L`Afrique, les défis du développement INTRODUCTION Quelles

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L’Afrique, les défis du développement
INTRODUCTION
1- Quelles grandes aires continentales ?
 L'expression grande aire continentale désigne un espace géographique de grande dimension (plusieurs
dizaines de M de km2). Si les critères de l'immensité sont déterminants dans cette définition, des critères
historiques (la colonisation), culturels (langues, religions), économiques ou politiques peuvent également être
pris en compte.
 L'Amérique (43 M km2), l'Afrique (30 M km2), l'Asie du Sud & de l'Est (27 M km2) sont les 3 plus grandes aires
continentales de la planète. Elles concentrent 5/7èmes de la population mondiale. Ce sont aussi des aires de
production & d'échanges, qui comptent pour les 2/3 du PIB mondial.
 Etudier ces grandes aires continentales conduit à analyser l'organisation & les inégalités socio-spatiales de
leurs territoires à différentes échelles, & à évaluer leur place dans la mondialisation.
2- Quelles dynamiques géographiques ?
 Entre tensions socio-économiques & intégrations régionales, l'Amérique est un continent marqué par les
inégalités entre un Nord riche & développé, & un Sud où s'affirment des pays émergents, comme le Brésil, qui
remettent en cause le rôle de puissance mondiale des Etats-Unis.
 Longtemps en retard de développement, l'Afrique est aujourd'hui confrontée à de nombreux défis : gestion
des ressources, résolution des conflits ethniques ou frontaliers, insertion dans la mondialisation... Sur ce
continent, l'Afrique du Sud s'impose comme la vitrine du développement.
 L'Asie du Sud & de l'Est est l'aire continentale de la croissance économique. Les défis de la modernité & des
inégalités sont importants, notamment dans les grandes métropoles. La concurrence mondiale & régionale
entre la Chine & le Japon constitue l'enjeu géopolitique majeur de ce continent dans les prochaines années.
3- Quels contrastes territoriaux ?
 L'homogénéité géographique de ces 3 grandes aires continentales comporte de nombreuses limites.
D'importants contrastes socio-spatiaux se manifestent : la taille des Etats, le poids démographique, le
rayonnement culturel, la puissance économique, la modernisation urbaine, la vulnérabilité environnementale,
sont autant de facteurs qui soulignent la très grande diversité des territoires de ces aires continentales.
 Il est donc important de les appréhender à différentes échelles. A l'échelle continentale, selon des
thématiques spécifiques (puissance, développement, croissance) ; à l'échelle des Etats, souvent concurrents
(Etats-Unis/Brésil, Chine/Japon) ; à l'échelle des régions (Sahara); à l'échelle des villes (Mumbai).
En bref : Avec plus de 30 M de km² (7 600 km de Tunis au Cap, 7 000 km de l’Atlantique à l’océan Indien),
l’Afrique est 7 fois plus étendue que l’UE & 2 fois plus peuplée, avec 1,1 Milliards d’habitants. A l’échelle
planétaire, ce continent est encore celui de la pauvreté, avec seulement 3% du PIB mondial. A l’échelle
continentale, ce continent est d’une extrême diversité : démographique (forts contrastes de densités entre des
zones très peuplées - littoraux, golfe de Guinée, région des Grands Lacs... & des espaces presque vides déserts, forêt tropicale de l’Afrique centrale) ; culturelle (54 Etats, des centaines de langues parlées, des
régions islamisées au Nord & au Nord-Est & celles où l’animisme & le christianisme dominent) ; naturelle
(diversité des paysages & des climats, avec 2 vastes zones désertiques - Sahara au Nord, Kalahari au Sud-Ouest
- & une grande variété de paysages, marqués par l’alternance de la saison sèche & de la saison des pluies dans
le monde tropical) ; & politique (des régions en difficultés persistantes, marquées par des conflits & enclavées,
contrastent avec une Afrique qui émerge - Afrique du Sud ou Maghreb). Enfin, à l’échelle nationale, les
contrastes sont également très forts entre les littoraux & les villes, souvent privilégiés par rapport à l’intérieur
& aux espaces ruraux.
Problématique : Quelle est la situation de l’Afrique face aux questions de développement ? Quelle place le
continent occupe-il dans la mondialisation ? Quels défis démographiques, économiques, environnementaux et
politiques les gouvernants et les citoyens doivent-ils relever ?
I. Le Sahara, enjeux économiques et géopolitiques
Attention cette étude de cas peut constituer un sujet de dissertation à part entière, elle peut donner lieu
également à une étude de documents.
Mais les exemples peuvent bien entendu être aussi réutilisés, dans un sujet de composition, d’étude de
documents ou de croquis concernant l’ensemble du chapitre. Dans ce cas, évidemment il faut réorganiser les
connaissances.
ETUDE DE CAS à préparer questions p 277, 279 et 281.
A compléter aussi par vos lectures ou recherches personnelles sur l’actualité
II. Le continent africain, continent de la pauvreté en mal de développement
1. Un continent marqué par la pauvreté et l’instabilité politique
a) Pauvreté monétaire
cf tableau p 277 retenir quelques chiffres de pays du Sahara
Pour le FMI, le seuil de la pauvreté est fixé à moins de 1,25 dollar par jour.
Si à l’échelle mondiale, le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême pauvreté a diminué en
passant de 1,9 milliard à un peu moins de 1,3 milliard entre 1981 et 2008 (alors même que, dans le même
temps, la population mondiale s’est accrue). Du coup, le taux d’extrême pauvreté a été réduit de moitié :
22,4 % de la population mondiale vit aujourd’hui avec contre 52,2 % au début des années 1980.
Ainsi, la plupart des régions du monde ont vu l’extrême pauvreté reculer. La réduction la plus spectaculaire est
observée en Asie de l’Est, notamment sous l’impulsion de la Chine : on compte aujourd’hui 284 millions de
personnes extrêmement pauvres (14,3 % de la population) alors qu’elles étaient plus d’un milliard en 1981
(77,2 % de la population). Mais le constat pour l’Afrique subsaharienne est en revanche plus mitigé. La part de
la population concernée par l’extrême pauvreté n’a reculé que légèrement (47,5 % en 2008 contre 51,5 % en
1981), et le nombre de personnes a même augmenté (386 millions aujourd’hui contre 204,9 millions en 1981).
La baisse de l’extrême pauvreté depuis le début des années 2000 ne compense pas la hausse observée durant
les années 1980 et 1990.
Evolution du taux d'extrême pauvreté par région
Unité : %
1981 1984 1987 1990 1993 1996 1999 2002 2005 2008
Asie de l'Est et Pacifique
77,2 65
Chine seule
84
69,4 54
60,2 53,7 36,4 35,6 28,4 16,3 13,1
Europe de l'Est et Asie centrale
1,9
1,6
1,9
Amérique latine et Caraïbes
11,9 13,6 12
Moyen Orient et Afrique du Nord 9,6
8
54,1 56,2 50,7 35,9 35,6 27,6 17,1 14,3
1,5
7,1
2,9
1,3
0,5
12,2 11,4 11,1 11,9 11,9 8,7
6,5
5,8
2,7
4,8
3,9
4,8
3,8
5
2,3
4,2
3,5
Asie du Sud
61,1 57,4 55,3 53,8 51,7 48,6 45,1 44,3 39,4 36
Afrique subsaharienne
51,5 55,2 54,4 56,5 59,4 58,1 58
Total
52,2 47,1 42,3 43,1 40,9 34,8 34,1 30,8 25,1 22,4
55,7 52,3 47,5
Nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour
Source : Banque mondiale
Evolution du nombre de personnes sous le seuil d'extrême pauvreté par région
Unité : millions
Asie de l'Est et Pacifique
1981
1984
1987
1990
1993
1996 1999
2002
2005
2008
1
970
847,6
926,4
870,8
639,7 655,6
523,1
332,1
284,4
096,5
Chine seule
835,1
719,9
585,7
683,2
632,7
442,8 446,3
363,1
211,9
173
Europe de l'Est et Asie
centrale
8,2
6,9
6,8
8,9
13,7
18,2
17,8
10,6
6,3
2,2
Amérique latine et Caraïbes 43,3
52,9
49,3
53,4
52,5
53,6
60,1
62,7
47,6
36,8
Moyen Orient et Afrique du
16,5
Nord
15,1
14,6
13
11,5
12,3
13,6
12
10,5
8,6
Asie du Sud
568,4
573,8
593
617,3
631,9
630,8 619,5
640,5
598,3
570,9
Afrique subsaharienne
204,9
239,1
256,8
289,7
330
349,4 376,8
390,4
394,9
386
Total
1
937,8
1
857,7
1
768,2
1
908,6
1
910,3
1 704
1
743,4
1
639,3
1
389,6
1 289
Le seuil d'extrême pauvreté est de 1,25 dollar par jour
Source : Banque mondiale
Ce sont principalement des ruraux, mais aussi des citadins vivant dans des conditions précaires dans les
bidonvilles des grandes métropoles, qui regroupent 62% des habitants de villes d'Afrique subsaharienne. Il
faudrait, selon les spécialistes, au moins 7% de croissance économique pour faire reculer cette pauvreté (cf.
schéma A p.318).
b) Malnutrition et état sanitaire : des chiffres alarmants
Près de 30 % de la population au total. 239 Millions selon la FAO (Food and Agriculture Organization de l’ONU)
en Afrique. Cf www.fao.org
Sous-nutrition et malnutrition (carences en protéines)
La situation est particulièrement grave dans les campagnes, moins bien ravitaillées.
Les causes :
insuffisances de l’agriculture vivrière, peu irriguée, peu mécanisée, peu d’intrants.
les effets de la désertification au Sahel
une partie des terres accaparées par de grandes firmes (Land grabbing : achat de terres agricoles par
des sociétés privées ou publiques dans des pays étrangers, souvent des pays pauvres)
augmentation des prix des céréales importées (émeutes de la faim en 2008-2009)
troubles politiques, déplacement de population : ce sont ces explications qui expliquent les famines et
les situations les plus alarmantes (cf Somalie ou Centrafrique)
Mortalité infantile très élevée : nombre d’enfants qui n’atteindront pas l’âge de un an par rapport à tous les
enfants nés : 74 pour mille (la plus élevée lorsqu’on compare les continents) : mais avec de grandes disparités
(20 à 25 pour mille au Maghreb, 42 en Afrique du Sud, 50 à 100 pour mille au Mali) A titre de comparaison en
France 3 à 4 pour mille)
Résultats des conditions d’accouchements, de la sous-alimentation des mères, pb d’alimentation des enfants
(retard de croissance et faiblesse face aux maladies), d’un pb d’accès au soin et aux médicaments
Espérance de vie : moins de 40 ans en Angola, 57 ans en moyenne, 75 en Tunisie ou Algérie. Noter cependant
qu’elle progresse presque partout.
Pb sanitaires : paludisme, épidémies du Sida (34 Millions de malades du sida dans le monde dont 70 % en
Afrique subsaharienne) avec des csq dramatiques sur les populations (orphelins, prise en charge des malades
difficiles, pop active réduite…)
Cf carte p 285 : retenir les pays où paludisme et maadies hydriques sont 1ère cause de mortalité
Et pays où plus de 10 % des adultes sont infectés par le virus du SIDA
Pb lié à la question de l’assainissement et de la distribution de l’eau potable.
Les enfants premières victimes,
http://www.unicef.org/french/publications/files/SOWC_2012-Main_Report_FR.pdf
Ccl : un indicateur qui rend compte du niveau de dvpt : l’iDH
Définition :
Cf carte p 285 (à connaître avec les ordres de grandeur, les exceptions …) pour l’IDH. Retenir aussi les pays PMA
(en marron)
c) Des structures économiques très fragiles
faiblesse de l’industrie (cf le cas des ressources du Sahara, peu ou pas transformés sur place et le plus souvent
exploitées par des FTN étrangères)
insuffisances des infrastructures de transport.
Handicap supplémentaire de l’enclavement pour certains pays
Importance du secteur informel qui assure la survie du plus grand nombre.
secteur informel : activités de l'économie populaire non prises en compte par la comptabilité nationale
L’opacité des procédures, l’insécurité, les insuffisances des administrations (levée de l’impôt, justice
équitable, système de cadastre), la pratique généralisée de la corruption pour accéder aux soins, aux
documents administratifs, aux diplômes, emplois freine les initiatives locales ou étrangères, complique ou
dissuade les investissements productifs.
d) L’instabilité politique et les conflits
Au Sahara et en Afrique subsaharienne, nbx conflits.
Conflits interétatiques (cf rivalité Algérie-Maroc ou auj sud-soudan / Soudan) presque disparus ce sont
les guerres civiles qui dominent.
Cf déf arc de crise avec des motifs imbriqués (lutte pour les ressources, opposition ethnique et
religieuse, importance des bandes armées, des mercenaires)
Par ex la Somalie en guerre depuis 1991, Génocide au Rwanda en 1994 : en 3 mois, massacre de 800
000 rwandais tutsis perpétré par les rwandais hutus, guerre civile au Mozambique, en Côte d’Ivoire, au
Libéria, au Soudan (Le conflit du Darfour a fait entre 2003 et 2009 selon l’ONU 300.000 morts par
violences et famines, et plus de 2,7 million de réfugiés. Il a opposé notamment le Sudanese People’s
Liberation Army (SPLA) et le Justice and Equality Movement(JEM) aux forces du gouvernement et aux
milices Janjawid (cavaliers du diable ou bandits armés de kalachnikov par le gouvernement). Ces
milices s’en prennent surtout aux civils notamment aux femmes. Les principaux enjeux de la guerre :
environnementaux (sécheresse, stress hydrique, recherches de terres arables pour les éleveurs
« arabes » face aux agriculteurs « arabisés »), pétroliers (accès aux gisements) et ethno-politiques de
la part du régime de Khartoum contre les populations du Darfour. Le Darfour dispose par ailleurs de
réserves pétrolières importantes. En 2011, l’Etat du Sud-Soudan a vu le jour mais les tensions sont
toujours très vives entre les 2 états : le Soudan du Sud détient 75% des richesses pétrolières de
l'ancien Soudan (avant la partition) mais dépend de son voisin du nord pour l'acheminer. Or Khartoum
en profite pour appliquer à son ennemi des tarifs prohibitifs.
Aujourd’hui au Mali, en Centrafrique (à compléter par vos propres lectures).
Csquces :
-Populations civiles premières victimes des conflits (ex Soudan au Darfour 2003-2009 : 300 000 victimes) : par
exemple la crise actuelle en Centrafrique après le coup d’état qui a renversé le président Bozizé, 400 000
déplacés sur une pop de 4,5 millions et la moitié des hbts a besoin d’assistance humanitaire (massacres ;
désordres généralisés ; meurtres ; mise à sac du pays par les rebelles de la Séléka, essentiellement venus du
Nord. L’armée n’a pu empêcher la prise de plusieurs gdes villes ; affrontements intercommunautaires entre
musulmans et populations catholiques et protestantes) décision d’intervention fr le 26 nov 2013
- Pillages des ressources, pb de malnutrition voire de famines
- Populations déplacées et réfugiés du fait des conflits : 2 millions de réfugiés et plus de 10 millions de
déplacées internes sur 37 M dans le monde, selon le HCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés) (cf. doc.1 p.284).
par exemple plus de 2,7 millions de personnes réfugiés ou déplacés suite à la guerre civile au Soudan
réfugiés : personnes fuyant une situation politique qui les met en danger dans leur pays d'origine : guerre civile,
dictature, persécution ethnique ou religieuse
déplacés : personnes obligés de fuir leur ville ou village à cause des conflits, mais qui ne quittent pas le
territoire national. Contrairement aux réfugiés, les déplacés internes n'ont pas traversé de frontière
internationale pour chercher asile dans un autre pays. Ils sont restés dans leur pays. Même s'ils ont fui pour des
raisons similaires à celles des réfugiés (conflit armé, catastrophe naturelle, violence généralisée, violations des
droits humains), les déplacés internes demeurent légalement sous la protection de leur propre gouvernement,
ce gouvernement constituant parfois lui-même la cause de leur fuite.
Les réfugiés peuvent être pris en charge par une organisation de l’ONU dont c’est la mission : le HCR (HautCommissariat aux Réfugiés) dans des camps de réfugiés. De plus en plus le HCR
http://www.unhcr.fr/pages/4aae621d3b6.html
- pb d’infrastructure : routes détruites ou dans un état piteux, ponts, ports, aéroports très défectueux par
exemple la capitale de la Somalie, Mogadiscio, aujourd’hui détruite en grande partie et déserte
- pb d’éducation : des années de scolarité heurtées, des professeurs manquants, des bâtiments détruits..
- divisions dans la société : processus de justice et de réconciliation au Rwanda, réinsertion des anciens
combattants
2. … malgré un potentiel de développement considérable
correction Etude de cas Madagascar p 288 et 289
Doc.2 p.285 : Répondre à la question 3.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/05/17/a-madagascar-la-crise-politique-a-favorise-le-pillagedes-bois-precieux_
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/08/03/corruption-insecurite-et-inflation-les-repercussions-dela-crise-politique-dans-le-quotidien-des-malgaches_1742054_3212.html
a) des ressources considérables
cf. doc.2 p.188, doc.4 p.289 & doc.1 p.290
Le continent africain détient le tiers des réserves minérales mondiales : plus de 80 % du platinium produit ds le
monde (utile à l’industrie auto) et du chrome, 60% du cobalt ou du manganèse 57% des diamants, 20 % de l’or
et de l’uranium du monde. Avec 13% des réserves de pétrole, 8% des réserves de méthane & 10% du potentiel
hydroélectrique, l’Afrique dispose d’une base énergétique pouvant soutenir une vive croissance industrielle,
que peuvent favoriser les productions agricoles tropicales & méditerranéennes
De plus, le potentiel agricole du continent est immense cf. doc.4 & 5 p.289 : avec de vastes plaines & plateaux
fertiles, de grandes ressources en eau, la production agricole africaine pourrait être beaucoup plus importante.
Toutefois, l'autosuffisance alimentaire est loin d'être acquise, les rendements demeurent faibles faute
d'investissements suffisants, la pauvreté rurale domine.
Cet énorme potentiel suscite la convoitise des autres pays (cf. doc.2 p.288) : la forte demande mondiale en
énergie et en minerais rend les ressources africaines stratégiques (cf. schéma A p.318). C'est un atout pour les
pays producteurs, mais qui peut avoir des effets négatifs, souvent qualifiés de "malédiction de la rente". De
nombreux Etats souffrent d'un manque d'investissements dans les autres domaines d'activités et de
dépendance envers les marchés mondiaux.
Cf organigramme fait ensemble en classe
3. Les défis que l’Afrique doit relever
a) Les défis démographiques et économiques
- Maîtriser la croissance démographique (cf les chiffres du tableau p 288)
- Nourrir la population
- Aménager des villes viables
- Développer les secteurs industriels et tertiaires
b) Les défis politiques
 Rebâtir des états de droit, soucieux du développement du plus grand nombre
 Garantir la paix et la sécurité
 Améliorer l’intégration régionale (cf les associations régionales p 291) ou régionalisation, définie comme
processus d'alliances régionales entre pays, pour renforcer leur poids et leur compétitivité dans les échanges
globaux
Pour exister dans le contexte de la mondialisation, l’Afrique, très divisée, doit construire des
organisations régionales efficaces, malgré la faiblesse de l'intégration régionale (le commerce intra-régional est
encore peu développé) ; les principales organisations sont
- la Communauté de Développement de l’Afrique Australe : créée en 1992, la SADC (ou Southern African
Development Community) regroupe l'Afrique du Sud, l'Angola, le Botswana, le Lesotho, Madagascar, le Malawi,
l'île Maurice, le Mozambique, la Namibie, la République Démocratique du Congo, les Seychelles, le Swaziland, la
Tanzanie, la Zambie & le Zimbabwe (soit 15 membres & 260 M d’habitants), elle est complètement influencée par
l’Afrique du Sud
- l’Union Africaine : créée en 1999 (elle remplace l'Organisation de l'Unité Africaine ou OUA, née en
1963), basée en Ethiopie, l'UA regroupe tous les Etats du continent sauf le Maroc (en signe de protestation contre
l'adhésion de la République arabe sahraouie démocratique, territoire sécessionniste du Sahara occidental), elle
totalise donc 53 Etats & un 1 Md d’habitants ; elle demeure plutôt un forum politique, assez peu contraignante et
capable de gérer les conflits.
- la Cédéao : CDAO : Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest. Organisation économique
créée en 1975, la C.E.D.E.A.O. regroupe quinze États de l'Ouest africain : Bénin, Burkina, Cap-Vert, Côte d'Ivoire,
Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo. Son objectif
principal est de favoriser l'intégration économique en promouvant la constitution d'un marché intra-régional.
Face à la montée des conflits régionaux, elle s'est dotée en avril 1990 d'une force d'interposition, qui est
intervenue au Liberia, puis en Guinée-Bissau et en Sierra Leone.
- le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique : créé en 2001 au 37ème sommet de l'UA, le
NEDAP, qui vise à placer les pays africains sur la voie du développement et de la croissance durables, permet aux
pays africains de prendre le contrôle de leur programme de développement, de travailler plus étroitement
ensemble & de coopérer avec plus d'efficacité avec les partenaires mondiaux ; mais il n’a pas encore produit les
résultats escomptés.
III. Le continent africain face à la mondialisation
1. Une Afrique en marge des gds flux, sans en être exclue
La mondialisation est une mise en relation accélérée et généralisée des différentes parties du monde, de leurs
économies mais aussi des sociétés. Ce phénomène est ancien mais s’est accéléré après 1945 et plus encore
durant les 20 dernières années :
échanges de grande ampleur dès le XVIème siècle, à l’époque des Grandes Découvertes et de l’ouverture des
économies européennes vers les territoires du Nouveau Monde par la colonisation espagnole et portugaise,
phase importante avec l’industrialisation au XIXème et l’expansion coloniale.
Accélération à partir de 1945 : accord du GATT qui étendent le libre-échange à de nombreux pays alliés des
Etats-Unis, baisse progressive des coûts du transport surtout maritime, effacement de la distance par le
nouveaux moyens de télécommunications.
Et plus encore dans les années 1990 : effondrement de l’URSS, fin de la Guerre froide et mutation de la plupart
des économies collectivisées et planifiées d’inspiration soviétique, ouverture progressive de la Chine avec
l’économie socialiste de marché (ouverture aux IDE étrangers, choix de l’exportation, concurrence…)
Donc intensification des flux de marchandises, de capitaux, d'informations & de personnes, mise en place
d’une nouvelle Division International du Travail à l’échelle planétaire.
Quelle est la place de l’Afrique ds la mondialisation ?
L’Afrique est entrée dans la mondialisation dès le Moyen Age européen, en exportant son or, mais
aussi comme victime de la traite des esclaves. Les métropoles coloniales européennes (GB, FR Belgique,
Portugal et dans une moindre mesure Italie, Espagne et Allemagne) ont à la fin du XIXème siècle organisé la
dominations sur des territoires, administré les hommes, exploité les richesses minières et agricoles,
essentiellement au bénéfice des économies européennes.
Doc.1 p.293 : Quelle est la place de l'Afrique dans les flux de la mondialisation, & comment expliquer son
évolution ?
L’Afrique pèse peu dans les flux mondiaux, Le continent représente 3 % des échanges mondiaux, 2%
du PIB mondial et 4 % des IDE investis.
IDE : investissement à l’étranger, ce sont les placements de capitaux effectués par une entreprise à l’étranger
(pour une firme française hors de France, pour une firme sud-africaine ailleurs en Afrique ou dans le monde ...)
en vue d’augmenter ses capacités de production, soit par achat d’autres entreprises, soit par créations de
filiales dans un pays extérieur, soit en créant des usines de production.
On observe un tournant depuis les années 2000. Cf Repère p 292
Question 2 et 3 p 290 : Quelles sont les ressources convoitées ?
Doc.1 p.29O : Répondre aux questions 2 & 3.
Doc.2 p.291 : Répondre aux questions 1 & 2.
Exemple 2 p.294-295 : Répondre aux questions 2 & 3 sur les doc.1 à 5.
Les économies africaines reposent encore très largement sur l’exportation des matières premières
minérales & agricoles (cf. doc.1 p.290). Or, le début des années 2000 a été marqué par une hausse de leurs
prix. Les grandes puissances mondiales ont donc retrouvé un intérêt pour l’Afrique, principalement les EtatsUnis, l’Inde & surtout la Chine, qui ont besoin de matières 1ères & aussi de terres pour la production
alimentaire. C’est pourquoi les pays émergents comme la Chine, l'Inde & le Brésil, achètent des terres
agricoles. Ils cherchent à faire face à la demande croissante de leur population en augmentation & dont le
niveau de vie progresse. Ce phénomène de land grabbing (achat de terres agricoles par des sociétés privées ou
publiques dans des pays étrangers, souvent des pays pauvres) se fait au détriment des populations africaines &
de leur sécurité alimentaire.
Toutefois, l’importance de l’Afrique dans les flux mondiaux est particulièrement difficile à
comptabiliser car de très nombreux flux économiques, illégaux, échappent aux statistiques : diamants,
contrefaçon, drogues, armes, cigarettes, mais aussi femmes prostituées. C’est ce que l’on peut d’une certaine
façon appeler "la mondialisation sauvage".
2. Des états, des territoires et des individus qui profitent de la mondialisation
Certains territoires africains sont aujourd’hui les gagnants de la mondialisation, mais les espaces du continent
sont inégalement intégrés dans la mondialisation (cf. doc.2 p.291 & schéma B p.318).
a) A l’échelle nationale, l’Afrique du Sud seule puissance complète du continent, bien intégrée aux flux
mondiaux
Doc.1 p.296 : Répondre à la question 1.
Exemple 3 p.300-301 : Répondre à la question 1 sur les doc.1 à 4.
Doc.1 p.296 : Répondre à la question 3.
 L’Afrique du Sud compte 50,5 M d’habitants, qui se répartissent sur 1 221 000 km² (cf. repère p.298). Ce pays
est devenu une véritable démocratie suite au processus de négociation conduit par l’ancien pdt blanc Frederik
de Klerk avec le leader de l’ANC Nelson Mandela (qui connut la prison de 1963 à 1990 pour sa lutte contre la
politique de l’apartheid). Ces deux hommes reçurent conjointement le prix Nobel de la paix en 1993.
apartheid ("développement séparé" en afrikaans : système politique & économique fondé sur une hiérarchie
des "groupes raciaux" & leur séparation sociale & spatiale, imposé par le gouvernement blanc de 1948 à 1991).
Les élections multiraciales de 1994, ont conduit à la victoire de l’ANC (African National Congress), et à l’élection
de Nelson Mandela comme président de la République. Depuis ces élections, des transformations profondes
sont en cours dans le pays.
 Ce pays est rangé dans la catégorie des pays émergents .
pays émergents : pays du Sud en passe de sortir du sous-développement et dont la croissance économique est
forte. Ces pays ont un poids dans l'économie mondiale de plus en plus important et ils sont aussi en quête
d’une importance politique et diplomatique croissante. (cf. doc.1 p.296).
Depuis 1998, le taux de croissance annuel est d’environ 5%, la monnaie est stable.
L’économie sud-africaine est la seule qui soit complète et diversifiée. Le secteur minier et l'industrie
représentent toujours les 2/3 de son PIB (Anglo American SA est le 1er groupe minier du monde, et ses filiales
sont des leaders : De Beers est le 1er groupe mondial d’extraction & de commercialisation de diamants, Anglo
Gold Ashanti est l’une des 1ères firmes aurifères). Mais l'Afrique du Sud a développé des services performants,
comme la recherche biomédicale, les assurances (Liberty Life ou Old Mutual sont des FTN sud-afriacaines très
importantes), les services financiers, les centres de congrès internationaux. Après avoir été mise à l’écart par
les autres pays africains à cause de son régime d’apartheid, elle est désormais une puissance commerciale en
Afrique (cf. doc.4 p.299) : ses grandes entreprises sont présentes sur l'ensemble du continent (Eskom pour
l’électricité ou MTN pour la téléphonie, Score qui domine le marché de la grande distribution). De plus, les
entreprises publiques ou privées sud-africaine investissent dans les autres pays afriacins, d’abord les pays
proches (Namibie, Lesotho…) dans toute l’Afrique.
Le pays exporte beaucoup vers le reste de l'Afrique, notamment des produits importés du reste du monde,
mais il importe peu du continent.
C’est également un pays touristique (6 M de touristes), pour ses plages et ses paysages, sa faune. Certaines
métropoles comme Durban misent sur le tourisme d'affaires, l’Afrique du Sud a aussi été l'organisatrice de la
Coupe du monde de football en 2010. Cela concourt au développement économique du pays dans la mesure
où c’est un secteur en pleine croissance, permettant de diversifier l’économie nationale & assurant la création
de nombreux emplois. Le tourisme contribue aussi à l’intégration du pays dans la mondialisation.
 L’économie sud-africaine (25% du PIB de l’Afrique – cf. repère p.298) est donc de plus en plus mondialisée. La
bourse de Johannesburg (JSE, Johannesburg Stock Exchange) est la 15ème du monde, sa balance commerciale
est bénéficiaire, c’est la Chine qui est désormais son 1er client & son 1er fournisseur (cf. doc.1 p.296), l’Inde &
le Brésil utilisant l’Afrique du Sud comme une porte d’entrée sur le continent (cf. schéma C p.318). D’ailleurs,
l’Afrique du Sud fait partie des BRICS (acronyme crée par un analyste de la banque Goldman & Sachs pour
désigner le noyau pilote des principaux pays ascendants : Brésil, Russie, Inde, Chine & Afrique du Sud avant de
devenir une association de pays émergents) : le Brésil, la Russie, l’Inde & la Chine ont organisé en 2011 une
conférence où l’Afrique du Sud les a officiellement rejoints comme nouveau pays émergent (cf. doc.1 p.296 &
doc.3 p.299 et schéma C p.318). Cependant, son poids dans l’économie mondiale reste bien moins important
que celui de la Chine ou du Brésil.
 L'Afrique du Sud est aussi une puissance diplomatique en Afrique (cf. schéma C p.318) : elle a joué un rôle
essentiel dans la création de l'UA en 2002, elle est intervenue dans de nombreuses négociations de paix (par
exemple en République Démocratique du Congo, au Soudan, au Liberia).
 Mais c’est aussi un pays à IDH faible (O,6) au 123 ème rang mondial en 2011, une espérance de vie de 52 ans
(à cause des ravages du SIDA), des pb sociaux et économiques colossaux. La société sud-africaine est l’une des
plus inégalitaires du monde, avec un coefficient de Gini (indicateur d’inégalité allant de zéro, égalité absolue, à
1, inégalité maximale) de 0,64. En 2008, les 20% les plus riches captent 70% du revenu national. Et le tiers de la
population se partage 4 % e,viron des richesses, connaît la malnutrition, des pb de logement et d’accès à l’eau
potable. La crise mondiale affecte les plus pauvres et la situation empire pour un grand nombre depuis 2008
(alors que les années post-apartheid avaient vu une amélioration continue de la situation pendant près de
quinze ans). Même si les transformations dans ce pays sont majeures, les héritages spatiaux & sociaux de
l’apartheid restent très lourds.
b) D’autres états émergents, principaux bénéficiaires des IDE et de l’insertion dans la mondialisation :
doc 2 p 309
 Aujourd’hui, l’Afrique affiche un taux de croissance de plus de 5 %, tandis que dans les années 1980, celui-ci
était de moins de 2 %, et dans les années 1990, un peu plus de 2,5 % ; son taux de croissance économique était
alors inférieur à son taux de croissance démographique. Depuis les années 200O, certains pays enregistrent des
taux de croissance nettement au-dessus de la moyenne. En 2011, le Fonds monétaire international (FMI)
estimait que sept des dix marchés à la plus forte croissance du monde sur la période 2011-2015 se trouveraient
en Afrique (Éthiopie, Mozambique, Tanzanie, Congo, Ghana, Zambie, et Nigeria). Au cours de la décennie
précédente, l’Afrique abritait déjà six des dix pays aux plus fortes croissances (Angola, Nigeria, Éthiopie, Tchad,
Mozambique et Rwanda). Cependant, il faut faire attention à la signification du terme « taux de croissance ».
Plus le niveau de départ (le PIB) est bas, plus le taux de croissance est élevé. Il faut tenir compte aussi des
reconstructions post-conflit : la Sierra Leone, le Liberia, le Mozambique, se sont reconstruits après des guerres
civiles et ont développé des taux de croissance forts
Ex de taux de croissance en 2011 : Zimbabwe 9, 3 % Ghana 13,6 % Nigéria 7,2 % Mozambique 7 %
 Les états pétroliers : Ghana, Gabon, Nigéria, Algérie, Libye
Ces taux de croissance s’expliquent par la hausse du cours des matières premières mais aussi par les IDE en
provenance des pays riches et émergents. Ces investissements se concentrent sur une poignée de pays :
Afrique du Sud, Nigéria, Egypte, République Démocratique du Congo, Algérie Mozambique Ghana, Maroc,
Kenya.
Entre 2003 & 2010, les IDE ont augmenté de plus de 80%.
Ds quels secteurs sont investis les IDE ?
- pour extractions minières et d’hydrocarbures (27 % )
- mais aussi gds travaux (40 % pour routes ponts barrages, équipements portuaires)
- et 30 % industries (téléphonie par ex http://www.lemonde.fr/a-laune/visuel/2010/04/01/africascopie_1327582_3208.html
Les ppaux pays investisseurs : dans l’ordre Etats-Unis (14 milliards de $ en 2011), Fr et RU (environ 11)
Allemagne Inde Chine (doc 2 p 293) Brésil, Afrique du Sud, Australie
c) A plus grande échelle, les territoires gagnants de la mondialisation sont souvent les régions touristiques
(villes et littoraux du Maroc de Tunisie, Kenya), les littoraux et les centres-villes des capitales.
Dans les principales capitales et métropoles, une classe moyenne émerge
photo 4 p 293. Question 1 : vous appliquerez cette question à la photo du manuel mais aussi à autres
photographies du diaporama consacré au Mozambique
Observer le diaporama des 38 photographies de Joan Bardeletti extraites d’un reportage sur les classes
moyennes au Mozambique en Afrique. www.classesmoyennes-afrique.org/fr/leprojet/joan-bardeletti/
Fait nouveau : l’émergence de classes moyennes urbaines solvables qui s’intègrent dans la société mondialisée
avec de nouvelles valeurs, de nouvelles pratiques de travail, de consommation et de loisirs. La révolution
numérique et la mobilité des populations sont des facteurs de changement
Par son comportement, son téléphone mobile, ses deux enfants, ce couple semble appartenir à la classe
moyenne urbaine pour qui la plage est un lieu de détente et la famille restreinte un choix de vie.
classe moyenne qui, en Afrique peut être définie comme l’ensemble des individus qui ont des ressources
comprises entre 4 à 20 $ par jours
Si la proportion est stable en % de la pop (13%) depuis 30 ans, elle est en augmentation en chiffres bruts : 65
Millions en 1980 à 130 M aujourd’hui. Cette classe moyenne investit, elle est facteur de dynamisme et d’esprit
d’entreprise, elle représente aussi un marché de consommateurs important.
Quelle est la part de la classe moyenne dans les différents pays d’Afrique ? 45 % en Tunisie, 37 % au Gabon, 30
% au Botswana, 20 % en Afrique du Sud, 20 % au Ghana 16 % au Kenya id au Cameroun
cf doc 5 p 295 sur la diaspora
Mais aussi des PMA (34 sur 48)
Déf : voir p 292
Les facteurs aggravants :
- les conflits, l’instabilité politique, la corruption
- l’enclavement (cf carte 290-291) : des pays comme le Tchad, le Mali dépendent d’infrastructures portuaires
étrangères)
- la dépendance aux cours mondiaux : lorsque les pays exportent essentiellement un ou deux produit agricole
ou miniers
- la forte croissance démographique
CONCLUSION
 L'Afrique est encore le continent de la pauvreté, avec 300 M d’habitants vivant avec moins de 2 $ par jour,
1/3 de la population totale qui souffre de la malnutrition, et plus encore d’un accès limité à l’eau potable, aux
soins, à l’éducation & à l’électricité. L'extrême précarité touche surtout les ruraux, mais aussi les habitants
pauvres des grandes métropoles contraints à vivre dans les bidonvilles. Les facteurs de fragilité sont nombreux
: les conflits armés déstabilisent l'Afrique centrale & orientale, de nombreux pays ont dû se reconstruire après
les violences des 1990s & lutter contre l'épidémie du SIDA. La croissance démographique a longtemps été plus
rapide que la croissance économique. Mais, depuis le début du XXIème siècle, beaucoup de pays ont renoué
avec une forte croissance économique. L'IDH progresse à nouveau, les conflits sont moins nombreux, la
progression du sida marque enfin le pas (2,2 millions de personnes nouvellement infectés en 2001 ; 1,8 en
2009 ; 8% de la pop d’AF subsaharienne infectée en 1998 5% en 2008).
 Un continent en pleine transition : la population devrait doubler d'ici 2050. Même si le taux de fécondité
recule, l’Afrique demeure de loin le continent à plus forte croissance démographique (4,7 enfnats par femme
en moyenne en 2011 contre 5,1 en 2004 mais 2,2 en Asie et 1,6 en Europe). Sa population est jeune (âge
médian : 20 ans contre 28 en Asie 37 aux EU40 en Europe 45 au Japon) : c'est un atout & en même temps un
défi à relever. L'urbanisation s'accélère, les grandes métropoles africaines comme Le Caire (Egypte), Lagos
(Nigeria), Durban (Afrique du Sud) & Abidjan (Côte d'Ivoire) sont devenues des pôles économiques majeurs.
Des classes moyennes émergent : environ 100 M de personnes, surtout au Nord de l'Afrique & en Afrique du
Sud, ont les moyens de consommer & sont vraiment sorties de la pauvreté. Encore peu nombreuses, mais en
plein essor, les classes moyennes sont le symbole d'une Afrique en pleine transition, qui attire de plus en plus
les investisseurs par ses richesses naturelles et son marché de consommation potentiel.
 Les situations sont toutefois très variées : il n'y a pas une, mais "des", Afrique. Les pays du Maghreb, l'Afrique
du Sud, sont très insérés dans la mondialisation ; mais, sur 54 pays dans le continent, 34 appartiennent à la
catégorie des PMA. Et les inégalités se lisent aussi à l’échelle régionales voire locales.
Cf. le schéma de révision p.319.
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