guillaume p. auden performances et kendement de carcasse des

publicité
GUILLAUME P. A U D E N
PERFORMANCES ET KENDEMENT DE CARCASSE DES
POULETS DE CHAIR STANDARDS, INTERMÉDIAIRES ET
LABELS, SOUS DEUX PROGRAMMES ALIMENTAIRES
Mémoire
présenté
à la Faculté des études supérieures
de l'université Laval
Pour l'obtention
du grade de maître ès sciences (M. Sc.)
Département des sciences animales
FACULTÉ DES SCIENCES DE L7AGRICULTURE
ET DE L'ALWNTATION
SEPTEMBRE 1998
O Guillaume Audren 1998
1*1
National Library
of Canada
Bibliothèque nationale
du Canada
Acquisitions and
Bibliographie Services
Acquisitions et
services bibliographiques
395. nie Wellington
395 Wellington Street
OttawaON K1AON4
Canada
Ottawa ON K1A ON4
Canada
The author has granted a nonexclusive licence allowing the
National Library of Canada to
reproduce, loan, distribute or sell
copies of this thesis in microfom,
paper or electronic formats.
L'auteur a accordé une licence non
exclusive permettant à la
Bibliothèque nationale du Canada de
reproduire, prêter, distribuer ou
vendre des copies de cette thése sous
la forme de microfichelfilm, de
reproduction sur papier ou sur format
électronique.
The author retains ownership of the
copyright in this thesis. Neither the
thesis nor substmtid extracts f h m it
may be printed or otherwise
reproduced without the author's
permission.
L'auteur conserve la propriété du
droit d'auteur qui protège cette thèse.
Ni la thèse ni des extraits substantiels
de celle-ci ne doivent être imprimés
ou autrement reproduits sans son
autorisation.
Un total de 6400 poulets de chair standards, intermédiaires et Labels, différents par leur
vitesse de croissance, ont été élevés sur parquets selon deux programmes alimentaires, dans le
but de déterminer lecrs performances zootechniques et leur rendement de carcasse. Les
programmes alimentaires standard et Label se disthgaient par leurs concentrations en énergie et
en protéines et par la présence ou non de sous-produits animaux et d'additifs chimiques. Chaque
parquet comptait 50 oiseaux, 25 de chaque sexe. Les poulets et les aliments étaient pesés aux
semaines 6,8 et 10. Le croisement avait une inauence significative sur le poids vif (P<.05), sur
la conversion alimentaire (P<.05), sur le gras abdominal (Pc.05) et sur le rendement de carcasse
(Pc.05). Les oiseaux à croissance lente avaient des gains de poids et des rendements de carcasse
inférieurs et une conversion alimentaire plus elevee que celles des oiseaux à croissance plus
rapide. Le programme alimentaire standard donnait des gains de poids supérieurs et une
meilleure conversion alimentaire, mais le programme alimentaire Label niminuait le gras
abdominal de la carcasse.
Un total de 6 4 0 poulets de chair, de sexes mélangés, provenant de 16 croisements
différents (4 lignées mâles: Starbro, Vedette (Standard), Redbro (Intermédiaire) et 166 (Label) x
4 lignées femelles: Starbro, Vedette (Standard), Redbro (Internédiaire) et JAS7 (Label)) ont été
élevés dans des conditions commerciales selon un plan en blocs complets aléatoires. Cinquante
oiseaux par parquet ont été élevés jusqu'à 10 semaines d'âge, sur deux essais pour comparer les
performances et le rendement de carcasse WC). Deux Wérents programmes alimentaires ont été
employés. Le programme standard contenait 21, 19, 18.5 et 18% de protéines brutes (PB) et
2930,3100,3235 et 3275 kcal EMkg pour les périodes de démarrage, croissance, finition 1 et
2, respectivement Le programme alimentaire Label contenait 2 1, 19, 17.5 et 17% PB et 2930,
3000,3085 et 3090 kcal EMkg. L'aliment Label ne contenait pas de sous-produits animaux et
d'antibiotiques. Les poulets et les aliments étaient pesés à 6, 8 et 10 semaines pour déterminer le
poids vif (PV) et la conversion alimentaire (CA). Quatre poulets de chaque parquet étaient
échantillonnés pour l'abattage afin de déterminer le gras abdominal (GA), et le RC. Le PV était
différent entre les croisements (Pc.05) et variait de 1155 à 2592 grammes à 6 semaines, de 1685
à 3628 grammes à 8 semaines et de 2223 à 4485 grammes à 10 semaines. Les CA les plus
elevées (1.857 vs. 1.709, Pe.05) à 6 semaines étaient obtenues avec les croisements ayant un
parent Redbro, 166, ou JA57. Les différences de CA avaient tendance à disparaître à 8 et 10
semaines d'âge. Les poulets nounis avec le programme alimentaire Label présentaient les PV les
plus faibles et les CA les plus fortes à 6 semaines d'âge (2286 vs. 2417 g; 1.786 vs 1.670), à 8
semaines (2496 vs 2560 g; 2.103 vs. 1.987) et à 10 semaines (2446 vs. 2565 g; 2.369 vs.
2.1 14) (Pe.05). Les poulets recevant l'aliment standard avaient plus de GA (3.03 vs 2.84%;
4.00 vs. 3.36%, Pc.05) respectivement à 6 et 10 semaines et un meilleur rendement de poitrine
à 8 semaines (18.75 vs. 18.50%, P<.05). Le croisement influençait le RC à tous les âges et le
programme alimentaire affectait le RC ?L 6 semaines (71.41 vs. 70.89%) en faveur du
programme standard (Pe.05). En conclusion, les poulets standards purs ont produit de
meilleures performances et un meilleur RC, alors que les poulets intermédiaires et Labels avaient
tendance à réduire ces caractéristiques. Le programme alimentaire Label réduisait le GA mais
avait aussi tendance à réduire les performances et le RC.
AVANT-PROPOS
L'auteur désire remercier le Département des sciences animales de la Faculté des
Sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation de ITUniversitéLaval pour l'aide et les facilités
mises à sa disposition lors de la réalisation de ce travail.
L'auteur désire exprimer sa reconnaisance et sa gratitude au Dr Michel R. Lefrançois,
directeur de ce mémoire, pour l'encadrement, l'encouragement et les conseils judicieux apportés
tout au long de ce travail de recherche.
L'auteur remercie le Dr Ricardo Seoane du Département des sciences animales de
1'Université Laval pour son aide et ses conseils, mais aussi pour son rôle dans l'apprentissage
de 1' auteur.
La collaboration du personnel du Département des sciences animales mérite aussi d'être
soulignée. Des remerciements sincères s 'adressent principalement à M. Jean-Pierre Huot, qui a
été d'une aide précieuse lors de la phase expérimentale de ce travail, mais aussi à M. Pieme
Castonguay, M. Lucien Marois et M. Richard P ~ c e L'auteur
.
tient également à remercier le
personnel du Centre de recherche expérimentale de Deschambault, pour les facilités et leur aide
lors de l'élevage des poulets de chair.
L'auteur tient aussi à remercier le Conseil de recherches en pêche et agro-alimentaire du
Québec (C.O.R.P.A.Q.), pour le support financier de ce travail de recherche. L'auteur tient à
remercier SHAVER POULTRY BREEDING FARMS pour lui avoir fourni les poulets
reproducteurs nécessaires au déroulement de ce travail de recherche.
Finalement, l'auteur exprime toute sa gratitude à son épouse madame Corissa Audren
pour son support, sa patience, ses encouragements et pour tous ses conseils judicieux tout au
long de ces deux années.
3.6. Aclmowledgements ...................................................................-.
52
3.7. References ..,..................-.-.-..- .- -.- - ................ ..- ......... - .. - .......
62
LISTE DES TABLEAUX
Paoe
Table 1. Cross identification ......................
....
..........*................................ 53
Table 2. Feeding programs and diet composition ...............................................
Table 3. Premix composition
54
.
........................ .
.......................................... 55
Table 4. Broder performance at market weight.. .................................................
56
Table 5. Mean carcass parts and carcass weights (g) and yield (% live B W)
at market weight .........................................................................
57
Table 6. Abdominal fat content, breast and carcass weights (g) and yield (% live BW)
at market weight for both males and fernales ........................................
58
Table 7. Wings, dnunsticks and thighs weights (g) and yield (% live BW) at market
weight for both males and femdes ............................................ ........
59
LISTE DES FIGURES
Page
Figure 2.1. Schéma de partition des flux énergétiques chez l'oiseau .........................
30
Figure 2.2. Interconversion des plus importants constituants de 1' alimentation .............
31
Figure 1. Male carcass parts relative yield compared to the Starbro male broiler (%) .......
60
Figure 2. Male relative abdominal fat, breast and yield compared to the Starbro
male broder (%) ........................................................................
60
Figure 3. Femde carcass parts relative yield compared to the Starbro female broiler (%) ..
61
Figure 4. Fernale relative abdominal fat, breast and yield compared to the Starbro
female broder (%) ........... ........................................................... 6 1
CHAPITRE 1
Introduction
D'immenses progrès ont été réalisés dans le secteur avicole au cours des cinquante
dernières années. Les performances des poulets de chair ont, grâce à la sékction génétique, aux
améliorations sanitaires et alimentaires, augmenté et c'est ce qui a permis aux éleveurs
d'améliorer leurs profits. Les couvoirs primaires, qui sont à la base de la chaîne avicole, ont
choisi jusqu'à récemment de privilégier la vitesse de croissance dans leurs programmes de
sélection. L'industxie avicole est ainsi passée d'un poulet abattu à douze semaines pesant 1.143
kg en 1943 (Jull, 1943) à un poulet de six semaines de 2.355 kg en 1994 (Dallaire et al., 1993).
Cependant, cette amélioration des performances s'est faite visiblement au détriment de la
qualité de la carcasse. On peut constater que lorsque la vitesse de croissance augmente, la
quantité de gras de la carcasse augmente également (Chambers 1990; Chambers et al., 1981).
Cependant depuis des années. la viande de volaille jouit, malgré tout d'une bonne réputation
auprès des consommateurs (Brant 1979)' et cela est partiellement dû à la faible quantité de gras
qu'elle contient. Il faut donc que l'industrie avicole conseme cet avantage sur les viandes de porc
et de boeuf et qu'elle cherche à limiter le phénomène d'augmentation du gras dans la carcasse. Ii
faut aussi noter que cet excès du gras se retrouve en majeur partie dans le gras abdominal qui fait
partie des déchets rejetés à l'abattoir.
De plus, depuis plusieurs années, les consommateurs se plaignent du manque de saveur
de la viande des poulets de chair. Ce problème est engendré par l'augmentation de la vitesse de
croissance. En effet, les poulets sont abamis de plus en plus jeunes et à un poids de plus en plus
lourd.
L'industrie avicole est donc en face de trois secteurs ayant des intérêts différents. D'un
côté les producteurs veulent des poulets qui arrivent à l'âge et au poids d'abattage le plus
rapidement possible, ceci dam le but de diminuer leurs coûts de production. D'un autre côté, les
abattoirs cherchent à réduire les déchets de gras qui ne leur rapportent aucun revenu. Enfin, en
bout de ligne, les consommateurs désirent payer le moins cher possible pour une viande maigre
et savoureuse.
L'industrie avicole dispose de plusieurs méthodes pour réduire la quantit6 de gras et pour
influencer la vitesse de croissance. Les principales sont la resûiction alimentaire suivie du gain
compensatoire (Zubair et Leeson 1994), la réduction de la densité énergétique des aliments
(Leeson et al., 1992 et 1996a), ou encore l'augmentation de la protéine brute dans des aliments
isocaloriques (Sizemore et Siegel, 1993). Ces méthodes permettent en effet de diminuer la
quantité de gras de la carcasse, mais elles n'affectent ni l'âge, ni le poids d'abattage. Il est
important de remarquer que la quantité de gras de la carcasse a une forte composante génétique,
qui diminue l'efficacité des méthodes précédentes à réduire la quantité de gras, sans aucun effet
sur la saveur de la viande.
.
Présentement au Québec, les consommateurs ont accès à un type de poulet particulier dit
« poulet de grain ». Ce produit est
abam à environ cinquante-six jours d'âge. donc plus tard
que le poulet dit << standard ». Mais on utilise les même lignées que pour l'élevage des poulets
standards. Ces poulets ont le même potentiel de croissance, sauf qu'ils sont « engraissés
>,
sur
une plus longue période. Seulement, cette pratique entraîne une surcharge de poids sur la
carcasse de ces poulets, qui ont été sélectionnés pour le marché de la rôtisserie qui lui exige des
poulets de petite taille. Cette augmentation de poids peut causer des problèmes métaboliques et
physiques responsables de pertes considérables pour les éleveurs. Cet élevage du
« poulet
de
grah » québécois ne semble pas être la solution idéale pour la mise en marché d'un produit de
qualit6 distincte. De plus, la production de ce type de poulet est mal dénnie, ce qui nuit à sa
perception et à son acceptation par Ies consommateurs.
Il apparaît que la source des problèmes d'excès de gras dans la carcasse et du manque de
saveur de la viande soient reliés à la vitesse de croissance. Une des solutions qui semble
disponible pour y remédier serait d'utiliser des lignées de poulets à croissance plus lente que
celle des poulets standards unlisés présentement en Amérique du Nord. En Europe et
particulièrement en France, il existe des lignées à croissance lente, utilisées pour la production de
poulets sous l'appellation contrôlée «Label Rouge ». Ces poulets sont abattus à douze
semaines, à un poids équivalent à celui des poulets standards nord américains de six semaines.
Ces poulets Labels sont considérés comme des produits de haute qualité par les consommateurs
européens, qui sont prêts à payer plus cher pour ce type de produit ( Sauveur, 1997; Martin et
al., 1993)-
Il semble donc possible d' utiliser ces lignées à croissance lente pour améliorer la qualité
des carcasses des poulets de chair nord américains. De plus, la littérature regorge d'exemples
mettant en évidence les différences de perfomances existants entre les lignées, autant au niveau
du poids d'abattage, du rendement de carcasse que de I'enicatité alimentaire. Donc, en
augmentant la diversité génétique des lignées, il est possible d'augmenter les différences au
niveau du gras et de la saveur des carcasses.
L'industrie avicole doit également prendre en compte l'évolution du marché de ses
produits. La part du marché occupée par la découpe de carcasse augmente rapidement au
détriment de la carcasse vendue entière pour le marché frais (Barewal, 1994). L'industrie avicole
doit donc chercher à offrir un produit qui contient moins de gras, avec plus de saveur mais
également possédant des parties à fort rendement à la découpe, en particulier les cuisses et les
poitrines. Mais ce type de poulet doit demeurer rentable pour inciter les éleveurs nord américains
à le produire.
Cette étude vise à comparer les performances zootechniques et les caractéristiques de la
carcasse de différentscroisements de poulets de chair actuellement disponibles et éventueliement
susceptibles d'ameliorer ces paramètres. Il ne s'agit pas de déterminer quelle lignée ou quel
croisement est supérieur à un autre, mais plutôt, celle ou celui qui est le plus avantageux ou le
plus approprié pour telle ou telle part du marché des produits avicoles.
Revue des travaux antérieurs
2.1 Production de poulet de chair au Canada:
Depuis 1978, le volume de la production canadienne de poulet de chair est sous le
contrôle de l'Office canadien de commercialisation du poulet (OCCP). En 1990, les huit plus
grands abattoirs nationaux contrôlaient 54% des besoins du marché canadien. La tendance
observée depuis la fin des années 1980 est une diminution du nombre d'abattoirs traditionnels et
une augmentation des centres de transfomation des viandes de volailles. L'Office canadien de
commercialisation du poulet détermine la production nationale et redistribue les allocations de
production à chacune des provinces. Ces demières distribuent à leur tour ces quotas à leurs
différents producteurs. Ce sont les organismes provinciaux qui déterminent les prix alloués aux
producteurs et qui contrôlent les échanges de quotas interprovinciaux. Cede structure de
contingentement a ét6 mise en place pour s'assurer que la production nationale ne surpasse pas
les besoins domestiques et pour que les producteurs reçoivent un prix équitable pour leurs
poulets (Singh, 1993).
Les transactions faites entre les producteurs, les abattoirs et les distributeurs sont
coordomées par un système administratif, ceci dans le but de vendre les quantités établies par
Les quotas à un prix prédéterminé à l'avance (La Fédération Canadienne de l'Agriculture, 1998).
Au Canada, il y a peu de regroupements entre les fabricants d'aliments, les producteurs et les
abattoirs comparativement aux autres pays producteurs de volailles, en particulier les Etat-Unis.
Ce manque de coordination entre les différents segments du secteur s'explique par la présence
des organismes de mise en marché répartis à travers les provinces. Ii faut noter également le peu
d'intégration verticale et de coordination dans l'industrie avicole canadieme comparativement ?i
ce qu'il est possible d'observer dans certains pays européens. L'exception étant la province de
Québec qui possède une organisation de coopératives intégrées de façon fonctionnelle. Dans
cette même province, il est possible de voir la mise en place de regroupements entre des
fabricants d'aliments et des transformateurs. Ces associations sont sous le contrôle de
propriétaires d'abattoirs et d'usines d'aliments du bétail.
Au Canada la production de poulets de chair est en progression depuis les années 1970,
(Martin et al., 1993). Ainsi en 1996, ce sont 480,987,161 poulets de chair qui ont étk produits.
Cela est le résultat de I'augmentation de la consommation de viande de volaille qui est passée de
25 kg par habitant par an en 1986 à 3 1 kg en 1996 (La Fédération Canadienne de l'Agriculture,
1998). La progression de la production de poulets de chair au cours des années s'est
accompagnée d'un changement de préférences de la part des consommateurs. Il y a 20 ans, 4 0 8
de la production était vendue sous forme de poulets entiers, contre seulement 10% en 1994. Ce
changement s'est fait en faveur du marché de la découpe. Ainsi en 1994, 30% de la production
était vendue sous forme de parties désossées et 60% en moxeaux découpés (Barewal, 1994).
Cependant, l'augmentation de la production remarquée dans le secteur du poulet de chair est
moindre que celle enregistrée aux Etats-Unis et dans certains pays européens. Cette différence de
progression est due à la stratégie choisie par les instances canadiennes. En effet au Canada. la
production est axée sur la dsmande intérieure et non sur un potentiel d'exportation comme c'est
-
le cas aux Etats-Unis et en Europe. Une autre raison qui freine la progression est le prix au détail
de la viande de poulet Le prix de cette demière a augmenté au cours des demières années, ce qui
n'est pas le cas pour les viandes de porc et de boeuf (Barewal, 1994).
La production de poulets de chair est répartie entre les provinces canadiennes dans
l'ordre décroissant suivant: l'Ontario 32%' le Québec 30%' la Colombie Britannique 1596,
l'Alberta 9%, les provinces maritimes 8%, la Saskatchewan et le Manitoba qui produisent à eux
deux 6% de la production nationale (Agriculture et agro-alimentaire Canada, 1998). Le nombre
de producteurs est passé de 2,274 en 1987 à 2,526 en 1992 (Martin et al., 1993). Le Canada
exporte 0.14% de sa production, dont 98% est destiné au marché des Etats-Unis, le reste est
répartie entre l'Asie et les Caraïbes. Par contre, le Canada importe des Etats-Unis 0.5% de sa
consommation, 94% des importations étaient destinées à l'Ontario et le reste à la Colombie
Britanique (Agriculture et AgroaIimentaire Canada, 1998).
Les revenus agricoles en dollars à la ferme, générés par l'industrie avicole canadienne,
atteignaient 1.044 milliards de dollars en 1995, soit 8% des revenues agricoles totaux,
(Agiculture et Agroalimentaire Canada, 1998). Ces revenus placent l'industrie avicole au
cinquième rang des industries agricoles canadiennes. (La Fédération Canadienne de
1' Agriculture, 1998)
Ainsi les faibles quantités importées et exportées démontrent l'efficacité du système de
contingentement dans l'ajustement et dans la gestion de la production de poulets face à la
demande. Ce système évite la surproduction qui ferait chuter les prix, mais les importations sont
également maintenues à de faibles quantités, ce qui diminue la concurrence des produits
étrangers. Dans la mesure où les besoins nationaux sont bien déterminés, le système de quotas
assure une stabilité des prix et de la production à l'industrie avicole canadienne.
2.2 L'industrie française de la volaille.
L'industrie avicole française est beaucoup plus fkagmentée que celles de 1'Amérique du
Nord. Cela est principalement due à la grande vanété des espèces de volaille distribuées sur les
marchés. En France, les consommateurs demandent une diversité de produits plus grande.
Ainsi, ils ont accès dans les points de vente à un choix varié de viandes de poulet, de dinde, de
canard, d'oie, de pintade et de caille. De plus, il existe dans ce pays différents niveaux de prix et
de qualité pour la viande de volaille (Martin et aL, 1993).
Les couvoirs, les éleveurs et les transfmnateurs ont tendance à se spécialiser pour une
espèce en général, mais ils se concentrent pour former des groupements. Ces unions leur
permettent de couvrir une plus grande part du marché. Une autre caractéristique de l'industrie
avicole française est la production localisée en fonction des traditions et des espèces propres à
ces régions.
En France, trois compagnies contrôlent 50 % de la production nationale de viande de
volaille, ce sont: Doux, Bourgoin et UNICOPA. Ces entreprises sont essentiellement des
multinationales qui travdent avec les autres pays européens comme l'Angleterre, l'Es pagne, et
la Hollande. Mais malgré la forte concentration engendrée par ces trois groupes, il y a une
multitude de petites entreprises qui sont spécialisées dans une production locale ( M h et al.,
1993).
La production de volaille française est en forte expansion depuis les années 1980. La
plus grande augmentation esr observée chez le canard et la dinde, avec +127% et
+ 1 16%,
respectivement (Martin et al., 1993). Cette forte progression est le résultat de 17aubmentationdu
marché des produits découpés. En effet, les viandes de canard et de dinde sont vendues à 60 et à
90% sous forme de morceaux découpés.
La France produit 25% de la viande de volaille de la CEE, ce qui représente 6.5 millions
de tonnes, dont 500,000 tonnes sont destinées à l'exportation, ce qui fait de la France le plus
grand exportateur de Mande de volailles au monde. Quarante pour-cent des exportations sont
destinés au reste de la CEE, 38% au Moyen Orient, le reste est réparti dans le monde entier.
Pour l'ensemble de la viande de volaille exportée, la viande de poulet constitue 74% des
exportations, et 23% sont de la viande de dinde. La France importe une faible quantité de viande
de volaille, principalement sous f o m e désossée. Le bilan net d'exportation-importation est passé
de +20.4 à +33.0 de 1981 à 1991 (Martin et al., 1993)' faisant de la France un pays exportateur
de volailles. Sa production est de très loin supérieure à sa demande domestique.
La production de volaille fmçaise est régie par des stratégies, des alliances et des
partenariats. C'est pourquoi 75% des oiseaux sont produits sous contrats entre des éleveurs et
des abattoirs. Dans le cas du canard et de l'oie les productions sous contrats représentent 95%
des abattages. Il faut noter que ces contrats de production ne sont pas contrôlés par les fabricants
d'aliment du bétail (Martin et al-, 1993).
Le cas du « Label Rouge » en France démontre bien la diversité existante dans ce pays.
Le Label est un caractère particulier de l'industrie avicole française. Ce système de maintien de la
qualité est le résultat direct de la demande et de la préférence des consommateurs pour un produit
de grande qualité. L'appellation « Label Rouge » est un des 169 Labels existant en France. Les
Labels sont d é f ~ ets distribués par 30 organismes certincateurs. Ce phénomène est apparu dans
les années 60 à la suite du mécontentement des consommateurs face à la prolifération des
produits industriels. De nos jours, la part du marché occupée par des Labels représente 20% des
achats ménagers français (Martin et al., 1993).
L'appellation Label est sous le contrôle des Ministères de l'économie et des finances, et
de l'agriculture, lesquels supportent la Commission nationale des Labels. Cette commission
représente les producteurs, les consommateurs et les autres organismes reliés à la volaille. Cette
commission est active au niveau du bureau des produits Qualité-France qui contrôle les
organismes certificateurs. Ces derniers agissent au niveau des couvoirs, des producteurs, des
abattoirs, des fabricants d'aliments et des consommateurs.
.
Pour garder la confiance des consommateurs envers les appellations Labels, les
organismes ceriifïcateurs et Qualité-France contrôlent sans cesse leurs produits. Ainsi, les
éleveurs sont inspectés une fois par cycle de production. Les couvoirs et les usines d'aliments
sont visitkes deux fois par an. Les abattoirs sont contrôlés six fois par an et ils sont soumis à 5
contrôles microbiologiques par mois. De plus, des tests de fraîcheur et de qualité sont faits
directement aux points de vente pendant l'année. Pour obtenir l'appellation
<< Label
Rouge », it
faut respecter les normes décrites dans un cahier des charges. Dans le cas d'un éleveur de
poulets LabeLs cela implique des normes très strictes de densité d'élevage, de choix de lignées
parentales certifiées Label, des programmes alimentaires et un âge d'abatîage minimum de 81
jours (Sauveur, 1997; Ministère de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation, 1996).
Le nombre d'abattages d'oiseaux sous l'appellation Label Rouge est passé de 30 millions
à 70.9 millions par an de 1980 à 1990. Cette augmentation de 136% est constituée à 93% de
poulets, le reste étant réparti en= les autres espèces avicoles. Le Label Rouge représente 27%
du marché du poulet entier et 20% du marché de la volaille, toutes espèces confondues (Martin et
al., 1993). En général, le produit Label coûte 100% plus cher que le produit standard, mais ïi
coûte également 100% plus cher à produire, 8.60 FWkg de poids vif pour le Label, contre 4,93
FF/kg de poids vif pour le standard (Koehl, 1995). Cette différence de prUc indique bien que les
consommateurs français sont prêts à payer beaucoup plus cher pour un produit de haute qualité.
Ce phénomène démontre la grande confiance existante entre les consommateurs et l'ensemble de
la tilière avicole Label. Ce niveau de confiance est de très loin supérieur à celui retrouvé en
Amérique du Nord.
La fragmentation de l'industrie avicole française, sa diversité de produits lui permettent
m e meilleure flexibilité face à la demande des consommateurs. Les collaborations,
principalement entre les coopératives, diminuent l'effet d'intégration verticale entre les dioérents
intervenants, ce qui contribue à la diminution de la centralisation des productions.
2.3 Nutrition e t m&abolisme.
2.3.1 Généralités
Les oiseaux sont des animaux homéothermes. Cela s
i m e qu'ils peuvent maintenir leur
température corporelle en utilisant leurs réserves énergétiques. Cette caractéristique les a rendus
moins dépendants des conditions environnementales. De plus, dans le cas des oiseaux
domestiques, l'homme s'efforce de maintenir la qualité de l'envkomement la plus adéquate et la
plus stable possible pour maximiser les rendements de production. Malgré tout, les oiseaux sont
dépendants des apports énergétiques alimentaires.
On distingue deux grands types de besoins énergétiques chez les oiseaux. Le premier
correspond aux besoins d'entretien, et il est nécessaire au strict maintien de l'homéostasie
(glycémie, température, pression osmotique, pH etc.. .) et de l'équilibre énergétique. Dans cette
situation il n'y a ni perte, ni gain des réserves énergétiques, c'est le maintien de la vie. La
deuxième utilisation de l'énergie est pour couvrir les besoins de production. Cela représente les
dépenses énergétiques liées à la synthèse de tissus (muscles, plumes, organes etc...) mais aussi
aux pertes de chaleur liées aux réactions chimiques qui n'ont pas une efficacité de 100%.
(Larbier et Leclercq, 1992a; figure 2.1)
Les oiseaux puisent leurs sources d'énergie dans les glucides, les lipides et les protéines
alimentaires. Chaque source d'énergie est employée de façon spécifique à sa nature.
2.3.2 Métabolisme des protéines.
Les acides aminés libres qui circulent ou qui sont dans les tissus constituent des pools
dont la concentration est le résultat des bilans entre l'utilisation et les apports. Les acides aminés
libres sont d'origine digestive, c'est à dire qu'ils proviennent des aliments ingérés, ou bien ils
sont le résultat des réactions métaboliques. Dans l'organisme, Ies protéines tissulaires se
renouvellent continuellement et elles entraînent la libération dans l'organisme d'acides aminés
endogènes. L'utilisation des protéines par l'organisme est vanée. D'une part, la synthèse
protéique permet I'élaboration de nouvelles prothes pour le développement des tissus, et d'un
aum côté, la dégradation protéique libère de l'urée, qui produit de l'azote, des hydrates de
carbone par la gluconéogénèse et par la lipogénèse, mais aussi du gaz carbonique et de l'énergie
(Larbier et Leclercq, l992b).
Contrairement aux végétaux, les oiseaux ne peuvent pas synthétiser tous les acides
aminés dont ils ont besoin. L'alimentation doit donc être la source de ces acides aminés dits
essentiels. On peut regrouper les acides aminés en trois groupes. Les acides aminés essentiels,
ou indispensables, ne sont pas synthétisés par l'organisme des oiseaux. Certains le sont par des
voies intermédiaires, mais leur vitesse de synthèse est trop lente pour combler l'ensemble des
besoins de l'oiseau. Un autre groupe d'acides aminés contient les semi-essentiels ou semiindispensables. Ce sont les acides aminés synthétisés à partir d'acides aminés essentiels. C'est le
cas de la cystéine qui est un dérivé de la méthionine et de la sérine. Finalement, on retrouve les
acides aminés non essentiels, qui sont facilement synthétisés par l'organisme. L'âge de 1' oiseau
peut influencer le statut d'un acide aminé. C'est le cas de la glycine. En effet, à l'âge adulte la
glycine n'est pas un acide aminé essentiel, mais suite à l'éclosion, sa synthèse est trop lente chez
les jeunes poussins pour répondre à leurs besoins. Dans ce cas, il faut en tenir compte lors de la
fabrication de l'aliment de démarrage pour éviter les problèmes de carence (Larbier et Leclercq,
1992b).
Les acides aminés présents en excès dans l'organisme ne peuvent pas être mis en réserve
comme c'est le cas des glucides et des lipides. Tous les excès d'acides aminés, c'est à dire ceux
qui n'ont pas éd utilisés pour les besoins d'entretien ou de production seront catabolisés. Le
groupement aminé de l'acide est séparé de la molécule puis éliminé, dans un premier temps,
sous forme d'urée. Le groupe carboné peut être employé pour des fins énergétiques via la
gluconéogénèse ou la liponéogénèse, ou bien être oxydé en CO, expiré (Rodwell, 1989a).
Pour la production d' acide urique, l'oiseau utilise la transamination et la dhamination
oxydative. L'azote contenu dans l'urine des oiseaux se reaouve principalement sous forme
d'acide urique (80%). Les autres constituants sont des sels d'ammonium, de l'urée, de la
créatine et des acides aminés libres. La faible quantité d'urée retrouvée dans l'urine des oiseaux
provient de la dégradation de l'arginine par l'arginase. La composition de l'aliment peut
influencer la concentration des urines de l'oiseau. Dans le cas d'un jeûne, l'urécémie diminue,
tout comme l'excrétion et les sels d'ammonium représentent 25% de l'azote excrété, ce qui fait
diminuer la concentration de l'acide urique. Au contraire, dans le cas d'une alimentation riche en
proréines, l'excrétion rénale d'acide urique augmente. Il faut aussi noter que le gène du nanisme
lié au sexe (dw), fait augmenter le catabolisme des acides aminés (Larbier et Leclercq, 1992b,
Rodwell, 1989b).
La chaîne carbonée de l'acide résultant de sa séparation avec le groupement aminé peut
être transformée sous plusieurs formes selon les besoins de l'organisme. Ces chahes carbonées
sont reconverties en intermédiaires amphiboliques qui sont à l'origine du glucose et des acides
gras. Il est possible de distinguer 5 groupes d'acides aminés. Trois d'entre eux ont un
catabolisme relié au cycle du citrate, les deux autres débouchent sur la synthèse de l'acétyl-CoA
(Larbier et Leclercq, 1992b).
Pour que le potentiel génétique de croissance et de production de l'oiseau soit pleinement
exprimé, il faut s'assurer que la synthèse protéique soit maximale. Ainsi, il faut que chaque
acide aminé soit disponible en quantité adéquate pour obtenir les meilleures performances. Mais
il faut M r à l a fois les excès et les carences. Ceci fait appel à la notion d'équilibre des acides
aminés. Dans le cas de carences, on est en présence du facteur limitant C'est à dire que la
production ne pourra pas dépasser le niveau permis par l'acide aminé disponible en plus faible
quantité. Si on supplémentel'aliment en cet acide aminé limitant, on permet une augmentation de
la synthèse protéique, et ceci jusqu'à ce qu'un autre facteur Limitant apparaisse, et ainsi de suite.
Pour obtenir un équilibre entre l'ensemble des acides aminés, il est préférable de combiner des
matières premières complémentaires. Dans le cas où tous les besoins en acides aminés sont
comblés sans qu'il y ait excès, on est en présence de la protéine idéale. Cependant, 11 faut noter
que le ratio des acides aminés est aussi important que la concentration absolue en protéines.
Bedford et Summers (1985) ont montré l'importance du ratio acides aminés essentiels : acides
aminés non essentiels sur les performances et les caractéristiques de la carcasse des poulets de
chair. Ces auteurs ont observé que les taux de protéines de l'aliment devaient être combinés à un
équilibre adéquat de l'ensemble des acides aminés pour maximiser les rendements des poulets de
chair.
Dans la situation d'un excès en acides aminés, la synthèse protéique peut diminuer sous
l'effet d'antagonisme ou par toxicité. Il y a antagonisme quand un excès d'un acide aminé cause
la carence d'un autre en augmentant les besoins de ce dernier. Par exemple, lorsque la lysine est
en excès, cela entraîne une activité arginasique rénale élevée, ce qui cause une dégradation
anormalement élevée de l'arginine. Dans le cas d'une toxicie, c'est une concentration trop élevée
qui cause une diminution des performances de l'oiseau (Larbier et Leclercq, l9Wb).
L'alimentation des oiseaux doit fournir I'ensembls des éléments nutritifs nécessaires au
maintien de leur organisme déjà édifié, mais aussi à la synthèse de nouveaux tissus. L'ensemble
des besoins varie en fonction de l'âge, de la nature de la synthèse et de son rendement, mais
aussi, des besoins spécifiques de chaque constituant de l'organisme. Le système digestif
présente une croissance précoce, mais sa proportion par rapport au poids de l'oiseau est de
moins en moins importante à mesure que celui ci s'approche de son poids adulte. La croissance
du squelette est plus progressive, et les membres postérieurs se déveioppenr plus vite que les
muscles pectoraux. Il faut donc tenir compte de tous ces facteurs pour estimer les besoins
nutritionnels, et pour maximiser la qualité de la carcasse (Larbier et Leclercq, 1992b).
2.3.2.1 Le hm-over protéique.
Le
« turn-over protkique » est
un phénomène qui décrit la dynamique de la synthèse et
de la dégradation simultanées des protéines. Dans le cas où la synthèse est supérieure à la
dégradation, il y a augmentation du poids corporel, l'animal est en croissance. Si la dégradation
est supérieure à la synthèse, il y a une diminution du poids corporel, ce qui est une situation à
éviter, car cela signifie que les tissus ne se régénèrent plus. Le taux de croissance est très élevé
chez les jeunes oiseaux. Cela peut provenir soit d'une forte synthèse protéique, ou bien d'une
faible dégradation des tissus. Plus un animal vieiflit, plus la différence entre la synthèse et la
dégradation diminue. C'est pour ceüe raison que le gain de poids des oiseaux adultes est
propomonnellement plus faible que celui des jeunes poussins (NRC, 1994). Le poids des
oiseaux augmente avec l'âge, et inversement, le gain de poids diminue avec le vieillissement
Les besoins en protéines varient en fonction de l'âge des oiseaux, car les besoins d'entretien et
de croissance ou de production varient en fonction de leur stade physiologique.
2.3.3 Métabolisme des glucides.
2.3.3.1 La glycolyse.
La glycolyse est une voie métabolique utilisée par l'organisme pour transformer le
glucose en pyruvate et en lactate. Mais pour atteindre ceüe voie métabolique, le glucose doit
d'abord être phosphorylé. Le pyruvate peut par la suite être métabolisé en acéty1-CoA, lequel
peut par la suite entrer dans le cycle de l'acide citrique où il sera oxydé en CO, et en B O et ainsi
libérer de l'énergie sous forme d7ATP(Mayes, 1989a).
La glycolyse est présente dans toutes les cellules de l'organisme. Elle peut se faire soit en
milieu anaérobique ou en milieu aérobique. Dans les deux cas, les réactions sont les mêmes. les
produits terminaux sont identiques. Il faut cependant noter que la glycolyse anaérobique doit
dégrader plus de glucose pour donner la même quantité d'énergie (Mayes, 1989b).
Le glycogène est la piincipale forme de réserve glucidique chez les animaux. Le
glycogène est une source de glucides rapidement disponible pour la glycolyse, surtout pendant
un court jefine ou entre les repas. Quand les besoins se font sentir, le glycogène est transformé
en glucose sous l'action de la phosphorylase. Cette libération de glucose entraîne une
augmentation de la glycémie sanguine (Mayes, 1989~).
2.3.3.2 La gluconéogénèse.
La gluconéogénèse est l'ensemble des mécanismes responsables de la conversion de
substances non glucidiqua en glucose. Les sources principales de précurseurs pour cette voie
métabolique sont les acides aminés glucoformateurs, le lactate, et le glycérol (Mayes, 1989d). Il
faut noter que la gluconéogénèse mobilise des acides aminés qui ne seront alors plus disponibles
pour la synthèse protéique. Cette diversion des acides aminés qui étaient destinés à la synthèse
de tissus peut nuire aux performances zootechniques des oiseaux.
A l'éclosion, le poussin passe d'un aliment riche en lipides, le jaune d'oeuf, à un aliment
riche en glucides, les céréales. Pendant les derniers jours de l'incubation, le poussin utilise la
gluconéogénèse pour transformer les lipides en sucres. Il peut ainsi supporter les
différenciations et la maturation de ses tissus (Hazelwood, 1986). La gluconéogénèse du poulet
se fat dans les cellules du foie où il apparaît une préférence pour le lactate, suivi du pyruvate
puis du glycéraldéhyde et enfin du fructose. Comparativement aux mammiferes, l'alanine est
peu utilisé comme source de glucose par les oiseaux.
2.3.4 Métabolisme des lipides.
Les acides gras sont une forme de mise en réserve d'énerpe chez les oiseaux. Les
surplus énergétiques provenant de l'alimentation sont stockés sous forme d'acides gras dans
différentes parties de l'organisme. Chez des poulets de chair âgés de 41 à 60 jours, 42% des
lipides corporels totaux se retrouvent associés à la peau, 24% au squelette, 22% aux viscères,
dont 15% sont dans la masse de gras abdominal et 8% sont présents dans les muscles
(Hakanson et al., 1978 cité par Nir et al., 1988). Le gras abdominal représente de 10 à 20 % des
lipides totaux chez Ie poulet de chair (Becker et al., 1979; Leeson et Surnmers, 1980). La
quantité de gras abdominal est fortement correlée (r=i-û.92) avec la quantité de gras corporel,
(Delpech et Ricard, 1965)et il est ainsi possible de l'utiliser pour estimer la quantité de gras de la
carcasse des poulets de chair.
Comme les aliments des poulets sont riches en céréales, les surplus énergétiques
alimentaires sont présents principalement sous forme d'amidon. Le métabolisme des oiseaux
permet donc de transformer l'énergie contenue dans les glucides alimentaires et de Ies mettre en
réserve sous forme d'acides gras corporels. Le mécanisme employé à cette fin est la lipo génèse.
Le glucose, à la suite de plusieurs réactions enzymatiques, produit du pyruvate. Ce
dernier est transformé en acétyl-CoA par le cycle de l'acide citrique. L'acétyl-CoA es: l'unité de
base dicarbonée nécessaire à la synthèse des acides gras (Mayes, 1989e). C'est pRncipalement
dans les cellules hépatiques (hépatocytes) que la lipogénèse se produit chez les oiseaux. Les
cellules du tissus adipeux ont une activité de synthèse réduite. Pour la synthèse des acides gras,
les cellules hépatiques uàlisent l'hydrogène du NADPH-H+et de l'énergie provenant de I'ATP.
Une différence e n m les mammiferes et les oiseaux est que ces derniers synthétisent une plus
grande proportion d'acides gras désaturés (Larbier et Leclercq, 1992a).
Les réserves adipeuses peuvent être mobilisées et fournir de l'énergie quand les besoins
de l'oiseau augmentent Dans ce cas, les triacylglycérois présents dans les tissus adipeux
subissent la lipolyse pour fournir des acides gras libres (AGL). Ces derniers sont par Ia suite
transformés en acétyl-CoA par oxydation. De là, ils peuvent êtres disponi3les soient pour le
cycle de l'acide citrique ou bien pour la synthèsz de corps cétoniques (Mayes, 198%). A titre
d'exemple, une molécule d'acide palmitique, oxydée par cette voie métabolique, produit 13 1
Liaisons riches en énergie.
Le métabolisme des oiseaux est capable de s'adapter aux dinérentes conditions
énergétiques de l'organisme. Suite à un repas, les excès d'énergie sont mis en réserve dans les
sites de stockage. Mais en cas de besoin pour le métabolisme basal, pour la croissance ou la
production, l'organisme dispose de mécanismes pouvant mobiliser l'énergie nécessaire au bon
fonctionnement de ces activités métaboliques. Ainsi, les glucides, lipides et acides aminés
peuvent êtres dirigés vers différentes voies métaboliques selon l'état physiologique de l'animal
(Figure 2.2).
2.3.5 Besoins énergétiques en fonction de L'âge des oiseaux
L'âge de l'oiseau joue un rôle important sur la détermination des mises en réserve. En
effet, l'âge influence le développement et lu besoins de l'animal (NRC, 1994; Scott et al.,
1982). Un jeune poussin en pleine croissance n'a pas la même activité métabolique qu'un coq
adulte (Atiia et al., 1995; Moran, 1995). Un oiseau adulte ayant complété sa croissance n'a
besoin que de maintenir son métabolisme basal. Ses organes sont développés, son squelette et
ses muscles ont atteint leur maturiré. Dans le cas de jeunes poulets, la croissance des organes,
des muscles et du squelette continue de demander des apports nutritionnels proportionnellement
plus importants. Remignon et al. (1994) ont observé des différences dans le développement des
muscles entre des poulets de 11 et 55 semaines. Acar et al. (1993) ont noté des différences de
concentration dans l'ADN des muscles de la poitrine entre des poulets de O et 12 semaines.
Les besoins protéiques des jeunes oiseaux sont supérieurs à ceux des oiseaux adultes
(Salmon et al., 1983). Dans le cas du poussin en croissance, une grande partie de l'énergie est
dépensée pour la synthèse protéique de nouveaux tissus. Comme chez l'adulte, la production de
nouveaux tissus est très faible, les besoins protéiques sont réduits et les excédents énergétiques
des protéines sont convertis en réserves lipidiques. C'est une des raisons pour laquelle l'animal
adulte dépose plus de gras dans sa carcasse (Mallard et Douaire, 1988).
2.4 Méthodes utilisées pour modifier la qualité de la carcasse
2.4.1 La restriction alimentaire et le gain compensatoire
Le phénomène de gain compensatoire, ou de rattrapage, a été décxit pour la première fois
par Osborne et Mendel en 1915. Chez les animaux ayant subi une privation alimentaire, ce qui
leur cause un retard de croissance, il est possible d'observer, à la suite de la réalimentation, une
accélération anormale de la croissance (Botiman, 1955).
On peut noter que des poulets ayant subi une période de restriction mentaire
rattrappent, et dans certains cas, dépassent le poids des poulets non-restreints après le retour à
une alimentaton normale. Deux hypothèses ont été proposées pour expliquer ces variations de
croissance. La première stipule qu'il existe un poids cible que l'organisme doit atteindre à un âge
donné. Dans ce cas, c'est le système nerveux cenaal qui serait responsable du gain
compensatoire (Mosier, 1986, cité par Guenter et Campbell, 1995). La deuxième hypothèse
repose sur la théorie du contrôle périphérique. Cette hypothèse stipule que le niveau d'ADN
présent dans les tissus serait responsable de la commande de croissance de ces derniers après un
retard dans leur développement (Winick et Noble, 1966, cité par Guenter et Campbell, 1995).
De nombreuses études ont été faites sur le gain compensatoire, en particulier dans le but
de réduire le gras de la carcasse, mais aussi pour améliorer l'efficacité alimentaire des poulets de
chair modernes. Plusieurs nutriments présents dans l'alimentation ont été manipulés pour
engendrer un retard de la croissance chez les poulets de chair. Après un retour à une alimentation
adéquate, le gain compensatoire apparaît rapidement. Ces manipulations comprennent: la
restriction des protéines, de l'énergie ou encore de L'aliment au complet. Les apports protéiques
sont très importants pour la croissance rapide des poulets de chair modernes. Le niveau de
protéines présent dans l'alimentation innuence m e m e n t la vitesse de croissance des oiseaux.
Moran (1979) a observé un gain compensatoire chez des poulets restreints en protéines
(16%) de deux 2 cinq semaines d'âge. Les poulets restreints étaient moins lourds à cinq
semaines que ceux recevant l'aliment à 20% de protéines. Cependant, à sept semaines d'âge,
après réalimentation des oiseaux restreints, les deux groupes de poulets avaient le même poids.
Zubair et Leeson (1994) ont f i g é une restriction alimentaire d'une durée variable à
partir de six jours d'âge, à des poulets de chair avec un aliment contenant 11% de protéines. Les
auteurs ont constaté que la durée de la resuiction n7afTectaitpas le gain compensatoire et que les
poulets restreints le plus longtemps avait la plus petite quantité de gras abdominal à 42 jours
d'âge. De plus, les oiseaux restreints atteignaient le même poids, après réalimentation, que les
oiseaux non restreints.
Santos et al., (1995) ont réalimenté de 14 à 20 jours d'trge avec des aliments riches en
protéines (21 à 35%) des poulets de chair ayant subi une restriction alimentaire du type << skip-a-
day D pendant la deuxième semaine d'âge. Leurs résultats montrent que plus la réalimentation en
t
protéines est élevée, plus la quantité de gras abdominal à rabattage diminue, tout en d o ~ a n des
poulets de poids identique à ceux des poulets non restreints.
Mais il faut constater que dans certains cas, le gain compensatoire se manifeste de façon
différente. Deaton (1995) a restreint des poulets de chair de 90 à 60% de la quantité consommée
ad libitum, de sept à 14 jours d'âge. L'auteur a constaté une amélioration de l'efficacité
alimentaire à 41 jours d'âge de la part des oiseaux restreints, mais aucune amélioration au niveau
du gras abdominal.
Summers et al. (1990) ont fait subir à des poulets une restriction alimentaire de 7 à 14
jours d'âge, mais ils n'ont constaté aucune différence dans le gras abdominal et aucune
amélioration de I'efficatité alimentaire.
Plamick et Huiwitz (1988) ont infligé à des poulets de chair une restriction alimentaire
précoce dès 3 jours d'âge, pendant une période de 3 à 7 jours. Les auteurs rapportent une
réduction du gras abdominal et une amélioration de l'efncacité alimentaire, avec des poids
identiques à ceux des poulets non restreints à 56 jours d'âge.
Selon Cartwright et al. (1986) la diminution du gras observée à la suite d'une restriction
ahentaire serait la conséquence de l'arrêt de l'hyperplasie des adipocytes. La croissance
accélérée que les oiseaux restreints démontrent lorsqu'ils sont réalimentés accroît leurs besoins
énergétiques. Fontana et al. (1993) suggèrent que les lipides de la carcasse sont mobilisés pour
foumir l'énergie nécessaire aux besoins supplémentaires engendrés par le gain compensatoire.
Cet apport d'énergie supplémentaire, via les lipides du gr= abdominal, permet une diminution
de la dégradation protéique. Ainsi les protéines sont u t i l i s h pour la synthèse de nouveaux
tissus et ne sont pas dégradées pour fournir de l'énergie.
2.4.2 Dilution énergétique
L'énergie est un des facteurs économiques le plus important pour la croissance des
volailles. Les besoins énergétiques sont complexes et ils sont comblés par plusieurs sources
alimentaires: lipides, glucides et protéines. De plus, l'énergie est digérée et utilisée de façons
différentes par l'organisme des oiseaux. Tous ces paramètres rendent l'estimation des besoins
énergétiques difficile (Classen et Stevens, 1995).
L'énergie a été associée à la prise alimentaire, car selon les recherches faites dans le
passé, les oiseaux mangent d'abord pour combler leurs besoins en énergie nécessaire pour
l'entretien, puis ensuite pour le développement de leur organisme. Cela s'exprime par une
augmentation de la prise alimentaire en présence d'aliments pauvres en énergie et par une
diminution de la quantité ingérée lorsque l'aliment est riche en énergie (Gous et Kleyn, 1989).
La dilution énergétique de l'alimentation des poulets de chair est une méthode employée
pour contrôler le dépôt de gras dans les carcasses. Keren-Zvi et al. (1990) ont alimenté des
poulets de chair sélectionnés pour la quantité de gras abdominal avec des alllnents isoprotéiques
contenant 12.3 et 13.4 M m g . Ils ont constaté que l'aug~nentationde l'énergie alimentaire
s'accompagnait d'une augmentation de la quantité de gras abdominal. Cependant, les auteurs
insistent sur l'importance de la nature des sources de gras utilisées dans la formulation des
aliments car elles peuvent faire varier les résultats.
Leeson et al. (1992) ont dilué jusqu'à 50% la densité énergétique de l'aliment de pouleü
de chair, âgés de 35 jours, avec du sable et des écailles d'avoine. Les auteurs rapportent qu'à la
suite de la dilution énergétique, le poids corporel des poulets diminuait Mais après une période
d'adaptation, ces demien augmentaient leur prise alimentaire, ce qui leur permettaient d'être
aussi lourds que les oiseaux témoins recevant un alunent conventionnel. De plus, la dilution
énergétique jusqu'à 1606 kcal EMIkg permeüait de diminuer le gras abdominal sans affecter le
poids des poitrines et de la carcasse des poulets à l'abattage. Cene capacité d'ajustement de la
part des poulets à augmenter leur prise alimentaire s'accompagne d'une modification du tube
digestif. En effet, l'augmentation de l'ingestion augmente l'efficacité de la digestion (Teeter et
Smith, 1985). De plus, Leeson et al. (1996a) ont observé la capacité des poulets de chair à
maintenir leur prise énergétique avec un aliment contenant 2700 kcal E m g . Si la concentration
en prot6ines est constante entre les aliments dilués, l'augmentation de la pnse alimentaire
s' accompagne d' une augmentation de l'ingestion de protéines, laquelle est responsable de la
diminution du gras abdominal (Jackson et al., 1982, cité par Leeson et al., 1996a).
2.4.3 La variation du taux de protéines
La fonction de la partie protéique de l'aliment est de fo&
les acides aminés nécessaires
à la croissance et au maintien des tissus. Le niveau d'ingestion de protéines est relié à la prise
alimentaire et ainsi dépend en bout de ligne de l'énergie métabolisable contenue dans l'aliment.
La vanation de la fraction protéique de l'aliment est une méthode employée pour
influencer la qualité de la carcasse des poulets de chair, en particulier pour diminuer la quantité
de gras (Bedford et Summer, 1985). Comme mentionné précédemment, les protéines qui sont
en excès dans l'organisme ne peuvent pas être mises en réserve et sont plutôt catabolisées pour
produire de l'énergie. Cependant, ce processus de fabrication d'énergie est plus coûteux que
celui utilisant les lipides ou les glucides. Dans le cas de la dégradation des protéines, il y a
libération d'éléments azotés qui sont toxiques pour l'organisme à certaines concentrations. C'est
pour cela qu'ils doivent êtres excrétés. Ce processus fait appel au cycle de l'acide urique
(RodweU, 1989a). Cette production d' acide urique nécessite une source d 'énergie qui en général
provient des réserves lipidiques. Donc, une alimentation riche en protéines entraîne une dépense
énergétique supplémentaire (Rodwell, 1989b) .
Yamazaki et d., (1996) ont observé une niminution de 10 à 20% de l'excrétion azotée
lorsque la concentration en protéines dans l'aliment passait de 21 à 19%, chez des poulets de
chair âgés de 14 jours, et cela sans affecter les performances des oiseaux. Cependant, cette
diminution des protéines alimentaires s'accompagnait d'une augmentation du gras abdornind
Salmon et al., (1983) ont noumi des poulets de chair avec des aliments isoénergétiques
contenant de 20 à 24% de protéines et de 16 à 22%de protéines pour les périodes de démarrage
et de finition, respectivement Les auteurs ont constaté que l'augmentation de la concentration
des protéines alimentaires au démarrage ameliorait le gain de poids et l'efficacité alimentaire,
alors que pendant la finition, l'augmentation des protéines n'améliorait que lrefficacit6
alimentaire mais diminuait le gras abdominal, tout en augmentant la quantité de viande sur la
carcasse.
Les différentes lignées de poulets de chair réagissent de la même façon aux variations
protéiques de leur alimentation. C'est le cas des lignées grasses et maigres de poulets. Mais il
faut noter que les lignées maigres transforment plus facilement les protéines alimentaires en
protéines tissulaires (Leclercq et al, 1980). Ces deux types de lignées diminuent leur gras
abdominal et augmentent leur efficacité alimentaire quand la protéine de l'aliment augmente.
Leclercq (1983), a obtenu ces résultats en augmentant la concentration protéique de 15 à 2 1%
chez des poulets de chair âgés de 3 à 8 semaines. D'après l'auteur, les oiseaux gras détournent
plus d'acides aminés vers la synthèse lipidique ou vers la production de chaleur
comparativement aux oiseaux maigres. Ceci a pour conséquence d'augmenter les besoins
d'entretien des oiseaux gras. À l'inverse, une diminution de la protéine dans l'aliment enaaîne
une augmentation du gras abdominal et une diminution des performances alimentaires.
Également, une trop forte concentration en protéines n' apporte pas nécessairement de
meilleurs résultats. Holsheimer et Veerkamp (1992) ont comparé les performances de poulets de
chair âgés de zéro à 6 semaines recevant des aliments contenant de 23 à 33% de protéines. Les
auteurs ont remarqué qu'il était inutile, voir néfaste, de suralimenter en protéines. De meilleurs
gaios étaient obtenus avec 23% de protéines. La surconsommation de protéines chez le poulet de
chair diminue I'utilisation de la protéine par l'organisme. De plus, des concentrations élevées en
protéines entraûient une augmentation des coûts de production.
2.4.4 Variation du rapport Énergie: Protéines.
Une autre méthode utilisée pour contrôler la quantité de gras dans la carcasse chez le
poulet de chair est la variation du rapport 6nergie:protéines. Une diminution de ce rapport permet
de réduire la déposition du gras abdominal des poulets de chair (GrifTith et ai., 1977; Leeson et
al., 1988).
Leeson et aL(1996b) ont utilisé des rapports énergie:protéines variant de 3210 kcal
EMlkg avec 18% de protéines à 1605 kcal EMkg avec 9,0% de protéines. De telles réductions
déclenchent une augmentation de la prise alimentaire de la part des poulets. À l'abattage, les
poulets avaient le même poids, mais le gras abdominal dimiouait avec la diminution du rapport
énergîe:protéines.
Sizernore et Siegel, (1993) ont employé des rapports de 3190 kcal EM/kp:28,9% de
protéines et 27 11 kcal EM/kg:ZO% de protéines. Les auteurs ont constaté que l'augmentation du
rapport énergie:protéines par une augmentation de l'énergie ou par une diminution de la protéine
dans l'aliment entraînait une plus forte déposition de gras dans la carcasse.
En plus d'augmenter le gras abdominal, l'élévation du rapport énergie:protéines influence
la composition lipidique du foie. Ainsi il est possible d'observer une augmentation de la
concentration des acides palmitique et oléique et une réduction des acides stéariques et
linoléiques hépathiques lorsque le rapport énergïe:protéïnes de l' aliment augmente (Bartov,
1996).
Ainsi, la réduction du rapport énergie:protéines permet de diminuer la déposition de gras
dans la carcasse des poulets de chair. Une augmentation de la protéine entraûie une plus forte
dépense d'énergie due à la synthèse d'acide urique. D'autre part, une diminution de l'énergie
cause une diminution du gras et une augmentation de la prise alimentaire qui peut également
résulter en une augmentation de l'ingestion de protéines meson et al., 1996a).
2.5 Innuence de la génétique sur la croissance et la composition de la
carcasse des poulets de chair
Depuis l'apparition il y a 50 ans de la sdection génétique moderne, les lignées de poulets
ont été spécialisées en fonction d'une production cible. Les lignées lourdes furent destinSes à la
production de viande et les lignées légères pour la production d'oeufs.
Le facteur génétique joue un rôle important sur la production, car il influence le
métabolisme des oiseaux. La différence entre les poulets de chair et les pondeuses se situe au
niveau du poids et au niveau du développement des organes (Plavnîk et Hurwitz, 1983). k
développement des organes comme les reins, les intestins, le foie est plus rapide et plus
important sur une base de poids vif chez les pondeuses (PlaMik et Hunvitz, 1983). Cependant,
les poulets de chair ont une croissance musculaire plus élevée et déposent plus de gras dans leur
carcasse (Plavnik et Hurwitz, 1983; Shires et al., 1987). Parce que leur croissance est plus
faible et leur déposition de gras moins grande, les pondeuses ont des besoins énergétiques
inférieurs de 39% à ceux des poulets de chair (Plavnik et Hurwïtz, 1983).
Les différentes lignées de poulets de chair divergent aussi l'une de l'autre par la
répartition de leur utilisation énergétique. Les gros poulets de chair se'lectiomés pour une forte
production de viande dépensent plus d'énergie à synthétiser de la protéine musculaire que les
lignées de poids inférieur. Cependant, leur tube digestif est moins développé que celui des petits
poulets, et cela malgré les grandes quantités de nourriture ingérées (Kaminska, 1979; cité par
Shalev, 1995).
Sùemore et Siegel (1993), ont comparé les performances de Lignées à croissance lente et
rapide. Les auteurs ont observé des efficacités alimentaires et des gains de poids différents et
meilleurs chez les lignées à croissance rapide. Ces dernières étaient plus lourdes et avaient les
carcasses les moins grasses sur une base de pourcentage du poids vif. Les poulets de chair à
croissance lente avaient moins de gras abdominal, en gramme, et leur carcasse contenait plus de
protéines (sur une base de pourcentage du poids W. Une différence dans l'activité lipogénique
hépatique entre les lipées peut être responsable de la forte ingestion des lignées à croissance
rapide (Newcombe et March, 1988).
Lewis et al. (1997) ont étudié les performances et le comportement de poulets Label
Rouge et de poulets de chair standards britaniques, dans leur système de production respectif.
Les deux lignées étudiées étaient différentes pour la vitesse de croissance. Les performances des
poulets standards étaient supérieures pour le gain de poids et pour l'efficacité alimentaire. Mais
les différentes parties de la carcasse des deux lignées présentaient peu de différences
significatives. Les deux lignées, donnaient des poids de carcasse identiques lorsqu'élevées dans
leur système de production respectif Les auteurs ont remarqué que la lignée rapide était adaptée
à une alimentation riche en énergie, nécessaire pour combler les besoins d'une croissance rapide.
L'inverse pour la lignée à croissance lente a été vérifié. Ces deux lignées avaient des
comportements différents. Les poulets Label Rouge étaient plus actifs que les poulets standards.
Cette observation peut en partie expliquer les diFîérences de performance et de carcasse entre les
deux lignées. La lignée la plus active dépense plus d'énergie pendant ses activités, ce qui
diminue la quantité d'énergie disponible pour le développement des muscles. Cette dif%érence
d'activité peut aussi être responsable des différences organoleptiques entre les lignées lentes et
rapides. La mortalité était nulle pour les oiseaux Label Rouge et elle était de 11% pour les
oiseaux standards. Le système de production et la génétique sont responsables des differences
dans le taux de mortalité. D'après les auteurs, les poulets Label Rouge présentaient moins de
problèmes de pattes et de troubles métaboliques en fin d'élevage. L'ossature des poulets Label
Rouge est plus forte que celle des poulets standards, avec un pourcentage d'os par rapport à la
carcasse plus élevé.
A la suite de cette étude, fi est possible de différencier les effets des deux programmes
alimentaires, Standard et Label. Un aliment Standard, riche en énergie, permettrait d'amelorer
les performances des oiseaux. Cet aliment donne de meilleurs gains et une meilleure conversion
alimentaire, en raison de gains supérieurs et d'une prise alimentaire réduite. Une alimentation
riche en énergie combinée avec des sous-produits animaux et des antibiotiques permet de
maximiser le potentiel génétique des poulets de chair modernes. Le poulet de chair moderne est
de ce srpe d'aliment Malgré cela, les programmes
capable d'utiliser les excédents énergétiq~~es
alunentaires des poulets de chair modernes entraînent une déposition de gras non négligeable
dans la carcasse. Il faut donc trouver le juste milieu entre un aliment assez riche en énergie pour
exploiter la génétique des poulets, sans causer un dépôt de gras excessif qui nuirait à la qualité
finale du produit.
Par contre, une alimentation contenant moins d'énergie est plus adaptée à des lignées de
poulets à croisance lente, car ces dernières ont des besoins énergétiques inférieures à ceux des
lignées à croissance rapide. L'utilisation d' alimen~riches en énergie, comme 1' aliment
Standard, entrakerait une augmentation de la déposition de gras dans les carcasses, car les
lignées lentes seraient en présence d'excédents énergétiques qui seraient mis en réserve sous
forme de gras.
2.6 Conclusion
L'uàlisation de programmes alunentaires du type Label, sans antibiotiques et sans
sous-produits animaux peuvent séduire une part du marché nord améncaio. Ce qui s'est passé à
la suite de la crise de la vache folle en Europe, illustre l'intérêt potentiel des programmes
alimentaires de type Label. Les consommateurs européens ont augmenté leurs achats de produits
Label car ces derniers étaient nomis avec de tels programmes alimentaires.
La vitesse de croissance infiuence les performances générales des poulets de chair. Plus
la croissance est rapide, plus l'eficacité alimentaire s'améliore, et plus le rendement de carcasse
est élevé.
Il semble donc à première vue que les poulets à croissance lente présentent peu
d'avantages pour l'industrie avicole nord américaine. Cependant si l'on observe le modèle
fiançais, on s'aperçoit que les poulets à croissance lente sous l'appellation
<<
Label Rouge »
jouissent d'une excellente réputation auprès des consommateurs. Ces poulets sont reconnus
pour leurs qualités organoleptiques supérieures. En cette fin du vingtième siècle, où les
consommateurs sont de plus en plus préocupés par la qualité des produits qu'ils achètent et avec
la pression grandissante des groupes environnementalistes; la disponibilité d'un produit de
qualité, avec une image du
<<
bon poulet d'antan
»
constituerait un avantage certain pour le
secteur avicole. Cependant une réglementation précise et sévère s'impose et une éducation des
consommateurs sera nécessaire. Car si l'industrie avicole veut parvenir à vendre ces podets à
croissance lente plus cher, elle devra d'abord construire la réputation de son produit
Si les poulets de chair à croissance rapide sont destinés aux marchés de la découpe et du
poulet entier, les poulets à croissance lente sont plutôt destinés au marché du poulet entier, car
leur carcasse est plus petite. C'est pour cette raison que les producteurs qui voudraient s'engager
dans la production de poulets à croissance lente devraient d'abord s'assurer qu'un tel marché
leur est facilement accessible.
Présentement une part du marché nord américain est occupée par les poulets dit
«
de
grains ». Mais pour ce type de production, l'industrie avicole nord américaine utilise des lignées
standards non adaptées à ce genre de production. Le but de cette recherche est de déterminer les
lignées à croissance lente pouvant améliorer la qualité de Ia carcasse, sans détériorer les
performances des poulets de chair modernes- Mais aussi de déterminer quel programme
alimentaire est le plus approprié aux lignées standards et lentes pour un élevage en amérique du
nord.
Énergie brute de
l'aliment
Énergie non digestible
(O à 30 % de E.B.)
4f
Énergie digestible
Énergie urinaire
(5 à 15% de EDJ
Énergie d'entretien
(40 à 100%de E.M.)
't
Énergie nette d'entretien
Métabolisme de base
Thermogenèse adaptative
Activité physique
Énergie de production
(O à 60%de E.M.)
r
de production
(10 à 60%de
production)
+
Énergie nette de production
Energie des produits
Figure 2.1: Schéma de partition des flux énergétiques chez l'oiseau (valeurs moyennes)
(Larbier et kclercq, l992b).
Lipides
Glycog&ne
Glucose
Sérine
,
3. t
.Triose-P
Lactate
Tryptophane
'Pctose
> GlycQol 3-P
Z
Pyruvate
,Alanine
'Inreonine
Acetyl-CoA
'r
ïsoleucine
Lysine
Phenylalanine
T'yrosine
Leucine
Hydroxyproihe
JI
Ph6nylalanine
\1
Tyrosine+-
Cycle de l'acide citrique
mimuate
Citrate
t
1soleucine
k
r
Propionate
'r
Propionate
Methionine
Figure 2.2: l[nterconversion des plus importants constituants de l'alimentation (Mayes, 1989e).
2.7 Liste des ouvrages cités
Ac-,
N., E.T. Moran, Jr., and D.R. Mulvaney, 1993. Breast muscle development
of commercial broilers from hatching to twelve week of age. Poultry Sci. 72:3 17-325.
Agriculture et Agroalimentaire Canada, (consulté en Avril 1998). Revue du marché
avicole, 1997. Direction des services à l'industrie agricole. httpY/www.agr.ca/mis b/a.isdlpoultryf
Agriculture et Agroalimentaire Canada, (consulté en .avril 1 99 8). Poultry industry
profile.
Marketing
Poiicy
Division,
Policy
Branch.
httpY/WWW. agr-cdmisb/aisd/poultry/prof95. h m
Attia, Y.A., W.H. Burke, K.A. Yarnani, and L.S. Jensen, 1995. D d y energy
allotments and performance of broiler breeders 1. Males. Podtry Sci., 74: 247-260
Barewal, S. 1994. Analyse de la compétitivité du secteur du poulet à griller au Canada
Direction générale des politiques, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Document de travail
6/94.
Bartov, 1. 1996. Interrelationship between the effects of dietary factors and feed withdrawal
on the content and composition of liver fat in broiler chicks. Poultry Sci., 75632-641Becker, W.A., J.V. Spencer, L.W. Mirosh and J.A. Versyrate, 1979. Prediction
of fat and fat-free live weight in broiler chickens using backskio fat, abdominal fat, and live
body weight Poultry Sci. 58335-842.
Bedford, M.R., and J.D. Sumrner, 1985. Influence of the ratio of essential and non
essential amino acids on performance and carcass composition of the broiler chick. Br. PoultSci. 26:483-49 1.
Bohman, V.R. 1955. Compensatory growth of beef cattle. The effect of hay rnaturity. I.
anim. Sci., 14:249-255.
Brant, A.W. 1979. Poultry meat quality in relation to consumer requirement. Proceeding of
the joint, 15th Poultry Science Symposium and 4th European Symposium on poultry quality.
Br. Poult. Sci.
Cartwright, A.L., J.P. McMurtry, and 1. Plavnik, 1986. Effect of early feed
restriction on adipose celluianty of broilers. Poultry Sci., 65 (suppl. 1): 21 (abstr).
Chambers, J.R. 1990. Genetics of groowth and meat production in chickens. Pages 599643. dans:Poultry Breeding and Genetics, R-D: Crawford, éd. Elsevier New-York.
Chambers, J.R., J.S. Gavora, and A. Fortin, 1981. Genetic changes in meat-type
chicken in the last twenty years, Can. J. Anim. Sci. 6 1:S55-563.
Classen, H.L., and J.P. Stevens, 1995. Nutrition and growth. Pages 79 à 99. Dans:
World Animal Science, Cg, Poultry Production. Hunton, P. éd Elsevier New-York.
Dallaire, M., F.G. Silversides, P. Villeneuve, and M.R. Lefrançois, 199 3.
Interaction between broder strain and feed densisr on parameters associated with the ascites
syndrome. Poultry Sci., 72 supplement 1:9.
Deaton, J.W. 1995. The cffect of early restriction on broiler performance. Poultry Sci.,
74: 1280- 2286.
Delpech, P., et F.H. Ricard, 1965. Relation entre les dépôts adipeux viscéraux et les
lipides corporels chez le poulet. Am. Zootech. 14:1 81-189.
Fontana, E.A., W.D. Weaver, D.M. Denbow, and B.A. Watkins, 1993. Early
feed restriction of broilers: effects on abdominal fat pad, liver, and gizzard weights, fat
deposition, and carcass composition. Poultry Sci., 72:234-250.
Gous, R.M., and FJ. Kieyn, 1989. Response of laying hens to energy and amino acids.
Pages 198 à 211. dans: Recent developments in poultry n u ~ t i o n .Cole, D.J.A., and W.
Haresign, Buttenvorth, London.
Griffiths, L., S. Leeson, and J.D. Summers, 1997. Fat deposition in broilers: Effect
of dietary energy to protein balance and eady Iife caloric resniction on productive performance
and abdominal fat pad size. Poultry SQ., 56:638-646.
Guenter, W., and L. D. Campbell, 1995. Comparative feeding prograrns for growing
poultry. Pages 101-118. Dans: World Ammat Science, Poultry production Cg. Hunton, P. éd.
Elsevier, New-York.
Hazelwood,
R.L. 1986. Carbohydrate metabolism. Pages 303-325. Dans: Avian
Physiology, Fourth edition. Sturkie, PD.,éd. Kingsport Press. Tenessee.
Holsheimer, J.P., and C.H. Veerkarnp, 1992. E f k t of dietary energy, protein, and
lysine content on performance and yields of two strains of male broder chicks. Poultry Sci.,
7 1:872-879.
JulI, M.A. 1943. Successhil poultry managrnent Page 72. Mc Grownhill Book Compagny,
hc., New-York.
Keren-Zvi, S.,
1. Nir, 2. Nitsan, and A. Cahaner, 1990. Effect of dietary
concentration of fat and energy on fat deposition in broilers divergendy selected for high or low
abdominal adipose tissues. Br. Poult Sci., 3 1:5Oî-5 16.
Koehl, P.F. 1995. Evduation des performances techniques et des coûts de production en
élevage de volailles de chair. ITAW, Journée nationale volailles de chair. Rennes, France.
La fédération canadienne de I'agriculture, (consulté en mai 1998). La production
agricole. http://www.cfa-fca.ca/fr.comm.htm
Larbier, M. et B. Leclercq, 1992a. Nutrition et alimentation des volailles. Pages 63-90.
Institut National de la Recherche Agronomique. Paris.
Larbier, M. et B. Leclercq, 1992b. Nmition et alimentation des volailles. Pages 9 1-118.
Institut National de la Recherche Agronomique. Paris.
Leclercq, B. 1983. The innuence of dietary protein content on the performance of geneticalIy
lean or fat growing chickens. Brit Poult Sci., 24: 581-587.
Leclercq, B. J.C. Blum, and J.P. Boyer, 1980. Selecring broilers for low or high
abdominal fat: Initial observations. Bnt. Pouk Sci., 2 1: 107- 113.
Leeson, S. and J.D. Summers, 1980. Production and carcass characteristics of the
broiler chicken, Poultry Sci. 59:786-798.
Leeson, S., J.D. Summers, and L. Caston, 1992. Response of broilers to feed
restriction or diet dilution in the f ~ s h eperiod.
r
Poultry Sci., 71:2056-2064.
Leeson, S., L. Caston, and J.D. Sumrners, 1988. Response of male and female
broilers to diet protein. Can. J. Anim. Sci., 68:88 1-889.
Leeson, S., L. Caston, and J.D. Summers, 1996a. Broiler response to diet energy.
Poultry Sci., 75529-535.
Leeson, S., L. Caston, and J.D. Summers, 1996b. Broiler response to energy or
energy and protein dilution in the finisher diet. Poultry Sci-, 75522-528.
Lewis, P.D, G.C. Perry, L.J. Farmer, and R.L.S. Patterson, 1997. Responses of
two genotypes of chicken to the diets and stocking densiàes typical of UK and Label Rouge
production systems: 1. Performance, behaviour and carcass composition. Meaî Science, 45:
501-516.
Mallard, J., and M. Douaire, 1988. Strategies of seleetion for leanness in m a t
production, page 3-24. Dans: Leanness in domestic birds. Leclercq.B., C.C. Whitehead. éd.
Institut National de la Recherche Agronomique. Buttworths, London.
Martin, L.,R. Westgren, L. Shrader, L. Cousineau, N. Le Roc'h, R. Paguaga,
and V. Amonor-Boadu, 1993. Aitemative business Linkage: the case of the poultry
industry. Agriculture Canada, Policy Branch, Working paper 10-93.
Mayes, P.A. 1989 a. Vue d'ensemble du métabolisme intermédiaire. Pages 160- 167. Dans:
Précis de Biochimie de Harper, 7 "= édition. D.K. Granner, P.A. Mayes, R.K. Murray, V. W.
Rodwell, éd. Les Presses de l'université Laval et Eska, Québec-Park
Mayes, P.A. 1989b. Glycolyse et oxydation du pymvate. Pages 177-184. Dans: Précis de
Biochimie de Harper, 7iheédition. D.K. Granner, P.A. Mayes, R.K. Murray, V.W. Rodweil,
éd, Les Presses de l'Université Laval et Eska, Québec-Paris.
Mayes, P.A. 1989c Métabolisme du glycogène. Pages 185-192. Dans: Précis de Biochimie
de Harper, 7 ihe édition. D.K. Granner, P.A. Mayes, R.K. Murray, V. W. Rodwell, éd. Les
Presses de l'université Laval et Eska, Québec-Paris.
Mayes, P.A. 1989d. Gluconéogénèse et voie des pentoses phosphate. Pages 193-201Dans: Précis de Biochimie de Harper, 7
édition. D.K. Granner, P.A. Mayes, R.K. Murray,
V.W- Rodwell, éd. Les Presses de l'université Laval et Eska, Québec-Paris.
Mayes, P.A. 1989e. Oxydation et biosynthèse des acides gras. Pages 222-234. Dans: Précis
de Biochimie de Harper, 7
ib" édition.
D.K. Granner, P.A. Mayes, R.K. Murray, V.W.
Rodwell, éd. Les Presses de l'Université Laval et Eska, Québec-Paris.
Mayes, P.A. 1989f. Régulation du métabolisme des lipides et des carburants tissulaires.
Pages 284-296. Dans: Précis de Biochimie de Harper, 7
it"Y
édition- D .K. Granner, P .A.
Mayes, R.K. Murray, V.W. Rodwell, éd. Les Presses de l'Université Laval et Eska, Québec-
Paris.
Ministère de I'agriculture, de la pêche et de l'alimentation, 1996. Cahier des
charges définissant les critères minimaux à remplir pour l'obtention d'un Label. Journal officiel
de la république, février 1996, Paris, France.
Moran, E.T.,Jr. 1979. Carcass quâlity changes with broiler chickens after dietary protein
restriction during the growing phase and W h i n g period compensatory growth. Pouitry Sci.,
73:229-136.
Moran, E.T.,Jr. 1995. Body composition. Pages 139-153. Dans: World Animal Science,
Poultry Production Cg.Hunton, P. éd. Elsevier, New-YorkNational Research Council 1994. Nutrient requirements of poultry. Ninth rev. ed.
National Academy Press, Washington, DC.
Newcombe, M., and B.E. March, 1988. Effects of energy source and feed access on
abdominal adipose tissue in chickens of two broiler strains. Poultly Sci., 67:766-777.
Nir, I., 2. Nistsan and S. Keven-Zvi, 1988. Fat deposition in birds. Pages 141-174.
Dans: Leanness in domestic birds. Leclercq, B. and C C . Whitehead. Institut National de la
Recherche Agronomique, Butterworths. London.
Osborn, T.B., and L.B. Mendel, 1915. The resumpUon of growdi &ter long continued
failure to grow. J. BioL Chem., 23:439.4554.
Plavnik, I., and S. Hurwitz, 1983. Organ weights and body composition in chickens as
related to the energy and amino atid requirements: effect of strain, sex and age. Poultry Sci.,
62: 152-163,
Plavnik, I., and S. Hurwitz, 1988. Early feed restriction in chicks: effect of age, duration
and sex. Poultry Sci., 67:384-390.
Rernignon, EL, L. Lefaucheur, J.C. BIum, and F.H. Ricard, 1994. Effects of
divergent selection for body weight on three skeletal muscles characteristics in the chicken. Br.
Podt. Sci.. 35:65-76.
Rodwell, V.W. 1989a. Catabolisme de l'azote des acides aminés. Pages 305 à 314. Dans:
Précis de Biochimie de Harper, 7 '= édition. D.K. Granner, P.A. Mayes, R.K. Murray, V.W.
Rodwell, éd*Les presses de l'université Laval et Eska, Québec-Paris.
Rodwell, V.W. 1989b. Catabolisme des chaînes carbonnées des acides aminés. Pages 315343. Dans: Précis de Biochimie de Harper, 7 '- édition. D.K. Granner, P.A. Mayes, R.K.
Murray, V.W. Rodwell, éd. Les presses de l'université Laval et Eska, Québec- Paris.
Salmon, R.E., H.L. Classen, and R.K. MeMillan, 1983. Effect of starter and
finisher protein on performance, carcass and meat yield of broilers. Poultry Sci. 62937-845.
Santos, N., K. Tanaka, and S. Ohtani, 1995. Early Skip-a-day feeding of female
broiler chicks fed high pro tein realimentation diets. Performances and body composition.
Podtry Sci., 74:494-SO 1.
Sauveur, B. 1997. Les critères et facteurs de la qualité des poulets Label Rouge. Productions
Anirn., 10:219-226.
Scott, M.L., C.N. Malden, and J.Y. Robert, 1982. Nutrition of the chicken, third
edition. éd. M.1. Scott & associates. Ithaca New-York.
Shaiev, B.A. 1995. Comparative growth and effciency of vanous avian species. Pages 53-
78. dans: World animal science, Cg, Podtry Production. Hunton, P. éd. Elsevier New-York.
Shires, A., J.R. Thompson, B.V. Turner, P.M. Kennedy, and Y.K. G d , 1987.
Rate of passage of corn-canola meal and corn-soybean meal diets through the gasaoinstestioal
tract of broiler and W t e Leghom chickens. Poultry SQ., 66:289-298.
Singh, N. 1993. The poultq industry. Pages 117-140. Dans: Animal production in Canada.
Martin, J., R Hudson, and B A Young. University of Albe-
F a c m of Extension.
Edmonton.
Sizemore, F.G.,
and H.S.
Siegel, 1993. Growth, feed conversion, and carcass
composition in fernales of four broiler crosses fed stater diets with different energy levels and
energy to protein ratios. Poultry Sci., 72:2216-2228.
Summers, J.D.,
D. Spratt, and J.L. Atkinson, 1990. Reseicted feeding and
compensatory growth for broilers. Poultry Sci., 69: 1855-186 1.
Teeter, R. Goy and M.O. Smith, 1985. Feed in*
effects upon gain, carcass yield and
ration digestibility in broilers force fed five feed intakes. Poultry Sci., 64:2155-2160.
Yarnazaki, M., A. Humkami, and M. Takemasa, 1996. Reduction of nitrogen
excreted from broiler chicks by feeding low-protein, amino acid-supplemented diets. Japanese
Poultry Sci. 33:4, 249-255 (Abstract).
Zubair, A.K., and S. Leeson, 1994. Effect of varying penod of early nutrient restriction
on growth compensation and carcass characteristics of male broilers. Poultry Sci., 73: 129-136.
Performance and carcass yield of Standard, Lntermediate, and Label
broilers under two different feeding programs
3.1 Abstract
A total of 6400 broilers of both sexes from 16 crosses (4 maIe luies: Starbro and Vedette
(Standard), Redbro (Intermediate) m d 166 (Label) X 4 female lines: Starbro and Vedette,
Redbro and JA57 (Label)) were raised under commercial conditions in a randomized block
design (50 birds/pen) to 10 wk of age, in 2 consecutive trials to compare growth performance
and carcass yield (CY). Two different feeding prograrns were used.
The Standard djets
contained 21, 19, 18.5 and 18% crude protein (CP) and 2930, 3100, 3235, and 3275 kcal
MUkg for the starter, grower, Gnisher 1 and 2 phases, respectively. The corresponding Label
type diets contained 21, 19, 17.5 and 17% CP, and 2930, 3000, 3085, and 3090 kcal MUkg.
Label diets were free of animal by-products. Broilers and feeds were weighed at 6 , 8 and 10 wk
for body weight (BW) and feed conversion (FC) determination and 4 broilers per pen were
sampled and slaughtered for abdominal fat (AF) and CY measuremenr Body weight differed
(Pe.05) between crosses and ranged from 1155 to 2592 g at 6 wk,from 1685 to 3628 g at 8 wk
and from 2223 to 4485 g at 10 wk of age. The highest FC ratios (1.857 vs 1.709, P<.05) at 6
wk were obtained in crosses with a Redbro, a JA57 or a 166 parent Dinerences in FC tended tc
disappear at 8 and 10 wk of age. Broilers fed the Label die& had the lightest BW and highest
FC ratios (P<.05), at 6 wk (2286 vs 2417 g; 1.786 vs 1.670), at 8 wk (2496 vs 2560 g; 2.103
vs 1.987), and at 10 wk (2446 vs 2565 g; 2.369 vs 2.1 14). Broilers fed the Standard diets had a
greater proportion of AF (3.03 vs 2.84%; 4.00 vs 3.36%, P<.05), respectively at 6 and 10 wk
and a better breast yield at 8 wk (18.75 vs 18.5096, Pc.01).
Crosses affected CY at a i l
slaughtering ages and the Standard diet produced the best resdts (Pc.05) (71.41 vs 70.89%) at
6 wk of age. In conclusion, pure Standard crosses had better growth performance and CY,
whereas the Intermediate and Label parents tended to reduce these traits. Label diet programs
decreased AF and also tended to reduce growth performance and CY.
3.2
Introduction
In the last 50 years, advances in the poultry industry have led to an increase in body
weight and a decrease in the slaughter age of the modern broiler. Broilers raised in the 1940's
weighed 1.143 kg at 12 wk of age (Jull, 1943 ). However, modem broilers can easily weigh
2.355 kg at 6 wk of age (Dallaire et al., 1993). This increase in performances results from
advances in genetics, nutrition, health and management. Aithough growth rate has increased
significantly, which means producing heavier carcasses in a shorter period of time, this progress
has also been associated with an increase in abdominal fat deposition (Brant, 1979; Chamber et
al., 1981; Chambers, 1W O ) , and with an increase in health problems and incidence of carcass
condemation (Herenda and Jakel, 1994) Also, consumers have often complained that fast
growing broilers have little flavor.
DBerent methods have ben used to decrease abdominal fat deposition: lowering energy
density of the diet, reseicting feed intake at an early age to stimulate compensatory gain
response, varying the die-
energy to protein ratio, changing the l i g h ~ gprogram, and any of
these modifications combined. Reducing energy density of the diet decreases fat deposition and
increases protein deposition in the carcass (Leeson at al., 1992; Lesson et al-, 1996). Feed
restriction followed by compensatory gain in chicks has been shown to decrease fat deposition
without S e c M g body weight and age at slaughter (Zubair and Lesson, 1994). Varying the
energy:protein ratio is frequently used to obtain similar results as the other methods (Sizemore
and Siegel, 1993). These methods have succeeded in reducing abdominal fat deposition, but
they have not irnproved meat flavor. Consumers stiu perceive chicken meat as a healthy product
when compared to other cornpetitive meats because of its low fat content (Brant, 1979). It is an
advantage that the poultry uidustry should try to maintain among consumers.
Slow growing broiler lines such as the Label Rouge broilers used in France have k e n
associated with better flavor (Martin et al., 1993). These Label rouge broilers are raised in a
free-range management system up to 12 wk of age under sûict guideLines and controls. These
lines could be used to improve consumers' satisfaction and carcass quality of North American
broilers, or to produce specials, products to be sold at a premium. Iu France, the Label broilers
are considered premium quality products and are sold at swice the standard broilers price. In
Europe, broilers with an Intermediate growth rate, which is between the Standard and the Label
broilers, ones are slaughtered at 8 wk of age while the authentic Label broilers are slaughtered at
12 w k producing carcasses of 2.090 kg and 2.150 kg, respectively (Koehl, 1995). These
broiler lines could dso be used to improve overall carcass quality.
Crossing Standard broiler h e s with Intermediate and Label lines will affect animal
performance, carcass yield, and could satisfy consumers' need for a better product. This could
result in the production of a relatively low-cost broiler for the North Amencan market by
reducing the growing period to 8 or 10 wk, compared to 12 wk for the Label. The objective of
this experiment was to determine the effects of two different feeding programs on performance,
abdominal fat deposition, and carcass yield of broilers from 16 different crosses with fast,
intemediate and slow growing rate.
3.3 Material and methods
3.3.1
Animals and management
Sixken crosses (Table l), were produced by crossing 4 male lines (Starbro, Redbro.
Vedette, and 166) and 4 female lines (Starbro, Redbro, Vedette, and JA57). These breeders were
obtained as day old chicks from Shaver Poultry Breeding Farms France1. The breeders were
housed at the University farm, Station de recherche agronomique de St-Augustin until56 wk of
age under identical conditions, according to the ISA breeders management guide (1994), and the
Canadian Council of Animal Care guidelines (1993). Hatçhing eggs were collectai at wk 32
and 44 for Trials 1 and 2, respectively, and hatched a. the same commercial hatche$
under the
same conditions.
A total of 6,400 one d old male and female birds, from the 16 crosses, were raised in
two different trials on floor pens. Fifty chicks (25 males and 25 females) were allocated to each
pen or experirnental unit in a complete randomized block design. In both trials, chicks were
randomly divided among 64 pens and given either one of the Standard or Label feeding
program.
Birds were vaccinated against Infectious Bronchitis and Marek's disease at the
hatchery. Chicks receiving the Label diet were vaccinated (~oxistac")~
through the drinking
water against coccidiosis ar 3 d of age.
Both trials were carried out in one building under the same conditions. The first trial
begau in late spring and the second started during late summer. Birds were under a 24 h Light
regimen for the Lirst 4 days and under a 23 h of light and 1 h of darimess light regimen
thereafter. Light intensity was 38, 15 and 5 lux for days 1 to 4, 5 to 11, and 12 to 70,
respectively.
Shaver Pouitry Breeding Fanns, 89330 St-Loup-dTOrgon,fiance.
'Couvoir Côte, L'Ange-Gardien,QC, JOE ZEO,Canada.
Coxistac 6% Premix (Salinornycin sodium: 6Omg/kg), Pfizer Canada Inc. P.O. Box 800, Pointe-Claire, Dorval.
QC,H9R 4V2,Canada.
Birds and feed were weighed at 6 , 8 and 10 wk of age. Feed intake, body weight gain,
feed conversion and rnortality were determined for these periods.
Two types of diets were compareci in this experiment (Table 2 ) . The Standard broiler
diet had a high energy (HE) content, and contained coccidiostats and animal by-products.
Protein b e l s were 21%, 19%, 18.5% and 18% CP and enerm levels were 2930, 3 100, 3235,
and 3275 kcal ME /kg for the starter, grower, finisher 1 and Einisher 2 phases, respectively.
The Label diet had a lower energy content (LE) with 2930, 3000, 3085, and 3090 kcal m
g
and contained of 2195, 19%, 17.5% and 17% CP., for the respective growing phases and did
not contain any cocciostats or animal by-products. Water and feed were provided ad libitum..
3.3.3
Slaughtering Procedure
Two males and two fernales were randomly selected at 6 , 8 and 10 wk from each pen to
determine carcass yield. Broilers collected at weeks 6, 8, and 10 were slaughtered foiIowing
commercial practices at the sarne commercial planti. Feathers were removed and the whole
carcasses were frozen at -20°Cu n d further dissection. Breasts, wings, dnimsticks, rhighs, and
abdominal fat pad were dissected and weighed by the same team afkr a 20 hours thawring
period in a cooler at 8OC.
3.3.4
Statistical Analysis
Data from both trials were cornbined and an andysis of variance (ANOVA)was
performed using the General Linear Models (GLM) procedure of SAS (version 6.12) from the
SAS Institute, Inc. (1997). Feed intike, growth performance, and carcass parts yield were
analysed as a randomized complete block design with diets, crosses and trials as the main
Abattoii St-Raymond, St-Raymond, QC, GOA 4GO, Canada
effects. Orthogonal contrasts were then used to discriminate the crosses effects on the measured
parameters. Cross by feed and cross by feed by sex interactions were also tested- Statistical
sigiilncance was declared at the Pe.05 level.
3.4
Results
Performance and carcass traits were compared on a market weight basis (2.0-2.5
kg).
Birds were slaughtered at 6 , 8 or 10 wk of age depending on the growth rate of each cross.
3.4.1
Growth performance
Feeding programs had an effect on growth performance. Standard feeding program
increased broilers BW whereas the Label program increased FI and FC (Pc.05; Table 4). There
was a significant effect of the feeding program on BW, FI and FC (Pe.01). Overall, the
standard feeding program produced better performances than the Label program.There was no
interaction between crosses and feeding programs.
Standard broilers showed a higher mortality rate compared to the Label broilers (Pc.0 1).
The mortality rate tended to increased with the growing rate (Table 4). Slow growing broilers
tended to show less leg problems and a lower rate of metabolic diseases (data not shown).
Signifcant differences benveen crosses for body weight (BW) were observed at
slaughter (Table 4). Feed intake (FI) and feed conversion (FC) also differed ~ i ~ c a n t l y
between crosses.
When compared on a market weight basis, standard broilers had the same BW, but lower
FI and FC (Pc.0 1; Table 4) than Intermediate broilers from crosses originahg from the JAS7
female. Standard broilers showed better performance, requiring less feed for the same weight
gain. Standard broilers had higher BW and lower FI and FC (Pc.01) than both the Label
broilers and Intermediate broilers from crosses with the Redbro fernale parent. Similady, the
Standard broilers had a higher BW, lower FI (P<.01), but the same FC than the Redbro
broilers. Among the Standard broilers, the Vedette showed a higher BW (Pc.0 1) than the
Starbro broiler but the same FI and FC (Table 4).
Redbro broilers had lower BW, FI and FC (Pc.01; Table 4) than both the Label broilers
and Intermediate broilers from crosses using the JAS7 female parent These broilers also had
lower BW and FI (P<.01), but the same FC than Intermediate broilers from crosses using the
Redbro female (Table 4). By crossing the Redbro female with males other than the Redbro,
performance of Intermediate broiler was improved.
Label broilers had a lower BW (P<.01; Table 4), the same FI and a higher FC (Pc.01)
than Intermediate broilers from crosses using the JA57 fernale parent By crossing a JA57
female with a male other than the 166, the performance of these Intemediate broilers was
improved. When compared with Intermediate broilers from crosses using the Standard fernales,
the Label broilers had lower BW and higher FI and FC (P<.01) (Table 4).
Among Intermediate broilers, crosses using the JA57 female parent had higher BW and
FI (Pc.01; Table 4) than those with a Standard or a Redbro female parent. A higher FC (Pc.0 1)
was observed with broilers from a JA57 female parent, and broilers with a Redbro or Standard
female parent had the same FC (Table 4).
From a.U the 16 crosses, the heaviest broilers were obtained with the Vedette x JA57
cross and the lightest came from the Redbro x Redbro cross. The highest FI was obtained with
the 166 x Vedette cross, and the lowest one with the Redbro x Redbro cross. The worst FC
ratio was obtâined with the 166 x Vedette cross and the lowest one with the Redbro x Vedette
cross (Table 4).
3.4.2
Carcass traits
Broiler crosses had a significant effect on carcass yield, abdominal fat and on the carcass
parts yield (Pc.0 l), ( Table 5). Except for the thighs weight which did not differ berneen
crosses, similar results were observed in this experiment when abdominal fat, carcass parts and
carcass yield were expressed as a percentage of live body weight.
There were no interaction between crosses or sexes and feeding programs (Table 5).
Males showed a heavier abdominal fat pad, and carcass parts weight and yield, but when
expressed as a percentage of live weight, femdes had more abdominal fat.
When considered separatdy, males and femdes carcass traits were influenced by the
feeduig program (Table 6 and 7). But once again there was no interaction between crosses and
feeding programs, for both males and females. Crosses affeçted carcass parts weight and
carcass yield. There was no cross by sex by feed interaction (data not shown).
Feeding program had a signincant influence (Pc.01) on the abdominal fat, and carcass
parts weight and carcass yield. However, as a percentage of live weight, this effect was only
simcant
for abdominal fat, wings and breast (Pe.01). The abdominal fat, carcass parts and
carcass yield were heavier with the Standard feeding program. It is important to note that
broilers responded to the rather small clifferences in the energy and protein contents existing
between the feeding programs (Table 4).
Male showed heavier liver than females (Pe.05) for all the crosses. Feeding programs
had only an effect on males liver weight (Pc.05), and slow growing Oroilers showed lighter
liver (g and %BW) than fast growing broilers (P<.O5) (data not shown).
On a comparative market weight basis, Standard broilers had less abdominal fat and a
smaller proportion of wings (P<.01), (Tables 5,6,and 7, Figures 1, 2, 3 and 41, but dtey had
the same weight and proportion of carcass parts and carcass yield as intemediate broilers from
crosses using the JAS7 female parent. Standard broilers also had less abdominal fat (P<.01),
heavier carcass parts and higher carcass yield (ec.05) than Intermediate broilers progeny from
the Redbro female parent In addition, Standard broilers had less abdominal fat than the Label
broilers.(P<.Ol) and the Redbro broilers (P<0.05), but heavier carcass parts and higher carcass
yield (Pc.01).
Among Standard broilers, the Vedette broilers had the same quantity of
fat and the same carcass parts yield and total carcass yield as the Starbro broilers
abdo(Table 5).
Label broilers had more abdominal fat (P<.01), and heavier carcass parts (Pc.05) but the
same carcass weight as the Redbro broilers (Tables 6 and 7). These broilers, however, had less
abdominal fat (Fk.01) lower carcass parts yield and weight than Intermediate broilers from
crosses with the JAS7 female parent. Crossing the JA57 female with a mde other than the 166
produced a carcass with heavier carcass parts, but &O with more abdominal fat (Figures 1, 2,
3, and 4). Label broilers had lower thigh and carcass weight (F<.Ol), but the same abdominal
fat, wing, dnimstick, and breast weight as Intemediate broilers from crosses with Standard
female parent (Table 5 , 6 , 7, and Figures 1, 2, 3 , 4 )
Redbro broilers had less abdominal fat and lower carcass parts and carcass yield and
weights (Pe.01) than Intermediate broilers from the crosses using the JAS7 female parent (Table
5). The Redbro broilers were Eound to be the leanest at market weight, with the lowest carcass
paris weights and yield in this experiment When cornpared to Intermediate broilers from crosses
using the Redbro female parent, these broilers also had less abdominal fat and lower carcass
parts and yield (P<.01). Therefore, crossing the Redbro female with a male other than the
Redbro, produced a carcass with greater carcass parts and yield (Figures 1 and 3), but also with
an increased abdominal fat content (Table 5,6,7, and Figures 2,4).
Intemediate broilers crosses with the Redbro femde had the lowest carcajs parts weight
among Intemediate broilers (P<.05). They also had thz same quantity of abdominal fat as
Intermediate broilers from crosses using the Standard females, but less abdominal fat than
Intermediate broilers from crosses using the JAS7 fernale parent. The JA57 female produced
Intermediate broilers with the largest breasts, wings and carcass yield weight (P<.05), but
drumsticks and thighs were similar to Intemediate broilers from crosses using the standard
females-(Tables 5, 6, 7, and Figures 1, 2 , 3 , 4 ) .
Arnong the 16 crosses under study, the leanest broilers were the Redbro x Redbro
broiIers, but they also had the smallest breasts and carcass yield. Intemediate broilers from
crosses using the JA57 female parent showed the greatest abdominal fat deposition. Crosses
with the best carcass yield were the Standard and Intermediate crosses using the JAS7 female
parent. The Vedette x JA57 cross produced broilem with the matest abdominal fat depositon,
largest breasts and greatest carcass yields.
There were no interactions observed for carcass traits between the crosses or sexes and
the feeding programs (Table 5). The Standard feeding programproduced birds with the heaviest
carcass parts and highest carcass yield and highest abdominal fat deposition. Overall, males
deposited more abdominal fat and had better carcass parts weight and carcass yield, but fernales
exhibited the highest abdominal fat weight when expresed as a percentage of BW.
3.5
Discussion
The effect of feeding programs on the BW, FI and FC can be explain by the difference in
their respective energy levels. The standard diet contained a higher energy level, which caused
an increase in BW, and a decrease FI and FC. So broilers had to ingest less feed to meet their
eaergy requirements. The increase in FI with the Label diet illustrates the broder capacity to
adjust their feed intake according to their energy needs. Because the Label diet containeci less
energy, it caused a diminution in BW and an increased of FI and FC. These observations are
similar to the findings reported by Sizemore and Siegel (1993) and by Leeson et al., (1996) who
found that a high energy level in the diet increases BW while decreasing FI and improving FC.
The presence of chernicals (antibiotics) in the Standard diet may also contribute to these
differences. Antibiotics are known to improve both the growth rate and the feed efficiency
(Belay and Teeter, 1996).
Feeding programs had an effect on abdominal fat deposition. The diet with the highest
energy Ievel increaseù the abdominal fat content Broilers receiving a low energy level diet were
able to convert energy to body weight gain more efficiendy than broilers receiving a higher
energy levels in their diet (Leeson et al., 1996). With a higher level of energy in the diet,
proportionnally more energy is used for fat deposition compared to a diet containing less energy
(Leeson et al., 1992).
FemaIes have a different metabolism than males. They start to deposit fat eariier. At any
given age, female have proportionaly more fat in their carcass than males, which results in a
smaller meat production for the females (Acar et al., 1993).
The merences noted for carcass parts yield between crosses in this experiment are
consistent with previous reports comparing several broiler crosses (ESilgili et al., 1992; Siegel et
al., 1984). Since different crosses have different body characteristics and metabolism, the
carcass parts may
&O
differ in weight Chicken genetic influences the earlier organs
development Slow growing birds develop their liver, kidneys, and intestines faster than the fast
growing birds. Therefore, the slow growing birds use more energy for their « supply organs
»
and less for their muscle developpment (PlaMick and Hurwitz, 1983). Feathers growth rate may
also differ between crosses with correspondhg Merence in nutrient requirements. Fast
growing feather birds weigh less than the slow growing feather broilers. In the latter case, less
energy is use for feather development Since fast and slow growing broilers have different
feather growth, birds with less feathers will have more energy available for muscle development
(Ajang et al., 1993; Smith et al., 1994; Hancock et al., 1995).
Difference in Lipogenesis activity also appears between fast and slow growing broilers
and is reflected in part by the variation observed in fat deposition among fast and slow growing
broilers (Cdabotta et al., 1983; Newcombe and March, 1988). The JAS7 breeder is genetically
closer to the laying hen than to a common broiler breeder. Egg production, carcass frame size,
growth rate, energy requirement and feed intake of the JA57 female are sirnilar to those of the
laying hen.
Because slow growing broilers have a small growth rate and deposit less fat, they have
smaller energetic reqdrnents than the fast growing broilers (Plavnick and Hurwitz, 1983). In
this experiment, no cross x feed intera&on was found. This is in contradiction with a report
from Lewis et al. (1997) who noticed that slow growing broilers are not able to used energy
excess as effectiveiy as the fast growing broilers, and they accumulate more fat with a diet
containhg standard energy levels. To rnaximize their genetic potential, Label broilers need diets
with lower energy levels than Standard broilers. Further experiment wodd be necessary to
determine how low the energy level should be, to better fit the slow growing line requirements.
Differences between Standard and Label broilers were observed for performance, but
may also appeared in behavior (Lewis et al., 1997). Slow growing broilers are more active, and
therefore they have a stronger frame. Nso, in this experiment, the slow grouing broilers were
raised under Standard broder conditions when we consider floor space, ELoor pen and intensive
lightning program (23h of light, Ih of darkness). A free-range management system, would have
been in the advantage of the slow growing birds, especially for the Label broilers. Under such
conditions, Label broilers wodd probably show less carcass fat than in this experiment
The excess amount of fat, in gram, observed in this experiment for slow growing lines
is not n e c e s s d y considered a disadvantage for those chickens. Because they are generally sold
as a whole carcass, the fat present in the carcass has surely an effect on the better flavor noticed
in those lines.
Differences in slaughter age can be pamally responsible for the variation in carcass fat
observed between crosses. This is because older birds acc~unulateproportionnally more fat and
less muscle than younger birds. It appears from this experiment that each cross has an opslaughter age. For the Standard broilers, 6 wk seems to be the nght age to m;uamize profits. Ln
the case of Intemediate broilers, slaughter age varies from 6 to 8 wk. Redbro broilers should be
processed at 7 wk, because of the small carcass parts weights at 6 wk of age. The Vedette x
-
JAS7 cross should be also slaughtered at 7 wk, because at 8 wk of age the carcass contained
more fat which could decrease the qualiq of the product When carcass quality and flavor are the
objectifs, a minimum slaughter age of 7 wk should be more appropriate.
When compared at market weight to the Standard broilers, the slow growing broilers had
lower BW, higher FI and FC, and they showed lighter carcass parts weight, and deposited more
abdominal fat in their carcass. The Standard feeding program improved BW and FC but also
increased the abdominal fat deposition in the carcass. The Label feeding program tended to
decreae BW and the abdominal fat deposition but increased FI and FC. Finally, slow growing
h e s should received a diet with a low energy content, more appropiate to their metabolism.
3.6
Acknowledgements
The author ackwnoledges the collaboration of Shaver Poultry Breeding Farms. The
technicd assistance of the staff from the Pavillon des services de l'université Laval and from le
Centre de recherche expérimental de Deschambault are also recognized. This project was
supported by a grant fiom 'le Conseil de recherches en pêche et agro-alimentaire du Québec"
(C.O.R.P.A.Q.).
Table 1: Cross identification
# of cross
Male
Female
Abbreviation SIaughter Growthl
age
(wk)
Redbro
166
Starbro
vedette
166
Vedette
Redbro
Siarbro
Starbro
Vedette
Redbro
166
Vedette
166
Starbro
Redbro
LU7
Stabro
Redbro
Vedette
Redbro
JAS7
Vedette
Starbro
Vedeüe
Redbro
Starbro
JAS7
Starbro
Vedette
JAS7
Redbro
RxJ
Ixs
inter
s a
inter
inter
vxv
stand
rn
inter
inter
inter
VXJ
Rxv
sxs
sxv
stand
VXR
RXS
IXJ
inter
inter
Iabel
stand
stand
inter
inter
vxs
urv
SxJ
RxR
stand
8
Table 2: Feeding programs and diet composition
Period
Nutrients
O to 2 weeks
Standard'
Label
3 to 4 weeks
Standard"
Label
Calculated analysis
Cnide protein (%)
Cnide fat (%)
ME &c&g)
Cnide fïber (%)
Sodium (Na) (%)
Calcium (Ca) (%)
Phosphorus (P) (%)
Stabilized vit. A (IUkg)
Stabilized vit. D (IUIkg)
Stabilized vit. E (IUkg)
Premix (kglt)
Total Lys (%)
Met (%)
MettCys (%)
Thr (%)
A ~ (W
Y
Selenium (mg/Kg)
'Medicated with 1 mg1 kg of dielammil aiid 55 mglKg of meüiylene disalicylate bacitracin
'Medicated with 60 mg/ kg of salinoinycin sodium and 11 mgKg of virginiamycin
3~edicatedwith 27.5 mg/ kg of bacitracin methylene disalicynate
5 to 9 wceks
Standard'
Label
9 to 10 weeks
Standard5
Label
VI
VI
Table 3: Premix composition
Period
Nutrients
O to 2 weeks
Standard
Vitamine A (U.I/g)
Vitamine D,(U.I/g)
Vitamine E (U.I/kg)
Vitamine K (mg/kg)
Vitamine B,,
(mcg/kg)
Riboflavine (mg/ kg)
Pantothenic
A*(mg/kg)
Niacine (mg/kg)
Folic Acid (mg/ kg)
Thiamine (mg/ kg)
Pyridoxine (mg/kg)
Biotine (mg/ kg)
Manganese (mg/ kg)
Zinc (mg/ kg)
Iodine (mg/kg)
Iran (mg/kg)
Label
3 to4 weeks
Standard
Label
5 to 9 weeks
Standard
Label
9 to 10 weeks
Standard
Label
Table 4: Broiler performance at market weight
Crosses
MxF
Age at
slaughter
RxJ
IxS
SxR
(wk)
8
Momlity
(%)
Performances
Body Weight
Feed Intake
Feed Conversion
(kg)
6
6
8
8
6
0-0
0-0
2-0
4.0
1.O
1.O
1.O
2.318
2.457
2.186
2.57 1
2-169
2.693
2.294
4.574
4.744
3.777
4.325
4.482
5.093
6
6
6
6
10
6
5.0
3 .O
1.O
3.0
0.0
5.0
2.429
2.592
8
1.O
2.166
2.223
2.61 1
2.539
4.186
4.212
3.953
3.677
5.025
4.380
5 -494
8
6
O. 0
3.0
2.018
5.204
3.621
1.834
Std Dev
3.0
0.232
0.657
0.265
MainEffects
Feed
Cross x Feed
N-S
N-S
0.0 1
N-S
0-05
0.05
0.0 1
N-S
Contrasts
FIA' vs STD'
FRED~vs STD
abe el^ vs STD
FRED vs FJA
FRED vs FSTD
FJA vs FSTD
RED^ vs STD
RED vs W D
RED vs FJA
Label vs FJA
Label vs FSTD
Label vs RED
VED' vs S
T
0.01
0.01
0.0 1
N-S
N-S
N-S
0-01
N-S
N-S
N-S
N-S
N-S
N-S
N-s
0.0 1
0.0 1
0.0 1
0.0 1
0.0 1
0.0 1
0.0 1
0.0 1
0.0 1
0.0 1
0.01
0.0 1
0.01
0.01
0.01
0.01
0.01
0.01
0.0 1
0.01
0.01
N-S
0-01
0.01
N-S
0.01
0.0 1
0.0 1
0.05
N-S
N-S
N-s
N-S
vxv
IxR
VxJ
RxV
SxS
SxV
VxR
RxS
IxJ
vxs
IxV
SxJ
RxR
8
~
' crosses using the JAS7 female, ' standard crosses,
2.298
2.627
2.007
1.964
1.77 1
1.674
2. 109
1.918
1.646
3.783
crosses using the Redbro female,
using a standard female, Redbro cross, Vedette cross, Starbro cross.
1.775
1.657
1.754
1.733
2.146
0.05
0.05
0.0 1
0.01
N-S
' Label cross,
crosses
Table 5: Mean carcass parts and carcass weights (g) and yidd (% live BW)
RxJ
IxS
SxR
VxV
Mt
VxJ
RxV
3.40
3.10
3.37
2.81
84.7 3.89
118.4 4.39
65.6
65.3
SxV
VxR
SXJ
71.7
71.8
64.2
825
74.3
98.1
101.1
RxR
62.5
Std-Dev.
20.1
W
VXS
kV
market weight
77.2
75.2
71.8
72.7
SxS
RKS
at
Main Effects
FEED
SEX
**L
*t
CROSS xFEED NS
FEEDxSEX
NS
CONTRASTS
**
*
LABEL~VSSTD *
FRED vs H A
**
FRED vs FSTD' **
FIA vs Fsm
**
RED'VS sm
**
REDvsFRED
**
RED vs FJA
**
LABEL vs FJA **
FJA~vsSTD'
FREDSvsSTD
LABEL vs FSTD NS
LABELvs RED **
VED~vs STAR'O NS
'
P~0.01.~
P~0.05,'ccmss)r using the JA?? fernale. ' standard cmsses, c m w using the Redbro fernale. 'Laùei cross. ' crosses wing the standard
fernales. 'Redbro cross. Vedette cross, Starbro cross.
Table 6: Abdominal fat content, breast and car-
Fat
Slaughter
a&=
Crosses
(wW
Sex
RxJ
IxS
8
8
6
6
8
8
SxR
VxV
IxR
VxJ
RxV
SxS
SXV
VxR
RxS
Ixi
VxS
IxV
SxJ
RxR
yield (g and % live BW) at market weight for both d e s and fernaies
M
83.6
(g
Caccass Yield
(%BW)
F
M
F
M
70.7
3.36
3.44
454.9
(PI
(%BW
F
M
370.9
18.31
F
M
18.27
1735
($9
(%BW
F
M
F
1401
69.82
69.10
6
6
6
6
6
1O
6
8
8
6
Std Dev-
Main Effects
CROSS
FEED
CROSS x FEED
CONTRASTS
FJA' vs sm4
FREDSvs STD
Label6vs S'ID
FRED vs F3A
FRED vs FsTD7
FJA vs FSTD
RED' vs STD
RED vs FRED
RED vs FJA
Label vs ETA
Label vs FSTD
Label vs RED
VED' vs STARIO
'
''
Pc0.01 PcO.05. 3crossesusing the 1y07
femde. ' standard crosses. ' cmssu using the Redbro fernale. Label cmss. ' crosscs unng the standard
fernales, Redbro cross. Vedette cross. Stahro cross,
Table 7: Wings, d
Crosses
"cks and thighs weights (g) and yield (% live BW) at market weight for both males and fernales.
S1au@cer
~
a@=
RxJ
IxS
SxR
VxV
IxR
Vxl
RxV
SxS
SxV
VxR
RxS
1x.t
VxS
i
~tumsticks
s
8
8
6
6
8
8
6
6
6
6
6
10
6
IxV
8
8
6
Sxl
RxR
Std. Dev.
Main Effects
CROSS
FEED
CROSS x FEED
CONTRASTS
FJA' vs STD4
FREDSvs STD
Label6 vs STD
FRED vs FJA
FRED vs FSTD'
FJA vs FSTD
REDdvs STD
RED vs FRED
RED vs FIA
Label vs FJA
Iabel vs FSTD
Label vs RED
VED9vs STAR'O
.
-
-
-
-
-
' Pc0.01, Pcû.05. ' crosses using the JA57 female, 'standard crosses, ' crosses using the Redbro female.
fcmale, ' Redbro cross. Vedette cross, 'O Starbm cross.
--
Label cross.
-
' crosses using a standard
Starbro
Figure 1: Male carcass parts relative field compared to the Starbro male broiler (%)
Fil
1
O
carcass yield
Figure 2: Male relative abdominal fait, breast and carcass yield compared to the Starbro
male broiler (%)
Starbro
Figure 3: Female carcass parts relative yieid compared to the Starbro fernale
broiler (%)
90
80
70
60
50
40
30
20
10
O
-10
Starbro
-20
-30
Figure 4: Female relative abdominal fat, breast and carcass yield cornpared to the
Starbro female broiler (%)
3.7
References
Acar N.,E.T. Moran, JR. and D.R. Mulvaney, 1993. Breast muscle development of
commercial broilers from hatching to twelve weeks of age. Poultry Sci. 72: 3 17-325.
Ajang O. A., S. Prijono, and W. K. Smith, 1993. Effect of dietary protein content on
growth and body composition of fast and slow feathering broiler chickens. Br. Poultry Sci. 34:
1, 73-91.
Belay T., and R.G. Teeter, 1996. Virginiamycin and d o n c density effets on live
performance, blood senun metabolite concentration, and carcass composition of broilers reared
in thermoneuaal and c y c h g ambient temperatures. Poulvy Sci 75: 1383-1392.
Bilgili S. F.,E. T. Moran, and N. Acar, 1992. Strain-cross response of heavy male
broilers to dietary in the hisher feed: live performance and Mer-processing yields. Poultry
Sci. 71:850-858.
Brant A.W. 1979. Poultry meat quality in relation to consumer requirernents. Proceeding of
the joint. Br. Poultry Sci. 15th Poultry Science Symposium and 4th European Symposium on
Poultry Meat Quality.
Calabotta, D.F, L A . Cherry, P.B. Siegel, and E.M. Gregory, 1983. Lipogenesis
and lipolysis in normal and dwarf chickens from lines selected for high and low body weight.
Poultry Sci., 62: 1830- 1837.
Canadien Council on Animal Care, 1993. Guide to the care and use of experimental
anirnals. Volume 1,2nd Edition, Ottawa,Canada.
Chambers, J.R. 1990. Genetics of growth and meat production in chickens. Pages 599643. dans: Poultry breeding and genetics, R D . Crawford, ed. elsevier New-York-
Chamber J.R., J.S. Gavora, and A. Fortin, 1981. Genetic changes in m a - t y p e
chickens in the last twenty years. Can. J. Anim. 61555-563-
Dallaire, M., F.G. Silversides, P. Villeneuve, and M.R. Lefrançois, 1 9 9 3.
Interaction betweeu broder main and feed density on parameters associated with the ascites
syndrome. Poultry Sci., 72 supplement 1:9.
Hancock, C. E., G.D. Bradford, G.C. Emmans and R.M. Gous, 1995. The
evaluation of the growth parameters of six strains of commercial broiler chickens. Br. Poultry
Sci. 36: 2, 247-264.
Herenda, D. and 0. Jakel, 1994. Poultry abattoir s w e y of carcass condemnation for
standard, vegetarian, and free-range chickens. Canadien VeteRnaq Journal, 3 5 5, 293-296
(abstract).
ISA, 1994. Institut de sélection animale: Breeders management guide. Lyon, France.
Jull, M.A. 1943. Succesful poultq mamgment. Page 72. Mc Grownhill book compagny,
Inc., New-York,
Koehl, P.F. 1995. Evaluation des performances techniques et des coûts de production en
élevage de volailles de c h a i . ITAVI, Journée nationale volailles de chair. Rennes, France.
Leeson, S.,J.D. Summers, and L.J. Caston, 1992. Response of broilers to feed
res-xictionor diet dilution in the finisher period. Poultry Sci. 7 1 : 2056-2064.
Leeson, S., L. Caston and J.D. Sunimers, 1996. Broiler response to energy or energy
and protein dilution in the finisher diet. Poultry Sci. 75: 522-528.
Lewis, P.D, G.C. Perry, L.J. Farmer, and R.L.S. Patterson, 1997. Responses of
two genotypes of chicken to the dieu and stocking densities typical of UIi and Label Rouge
production systems: 1. Performance, behaviour and carcass composition. Meat Science, 45:
501-516.
Martin, L., R. Westgren, L. Schrader, L. Cousineau, N. Le Roc7h, R .
Paguaga, and V. Amanor-Boadu, 1993. Alternative business linkage: the case of the
poultry industry. Agriculture Canada, Policy Branch, Working Paper 10-93.
Newcombe, M., and B.E. March, 1988. Effects of energy source and feed access on
abdominal adipose tissu in chickens of two broiler strains. Poultry Sci., 67:766-777.
Plavnik, I., and S. hurwitz, 1983. Organ weights and body composition in chickens as
related to the energy and amino acid re-ments:
effect of s h a h , sex and age. Poultry Sci.,
62: 153-163.
SAS hstitute, 1997. SAS@ Version 6.12. SAS institute Inc., Cary NY.
Siegel, P.B., E.A. Dunnington, D.E. Jones, C.O. Ubosi, W.B.
Gross, and
J.A. Cherry, 1984. Phenotypic profiles of broilers stocks fed two levels of methionine and
lysine. Podtry Sci., 63: 855-862.
Sizemore, F.G.,
and H.S.
Siegel, 1993. Growth, feed conversion, and carcass
composition in fernales of four crosses fed starter diets with diaerent energy levels and energy
to protein ratios. Poultry Sci. 72: 2216-2228.
Smith, W.K., A. Bath, and F. Kampani, 1994. Feather growth and rnoulting pattern
of early and late featheRng fernale broilers aven ad libitum and resûicted feeding, (Abstract).
Proceedings, 9th European Poultq Conference, Glasgow, UK, 7- 12 August 1994. Volume 1 .
Zubair, A.K., and S. Leeson, 1994. Effect of varying period of early nutrient restriction
on growth compensation and carcass characteristics of male broilers. Poultry Sci. 73: 129-136.
Téléchargement