UNCPSY - 2003 1 / 25
Union Nationale des Cliniques Psychiatriques Privées
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PROJET DE
DEVELOPPEMENT DE
L'HOSPITALISATION
A TEMPS PARTIEL
DANS LES CLINIQUES
PSYCHIATRIQUES PRIVEES
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Avril 2003
014
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Les raisons qui motivent le développement
de l'hospitalisation à temps partiel
dans les cliniques psychiatriques privées
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Les cliniques psychiatriques privées, traditionnellement cantonnées par la
réglementation dans la prise en charge de la psychiatrie adulte en
hospitalisation à temps complet, sont de plus en plus souvent sollicitées pour
des expérimentations visant à les faire collaborer à la prise en charge des
pathologies infanto-juvéniles, géronto-psychiatriques, mais aussi dans des
domaines tels que l'hospitalisation d'urgence, l'hospitalisation de jour ou de
nuit, ou l'hospitalisation à domicile.
Dans le cadre de ce projet de mise en place d'alternatives à l'hospitalisation à
temps complet, certains programmes seront ainsi destinés à la prise en charge
de ces pathologies jusqu'à présent un peu "hors champs" de notre secteur
d'activité dominant, et cela très souvent dans le cadre de réseau de coopération
public-privé.
Nous ne développerons pas ici l'ensemble des possibilités de l'hospitalisation
privée dans ces domaines spécifiques, chacun d'entre nous méritant à lui seul
une argumentation propre sur les possibilités de prises en charge que pourrait
offrir le secteur privé seul, ou en collaboration en réseau et, peut-être dans un
avenir proche, avec le secteur public dans le nouveau cadre des Groupements
de Coopération Sanitaire.
Le développement de l’hospitalisation à temps partiel en psychiatrie permet
d'offrir des techniques différentes de prise en charge des pathologies
psychiatriques et respecter les principes du libre choix du patient, de la
continuité des soins et du travail en réseau.
Hormis quelques expériences ponctuelles, le secteur privé ne peut pas
proposer à certains patients des alternatives à l’hospitalisation à temps complet.
Or, l'hospitalisation privée doit répondre à la demande croissante de prise en
charge de pathologies psychiatriques dans un cadre respectant autant que
possible l’insertion du patient dans son environnement familial, social, culturel
et professionnel. Elle doit pour cela faire face d’une part à une nécessaire
modernisation des équipements hospitaliers et d’autre part au développement
du travail en réseau.
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La nécessité de pratiquer parfois l’isolement du patient au cours d’une
hospitalisation à temps complet n’est pas remise en cause. Une hospitalisation
à temps complet correspond la plupart du temps à une prise en charge intensive
adaptée à une période de crise. Mais pour certains patients la pathologie
psychiatrique demeure présente même si une certaine stabilisation de son
évolution à court terme est réelle. La volonté de mettre le patient au cœur de
nos préoccupations nous impose désormais de prendre en compte son désir
d’hospitalisation à temps partiel lui permettant d’éviter une rupture trop longue
de son insertion dans la société.
La réflexion de fond sur la tarification de ces nouvelles prises en charge passe
par une définition précise de leur fonctionnement tant dans la durée et la
fréquence de la prise en charge que dans l’importance des moyens mis en
œuvre, moyens essentiellement humains mais pouvant varier considérablement
en fonction de la technicité des soins et des intervenants.
UNCPSY - 2003 4 / 25
Durée et fréquence de prise en charge
On distingue :
- l’hospitalisation de jour de l’hospitalisation de nuit,
- l’hospitalisation ponctuelle ou dense, relativement concentrée sur une
courte période et l’hospitalisation de renforcement ou "d’étayage", étalée sur
une période de temps relativement longue, avec des fréquences variables selon
l’objectif poursuivi.
- l'hospitalisation de courte durée dont la séance est au plus égale à la
demi journée et l’hospitalisation longue correspondant à la journée.
Technicité des soins et des intervenants
On distingue plusieurs types de prises en charge :
- La prise en charge d’admission et /ou d’évaluation. Cette prise en
charge est intensive ou ponctuelle, individuelle et/ou en groupe.
Elle comporte plusieurs activités ou soins, très techniques, qui sont
programmées sur une ou plusieurs séances coordonnées par un responsable
médical ou paramédical.
Y participent plusieurs intervenants qualifiés et hautement spécialisés
(médecins psychiatres, médecins, psychologues, ergothérapeutes, personnels
paramédical, infirmiers spécialisés).
Plus néralement, Il s’agit d’établir un bilan psychologique et social du
patient, d’établir un diagnostic, de mettre en place un projet thérapeutique, de
s’assurer de l’aptitude du patient à intégrer l’un des programmes proposés par
la structure. Ce bilan exige une prise en charge intensive mais de courte durée (
un à deux jours). Elle demande la participation de nombreux intervenants
qualifiés et hautement spécialisés: psychiatres, psychologues (test
psychométriques, entretiens), assistante sociale (bilan social) éducateurs
(adolescents), personnels para médicaux qui seront amenés à suivre le patient
dans la structure de soin (infirmiers spécialisés, ergothérapeute,
kinésithérapeute ….).
- La prise en charge à caractère institutionnel. Cette prise en charge
comporte un travail en groupe et en entretiens individuels.
Une équipe de soignants et de personnel médical et social est
supervisée par un médecin psychiatre qui met en place des activités et des
prescriptions de soutien et de suivi.
Sur le plan nosologique, les patients susceptibles d’être pris en charge au sein
de la clinique à temps partiel peuvent avoir un niveau de stabilisation et une
trajectoire variée.
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La prise en charge du patient à temps partiel dans le cadre contenant et
rassurant de l’institution est assurée par une équipe pluridisciplinaire très
technique, spécialisée, supervisée par un médecin psychiatre. Il s’agit de
privilégier le dialogue, la verbalisation, de relancer le dynamisme du patient, de
lui redonner confiance, de développer une certaine créativité, de favoriser ainsi
sa réinsertion sociale. Les approches techniques sont multiples, individuelles et
groupales :
- Psychothérapiques assurées par le psychiatre ou le psychologue, individuelles
ou groupales (groupes de paroles, psychodrame, affirmation de soi)
- Corporelles : expression corporelle relaxation, sophrologie balnéothérapie,
gymnastique
- Créatives : ergothérapie, art thérapie musicothérapie, chant ….
- adaptatives : entretien avec l’assistante sociale, thérapies
comportementales, atelier cuisine…
- Familiales : thérapies familiales
Les réunions de l’équipe soignante, assurent la cohérence et l’accompagnement
du projet de soin ainsi que sa mise en réseau (lien avec le médecin généraliste
ou autres structures extérieures).
La clinique constitue ainsi un lien accessible pour l'ensemble des pathologies
pouvant relever par ailleurs d'une hospitalisation temps plein.
. Il pourra s’agir notamment :
- de patients nécessitants une consolidation de leur état au décours de
l’hospitalisation complète
- de patients stabilisés, demeurant toutefois fragiles et vulnérables ;
- de patients en début de crise pour lesquels une hospitalisation complète n’est
pas encore souhaitable ou souhaitée ou ne se révèle pas indispensable.
- de patients présentant une pathologie schizophrénique dont l’état psychique
nécessite une poursuite de soins dans un lieu de soins transitionnel.
- de patients présentant des troubles névrotiques avec décompensations
anxieuses et pressives cessitant l’établissement immédiat d’un lien
relationnel ou d’un accompagnement psychothérapique.
- de patients dépendants (pratiques addictives principalement), dont on sait que
le contexte habituel est tel qu’il risque de générer une rechute si ne sont pas
mis en place une protection ou un soutien extérieurs jouant un rôle préventif et
pour lesquels des prises en charges très spécifiques s’imposent (troubles des
conduites alimentaire, alcoolisme).
- de patients présentant une personnalité type état limite avec risque de
décompensation ou passage à l’acte.
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