont développées et
comme il n’observait rien au microscope il a conclu à l’origine virale.
Les particules virales ont été mises en évidence en 1950.
Ces virus sont très difficiles à cultiver in vitro. D’où l’intérêt de l’identification par PCR
(identification des génomes et des différents sous types).
Ces virus sont à l’origine d’infections cutanéo-muqueuses fréquentes et bénignes (sauf dans
certains cas que nous détaillerons plus bas comme par exemple le cas des immunodéprimés). Il y a
plus 170 types HPV , donc on peut faire et refaire des infections à des HPV différents.
Au niveau génital, elles se nomment condylome = MST.
Le cancer du col de l’utérus est le premier cancer reconnu comme viro-induit. Ce cancer est associé
à certains types HPV. La vaccination contre HPV protège contre le cancer du col dans une grande
majorité des cas.
II. Classification
1. Carte d’identité du virus
C’est un virus de la famille des Papillomaviradae et appartient au genre Papillomavirus.
Il existe deux sous-familles principales chez l’homme:
-le sous-famille A ou α à tropisme oral et génital
-le sous-famille B ou β à tropisme cutané.
Il existe 170 types d’HPV : le séquençage des souches se fait par biomoléculaire, si <50%
d’homologie entre deux HPV, on les considère comme appartenant à deux souches différentes (on a
fait de même pour les souches du VIH 1 et 2).
Ce sont de petits virus, faisant entre 52-55 nm de diamètre La nucléocapside est à symétrie cubique
(pas besoin de retenir symétrie cubique et diamètre).
Ce sont des virus nus (non enveloppés , donc + résistant dans le milieu extérieur donc pour les
verrues pas besoin de contact direct).
Le génome correspond à de l’ADN bi-caténaire circulaire de 8000pb environ.
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En ME , on voit qu’il vraiment bien sphérique
avec une capside cubique.
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2. Multiplication et cycle viral
Les HPV ayant un tout petit génome, il ne possède pas de polymérase et utilise donc l’ADN
polymérase de l’HOTE.
!
Multiplication virale :
1) Le virus pénètre dans la couche basale de l‘épiderme ou d’un épithélium à la suite d’une
microlésion +++ important.
2) Multiplication dans le tissu grâce à la cellule (polymérase de l’hôte /!\ pas polymérase
viral).
3) Synthèse complète du virion se fait dans les couches supérieures de l’épiderme. Car à ce
niveau, les cellules sont bien différenciées. Lié au fait que la multiplication du virus se fait
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Le génome viral est divisé en deux
régions :
—précoce E (early) qui correspond entre
autres aux protéines virales oncogéniques
E6 et E7 qui vont entrainer
l’immortalisation de l’HPV dans la
cellule +++ .
—tardive L (late) donne les protéines
tardives:
-L1 formation de virion et association de
cellules
-et L2 encapsidation du virion et
pénétration membranaire. Moins important à
retenir. Constituent la nucléocapside du
virus.
Comme ce virus est nu càd qu’il n’a pas
enveloppe et donc les protéines les +
externes seront les protéines de la capside.
grâce à la cellule. C’est au fur et à mesure de la maturation de la cellule que la cellule se
multiplie.
En faite on va avoir multiplication virale et prolifération cellulaire. Au fur et à mesure que les
cellules de la peau vont maturer de la membrane basale jusqu’à l’épiderme (superficiel), et donc on
va avoir migration des nouveaux virons qui vont se répliquer. Et à la fin encapsidation de ces
nouveaux virions et libération des nouveaux virions infectieux qui vont pouvoir disséminer dans un
milieu environnent et entrainer une multiplication de l’infection.
La majorité des infections à HPV éliminées par réponse du système immunitaire humoral et
cellulaire, de façon +/- rapidement.
Le plus souvent, le système immunitaire élimine le HPV.
Néanmoins, certains virus développent des stratégies d’échappement à ce système immunitaire
entraînant des infections persistantes, pouvant être à l’origine de cancers.
En effet, le génome du virus va persister sous forme d’épisomes.
Dans les zones profondes de l’épiderme, le virus est en multiplication ou en latence Persistance
virale dans les couches profondes.
III. Pouvoir pathogène chez l’homme
Les HPV ont un tropisme cellulaire :
*Au niveau épithéliums:
-kératinocytes de la peau
-cellules épithéliales des muqueuses.
*Infections persistantes cutanées :
- verrues (= tumeurs bénignes)
- lésions précancéreuses
- cancers ano-rectaux, cervico-utérins ou pharyngé.
Chez l’Homme, il faut savoir que les HPV sont ubiquitaires: qu’il y a environ 3 personnes sur 4
qui va rencontrer au moins 1 HPV au cous de sa vie.
Les personnes infectées peuvent être totalement asymptomatiques d’où la transmission. Quand on
sait pas si on est infecté on a des risques de se transmettre beaucoup plus important que quand on
sait qu’on est infecté.
Dissémination par contact muqueuse à muqueuse
Les infections à HPV sont les IST (Infection Sexuellement Transmissible) les plus fréquentes
dans le monde
1. Verrues
A. Généralités
Verrues = lésions cutanées bénignes. La prolifération est induite par certains HPV.
La différenciation de ces différents types de verrues se fait par :
-aspect clinique
-localisation anatomique de ces lésions
-type de HPV.
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Explication tableau 1: on fait une différenciation par rapport à 3 aspects (type, localisation ,
aspects clinique) et cela nous donne la forme clinique verrue.
Le HPV appartient à la flore microbienne cutanée (en tout cas certains HPV).
La charge virale élevée dans les lésions est associée à la contagiosité.
B. Diagnostic clinique des verrues
Les verrues peuvent présenter une régression spontanée après plusieurs mois ou années.
Ils sont ubiquitaires, présents à tous les âges, mais, on observe une augmentation de la fréquence
entre 10-16 ans (lié souvent au activités , au contact) et chez les immunodéprimés (cela peut
causer de grave problèmes car cela se dissémine très rapidement)
C. Classification clinique des verrues
Les verrues vulgaires :
60-70% des verrues. Lieu prédilection pour les mains et des pieds.
Très répandues chez les enfants.
Taille variable : 1 à plusieurs mm.
Unique ou multiple (si multiple <10 lésions).
Lésions +/- claires, planes ou surélevés.
Les verrues plantaires :
20-30 % des verrues.
Facteurs favorisants : hyperhydrose planaire ( =quand on transpire beaucoup),
traumatismes locaux et fissures.
L’aspect ponctué dû à la présence de capillaires thrombosés.
En général non douloureuses, sauf si accroissement sur une zone de pression (gros
orteils, talon).
Les verrues planes :
Petites papules à surface lisse, de couleur chaire ou érythémateuse. Se localise sur
le visage, les mains ou les avant-bras.
Les verrues péri-unguéales :
+++ Douleur. Lésions matricielles avec décollement du lit de l’ongle. Traitement
long et difficile(dure des mois pour ce traiter).
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