Impact économique et intégration d`un pharmacien clinicien dans un

ARTICLE ORIGINAL
Impact économique et intégration d’un pharmacien clinicien
dans un service de chirurgie digestive
Economic consequences and acceptance of a clinical pharmacist in a surgery ward
C. KAUSCH
1
, P. TAN SEAN
1
, P.-Y. BOELLE
2
, F. PAYE
3
, M. BEAUSSIER
4
, R. PARC
3
, J.-L. PRUGNAUD
1
, P. TILLEUL
1
*
1
Service de pharmacie, Hôpital Saint Antoine, Paris
2
Unité de Santé publique, Hôpital Saint Antoine, Paris
3
Service de chirurgie viscérale, Hôpital Saint Antoine, Paris
4
Département anesthésie réanimation, Hôpital Saint Antoine, Paris
Résumé
.Objectif : mesurer l’impact économique des interventions d’un pharmacien clinicien dans un service de
chirurgie viscérale, ainsi que son intégration au sein de l’équipe clinique. Matériel et méthodes : Design : étude
prospective de six mois de mesure des coûts évités par un pharmacien clinicien proposant des interventions pour
optimiser le traitement médicamenteux en unité de chirurgie. Les interventions ont été ciblées sur l’adaptation de
posologie, la substitution par des thérapeutiques moins coûteuses, l’arrêt de traitement non essentiel, et le relais de la
voie intraveineuse par la voie orale. A également été évaluée la perception de la contribution de ce pharmacien à la
qualité de la prescription. Population : une unité de 30 lits d’un service de chirurgie viscérale dans un CHU. Paramètres
analysés : ont été mesurés deux groupes de paramètres, les économies liées aux interventions et la perception du rôle
du pharmacien par le personnel médical. Le nombre de jours de traitement économisés a été estimé par un comité
d’experts comprenant des chirurgiens, des anesthésistes et des pharmaciens. Le coût total évité a été calculé à partir du
coût quotidien des traitements modifiés ou arrêtés, intégrant leur coût d’administration. La perception par les
chirurgiens du rôle de ce pharmacien a été mesurée à partir d’échelles de satisfaction graduées de0à10.Résultats :
pendant l’étude, 60 interventions pharmaceutiques ayant un impact potentiel sur la qualité des soins ont été
documentées ; 41 ont eu un impact économique. Le comité d’experts a estimé la réduction des coûts réalisée par les
interventions du pharmacien à 4 973 5(3 572 5à 6 375 5). Le temps total passé par le pharmacien dans le service
sur la période de l’étude a été de 178,5 heures, ce qui a représenté une valeur de 3 073 5générant un coût évité de
1 911 5. La satisfaction des chirurgiens concernant leur perception de l’activité pharmaceutique dans le service est très
satisfaisante [7,03 ± 1,62] avec une volonté de continuer le programme [8,50 ± 1,20]. Conclusion : ces données
montrent que des interventions de pharmacie clinique en chirurgie ont été à la fois positives au plan économique et
bien acceptées par l’équipe chirurgicale.
Mots clés :
intervention pharmaceutique, service de chirurgie viscérale, pharmacothérapie, coûts évités et analyse de
coût, acceptation clinique
Abstract
.Objective: to measure economic impact and the clinical acceptance of the intervention of a clinical
pharmacist in a gastrointestinal surgery ward. Design: a prospective, six-month study of the active participation of a
clinical pharmacist on surgical rounds who proposes interventions to optimize medical treatment. Interventions
focused on optimizing drug dosage, switching drugs to a less costly alternative, stopping non-essential treatment, and
switching from intravenous to oral treatment. Setting: a 30-bed unit of a large gastrointestinal surgery department at
Saint-Antoine University Hospital in Paris, France. Main outcome measures: cost savings of pharmaceutical
interventions and perception of the pharmacist’s role by the surgery staff. Number of days of treatment saved or
switched was estimated by an expert committee including surgeons, anesthetists and pharmacists. Total cost saved was
calculated therefore from the daily cost of drugs saved, which included medication administration rate and cost of
medical devices. Satisfaction of surgeons was scaled from 0 to 10. Results: in the six-month open study period, sixty
pharmaceutical interventions having a potential impact on quality of care were documented. Forty-one of these
revealed an economic impact and total costs savings. The expert committee estimated the cost reduction achieved by
the pharmacist’s intervention to be about 49736(range 35726to 63756). Total time spent by the pharmacist on the
clinical ward was 178.5 hours, which represents 30736for a net savings of 19116for the study period. A
questionnaire given to surgeons about their perception of the pharmacist’s intervention in the ward showed great
*Correspondance et tirés à part : P. Tilleul
ORIGINAL ARTICLE
J Pharm Clin 2005 ; 24 (2) : 90-7
J Pharm Clin, vol. 24, n° 2, juin 2005
90
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satisfaction [7,03 ± 1,62] and willingness to continue the clinical pharmacy program [8,50 ± 1,20]. Conclusion: this
data showed that pharmacist’s interventions on a surgery ward produced cost savings from the institutional
perspective and were well accepted by the surgical team.
Key words:
pharmacist intervention, gastrointestinal surgery ward, pharmacotherapy, cost saving and cost analysis,
clinical acceptance
L’intégration et l’impact économique des interven-
tions d’un pharmacien clinicien dans différents
services cliniques ont été antérieurement documen-
tés dans un certain nombre d’études [3-5, 7, 11, 15-17,
24]. La plupart de ces analyses se sont seulement concen-
trées sur le relais intraveineux/per os (IV/PO) [1, 2, 8-10,
13, 14, 18-21, 25] principalement pour l’antibiothérapie
[1, 2, 8, 10, 13, 14, 18, 20, 21, 25]. Les économies que
de tels programmes ont permis de réaliser ont été définies
par des coûts différentiels entre les médicaments initiale-
ment prescrits et les prescriptions moins onéreuses suggé-
rées par les pharmaciens cliniciens et admises par le
prescripteur. Peu d’études ont évalué les interventions
multiples d’un pharmacien intégré dans un service clini-
que et plus rarement encore dans un service de chirurgie
[6]. Au niveau de notre établissement, deux facteurs ont
conduit les pharmaciens à proposer le développement
d’une activité de pharmacie clinique dans le service de
chirurgie viscérale : l’augmentation des dépenses phar-
maceutiques sur des périodes antérieures et l’identifica-
tion de cibles d’optimisation des traitements (relais voie
IV/orale par exemple). L’objectif de ce projet est d’amé-
liorer l’efficience des traitements reçus par la mise en
œuvre d’un dialogue sur site entre les chirurgiens et les
pharmaciens. L’acceptation par le service de chirurgie du
principe de la participation du pharmacien à la visite
et/ou à la contre-visite du chirurgien s’est accompagnée
de la mise en œuvre d’un programme de mesure des coûts
induits et évités par ses interventions assorti d’une estima-
tion de l’acceptation clinique de celles-ci.
Matériels et méthodes
Design de l'étude
Une étude prospective a été menée dans un service de
chirurgie viscérale d’un CHU parisien (840 lits) afin
d’implanter une activité de pharmacie clinique sur site et
de quantifier l’économie réalisée par la présence sur des
tranches horaires ciblées d’un pharmacien clinicien au
sein de ce service. Les 112 lits de ce service sont divisés
en trois unités : soins intensifs, soins post-opératoires et
hospitalisation conventionnelle. L’activité de pharmacie
clinique et l’analyse économique n’ont concerné que les
30 lits d’hospitalisation conventionnelle. Cette unité ne
prenait en charge que des soins classiques pour des
patients opérés. Les unités post-opératoires et de réanima-
tion ont été exclues du champ de cette implantation,
compte tenu de la disponibilité horaire du pharmacien
affecté à ce projet (pharmacien attaché sur vacation
temporaire mi-temps). Avant l’analyse, une phase pilote a
été menée. Après cette phase initiale, une étude ouverte a
été conduite sur deux périodes de trois mois chacune : de
mai à juillet et d’octobre à décembre 2001 afin d’éviter la
période des vacances d’été, période durant laquelle l’acti-
vité du service a été réduite, les praticiens en situation de
remplacement mutuel et l’attaché pharmacien partielle-
ment absent.
Chaque jour, le pharmacien participait aux contre-visites
(après 20 h ou avant 8 h le matin) et deux fois par
semaine aux visites.
Interventions
Les interventions du pharmacien ont porté sur l’arrêt des
traitements inutiles, le relais des voies intraveineuses/
orales, la substitution par des traitements moins coûteux
ou l’ajustement des posologies. Ces interventions sont
basées sur des directives de Bonne pratique clinique
(BPC) éditées par l’Agence française de sécurité sanitaire
des produits de santé (Afssaps) ou sur des conférences de
consensus. Les interventions ont été classées selon la
classification définie par le réseau pharmaceutique de
soin d’Europe (PCNE) essentiellement dans P2 et P3 et les
interventions ont été de niveau à I0 et à I1 [23]. Dans cette
classification, P2 correspond aux problèmes de choix des
médicaments et P3 aux problèmes de posologie. Les
interventions des niveaux I0 et I1 correspondent respecti-
vement à aucune intervention et à une intervention auprès
du prescripteur. Cette classification a également inclus
l’analyse des interactions médicamenteuses et la confor-
mité au formulaire thérapeutique de l’établissement. Des
changements thérapeutiques ont été proposés et discutés
avec l’équipe des chirurgiens au chevet du patient ou en
passant en revue le dossier du patient. Les suggestions
proposées, admises ou rejetées, ont été documentées
dans le dossier pharmaceutique du patient.
Collecte des données
Les données ont été collectées à partir du dossier du
patient par le pharmacien : initiales du patient, date de
naissance, numéro de la chambre, date de l’entrée d’hôpi-
tal, pathologie, type d’intervention chirurgicale et médica-
ments prescrits pendant l’hospitalisation. Les interventions
du pharmacien ont été notées dans le dossier du patient.
Le jour suivant une intervention, le pharmacien a vérifié si
la suggestion avait été suivie. Les interventions ayant un
impact économique ont été enregistrées dans un formu-
laire séparé ainsi que les prescriptions correspondantes.
Analyse économique
L’analyse économique a été réalisée du point de vue de
l’établissement hospitalier. C’est une étude de type minimi-
sation des coûts qui a été mise en œuvre, comparant coûts
évités par les interventions pharmaceutiques et coûts sala-
riaux horaires du pharmacien affecté à cette activité.
Pharmacien clinicien et impact économique
J Pharm Clin, vol. 24, n° 2, juin 2005 91
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L’économie sur le coût du médicament a été calculée à
partir des différences de coût journalier entre le traitement
initial prescrit par le chirurgien et celui recommandé par le
pharmacien (tableau 1). Ces coûts n’incluaient ni la dis-
pensation ni la préparation des médicaments, ceux-ci
n’étant pas quantifiés par le système comptable de l’hôpi-
tal dans la plupart des pays d’Europe. Les coûts totaux
évités ont été calculés à partir du nombre de jours de
traitement évités ou modifiés, ceci à partir des prix de la
liste de référence des médicaments de l’assistance publi-
que des hôpitaux de Paris (2001). Le coût salarial phar-
maceutique a été calculé à partir du taux horaire moyen
de rénumération (charges incluses) des attachés hospita-
liers pharmaciens, appliqué au niveau national (2001).
Un comité d’experts composé de deux pharmaciens, de
deux anesthésistes et de deux chirurgiens non directement
liés au projet mais connaissant bien les prescriptions et
l’organisation de ce service a évalué le nombre de jours
de traitement évités par le passage à une thérapie moins
coûteuse ou par l’arrêt du traitement. Le recrutement de ce
comité a été réalisé auprès de l’ensemble des membres de
l’équipe chirurgicale à partir de la disponibilité à une date
fixe et de l’acceptation de participer. Ce recrutement a été
effectué par le secrétariat du service chirurgie indépen-
dant de la conduite du projet. Les interventions de phar-
macien ont été décrites et chacun a émis l’hypothèse d’un
nombre minimum et maximum de jours de traitement
évités par l’intervention du pharmacien. Ces hypothèses
concernaient aussi bien les arrêts de traitement, que les
modifications ou relais IV/oral. Le nombre de jours d’hos-
pitalisation potentiellement évités a été enregistré par
chaque expert. Le temps dédié par le pharmacien à son
activité clinique pour les visites et pour discuter des
traitements a été enregistré pendant les 6 mois de l’étude.
Ces données ont été comparées au coût total des médica-
ments et des dispositifs médicaux évités par les interven-
tions pharmaceutiques. Les résultats ont été exprimés en
utilisant le quotient : coût économisés 5/ coût investi 5du
point de vue hospitalier.
Satisfaction vis-à-vis du programme
L’appréciation du service pharmaceutique a été globale-
ment évaluée par un questionnaire adressé à l’ensemble
de l’équipe chirurgicale (8 chirurgiens) participant à
l’activité de prescription du site de l’étude. L’intégration,
la disponibilité du pharmacien et l’aide à la prescription
(disponibilité, efficacité, sûreté et influence sur le coût des
traitements) ont été évaluées par l’équipe clinique. Ils ont
également été invités à commenter les interventions du
pharmacien, sa contribution à une nouvelle approche
thérapeutique et/ou à une réduction des consommations
de médicaments ou des durées de séjour à l’hôpital, ainsi
que le gain de temps réalisé dans l’exercice clinique
journalier. L’appréciation de la présence et des interven-
tions du pharmacien a été évaluée à partir d’une grille de
questions quantifiée par une échelle de 0 (le plus bas) à
10 (l’appréciation la plus élevée).
Volonté de poursuivre le programme
Une question synthétique a évalué la volonté de l’équipe
clinique de poursuivre le programme. Les huit chirurgiens,
représentant le personnel affecté de manière permanente
à l’unité, ont répondu anonymement au questionnaire et
l’ont envoyé sous enveloppe scellée à la pharmacie.
Analyse statistique
Les coûts économisés ont été calculés à partir des coûts
des traitements journaliers, comprenant ceux des disposi-
tifs médicaux, nécessaires à leur préparation et à leur
administration. Le nombre de jours de traitement évités a
été évalué par la moyenne des avis exprimés par les
membres du comité d’experts. L’évaluation minimale et
maximale du nombre de jours de traitement évités a été
analysée séparément. Pour chaque expert, le nombre
estimé de jours de traitement évités a été décrit en utilisant
la moyenne et l’écart-type. Les différences entre les experts
ont été évaluées par le test non paramétrique de Fried-
man. Pour explorer les potentielles variations de coûts,
une analyse de sensibilité a été exécutée en incluant les
jours minimaux et maximaux évités ainsi que les variations
10 %) du salaire du pharmacien. Les résultats du ques-
tionnaire de satisfaction ont été exprimés par la moyenne
et l’écart-type des valeurs.
Résultats
Patients
Quinze interventions chirurgicales en moyenne par se-
maine sont réalisées dans cette unité (40 % de chirurgie
colorectale, 20 % de chirurgie gastrique œsophagienne
et pancréatique, 15 % de chirurgie pariétale et 25 %
d’interventions hépatobiliaires). L’activité des blocs était
de l’ordre de 98 % du taux de saturation pendant toutes
les périodes d’analyse.
Problèmes liés aux médicaments
Parmi une population de 270 patients hospitalisés en
chirurgie pendant la période des six mois de l’étude, 60
interventions pharmaceutiques au sujet des prescriptions
ont été documentées et 51 acceptées par les chirurgiens
(taux d’acceptation = 85 %) (intervention P2 et niveau
I1). Les interventions non acceptées concernaient des
prescriptions de chirurgiens seniors pour un patient très
spécifique. Des suggestions acceptées, 22 (43 %) recom-
mandaient l’arrêt d’un traitement non essentiel, 11 (22 %)
impliquaient la substitution d’un médicament par un traite-
ment moins coûteux et 8 (16 %) le relais de la voie IV à la
voie orale ; 10 (20 %) des interventions concernaient des
modalités de prise ou des modifications de schéma théra-
peutique sans incidence économique.
La plupart des interventions concernaient des thérapies
antibiotiques (71 %). Les autres familles thérapeutiques
sur lesquelles ont portées les interventions concernaient la
substitution des analgésiques (paracétamol) et des anti-
ulcéreux (omeprazole/ranitidine), soit par une autre voie
d’administration du médicament soit par une thérapeuti-
que moins onéreuse.
Impact économique
De toutes les interventions acceptées, 41 (80 %) ont
généré un coût évité. Aucune intervention du pharmacien
n’a entraîné un coût additionnel. D’autres interventions
sans impact économique, 10 (20 %), selon la méthodolo-
gie retenue ont été considérées (modification de schémas
thérapeutiques, détection des interactions, disponibilité
des traitements à la pharmacie). Le comité d’experts n’a
pas attribué d’incidence économique à ces interventions.
C. Kausch, et al.
J Pharm Clin, vol. 24, n° 2, juin 2005
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Tableau 1.Analyse des interventions par le groupe d’experts.
Pat. n
o
Type d’intervention Médicaments Posologie Coût (7) Coût/j
évité (7)Coût min. évité Coût max. évité
Nb de j en 5Nb de j en 5
7 Relais IV/oral Prodafalgan
®
IV* 2 g
*
4 11,61
Mopral
®
IV* 40 mg 7,31 18,92 1,00 18,92 3,00 56,77
13 Relais IV/oral Mopral
®
IV* 40 mg 7,31 7,31 3,00 21,94 5,00 36,56
92 Relais IV/oral Ciprofloxacine (Ciflox
®
) IV 200 mg
*
2 27,57
Ciprofloxacine (Ciflox
®
)PO 500 mg
*
2 2,14 25,43 5,00 127,17 7,00 178,04
Relais IV/oral Omeprazole (Mopral
®
) IV* 40 mg 7,31 7,31 3,00 21,94 3,00 21,94
132 Relais IV/oral Ciprofloxacine (Ciflox
®
) IV 400 mg*2 45,12
Ciprofloxacine (Ciflox
®
)PO 750 mg*2 3,21 41,91 5,00 209,56 5,00 209,56
Relais IV/oral Metronidazole (Flagyl
®
) IV 500 mg*3 6,04
Metronidazole (Flagyl
®
)PO 500 mg*3 0,32 5,72 5,00 28,61 5,00 28,61
Relais IV/oral Fluconazole (Triflucan
®
) IV 200 mg 23,21
Fluconazole (Triflucan
®
)PO 200 mg 12,30 10,92 5,00 54,58 5,00 54,58
9 Substitution Mopral
®
IV 40 mg 7,31
Azantac
®
IV 50 mg*3 1,88 5,43 1,00 5,43 3,00 16,29
17 Substitution Mopral
®
IV 40 mg 7,31
Azantac
®
IV 50 mg*3 1,88 5,43 1,00 5,43 3,00 16,29
54 Substitution Omidazole (Tiberal
®
) IV 1 g 3,96
Pipéracilline + Tazobactam (Tazocilline
®
) IV 4 g*3 43,49
Cotrimoxazole (Bactrim
®
)PO 2 cp*2 0,18 47,26 5,00 236,32 7,00 330,85
68 Substitution Omeprazole (Mopral
®
) IV 40 mg 7,31
Azantac
®
IV 50 mg*3 1,88 5,43 5,00 27,15 5,00 27,15
69 Substitution Teicoplanine (Targocid
®
) IV 400 mg*2 57,23
Ciprofloxacine (Ciflox
®
) IV 400 mg*2 45,12
Nétilmicine (Netromicine
®
) IV 300 mg 5,75
Pristinamycine (Pyostacine
®
)PO 2 cp*2 2,24 105,86 3,00 317,58 3,00 317,58
105 Substitution Omeprazole (Mopral
®
) IV 40 mg 7,31
Ranitidine (Azantac
®
)IV 150 mg 1,88 5,43 2,00 10,86 2,00 10,86
111 Substitution Omeprazole (Mopral
®
) IV 40 mg 7,31
Ranitidine (Azantac
®
)IV 150 mg 1,88 5,43 5,00 27,15 5,00 27,15
118 Substitution Pipéracilline + Tazobactam (Tazocilline
®
) IV 4 g*3 43,49
Amoxilline + acide clavulanique
(Augmentin
®
)IV
1 g*3 9,94 33,55 10,00 335,46 19,00 637,38
135 Substitution Céfotaxime (Claforan
®
) IV 1 g*3 14,39
Amoxillicine (Clamoxyl
®
)IV 1 g*3 5,05 9,34 6,00 56,03 6,00 56,03
2 Arrêt Mopral
®
IV 40 mg 7,31 7,31 12,00 87,76 26,00 190,14
Augmentin
®
IV 1 g*3 9,94
Tiberal
®
IV 1 g 3,96 13,90 3,00 41,70 4,00 55,60
6 Arrêt Augmentin
®
IV 1 g*3 9,94
Tiberal
®
IV 1 g 3,96
Netromicine
®
IV 300 mg 5,75 19,65 7,00 137,55 11,00 216,16
8 Arrêt Augmentin
®
IV 1 g*3 9,94
Tiberal
®
IV 1 g 3,96 13,90 4,00 55,60 6,00 83,40
9 Arrêt Ciflox
®
IV 200 mg 13,19
Augmentin
®
IV 1 g*2 8,21 21,40 7,00 149,83 9,00 192,63
10 Arrêt Rocephine
®
IV 1 g*2 17,89
Flagyl
®
IV 500 mg*3 6,04 23,93 9,00 215,37 25,00 598,25
11 Arrêt Oflocet
®
PO 200 mg*2 1,14
Augmentin
®
PO 1 g*2 1,22 2,36 1,00 2,36 3,00 7,07
Pharmacien clinicien et impact économique
J Pharm Clin, vol. 24, n° 2, juin 2005 93
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De même, il n’a pas imputé une éventuelle diminution du
temps d’hospitalisation à des arrêts de traitement générés
par l’intervention pharmaceutique.
L’opinion des experts pour l’évaluation du nombre mini-
mum et maximum de jours de traitement évités et pour la
substitution par un traitement moins coûteux est présentée
dans le tableau 1. Les résultats n’ont montré aucune
différence entre les membres du panel indépendamment
de leur origine professionnelle. L’économie globale sur les
six mois a été calculée à la valeur moyenne de 4 973 5
(entre 3 572 5à 6 375 5). La catégorisation des coûts
économisés par intervention est représentée dans la figure 1
.
Le temps passé par le pharmacien dans le service partici-
pant aux visites ou discutant des substitutions de traitement
était en moyenne de 7 heures par semaine. Le temps lié à
la documentation des interventions a été inclus dans ce
relevé. N’ont pas été intégrés à ce temps celui de la
formation initiale du pharmacien et celui de la collecte et
de l’analyse des données liées à l’évaluation du pro-
gramme. Ceci correspond à 178,5 heures de travail pour
la période de six mois d’étude. Avec un salaire horaire de
17,21 5, le coût de la main-d’œuvre pour la période
d’étude était 3 671 5. Le coût du salaire de pharmacien
clinicien était compris entre 3 304 5et 4 038 5(sensibi-
lité de 10 %), les contributions obligatoires de l’em-
ployeur étant pris en compte. Ceci implique un impact
positif sur le budget de l’hôpital. Exprimé en ratio de coût
induits /coûts évités, ces résultats ont pu être traduits
comme une économie de 1.19-2.31:1.
Satisfaction vis-à-vis du programme
La satisfaction de l’équipe chirurgicale a été mesurée à
une valeur moyenne de 7,03 ± 1,62 (tableau 2).
Volonté de continuer le programme
La volonté de continuer le programme a été globalement
évaluée à 8,50 ± 1,20 (balance de l’appréciation 10 la
plus élevée à 0 plus basses appréciations) (tableau 2).
Dans le tableau 2, les points restants de satisfaction sont
énumérés.
Pat. n
o
Type d’intervention Médicaments Posologie Coût (7) Coût/j
évité (7)Coût min. évité Coût max. évité
Nb de j en 5Nb de j en 5
12 Arrêt Tiberal
®
IV 1 g 3,96
Netromicine
®
IV 300 mg 5,75
Claforan
®
IV 1 g*3 14,39 24,10 2,00 48,20 5,00 120,50
15 Arrêt Tazocilline
®
IV 4 g*3 43,49
Netromicine
®
IV 150 mg 3,64
Tiberal
®
IV 1 g 3,96 51,08 2,00 102,17 12,00 613,01
16 Arrêt Triflucan 200 mg*2 24,60
Augmentin 1 g*3 1,83 26,43 11,00 290,71 20,00 528,57
18 Arrêt Ciflox
®
IV 400 mg*2 41,04
Tiberal
®
IV 1 g 3,96 44,96 2,00 89,93 3,00 134,89
20 Arrêt Seropram
®
IV 40 mg 4,05
Atarax
®
IV 100 mg 0,34
Mopral
®
PO 20 mg 0,00 4,39 3,00 13,17 6,00 26,33
21 Arrêt Augmentin
®
PO 1 g*3 1,83
Oflocet
®
PO 200 mg*2 2,27 4,10 3,00 12,30 6,00 24,61
21 Arrêt Amoxicilline (Clamoxyl
®
) IV 1 g*3 5,05 5,05 2,00 10,11 3,00 15,16
22 Arrêt Netromcine
®
IV 300 mg 5,75 5,75 1,00 5,75 3,00 17,25
45 Arrêt Teicoplanine (Targocid
®
) IV 400 mg*2 57,23
Céfotaxime (Claforan
®
) IV 1 g*3 14,39
Ornidazole (Tiberal
®
) IV 1 g 3,96 75,58 3,00 226,73 8,00 604,61
80 Arrêt Ranitidine (Azantac
®
) IV 150 mg 1,88 5,43 7,00 38,01 7,00 38,01
Ornidazole (Tiberal
®
) IV 1 g 3,96
Nétilmicine (Netromicine
®
) IV 300 mg 5,75 9,71 1,00 9,71 6,00 58,25
83 Arrêt Amoxicilline + acide clavulanique
(Augmentin)
®
IV 1 g*3 9,94
Metronidazole (Flagyl
®
) IV 500 mg*3 6,04 15,98 1,00 15,98 7,00 111,89
86 Arrêt Ornidazole (Tiberal
®
) IV 1 g 3,96 3,96 1,00 3,96 7,00 27,70
92 Arrêt Pipéracilline + Tazobactam (Tazocilline
®
) IV 4 g*3 43,49 43,49 5,00 217,45 7,00 304,42
93 Arrêt Pipéracilline + Tazobactam (Tazocilline
®
) IV 4 g*3 43,49 43,49 1,00 43,49 3,00 130,47
132 Arrêt Pipéracilline + Tazobactam (Tazocilline
®
) IV 4 g*3 43,49 43,49 5,00 217,45 5,00 217,45
Mini 3 572 7Maxi 6 375 7
Pour les substitutions, les molécules notées en gras sont celles qui ont remplacé les molécules initialement prescrites.
* Relais per os avec une molécule de valeur nulle.
C. Kausch, et al.
J Pharm Clin, vol. 24, n° 2, juin 2005
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