Correction du sujet : la crise de 1929 Consigne : Après avoir

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Correction du sujet : la crise de 1929
Consigne :
Après avoir présenté ce document et l'avoir replacé dans son contexte, vous expliquerez
quelles sont les solutions proposées par Roosevelt pour sortir de la crise et en quoi elles
sont en rupture avec le libéralisme
Ce document est le discours d'investiture du président démocrate F.D Roosevelt
du 4 mars 1933. Gouverneur de New York depuis 1928 et malgré sa grave maladie
(poliomyélite), il parvient à remporter l'élection présidentielle en 1932. A cette époque,
les Etats-Unis sont dans une situation particulièrement critique avec une baisse de la
production industrielle de plus de 40 % par rapport à 1929. Dans ce 1er discours en tant
que président, il s'adresse au peuple américain sur un ton à la fois rassurant et alarmiste
pour présenter son New Deal : une « Nouvelle Donne » qui doit permettre de sortir le
pays de la crise la plus grave de son Histoire
Tout d'abord, dès le début de son discours, Roosevelt explique que « notre Grande
tâche prioritaire est de remettre les gens au travail ». Il souhaite ainsi lutter activement
contre le chômage qui s'élève alors à plus de 20 % de la population active. Sa méthode
consiste à procéder à « un recrutement direct du gouvernement ». Cette politique
keynésienne va à l'encontre des principes du libéralisme économique qui prône la
limitation du rôle de l'Etat dans l'économie. Cette politique audacieuse est justifiée par le
fait que les Etats-Unis sont dans « une situation d'urgence en pleine guerre (...) » : 12
millions de chômeurs et des marches de la faim qui se succèdent témoignent de
l'attente du peuple américain. Son souhait est donc de relancer l'activité économique
par l'investissement et la consommation. La création de la TVA (Tennessee Valley
Authority) c'est à dire l' aménagement de la vallée du Tennessee constitue l'une des
mesures phares de ce 1er New Deal en attendant en 1934 la création de la WPA (Works
Progress Administration = administration fédérale embauchant les chômeurs (plusieurs
millions) pour les faire travailler dans des grands chantiers (réfection des routes, ponts,
trottoirs..). Les mesures sociales comprennent également la relance du « pouvoir
d'achat des agriculteurs » pour favoriser leur consommation notamment en machines
agricoles avec la création du Agricultural Adjustment Administration (AAA) (loi
d'ajustement agricole). De plus pour « réduire de façon draconienne le coût de
fonctionnement des gouvernements locaux », il propose d'« unifier les activités de
secours aux victimes de la crise (...). ». Le but ici est de procéder à des économies afin
d'assurer une partie du financement de ses politiques de relance. Par ailleurs l'anaphore
« Nous pouvons faciliter » présente trois fois, indique sa détermination et son désir
d'englober le peuple dans cette nouvelle politique économique. En outre, le président
n'oublie pas de s'attaquer également aux causes de la crise.
Il dénonce ainsi avec force « les maléfices de l'ordre ancien » et affiche sa volonté
de « mettre un terme aux agissements de ceux qui spéculent avec l'argent des autres ».
Le secteur financier est donc clairement visé dans cette diatribe. En effet, le crédit
incontrôlé et la très forte spéculation financière avec par exemple l'action de Général
Motors qui atteint 50 fois sa valeur initiale entre 1919 et 1929 sont clairement désignés
comme les responsables de la catastrophe. Ceci justifie donc « une stricte surveillance
de toutes les activités bancaires, financières et d'investissement » là encore en
contradiction avec le libéralisme économique. Cette politique se met en place en 1934
avec le Securities Exchange Act. On peut cependant remarquer que le président omet de
signaler la surproduction agricole et industrielle de la fin des années 1920 qui constitue
une cause structurelle de la crise de 1929. En outre, Roosevelt souhaite « s'assurer que
notre devise sera à la fois adéquate et saine (...). » C'est pourquoi dès janvier 1934, le
dollar est dévalué de 40 % afin de relancer les exportations américaines.
Enfin, sa politique commerciale s'appuie sur une volonté de protectionnisme qu'il
justifie là encore par la situation dramatique du pays : « Nos relations commerciales
internationales, ne sont, au regard de la situation actuelle et des impératifs qu'elle
entraîne, que secondaire... ». Cette réaction protectionniste vise à limiter les
importations et ainsi exporter la crise chez les concurrents notamment européens.
Même si le bilan du New deal reste mitigé, son audace et sa volonté de trouver des
solutions en particulier sociales ont permis à Roosevelt d'être le seul président américain
à faire 4 mandats.
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