!
!
"!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
!
"!
!
!
!
La Constellation du Chien
!
Texte : Pascal Chevarie (Editions Lansmann)!
Mise en scène : Alban Coulaud!
Assistante à la mise en scène : Elise Hôte!
Scénographie : Julien Defaye!
Costumes et objets : Isabelle Decoux!
Musique originale : Christophe Roche!
Construction : Alain Pinochet,!
Ateliers du Théâtre de l’Union / CDN de Limoges!
Création Lumières : Claude Fontaine!
Son : En cours!
!
!
Léo / Éléonore : Rebecca Bonnet!
Emile : Aurelien Ambach Albertini!
L’ange électrique : Julien Defaye
!
!
!
!
!
!
!
La compagnie O’Navio est conventionnée par la DRAC Limousin / Ministère de la
Culture et par la Région Limousin. Avec le soutien de la Ville de Limoges et du
Conseil Général de La haute-Vienne.
!
!
!
!
!
Inspiré d’une courte lettre adressée par des enfants de diverses nationalités à la petite
chienne cosmonaute, le projet de La Constellation du Chien a fait l’objet d’une
résidence d’écriture à Limoges. Au cours de ce séjour, l’auteur a partagé son processus
de création avec des élèves de CM2 de l'école Joliot-Curie de Limoges et a établi avec
eux un dialogue qui aura imprégné l'écriture de cette pièce.
!
!
!
!
En 1957, alors que les Russes envoyaient leur premier module habité dans l’espace, avec à
son bord la petite chienne Laïka, Émile, un petit garçon de 12 ans plutôt solitaire, n’était pas
né. !
!
Mais toute son enfance est remplie de cette aventure et il attend toujours le retour de Laïka,
en guettant dans son télescope l’étoile la plus brillante de la Constellation du Chien… !
!
Et ce soir, justement, une étoile se détache et grossissant à vue d’œil, elle semble chuter
vers la Terre, comme si elle descendait à sa rencontre. !
!
Ce soir, Émile s’enfuit, son télescope et ses cartes du ciel sous le bras, quittant un monde où
il ne se sent pas chez lui pour aller la rejoindre, elle, la petite chienne de l’espace. !
!
Surgit Léo, une jeune fugueuse à peine plus vieille que lui.
Cette rencontre va bouleverser leur trajectoire…
et leur vie."
!
NOTE D’INTENTION
J’ai eu la chance de rencontrer Léo et Emile en 2007, à l’occasion d’une première lecture du
texte au festival des francophonies en Limousin. Je les ai rencontrés comme j’aurai rencon-
tré un petit frère et une petite soeur jusqu’alors inconnus. J’ai eu l’envie de tout savoir
d’eux, rattraper le temps perdu de leur absence. !
!
Du temps a passé, sept ans, entre ce premier instant ensemble et le début des répétitions.
Volontairement, je n’ai pas tout de suite monté le texte. Je voulais être certain qu’Emile, Léo
et Eléonore résisteraient à mon souvenir, qu’ils me laisseraient des traces.
!
Le choix des acteurs a été déterminant : je les souhaitais jeunes, mais ils ne pourraient
pas avoir l’âge des rôles, quoiqu’il arrive. Ce seront des adultes, à qui il resterait ce je-ne-
sais-quoi de suffisamment juvénile pour qu’ils n’aient pas à «composer» des personnages
d’enfant. Ca ne se situerai ni dans le corps, ni dans la voix, mais bien dans la posture et la
personnalité. Et surtout, je les souhaitais lumineux. Aussi pour la première fois j’ai organi-
des auditions, rencontré des dizaines de jeunes acteurs jusqu’à découvrir Aurélien et
Rebecca. Il n’y avait aucun doute : il sera «mon» Emile, elle sera «ma» Léo.
!
Lors de nos toutes premières séances de travail, j’ai tout de suite confié à Rebecca et Au-
rélien mes craintes sur le fait que des adultes jouent des d’enfants. Aussi je leur ai de-
mandé de ne pas composer en ce sens, et de faire confiance à leur personnalité et aux
fulgurances d’enfance que nous offre le texte. Il ne s’agit pas de «faire croire» aux specta-
teurs qu’ils sont des enfants, mais bien de leur «faire accepter», avec le moins d’artifices
possible, qu’ils sont des enfants.
!
La Constellation du Chien, c’est l’histoire d’une rencontre, aussi furtive soit-elle, entre
Émile et Léo, pas tout à fait des grands, encore... mais pas des petits non plus, quelque
chose entre les deux, une rencontre qui navigue sur les frontières de la détestation, de la
rancoeur, de l’amitié et de l’amour. Des montagnes russes de sentiments à explorer avec
les comédiens. Une histoire qui laissera à jamais des traces dans la vie de Léo : Il y a
quinze ans, jour pour jour, une de ces roches est tombée par ici. Ce jour-là, je me suis fait
un ami. Un vrai. Peut-être le premier que j'avais jamais eu. Et ce jour-là - il y a quinze ans,
jour pour jour - je l'ai aussi perdu.!
!
A priori, Emile et Léo n’ont aucun point commun, rien qui pourrait les faire devenir amis. Lui
ne vit que dans sa croyance en Laïka, la chienne envoyée dans l’espace par les russes en
1957 ; un petit gars avec son air de rien, ses livres d'astronomie, puis ses grands yeux qui
sont toujours en train de chercher, sans jamais savoir où s'accrocher . !
Elle, elle traîne avec des bandes de petits voyous après l’école et revendique de ne pas être
une princesse. Et pourtant, quelque chose va les réunir : ils sont tous les deux en fuite, et il y
a un contentieux entre eux. Ce qui m'intéresse dans cette histoire, c’est comment du haut
de leur adolescence, ils vont, ensemble, négocier ce contentieux.
!
Lorsque Éléonore se présente à nous, elle est devenue adulte et n’est plus tout à fait Léo. ...
elle se présente à nous pour raconter son histoire: celle qui a bouleversé sa vie, il y a quinze
ans, jour pour jour. Ainsi, le texte de Pascal est un immense flash-back, restitué par la mé-
moire d’Eléonore. Éléonore revient sur les lieux pour retrouver Emile, pour se retrouver aus-
si. Comment revient-on sur les traces de son enfance ? Est-ce que ça s’est vraiment passé
comme ça ? est-ce que l’histoire à laquelle nous assistons est livrée avec le prisme dé-
formant de la mémoire ? Est-ce une interprétation d’Eléonore maintenant adulte ? !
!
Pascal Chevarie situe son texte dans un vaste terrain vague, au pied d’un pylône électrique.
D’après les calculs d’Émile, c’est précisément là que Laïka va revenir sur Terre. C’est aussi
que Léo vient se réfugier lorsqu’elle souhaite se retrouver seule. qu’elle cache ce qu’elle
a de plus précieux : son journal. !
!
J’ai demandé à Julien, scènographe, d’imaginer un espace moins réaliste, mais l'électr-
icité, le danger donc, serait bien présent. Moins réaliste, parce qu’il s’agit de montrer non
pas le lieux tel qu’il était, mais bien la représentation mentale que peut s’en faire aujourd’hui
Eléonore. Nous sommes partis de l’idée que ce serait Emile qui serait à l’origine de son
propre danger, en fabricant la piste d'atterrissage de Laïka, avec des ampoules récupérées
ça et là. Des centaines d’ampoules, dans les cintres, au sol, qui seront aussi le ciel étoilé et
des représentations métaphoriques de Laïka. Une structure «à étage», hélicoïdale, permet-
tra à Emile d’être toujours en ascension, tendu vers son objectif : Laïka.
!
La constellation du Chien est avant tout une histoire de traces: la traînée lumineuse d’une
étoile dans le ciel, un caillou qui tombe sur terre, une histoire racontée par un grand-père, la
persistance d’un filament d’ampoule dans la rétine, une bousculade dans les couloirs du ly-
cée, la disparition d’un ami... des histoires de battements d’ailes de papillon capables de
bousculer des existences...
!
!
Alban Coulaud
!
!
!
1 / 15 100%
La catégorie de ce document est-elle correcte?
Merci pour votre participation!

Faire une suggestion

Avez-vous trouvé des erreurs dans l'interface ou les textes ? Ou savez-vous comment améliorer l'interface utilisateur de StudyLib ? N'hésitez pas à envoyer vos suggestions. C'est très important pour nous!