
Les dirigeants du G20 débattront de l'économie mondiale et de la nécessité d'investir
dans la croissance et la création d'emplois. L'Union européenne soutient fermement
les initiatives visant à inscrire la croissance et l'emploi au niveau mondial au premier point
de l'agenda du G20. Les dirigeants devraient adopter un «plan d'action de Saint-
Pétersbourg», un plan ambitieux comportant un ensemble ciblé de mesures qui favorisent
une croissance solide, équilibrée et durable. Tous les membres du G20 sont appelés à y
participer. La contribution de l'UE repose sur sa propre stratégie globale de politique
économique, qui consiste en un assainissement budgétaire différencié et favorable à la
croissance et en une action déterminée visant à stimuler la croissance et l'investissement.
Elle comporte des initiatives telles que le pacte pour la croissance et l'emploi, l'initiative
pour l'emploi des jeunes, la finalisation rapide de l'Union bancaire, l'action renforcée de la
Banque européenne d'investissement, et bien d'autres encore. L'amélioration de la
confiance et de l'activité des entreprises et les derniers chiffres concernant le PIB montrent
que, lentement mais sûrement, l'Europe amorce une relance timide et progressive durant
la seconde moitié de 2013, qui devrait se consolider en 2014, y compris dans les pays les
plus vulnérables.
En ce qui concerne la réforme de la réglementation financière, l'UE rappellera qu'il
s'agit là d'une pierre angulaire du G20 et que l'Europe remplit tous ses engagements dans
ce domaine. L'UE invitera ses partenaires du G20 à s'engager pour la mise en œuvre
effective et en temps utile des mesures convenues pour combler les dernières lacunes en
matière de réglementation financière. S'agissant des activités bancaires parallèles et
des fonds en instruments du marché monétaire, la Commission européenne a
présenté une approche ambitieuse à la veille du Sommet (voir le communiqué de presse
du 4 septembre: IP/13/812).
En ce qui concerne la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales, les dirigeants du G20
devraient aller plus loin dans le changement de conception au niveau mondial. Forte de
son expertise et de son expérience - notamment dans la création d'un système d'échange
automatique d'informations au niveau européen, ou dans la lutte contre la planification
fiscale agressive – l'UE plaidera pour que l'échange automatique d'informations devienne
la norme au niveau mondial. Elle soutiendra notamment tous les efforts visant à assurer
sa mise en œuvre rapide. De même, l'UE soutiendra fermement le plan d'action de l'OCDE
visant à lutter contre les mesures destinées à éviter l'impôt des sociétés à l'échelon
mondial, que ce sommet devrait approuver.
Le sommet se penchera également sur les échanges. Il est important pour l'UE que le
G20 délivre un message fort contre le protectionnisme et préconise une mise en œuvre
plus efficace de l'engagement pris en 2010 à Toronto afin de maintenir le statu quo et de
le prolonger au-delà de 2014. Quelques jours avant le sommet, la Commission
européenne a attiré l'attention sur la progression constante, quoique plus lente, des
mesures protectionnistes parmi les membres du G20 et sur l'absence d'efforts visant à
démanteler les mesures commerciales restrictives (voir le rapport de la Commission du 2
septembre sur les mesures commerciales restrictives). Des échanges ouverts, équitables
et libres sont essentiels pour que la relance économique fragile s'accélère et pour qu'elle
soit durable. Le G20 devrait également donner un signal politique fort aux négociateurs
qui préparent la réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui
aura lieu à Bali en décembre, afin de parvenir à un accord définitif positif centré sur la
facilitation des échanges. En ce qui concerne les accords commerciaux régionaux, l'UE
préconise d'améliorer la transparence dans le contexte de l'OMC et insistera pour que les
accords commerciaux entre l'UE et les pays partenaires n'entravent pas l'agenda des
échanges multilatéraux, mais bien au contraire, qu'ils le facilitent.