6.3. Contrôle central du mouvement......................................................

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Cours 9 du 24 novembre 2011
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6.3. Contrôle central du mouvement .................................................................................. 2!
6.3.1. Systèmes descendants........................................................................................... 2!
6.3.2. Le système des noyaux de la base .................................................................. 6!
6.3.3. Le cervelet ..................................................................................................................... 9!
6.3.4. L’intégration sensori-motrice............................................................................. 11!
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6.3. Contrôle central du mouvement
6.3.1. Systèmes descendants
Voir fin du cours 8
Le cortex prémoteur et l’aire motrice supplémentaire influencent la motricité à la fois par les
abondantes connexions réciproques qu’ils entretiennent avec le cortex moteur primaire, ainsi que par
les nombreuses projections efférentes (faisceaux cortico-spinal et cortico-bulbaire, <30% des fibres)
qu’ils envoient aux motoneurones alpha et aux neurones des circuits locaux du tronc cérébral
et de la moelle épinière.
Rôle fonctionnel majeur dans la sélection de mouvements spécifiques ou séquences motrices à partir
du répertoire des mouvements possibles (ex: sport connu etc).
Le cortex prémoteur est impliquée dans l’initiation et la sélection des mouvements à effectuer
sur base d’indices externes visuels ou auditifs.
L’aire motrice supplémentaire est impliquée dans la sélection des mouvements à effectuer sur
base d’indices internes (“auto-déclenchés”).
Organisation somatotopique de la voie motrice
1ère règle: homunculus moteur de Peinfield
La représentation corticale de la
musculature corporelle est
proportionnelle à la complexité et
la précision des mouvements
réalisés par les muscles considérés
Pour rappel, Peinfield s'est
probablement trompé pour ce qui
concerne la partie supérieure du
visage. Mais pour le reste, il ne s'est pas trompé
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2ème règle: venant du cortex, les fibres qui vont partir vers la périphérie conserveront un degré
d'organisation tout au long de la voie motrice
Repère anatomique pour identifier le site de la main au niveau du cortex moteur primaire: en regardant
le cerveau d'en haut, une espèce d'oméga entouré de flèches ci-dessous. Vu de profil, l'aire de la main
apparaît comme un crochet (entouré de flèches ci-dessous)
NB: pas garanti que l'aire fonctionnelle de la main se trouve au niveau de l'aire anatomique de la main
parce qu'on peut avoir une dissociation suite à une réorganisation du cortex cérébral.
D'où l'intérêt de l'Imagerie fonctionnelle cérébrale pour aller confirmer que l'aire fonctionnelle de la main
soit bien au niveau de son aire anatomique.
Liste de ce qu'on doit connaître de l'extérieur vers l'intérieur: cortex insulaire, substance
blanche que l'on appelle la capsule extrême, fin noyau de substance grise que l'on appelle le
corps homme (?), fine bande de substance blanche qui est la capsule externe, puis le noyau
lenticulaire, structure de substance grise formée en dehors par le putamen (plus foncé) et en
dedans par le globus pallidus externe et interne, grande bande de substance blanche appelée la
capsule interne et le thalamus et le ... ?
Dans la capsule interne les fibres motrices s'organisent de façon particulière, voir le schéma ci-dessus.
Donc si on a un petit accident vasculaire très local au niveau de la substance blanche de la corne de la
capsule interne, en fonction de la localisation, on aura des paralysies de membres bien particuliers.
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Tout ce qu'on vient de voir fait partie de connaissances
qu'on a depuis bien longtemps (sauf ce qui concerne la
partie supérieure de la face)
Deux remises en question:
1) Des études récentes démontrent qu'au niveau du
cortex moteur on n'a pas uniquement des neurones qui
innervent les motoneurones alphas au niveau de la
moelle épinière, mais on a aussi des neurones qui vont
encoder l'organisation harmonieuse des mouvements.
Voir l'étude du schéma ci-dessous: ils ont stimulé
certains neurones particuliers du cortex moteur -> pas
de contractions musculaires dans un muscle en
particulier, mais mouvements bien particuliers,
différents en fonction des endroits différents stimulés.
Ca suggère qu'au niveau du cortex moteur il y a
également des neurones qui coderont pour des
schémas moteurs et organiseront la manière dont tous
ces neurones vont innerver les motoneurones alpha de la moelle épinière.
2) Autre remise en question: la spécifité fonctionnelle des cortex moteur et sensitif primaires. On avait
l'impression que le cortex sensitif primaire s'occupe de la fonction somesthésique, et que le cortex
moteur primaire ne prend en charge que les aspects moteurs.
Mais des études récentes sugèrent que le cortex sensitif primaire aurait également des fibres qui
contrôlent l'activité des motoneurones alphas -> activité motrice, et que le cortex moteur primaire
contiendrait également certains neurones avec fonction sensorielle.
Dans 10-15 ans on parlera sans doute plus de cortex sensori-moteur que de cortex moteur et cortex
sensitif.
Par exemple, zone cortical d'intégration sensitive (modalités multiples: visuelles, sensitives, tactiles)
dont les neurones provoquent des mouvements de type défensif -> réponses motrices très rapides.
Les faisceaux cortico-spinal et cortico-bulbaire
Ce quon appelait le syndrome pyramidal fait suite à une lésion du faisceau cortico-
spinal (et cortico-bulbaire) - appelé avant le faisceau pyramidal -, qui empêche la
transmission des efférences motrices aux motoneurones alpha et aux neurones des
circuits locaux.
Phase aiguë
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Paralysie flasque (contralatérale à la sion si elle est unilatérale et siège au-dessus de la
décussation motrice).
Réflexes ostéo-tendineux abolis
Pour distinguer le syndrôme pyramidal des autres pathologies, on
utilise le "Signe de Babinski": avec un objet pointu, on remonte sur la
plante du pied -> flexion des 5 orteils sauf si syndrome pyramidal
pcque dans ce cas là ça amène une extension des orteils)!
Phase subaiguë et chronique
Déficit moteur (paralysieparésie)
Hypertonie pyramidale: a|tudes corporelles caractéristiques perte du contrôle cortical sur les
motoneurones gamma
Réflexes ostéo-tendineux anormalement vifs, polycinétiques (plusieurs réponse à une
stimulation) et diffusés.
Signe de Babinski
Qu'est-ce qui fait passer de la phase aiguë à la phase subaiguë: on pense que c'est lié à une perte du
contrôle cortical sur motoneurones gammas et toute une série d'autres phénomènes
Bras fléchi et mouvement particulier de la jambe: fauchage.
Très intéressant en clinique: devrait être paralysé et incapable de se mettre debout mais comme
hypertonie il pourra tout de même marcher.
Déconnection de l'hémisphère du reste du cerveau nécessaire dans certains cas d'épilepsies -> patient
sort paralysé mais va pouvoir récupérer grâce au développement de cette hypertonie pyramidale. Il ne
récupèrera pas les mouvements fins au niveau de la main et des doigts.
6.3.1.2. Les centres moteurs du tronc cérébral
Il y a 3 faisceaux
qui envoyent des projections efférentes vers les motoneurones alpha et les neurones des
circuits locaux
et qui occupent une position médiane dans la moelle épinière.
Et donc, ils participent à la coordination temporelle et spatiale des muscles axiaux et
proximaux des membres. Importance pour les mécanismes posturaux !
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