Les phrases complexes

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Sophie MATTHYS
HEB DEFRE
2NS
– FR –
Les phrases complexes
Discipline : Français
Sophie MATTHYS
Établissement :
Classe : 2C
Nombre d’élèves :
Nombre de copies :
Durée de la séquence :
4 x 50 minutes
Formulation de la tâche finale :
[LEÇON
SUR LA PHRASE COMPLEXE
2C]
SOMMAIRE
I.
Fiche signalétique
II.
Sommaire
…………………………………………………………………… P.0
……………………….………………………………………………….. P.1
III. Fiche matière ……………………………..……………………………………………. P.2-4
IV. Leçon et méthodologie
V.
…………………………………………………………... P.5-11
Bibliographie …………………………….……………………………………………. P.13
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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FICHE MATIÈRE
I. L A PHRASE SIMPLE
A. Phrase verbale (construite autour d’un V conjugué)/ non verbale (autour d’un autre mot).
B. Phrase de base et phrase dérivée
1) La phrase de base est la phrase la plus simple possible comportant les éléments communs
à toutes les phrases qui peuvent en être dérivées ; elle contient au minimum 1GN et 1GV.
Elle peut également contenir un GN CC, par définition facultatif.
Phrase de base minimale : GN + GV
Phrase de base étendue : GN + GV + GN CC
La phrase de base est assertive (déclarative), affirmative, neutre et active.
2) La phrase dérivée (transformée)
a) D’un changement de type et / ou de forme de phrase. (P simple)
b) De l’assemblage de plusieurs phrases/ propositions en 1 P. multiple/ complexe.
 Par coordination ou juxtaposition (P multiple)
La coordination réunit des éléments placés à un même plan syntaxique, sans rapport
de dépendance. Les propositions coordonnées sont syntaxiquement indépendantes
l’une de l’autre ; la relation chronologique/ logique entre elles est implicite.
La juxtaposition est une coordination sans outil, marquée par « , » et « ; ».
 Par enchâssement / subordination (P complexe)
La subordination désigne un rapport de dépendance hiérarchique. La proposition
subordonnée/ enchâssée est intégrée dans une autre dite «matrice» et y occupe une
fonction syntaxique. Ce rapport de dépendance est souvent marqué par un mot
subordonnant/ marqueur d’enchâssement: conjonction, adverbe, déterminant, pronom..
Une phrase peut donc être :
Simple : elle est constituée d’une seule proposition notée P
Multiple : elle est constituée d’au moins deux propositions indépendantes notées P1, P1’, P1’’…
Complexe : elle est constituée d’au moins deux propositions dont l’une (P2) dépend de l’autre (P1).
II. L A PHRASE COMPLEXE
C’est une phrase qui comporte au moins une proposition subordonnée, c'est-à-dire une
proposition qui est en rapport de dépendance avec la phrase de base ; elle est syntaxiquement
dépendante de la phrase de base car elle y occupe une fonction syntaxique.
A. Le classement des subordonnées
Il est assez confus et divers selon les grammaires ; les terminologies adoptées recouvrent
des phénomènes différents et reposent sur des critères distincts qui ne se recoupent pas.
Quelle que soit la terminologie adoptée, une proposition subordonnée peut toujours être
identifiée par la fonction qu’elle occupe au sein de la proposition principale.
1) Les subordonnées conjonctives
Elles sont introduites par une conjonction ou un adverbe de subordination.
Il s’agit du critère le plus large. Cette classe regroupe un très grand nombre de
subordonnées et intègre d’autres sous-groupes, notamment certaines subordonnées
interrogatives.
Ex : Je me demande s’il viendra.
2) Les subordonnées complétives
Conjonctives et complétives sont souvent assimilées les unes aux autres, mais au
sens restreint, on réserve ce terme aux subordonnées qui complètent le verbe, en
position de CDV et CIV. Ex : Les enfants savent qu’il faut aller dormir.
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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Les v. de sentiments (craindre, aimer), de volonté (souhaiter, vouloir, exiger) et de
perception (savoir, voir, entendre) sont souvent suivis d’une complétive enchâssée par
«que». Ex : Je crains qu’il soit parti. J’aimerais qu’il rentre tôt. Il a cru que tu avais fini.
De même, les verbes déclaratifs (dire, raconter, demander) sont suivis d’une
complétive enchâssée par « que » ; Les complétives sont donc omniprésentes dans le
discours rapporté indirect. Ex : Il a raconté que j’étais partie en vacances.
Toutes les complétives ne sont pas conjonctives : L’enfant se demande qui ira le coucher.
a) Les subordonnées interrogatives :
Elles sont reliées à un verbe qui exprime l’ignorance ou l’interrogation ; elles sont
toujours CD (complétives) et toujours introduites par un mot interrogatif : adverbe
(je ne sais pas où il est) pronom ou déterminant interrogatif.
3) Les subordonnées circonstancielles
Elles occupent la fonction de complément circonstanciel ; elles sont introduites par
une conjonction ou un adverbe de subordination ; elles sont donc aussi des
subordonnées conjonctives.
4) Les subordonnées relatives
Elles désignent les propositions subordonnées en position de complément du nom ;
elles sont introduites par un pronom relatif qui représente le nom/ pronom complété.
Le pronom relatif remplit un double rôle :
 Il enchâsse la subordonnée dans la principale
 Il représente un GN (antécédent) ; et assume donc une fonction dans la
subordonnée relative. C’est cette fonction qui conditionne sa forme: «qui» est
sujet, «que» est CD, «dont» est CI ou C. nom ; les formes composées et/ ou
introduites par une préposition assument les autres fonctions.
B. Les critères de classement :
On retiendra deux critères de classement des subordonnées :
 La fonction de la subordonnée au sein de la proposition principale
 La nature du marqueur d’enchâssement.
Type de subordonnée
Relative
Complétive
Circonstancielle
Conjonctive
Interrogative
Corrélative
Critères de définition
Toujours complément du nom
Elle complète
Complément circonstanciel
Introduite par une conjonction de subordination
Interrogation indirecte
Mot qui appelle à la comparaison
1) Le critère fonctionnel
La P2 subordonnée peut occuper au sein de la proposition principale toutes les
fonctions, mais seules 3 d’entre elles servent à distinguer 3 types de subordonnées :
complétives, circonstancielles et relatives :
a) Sujet : qui vivra verra.
b) CDV / CIV : Je pense qu’il dit vrai. Je m’attends à ce qu’il parte tôt.
Les propositions occupant la fonction de CDV/CIV sont appelées «propositions
complétives».
c) Attribut du sujet / du CD : Mon espoir est qu’il s’en tire. J’ai l’espoir qu’il s’en tire.
d) Apposition : L’idée que vous partiez m’est insupportable.
e) Complément du nom : J’ai déjà vu l’homme qui passe dans la rue.
Les propositions occupant la fonction de complément du nom sont des
«propositions relatives».
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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f) Complément circonstanciel : Quand vous partez, fermez la porte.
Les propositions occupant la fonction de complément circonstanciel sont des
«propositions circonstancielles».
g) Complément de l’adjectif : Il est content que ses ennuis se terminent.
h) Complément du présentatif : Il y a que vous êtes en retard.
i) Complément du verbe impersonnel : Il faut que vous partiez.
j) Complément du verbe passif : Il a été impressionné par ce que tu lui as dit.
2) Le critère formel
Les subordonnées se distinguent par le marqueur de subordination qui les introduit :
a) Inexistant : Je me demande quelle réaction il aura.
b) Conjonction /adverbe de subordination : Si, comme, quand, combien, que +
composés, etc. Les subordonnées introduite par une conjonction/ un adverbe
de subordination sont appelées « subordonnées conjonctives ».
Les pronoms relatifs nominaux ce qui/ ce que, peuvent être assimilés à des
conjonctions de subordination. La proposition qu’ils introduisent ne peut être une
proposition relative c. nom, puisqu’ils n’ont pas d’antécédent ; ils introduisent
alors une conjonctive, qui peut occuper toutes les fonctions.
c) Pronom :
 Pronom relatif: introduit une proposition relative (sauf relatifs nominaux cidessus).
 Pronom interrogatif: introduit une proposition interrogative (je me demande
qui viendra).
Attention aux natures diverses de « que » :
Conjonction de subordination : Je veux que tu viennes.
Pronom relatif : Le livre que j’ai choisi devrait vous plaire.
Pronom interrogatif : Que veux-tu boire ?
Adverbe exclamatif : Que tu es bruyant !
Élément d’un adverbe de négation (restrictive) : Je ne pense qu’à toi.
Élément d’un adverbe de comparaison : Il est plus grand que moi.
3) Utilité de la phrase complexe
De par la nature pronominale de son marqueur d’enchâssement, la relative permet de
compléter un terme sans avoir à le répéter. De manière générale, la P complexe
permet de structurer et de nuancer l’expression. Néanmoins, l’abus ou l’emploi
inapproprié de la P complexe peut alourdir le style.
On peut souvent réduire la P complexe en une P simple, en remplaçant le V de la
subordonnée par :
a) Un GNP
c) Un groupe participial
b) Un groupe infinitif
d) Un adjectif épithète (pour la relative)
Cette réduction allège l’expression, condense les informations et confère plus de
rythme à la phrase.
La plupart du temps, les textes comportent un nombre équilibré de P simples et
complexes. Il vaut mieux éviter de ne recourir qu’à un seul type de P, sauf si l’on veut
créer un effet de style particulier. Mais l’emploi privilégié de l’un ou de l’autre mode de
construction peut provoquer des effets de style différents.
Le choix judicieux de la P simple ou complexe permet :
De varier la construction de la phrase et d’équilibrer le rythme.
D’accroître l’efficacité du texte en articulant les informations et en renforçant sa
cohérence.
D’alléger ou d’adapter le style à la situation et à l’intention de communication.
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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LECON ET MÉTHODOLOGIE
ACCUEIL DES ÉLÈVES
2 MIN
Objectif : donner du sens aux apprentissages qui vont suivre.
Professeur :
Bonjour à tous. Durant les deux semaines à venir, c’est moi, Mademoiselle Matthys, qui vais
vous donner cours. Ensemble, nous allons réapprofondir les phrases complexes.
I. ACTIVITÉ 1 :
SITUATION PROBLÈME
: CHOIX D’UNE PUBLICITÉ
10 MIN
Objectif : évaluation préliminaire. A la fin de l’activité, l’élève sera capable d’exprimer ses goûts
à propos de la publicité et ce, à l’aide d’une phrase complexe.
J’amène en classe plusieurs publicités.
Professeur :
Vous allez choisir une publicité sur le banc. Vous devez expliquez pourquoi vous aimez cette
publicité ou pourquoi elle vous déplait. Pour ce faire, vous devrez utiliser des phrases
complexes. (Relier deux phrases simples en une seule phrase).
Qui sait me formuler une phrase simple et une phrase complexe ?
Qui peut déjà donner une petite définition de ce qu’est une phrase simple et une phrase
complexe ?
Donc, en vous basant sur ce qu’on vient de dire, que devez-vous faire avec la publicité que
vous avez choisie ?
Je donne éventuellement un exemple.
Pendant que les élèves lisent, je passe entre les bancs pour voir s’ils ont bien compris la
consigne. Je vois s’ils ont aussi rédigé des phrases simples pour les utiliser dans mon rappel.
II. ACTIVITÉ 2 : REPRÉSENTATIONS INITIALES : CLASSEMENT DES PHRASES
18MIN
Objectif :
- À la fin de l’activité, les élèves seront capables de reconnaître une phrase simple dans un
texte grâce aux critères énoncés durant le rappel.
- A la fin de l’activité, les élèves seront capables rédiger des phrases simples en se référant
aux critères énoncés durant le rappel.
Je note au tableau des phrases simples et complexes issues des productions des élèves. Je les
classe comme dans le tableau ci-dessous. (ex : description pub glu)
Les titres des colonnes ne viennent qu’une fois les observations faites.
Si les élèves ne produisent que des phrases simples, je les utilise pour former des phrases
rattachées et enchâssées que j’écris dans les bonnes cases.
Phrases simples
On met de la colle
sur les semelles de
l’homme.
Phrases complexes
Phrases rattachées
Phrases enchâssées
Phrases juxtaposées Phrases coordonnées
On met de la colle sur Il tient au plafond car Il tient au plafond parce
ses semelles : il ne
on a mis de la colle
qu’on a mis de la glu sur
risque pas de tomber.
sur ses semelles.
ses semelles.
Professeur :
Voyez-vous des différences entre les phrases de ces colonnes ? Si oui, quelles sont les
différences que vous observez ?
Réponses attendues :
Oui, il y a des différences.
Dans la 1ère colonne, il y a des phrases simples.
Dans les autres colonnes, il y a des phrases complexes.
Dans les autres colonnes, il y a des sous-phrases.
Dans la 2ème colonne, il y a des « , » et des « : ».
Dans la 3ème colonne, il y a des mots comme « mais, ou, et, donc, or, ni, car ».
Dans la 4ème colonne, il y a « qui, que, parce que, parce qu’on, dont, … »
Professeur :
Savez-vous comment on nomme les phrases de la colonne de gauche ?
Comment appelle-t-on la catégorie qui regroupe les trois autres colonnes ?
Réponses attendues :
Dans la 1ère colonne, il y a des phrases simples.
Dans les autres colonnes, il y a des phrases complexes. (Si cette réponse n’est pas donnée, je
passe directement au rappel sur la phrase simple et quand il est effectué, je passe au rappel
sur les phrases complexes  voir rappel général sur la phrase complexe).
III. ACTIVITÉ 3 : RAPPEL SUR LA PHRASE SIMPLE
5MIN
Objectif :
- À la fin de l’activité, les élèves seront capables de reconnaître une phrase simple dans un
texte grâce aux critères énoncés durant le rappel.
- A la fin de l’activité, les élèves seront capables rédiger des phrases simples en se référant
aux critères énoncés durant le rappel.
Professeur :
Nous allons commencer par faire un rappel sur les phrases de la première colonne.
Comme vous l’avez dit, on appelle ces phrases des phrases simples.
Quelles sont les caractéristiques d’une phrase simple ?
Réponses attendues :
Elles sont courtes.
Elles ne contiennent qu’un verbe, qu’une idée.
Elles sont formées par un sujet et un verbe (parfois accompagné d’un complément).
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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Je me rappelle : les caractéristiques de la phrase simple
A. Une phrase est un ensemble de mots qui commence par une majuscule et se termine
par un point.
B. Une phrase simple est constituée d’un seul verbe conjugué à un mode personnel. Si on
rencontre un infinitif ou un participe présent ou passé, ces derniers ne comptent pas
comme verbes conjugués.
C. Dans une phrase simple, il y a une seule idée.
IV. ACTIVITÉ 4 : RAPPEL GÉNÉRAL SUR LA PHRASE COMPLEXE
10MIN
Objectif :
- À la fin de l’activité, les élèves seront capables de reconnaître une phrase complexe dans
un texte grâce aux critères énoncés durant le rappel.
- A la fin de l’activité, les élèves seront capables rédiger des phrases complexes en se
référant aux critères énoncés durant le rappel.
A. Critères de base
Professeur :
Nous avons vu que la première colonne était constituée de phrases simples. Comment appellet-on des phrases qui ne sont pas des phrases simples ?
Réponses attendues :
Ce sont des phrases compliquées.
 On aurait pu les appeler comme ça, mais pour dire qu’elles sont formées de plusieurs
éléments, dans les livres on dit que ce sont des phrases complexes.
Ce sont des phrases complexes.
Professeur :
Complexe ne veut pas dire « compliqué ».
Complexe veut dire « qui comporte plusieurs éléments, qui est formé de plusieurs choses ».
Or, une phrase complexe est formée de plusieurs sous-phrases.
Quelles sont les caractéristiques des phrases complexes ?
Réponses attendues :
Elles sont plus longues que les phrases simples.
Elles contiennent plusieurs verbes.
Il y a parfois des mots-liens.
Elles rassemblent en une seule phrase plusieurs idées.
Je me rappelle : les caractéristiques de la phrase complexe
Une phrase complexe est constituée de deux ou plusieurs verbes conjugués à un mode
personnel. À nouveau, l’infinitif et le participe présent et passé ne comptent pas comme verbes
conjugués.
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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V. ACTIVITÉ 5 : EXERCICE SUR LA PHRASE SIMPLE ET LA PHRASE COMPLEXE 15MIN
A. Souligne en vert les phrases simples et en rouge les phrases complexes
Voir texte issu de « lectures pour toi », p 210 – 211
B. Dans les phrases complexes suivantes, souligne les indices qui te permettent de
dire si la phrase est coordonnée ou juxtaposée.
Attention : la coordination prime sur la juxtaposition.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
Ce sont les soldes, les amateurs se pressent dans les magasins.
Les acheteurs se ruent dans les boutiques ; les bousculades deviennent inévitables
« Cette ruée vers les affaires en or me laisse perplexe », déclare mon père.
Les « accrochages » sont fréquents : certaines personnes – elles sont un peu folles
– arrachent les articles des mains d’autres clients.
Les vendeuses s’affairent, mais la clientèle les bouscule.
Certaines personnes courent entre les rayons et elles se jettent sur tous les articles
démarqués.
Les caissières sont débordées car les clients sont trop nombreux.
Autant ces acheteurs sont paisibles d’habitude, autant ils sont agités aujourd’hui.
(coordination : adv. corrélatifs de coordination).
Plus il y a d’amateurs, plus il y a de bagarres.
VI. ACTIVITÉ 6 : SYNTHÈSE SUR LE RATTACHEMENT
15MIN
Objectif :
- À la fin de l’activité, les élèves seront capables de reconnaître une phrase complexe dans
un texte grâce aux critères énoncés durant le rappel.
- A la fin de l’activité, les élèves seront capables rédiger des phrases complexes en se
référant aux critères énoncés durant le rappel.
Professeur :
Dans les phrases complexes, il y a plusieurs catégories. Savez-vous quelles sont ces
catégories ?
Réponses attendues :
Oui, ce sont les phrases rattachées et les phrases enchâssées.
Non.
Professeur :
Quelles sont les caractéristiques des phrases des deuxième et troisième colonnes?
Réponses attendues :
Elles sont plus longues que celles de la première.
Elles contiennent plusieurs verbes/ idées.
Professeur :
Chaque verbe exprime une idée.
Comment les idées sont-elles reliées entre-elles ?
Réponses attendues :
On y trouve de la ponctuation « , » « : » « ; ».
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On y trouve aussi des mots-liens (conjonctions de coordination : « mais, ou, et, or, ni, car … »).
A. Je retiens : les phrases rattachées
1) On appelle « phrases rattachées » des phrases dont les verbes sont reliés entre eux
par :
a) Juxtaposition, c'est-à-dire que les verbes sont reliés par
 un signe de ponctuation
 une phrase incise
 une phrase incidente.
b) Coordination, c'est-à-dire que les verbes sont reliés par
 une conjonction de coordination,
 un adverbe de coordination,
 un adverbe corrélatif de coordination.
VII.ACTIVITÉ 7 : EXERCICES SUR LE RATTACHEMENT
35MIN
Objectif :
- À la fin de l’activité, les élèves seront capables d’utiliser des phrases simples dans un
texte (et dans un contexte).
- A la fin de l’activité, les élèves seront capables rédiger des phrases complexes en se
référant aux critères de bases énoncés durant le rappel.
A. Lis attentivement chacune des phrases complexes suivantes et écris s’il s’agit de
phrases juxtaposées, coordonnées ou enchâssées.
Pour commencer, on souligne les verbes. Qu’est-ce qui relie les verbes ?
1)
2)
3)
4)
Certains automobilistes freinent brusquement, le « patinage » devient inévitable.
« Ce patinage, déclare mon père, n’a rien d’artistique. »
D’autres automobilistes démarrent trop vite et ils glissent dangereusement.
L’automobiliste qui conduit trop vite sur la neige est un danger public.
Quand on a une P2 et que devant la P2 on a un nom, il s’agit d’une P2 relative.
5) Il se moque des conseils que donne la Sécurité Routière.
6) Les accidents sont fréquents : certains automobilistes – ils sont inconscients – roulent
trop vite sur les routes enneigées.
7) Certains conducteurs se demandent comment ils sortiront leur voiture du garage.
8) Autant Pierre est sûr de lui en temps normal, autant il panique sur les routes
enneigées.
9) Il a peur, pourtant c’est un bon conducteur.
10) Les gens se demandent par quels moyens ils atteindront leur lieu de travail.
11) Les enfants se demandent qui les conduira à l’école.
12) Plus il y a de neige, plus il faut être prudent.
13) Il se tut ; et nous restâmes plongés dans un silence plus terrifiant encore. (G. DE
MAUPASSANT )
14) Comme une flèche, il avait traversé la pièce et n’avait donc pu apercevoir son oncle.
15) Il n’y avait, prétendait-il, aucun autre moyen de s’en sortir.
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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16) Il avait l’impression qu’on (conj. de sub.) le tenait à l’écart.
17) Blessé dans mon amour propre, je dominai à grand-peine ma colère tout le reste de
la journée.
18) Je me trouvais si éloigné de vous que je n’ai point entendu votre réflexion. (loc conj
de sub).
19) Sans être prophète, on peut affirmer que, dans vingt ans, le droit au loisir sera
reconnu comme un vrai droit naturel, un droit humain digne d’énergie, de lutte et de
sacrifice. (J. LALOUP)
20) C’est un bonheur d’avoir pour métier sa passion, disait Stendhal.
B. Exercice d’entrainement sur la phrase simple et la phrase rattachée.
10min
À partir de ces images, racontez ce qui arrive aux singes lors de leur soirée.
Vous devez utiliser au moins trois phrases simples et cinq phrases rattachées (juxtaposées
ou coordonnées). Pour vous aider, vous pouvez reprendre la synthèse qu’on a faite
ensemble.
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[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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Professeur :
Vous allez chacun lire votre texte à voix haute. Nous allons tenter de trouver les phrases
coordonnées et les phrases juxtaposées.
C. Exercices plus traditionnels « transforme ces deux phrases simples de manière à
n’avoir plus qu’une phrase complexe par rattachement ».
20 min
Collectif, de CAP en CAP 2, structurations grammaticales, VAN IN, 1997
 Fiche 35 ex n°2
 Fiche 36 ex n°1
D. Correction des exercices
VIII. ACTIVITÉ 7 : SYNTHÈSE SUR LA SUBORDINATION
10 min
15MIN
Objectif :
- À la fin de l’activité, les élèves seront capables de reconnaître une phrase complexe dans
un texte grâce aux critères énoncés durant le rappel.
- A la fin de l’activité, les élèves seront capables rédiger des phrases complexes en se
référant aux critères énoncés durant le rappel.
A. Critères de base
Professeur :
Quelles sont les caractéristiques des phrases de la quatrième colonne?
Réponses attendues :
Elles sont plus longues que celles de la première.
Elles contiennent plusieurs verbes/ idées.
Professeur :
Chaque verbe exprime une idée. Cette idée, on l’appelle la proposition ou P2.
Comment les idées sont-elles reliées entre-elles ?
Réponses attendues :
Par des mots-liens (conjonctions de subordination, pronoms relatifs, … ).
Elles contiennent plusieurs propositions (qui pourraient être des phrases simples).
Insérer une observation sur la subordonnée.
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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B. Je retiens : les propositions subordonnées relatives
1) Les propositions subordonnées relatives font partie de la catégorie des phrases
complexes.
2) Les phrases contiennent plusieurs propositions qui ont un rapport de dépendance (il y
en a une des deux qui ne peut pas exister sans l’autre).
3) Les deux propositions sont reliées par
a) Un pronom relatif
4) Les P2 relatives sont toujours précédées d’un antécédent (nom ou pronom).
5) On note les propositions relatives P2 relatives.
6) La P2 relative a toujours la fonction de complément du nom ; seul le pronom relatif a
une fonction différente.
IX. ACTIVITÉ 6 : EXERCICES SUR LA SUBORDINATION
25MIN
Objectif :
- À la fin de l’activité, les élèves seront capables de reconnaître une phrase complexe dans
un texte grâce aux critères énoncés durant le rappel.
- A la fin de l’activité, les élèves seront capables rédiger des phrases complexes en se
référant aux critères énoncés durant le rappel.
A. Exercice similaire à celui de la pub «OMO» mais avec une pub pour «glu». (De la
glu est mise sur les chaussures d’un homme que l’on colle ensuite au plafond. La
colle est tellement forte que l’homme, contrairement à ce que l’on attendait, ne
tombe pas.)
12min
B. Exercices plus traditionnels
5min
Collectif, de CAP en CAP 2, structurations grammaticales, VAN IN, 1997
 Exercices p37, 38 et 39
C. Correction des exercices
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
8min
Page 13
BIBLIOGRAPHIE
I.
G. HAUZEUR, Français - 1e Normale secondaire : Partie grammaire, HEB DEFRÉ,
Bruxelles, 2007.
II. CANTILLON A., CARPENTIER L., FRANCOIS L. ; « Lettres vives 6ème », HACHETTE
Collège, Paris, 1990.
III. BESSON J.-J., GALLET S., RAYMOND M.-T., DE ROECK B. ; « TEXTO deuxième le
français en séquences », HACHETTE éducation et Érasme, Paris et Namur, 2006
IV. Collectif de CAP en CAP 2- structurations grammaticales, VAN IN, 1997
V. G. HORINECKI, Français 2ème secondaire (exercices), Centre scolaire Notre-Dame de la
Sagesse, Bruxelles, 2008.
[Leçon sur la phrase complexe 2C ]
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