Cécile Fraisse-Bareille l Perrine Guffroy
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QUAND J’AVAIS 5 ANS, JE M’AI TUÉ
PROLONGEMENT PEDAGOGIQUE
A TOUS LES ACCOMPAGNANTS DES FUTURS-JEUNES SPECTATEURS
D’APRES LE ROMAN D’HOWARD BUTEN
ET LA TRADUCTION ET LADAPTATION THEATRALE DE JEAN-PIERRE CARASSO
RE-ECRITURE ET MISE EN SCENE CECILE FRAISSE-BAREILLE
AVEC FLORENT CHAPELLIERE, MARINE DUSEHU, ZOUMANA MEITE,
PERRINE GUFFROY, CECILE METRICH
Cécile Fraisse-Bareille l Perrine Guffroy
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SCENOGRAPHIE EMILIE ROY / LUMIERES PIERRE DAUBIGNY / SON ET MUSIQUE JEAN -CHARLES
SCHWARTZMANN / COSTUMES SONIA BOSC / MOUVEMENT EMILIE YANA / CHARGEE DE
PRODUCTION GAËLLE ABOUT / ADMINISTRATION CATHERINE GROFF
SPECTACLE POUR TOUT PUBLIC A PARTIR DE 10 ANS
PROPOSE EN SEANCES SCOLAIRES DU CM2 A LA 3EME
CO-PRODUCTIONS L’APOSTROPHE - SCENE NATIONALE DE CERGY-PONTOISE ET DU VAL D’OISE,
CENTRE CULTUREL DE JOUY-LE-MOUTIER ET LE POLE CULTUREL D’ERMONT
SOUTIENS FINANCIERS : CONSEIL GENERAL DU VAL D’OISE ET L’ADAMI
TABLE DES MATIERES :
1/ PRENDRE LE CHEMIN DU THEATRE P. 3
2/ AVANT LE SPECTACLE P. 3
3/ L’AUTEUR DU ROMAN P. 4
4/ EXTRAITS P. 6
5/ DU ROMAN A LA SCENE P. 7
6/ PROLONGEMENT DE LA REPRESENTATION P. 10
7/ PARCOURS AVEC LA COMPAGNIE P. 12
Cécile Fraisse-Bareille l Perrine Guffroy
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1/ PRENDRE LE CHEMIN DU THEATRE
Et si on prenait le chemin du théâtre ensemble ?
Et si on créait des ponts entre le fait d’être élève et le fait d’être spectateur ?
Voici quelques repères pour préparer les jeunes spectateurs (en âge mais aussi en pratique de spectateur)
à leur venue à la représentation de Quand j’avais 5 ans je m’ai tué. Accompagner le « jeune » spectateur au
théâtre, c’est le préparer à lexpérience de la représentation, expérience à la fois concrète (la salle de
théâtre, le noir, le silence et l’écoute) et imaginaire (l’histoire, les émotions). C’est une invitation c’est une
invitation de la compagnie, des artistes, à préparer et à prolonger le spectacle Quand j’avais 5 ans je m’ai
tué .
C’est une invitation à patienter sans dévoiler pour autant la part de mystère qu’il faut savoir préserver pour
forger la curiosité. Entrer dans le théâtre commence bien avant que le noir se fasse dans la salle de
spectacles et se poursuit bien après le noir final…
L’espace dans ce spectacle est bien particulier. Il ne s’agit ni d’un théâtre habituel frontal, avec les
spectateurs d’un côté dans la salle et les acteurs en face d’eux sur scène, ni d’un cirque, (les spectateurs
entourent la piste), il s’agit d’un dispositif bi-frontal. C'est-à-dire deux gradins qui se font face avec un couloir
au milieu. Un espace pensé pour :
- Permettre à chacun de vivre des émotions
- Aiguiser les perceptions et nourrir l'imaginaire
- Permettre un jugement personnel
- Rassembler
- Susciter l'échange
- Inviter à un moment de plaisir et de partage
- Offrir un regard singulier sur le monde et sur nous-mêmes
2/ AVANT LE SPECTACLE
ETRE SPECTATEUR
Pour que les spectateurs profitent pleinement du spectacle, il est important de leur apprendre à se conduire
en spectateurs avertis, en respectant les règles d'une salle de théâtre. Voici quelques conseils pour mieux
en profiter.
Avant la représentation :
1/ Je regarde les affiches, le programme, un extrait du texte, une photo.
2/ Je prépare mon plaisir en pensant au titre du spectacle, dans ce lieu de représentation qui n'est
pas un lieu comme les autres ;
3/ En arrivant devant la salle, je reste calme et j'écoute attentivement les indications des adultes qui
m'accompagnent et qui m'accueillent.
Pendant la représentation :
1/ Lorsque la lumière s'éteint, je reste silencieux et prêt à accueillir le spectacle qui va être joué ;
2/ Je ne parle pas avec mes voisins et ne fais pas de bruit avec mon fauteuil pendant le spectacle.
Ce que j'ai envie de dire, je le garde dans ma tête pour le dire après le spectacle à mes amis, mon
professeur ou aux comédiens lorsqu'ils m'invitent à parler.
3/ je garde le silence pour ne pas gêner les acteurs qui jouent devant moi, pour ne pas gêner les
autres qui écoutent, pour rester connecté avec mes émotions…
Cécile Fraisse-Bareille l Perrine Guffroy
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Après la représentation :
1/ Je pense à tout ce que j'ai vu, entendu, compris et ressenti ;
2/ Je peux en parler avec mes camarades et mon professeur ;
3/ Je peux garder une trace de ce moment particulier en écrivant ou dessinant.
JE SUIS ICI : UNE PETITE FORME POUR INTRODUIRE AU SPECTACLE
Montage et mise en scène réalisés par Cécile Fraisse-Bareille
Avec Perrine Guffroy et Florent Chapellière ou Marine Duséhu
Pour tout public à partir du CM2
Extraits du spectacle pour un espace bi-frontal
minimaliste (2 rangées de chaises en face à
face), pour la classe, la médiathèque, etc.
Nous proposons une forme introductive au
spectacle « je suis ici » qui se joue directement
en classes. Parce qu’il est à la fois un voyage
individuel et un vécu collectif, ce spectacle,
même dans un dispositif bien différent,
n'échappe pas aux règles et aux exigences de la
création artistique en général. C’est un parcours
conçu pour rendre le spectateur plus acteur de
sa démarche. Il s’adresse à tous, jeunes et
moins jeunes, afin que chacun puisse exercer
son esprit critique en amont du temps de la
représentation.
JE SUIS ICI est une forme condensée de QUAND J’AVAIS CINQ ANS, JE M’AI TUÉ (25 minutes) créé à
partir d’extraits de l’adaptation du roman, joués et interprétés par 2 comédiens de l’équipe de la création.
Cette courte représentation, autonome techniquement, voyage dans les classes, les médiathèques, les
centres sociaux. Elle est destinée à immerger le spectateur dans les partis pris de jeu et scéniques
(circulation de la parole, jeu en bi-frontal) comme au niveau du fond en le questionnant sur les rapports
enfants/adultes décrits dans le roman.
Comment pense-t-on la relation adulte-enfant aujourd’hui ? Et avant, aux États-Unis ? Est-ce que la situation
a changé ? Quelles sont les différences spécifiques entre un adulte et un enfant ? Y a-t-il une façon d’aimer
quand on a 8 ans ? Est-ce interdit ?
LES PERSONNAGES
Beaucoup de personnages et peu d’acteurs : dès l’amont du spectacle on peut se demander comment cela
sera fait… 19 personnages pour 5 comédiens…
LES PERSONNAGES DANS LA
MAISON D'ENFANTS LES
PAQUERETTES
GILBERT REMBRANDT,
8 ans
MADAME COCHRANE,
aide-soignante
DOCTEUR NÉVÉLÉ,
médecin psychiatre
RUDYARD,
médecin psychiatre
CARL, 8 ans, enfant atteint de
LES PERSONNAGES HORS DE LA MAISON D'ENFANTS LES PAQUERETTES
GILBERT REMBRANDT, 8 ans
JESSICA RENTON, 8 ans
MADEMOISELLE IRIS, institutrice
MÈRE DE GILBERT
PÈRE DE GILBERT
JEFF, (FRERE DE GILBERT) 11 ans
KENNETH, dit SCHRUB, 8 ans
MARTIN POLASKI, 8 ans
RUTH ARNOLD, 8 ans
MÈRE DE JESSICA
LA VIEILLE TAUPE, une vendeuse
LE FORAIN
Cécile Fraisse-Bareille l Perrine Guffroy
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troubles autistiques
3/ L’AUTEUR DU ROMAN : HOWARD BUTEN
Howard Buten, né en 1950 à Détroit, Michigan.
Il a écrit :
1981 : Quand j'avais cinq ans je m'ai tué, Seuil, Collection POINTS VIRGULE
1984 : Le Cœur sous le rouleau compresseur, Seuil, Collection POINTS VIRGULE
1987 : Monsieur Butterfly, Seuil, Collection POINTS VIRGULE
1989 : Il faudra bien te couvrir..., Les éditions du Seuil
1991 : Histoire de Rofo, clown, Seuil, Collection POINTS VIRGULE
1994 : C'était mieux avant, Seuil, Collection POINTS VIRGULE
1995 : Ces enfants qui ne viennent pas d'une autre planète, Gallimard, Collection GIBOOULÉES
2000 : Quand est-ce qu'on arrive?, Seuil, Collection POINTS VIRGULE
2003 : Il y a quelqu'un là-dedans, des autismes, Éditions Odile Jacob
2005 : BUFFO, Éditions Actes Sud.
Howard Buten est connu en France par sa triple vocation : il est à la fois écrivain auteur entre autres de
Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué , clown, le fameux Buffo et psychologue, précisons: docteur en
psychologie clinique. Il a fondé en 1997 dans une banlieue déshéritée de Paris le centre d’accueil Adam
Shelton pour des enfants autistes, en souvenir d’Adam, le premier enfant autiste auquel il s’intéressa et qui
l’orienta vers sa mission actuelle. Sa première formation toutefois fut celle de clown.
Quand on lui demande pourquoi faire le clown alors qu’on est déjà un écrivain reconnu et surtout un
psychologue complètement voué aux enfants autistes, Buten répond: « It’s good to be good. » 1 (C’est bon
d’être bon). Ce que Buten dit de sa présence auprès des enfants autistes, s’applique à toutes les formes de
présence auprès de tous les êtres humains et particulièrement des personnes handicapées et des
personnes âgées. Il dit :
« Plus on étudie l’autisme, plus il nous apparaît
mystérieux et contradictoire. J’adore être avec les
enfants autistes; j’y suis mieux qu’avec la plupart
des gens. À chaque seconde de ma présence
quotidienne auprès d’eux ma mission c’est d’utiliser
ma personne humaine pour qu’ils se sentent mieux,
à chaque moment de la vie, soit qu’on les entoure
de ses bras, qu’on leur donne à manger, qu’on leur
tienne la main, qu’on les fait rire, qu’on arrête leurs
larmes, qu’on les touche. Quoi qu’on fasse, il faut
qu’on les rende heureux intérieurement, qu’on les
intéresse, qu’on leur montre que l’intérêt qu’on leur
porte est el pour qu’ils se sentent confortables à
l’intérieur d’eux-mêmes. Si on s’intéresse à eux, ils
le sentiront et s’intéresseront à nous. » 2
Howard Butten est donc l’auteur de Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué, (Seuil 1981) qui a été en France un
best-seller (1 million de copies). C’est l’histoire d’un enfant particulièrement sensible qui tombe amoureux
d’une petite fille avec qui on le surprend en train d’essayer de faire l’amour comme les adultes, qui est jugé
comme un petit pervers et qui est enfermé dans une institution psychiatrique pour enfants. Ce qu’il dit des
enfants autistes est profondément valable pour Gilbert (le héros de son roman) : "Il faut les regarder non
seulement droit dans les yeux, mais avec un regard si accueillant, si ouvert, sans contenu ni jugement, qu'ils
ne pourraient pas nous résister. Il faut faire de son regard une maison, conçue exprès pour eux, la porte
grande ouverte, peinte à leurs couleurs et meublée à leur goût. Il faudrait passer des heures, des années, à
travailler ce regard, à pouvoir le retrouver chaque fois avec chacun d'eux, à pouvoir le reconstruire. " 3
1 Interview d’Howard Buten à Radio Canada anglais (réalisateur David Gutnik) lors du spectacle « Buffo » au théâtre du Rideau Vert
2 Through the Glass Wall: A Therapist's Lifelong Journey to Reach the Children of Autism de Howard Buten
Au travers un mur en verre : le long parcours d'un thérapeute (qui cherche à soigner ) des enfants autistes.
3 Ibid.
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