
ÉDITORIAL
Des éloges pour la Suisse. Cela fait d’autant plus plaisir lorsqu’ils viennent
d’une personnalité aussi éminente que le secrétaire général des Nations
Unies Ban Ki-moon. Lors de la conférence annuelle de la coopération suisse
au développement, à Zurich, il a salué la rapidité avec laquelle la Suisse a
entamé la mise en œuvre de l’Agenda 2030.
Le Conseil fédéral axe sa politique de
développement sur l’agenda de l’ONU.
Dans le message sur la coopération inter-
nationale, qu’il a récemment approuvé,
il propose au Parlement un crédit-cadre
d’environ 11milliards de francs pour la
période allant de 2017 à 2020.
En ce qui concerne l’Agenda 2030, son
élaboration a duré trois ans. Le résultat
peut sembler bureaucratique, puisque,
outre les 17 objectifs, il définit 169 cibles.
En y regardant de plus près, il est clair que
ce document entérine le changement de paradigme annoncé. En effet, les
objectifs comprennent désormais des enjeux environnementaux et revêtent
un caractère universel. L’Agenda 2030 est tout simplement le reflet de notre
monde globalisé et complexe. L’interdépendance des objectifs est voulue.
C’est une manière de reconnaître que même ceux qui sont hautement poli-
tiques – comme l’accès de tous à la justice – y ont leur place.
Nos invités, Jan Atteslander d’Economiesuisse et Hugo Fasel de Caritas,
sont d’accord sur un point : les moyens financiers engagés doivent produire
des effets. Il est donc indispensable de pouvoir mesurer précisément les
résultats des programmes de développement.
L’Agenda 2030 est-il vraiment
bureaucratique ?
Bonne lecture.
Susanne Blank et Nicole Tesar
Rédactrices en chef de La Vie économique