
Page 5 sur 26
2.Définitions
Mutation : tout changement intervenu dans la séquence de l’ADN sans préjuger de sa pathogénicité
(qui entraîne ou pas une maladie). On parle ainsi de « variant » (en anglais HGV = Human Genetic
Variation). Ces termes sont employés par les biologistes moléculaires.
Mais en génétique humaine, on parle de mutation lors de mutation pathogène et de variant lors de
modification de séquence (pathogène ou pas). Parmi les variants génétiques, certains sont communs,
d’autres rares. Ils sont définis par la fréquence de l’allèle minoritaire :
- Variants communs >1% dans la population = polymorphismes (définition stricte : variant
commun retrouvé dans plus d’1% de la population considérée, pas pathogène mais peut participer
à la prédisposition).
- Variants rares <1% dans la population, la majorité de ces mutations sont silencieuses (ne
donnent pas de pathologie). Ces variations sont des moteurs de l’évolution au niveau génomique,
constituent la source de diversité entre individus.
Une minorité est à l’origine des maladies génétiques monogéniques : mucovisidose, myopathie de
Duchenne (le variant correspond a une mutation : gêne CF de la mucoviscidose), et des variants
donnant des prédispositions génétiques aux maladies multi-factorielles : mutation délétère ou
pathogène. Mais la majorité des variants sont neutres = aucun effet
Les conséquences d’une variation dépendent de son effet fonctionnel (au niveau de l’ARNm, protéine) :
- Aucune conséquence : neutre,
- Amélioration d’une fonction (diversité, évolution) : a permis l’adaptation,
- Altération d’une fonction (effet pathogène).
3.Etiologie
D’ou viennent ces mutations ?
On a une exposition permanente de l’ADN à des agressions :
- Exogènes (radiations, agents génotoxiques environnementaux),
- Endogènes (radicaux libres impliques dans le vieillissement …).
Erreurs de réplications et accidents de recombinaison (ADN polymérase se trompe parfois
en remplaçant une base par une autre ou en rajoutant tout un tas de bases),
Machinerie de réparation cellulaire : corrige la plupart des anomalies mais si échappement (si
problème dans la machinerie ou trop de radiations : UV, rayons X), la machinerie de réparation
est débordée et n’a pas les moyens de corriger cette erreur), il y aura une mutation.
Ex : xeroderma pigmentosum : (+++ dans l’Océan Indien) : gène XP dont l’objectif est de réparer
l’ADN double brin suite notamment aux agressions UV. Si mutation dans ce gène -> anomalies de
réparation cellulaire et les enfants atteints developpent plus facilement des tumeurs au niveau
cutanée et des cataractes précoce : ils doivent se protéger entièrement du soleil
Syndrome de Cockayne : maladie génique autosomique récessive
Anomalies de la machinerie de réparation cellulaire -> désordres neurologiques et tumeurs précoces