Programme pour le nouveau siège du CAUE

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Dossier de cadrage
(Programme pour le nouveau siège du C.A.U.E)
Septembre 2009
1- Les objectifs généraux de l’opération
• La genèse du projet
Le CAUE, qui a une mission de conseil, de formation et d’information du grand public, des élus et des professionnels, est composé
d’une équipe de 22 personnes dont 15 travaillent directement dans les locaux. L’occupation actuelle des locaux situés rue Louis
Blanc ne répond plus aux exigences des utilisateurs, le bâtiment est surtout inadapté pour y développer les actions du CAUE et
y accueillir le public (bâtiment illisible dans le tissu urbain, image architecturale peu valorisante par rapport à une activité de
conseil en AUE, manque de place pour se développer, acoustique déficiente, règles d’accessibilité non respectées, fonctionnalité
défaillante et locaux énergivores ).
Notre organisme a donc décidé, il y a 3 ans, d’acquérir ses propres locaux. Une recherche s’est effectuée dans l’agglomération
rouennaise.
La ville de Petit-Quevilly a proposé de nous vendre une maison de maître sise au 2 rue Victor Hugo. Le bureau du CAUE a voté à
l’unanimité des personnes présentes en faveur de l’achat de ce bien. Le conseil d’administration réuni le 16 mars 2009 a entériné
cette décision.
• Les finalités de l’opération
Ce nouveau siège doit servir de vitrine pour le CAUE et favoriser un accueil de qualité pour un public qui se rend au centre de
documentation ou qui vient soit pour des rendez vous architecturaux soit pour des conseils liés aux économies d’énergie dans
le cadre de l’EIE. Ce projet doit donner également la possibilité au CAUE de réaliser des actions de communication (expositions,
journées d’échange et de formation) auprès des partenaires, particuliers, élus et professionnels, dans l’enceinte de sa structure.
Il doit enfin assurer de bonnes conditions de travail à l’ensemble de l’équipe. Le présent document a pour objectif de constituer le
cahier des charges architecturales et techniques nécessaire à la conception et à la réalisation de ce projet. Il constitue le programme de cette opération et présente les contraintes et les exigences sur la base desquelles devra être conçu et réalisé ce projet.
2- Le contexte
• historique de la propriété
La propriété a été construite en 1876 par l’industriel Auguste Lemarchand, constructeur d’appareils à vapeur à Petit- Quevilly,
dont les initiales»AL»entrelacées ornent la porte d’entrée.
L’industriel Malétra fait ensuite l’acquisition de cette belle demeure. Un immense parc verdoyant de 1,6 hectares entourait la propriété, dont le square Marcel Paul faisait partie jusqu’en 1988. Au coeur du XIXe, il possédait l’une des plus importantes entreprises de l’agglomération rouennaise. A partir de 1922, Malétra confie cette maison à la congrégation des soeurs franciscaines qui
l’adaptent et y aménagent leur lieu de vie. La salle à manger, dont les murs sont recouverts de cuir de Cordoue, devient la sacristie.
Des vitraux remplacent les vitres et la salle de bal est transformée en chapelle. Les soeurs franciscaines l’ont occupée jusqu’en fin
2008. Elle est aujourd’hui libre d’accès.
• Implantation dans la ville
Cette propriété se situe à la fois sur»l’axe culturel «de la ville (médiathèque, théâtre de la Foudre) et dans la perspective d’un
jardin public (anciennement propriété de l’industriel) en cours de restructuration où deux nouveaux équipements sont en
construction. L’implantation du CAUE va confirmer la vocation de service de ce secteur. La desserte en transports en commun est
assurée par le métro (2mn à pied).
• Le site
Cette propriété occupe l’ensemble d’un îlot bordé par quatre rues, la rue Jean Macé au nord, la rue François Mitterand à l’ouest, la
rue Eugène Davey au sud et enfin la rue Victor Hugo à l’Est qui sert actuellement d’adressage. Cette rue, très étroite et en dehors
de axes de circulation, ne remplit pas la fonction d’appel que le CAUE souhaite donner à son projet. La surface de la parcelle cadastrée est de 2467 m2; la superficie de ce terrain permet d’envisager une extension du bâtiment tout en protégeant le site. Le jardin
actuellement peu valorisé présente un fort potentiel comme faire valoir de l’activité du CAUE en matière de paysage. En effet, de
grands arbres (notamment un très vieux platane) existent sur le site et devront être conservés. Le site comporte deux constructions, une dépendance en mauvais état, qui ne fera pas l’objet d’une requalification et dont le devenir est à définir, et la maison de
maître implantée en L à l’alignement de la rue Victor Hugo.
• La maison de maître
La maison en briques sombres, très fermée sur rue par un mur et la construction elle-même, est implantée à l’aligne¬ment. Elle
s’ouvre plus largement sur le parc. Sa couverture, en ardoise traditionnelle et fibrociment, est surmontée par de petites lucarnes
très représentatives des bâtiments de la fin du XlXème siècle. Les menuiseries sont toutes en bois et l’ensemble des ouvertures du
RDC est réalisé avec des vitraux. Le bâtiment est en bon état de conservation. Sans aucune isolation et avec un chauffage au fioul,
un travail sur les économies d’énergie est à réaliser.
Erigée en deux temps, elle offre une superficie de SHOB de 694 m2. Elle est globalement à rez de chaussée + 1 étage, un deuxième
niveau s’élevant très partiellement. Une autre partie est construite uniquement à RDC et offre un attique montrant des colonnettes qui masquent la toiture. Cette pièce abritait à l’origine une salle de bal, elle a une hauteur sous plafond de 5,2m.
Sauf sur la partie uniquement à RDC, le sous-sol est sous l’ensemble du bâtiment.
La décoration intérieure, austère, représente un patrimoine qu’il faudrait en partie conserver et valoriser: des boiseries dans
certaines pièces, du cuir de Cordoue, des vitraux non figuratifs, des parquets...
3- Contraintes opérationnelles
• Image de l’établissement
Si l’image offerte par le bâtiment actuel est valorisante en terme de patrimoine, elle ne correspond pas aux activités du CAUE qui
s’y dérouleront. C’est pourquoi il est nécessaire, tout en composant avec l’aspect patrimonial du lieu, de réaliser une réhabilitation et un agrandissement qui permettront, tout en affichant une image contemporaine, d’exprimer qu’il s’agit d’un lieu ouvert au
public.
Compte tenu de la vocation du CAUE, les locaux se doivent d’être exemplaires dans tous les domaines qui touchent à sa compétence. Ainsi, les thématiques architecture, urbanisme, environnement et économies d’énergie devront s’exprimer à travers le
projet pour fonder l’image spécifique et l’identité du CAUE (respect du site, qualité des espaces intérieurs et extérieurs, choix de
procédés et de matériaux durables, gestion économe de l’eau et des énergies...).
En terme de construction, et au regard des objectifs environnementaux attendus, le défi portera notamment sur l’amélioration
thermique du bâti existant. Quant à l’extension, elle devra répondre aux normes BBC (neuf).
Dans son ensemble, le projet devra privilégier l’utilisation de matériaux à faible impact environnemental
• Les contraintes urbaines réglementaires
Le terrain est situé en zone UC du PLU, zone à vocation résidentielle principalement de petits collectifs et d’habitats individuels
denses implantés en ordre continu ou discontinu.
• Respect des normes
Le bâtiment devra, au terme des travaux, satisfaire sur la partie ERP (accueil, documentation, salle d’exposition, salle de réunion
et de séminaire, bureaux de permanence et de l’Espace Info Energie, sanitaires publics) aux règles d’accessibilité pour tous les
publics. De manière générale, il devra être largement au-delà des normes actuelles.
• Niveau de prestation
L’opération prévoit les prestations suivantes obligatoirement incluses dans l’estimation prévisionnelle :
- La restructuration avec remise aux normes complète de l’ensemble des bâtiments conservés. La remise aux normes thermiques
pour les bâtiments existants sera applicable dès 2020 à hauteur d’environ 80 kWhep/ m2/an, pour le chauffage, I’ECS, l’éclairage, et les auxiliaires dont la ventilation. L’objectif est de s’en rapprocher le plus possible.
- La démolition et l’enlèvement des déblais des parties qui ne seraient pas conservées
- La révision complète des toitures et des étanchéités sur les bâtiments conservés.
- Le nettoyage des façades des bâtiments conservés et la remise en peinture des éléments secondaires si nécessaire.
- La fermeture complète de l’enceinte de la propriété en garantissant la sécurité et la mise en place de portails sur les nouveaux
accès pour permettre le stationnement du personnel à l’intérieur de la parcelle (revêtement perméable au droit des zones de
stationnement).
- La mise aux normes éclairage, câblage, sécurité... Pour l’éclairage, les normes BBC sont à appliquer.
- Le traitement végétal de l’ensemble des surfaces extérieures y compris aux emplacements des bâtiments démolis.
• Le respect de l’existant et le positionnement de l’extension
Le projet devra s’attacher à respecter ce bâtiment de la fin du XlXème siècle et préserver certains éléments architecturaux qui en
font la qualité. Il est notamment demandé la conservation, dans la mesure du possible, des sols, mosaïques, parquets, moulures
et lambris lorsque cette préservation permet la mise en conformité aux regards des exigences de la mise aux normes et le confort
des usagers (acoustique, notamment). La conservation ou la démolition devra être validée au cas par cas par le maître d’ouvrage.
A l’échelle urbaine, l’extension sera positionnée de manière à créer un appel, une vitrine par rapport aux axes de circulation. Elle
devra permettre l’ouverture des locaux sur l’extérieur.
4 - Programme quantitatif de l’opération
Accueil 20 m²
Pôle administratif 20 m²
Direction 20 m²
Documentation
120 m²
Expositions. 50 m²
Bureau de dessin 40 m²
Bureaux Conseillers :
11 x 10 m² 110 m²
Bureau des permanences 2 x 10 m² 20 m²
Salle de réunion 50 m²
Salle de convivialité 20 m²
Espace reprographie 10 m²
Sanitaires 10 m²
Soit une surface minimum de :
490 m2
hors circulation
5 - Principes généraux d’organisation fonctionnelle
• Favoriser la communication interne
Le programme devra aboutir à regrouper les pôles de compétence (architecture-urbanisme et environnement-paysage) en privilégiant les rencontres pour favoriser la coordination des actions.
De ce fait,le deuxième niveau habitable ne servira pas d’espace de travail , il sera affecté à d’autres usages. De même, afin de créer
des circulations verticales fluides et bien réparties, un deuxième escalier entre le RDC et le premier étage est indispensable.
Si un ascenseur s’avère nécessaire, il sera positionné dans l’espace accueil.
• Cafétéria
Ce lieu sera organisé avec une kitchenette munie d’un évier avec eau chaude, avec une salle à manger attenante. L’ensemble sera
isolé des espaces de travail et pourvu d’éclairage naturel pour éviter la propagation des odeurs et des bruits dans le reste du
bâtiment.
• Accueil
Le site aura un accès unique qui devra être visible depuis les voies et carrefours principaux. L’accès existant rue Victor Hugo sera
condamné.
Un poste d’accueil devra être immédiatement identifiable depuis l’entrée par une banque d’accueil. Y sera aménagé un espace
de travail pour la secrétaire qui assure l’accueil du public et l’accueil téléphonique. La réception de l’ensemble des visiteurs sera
centralisée sur ce point. Un espace d’attente y sera aménagé en relation avec l’espace exposition. La secrétaire de direction sera
également proche de cet espace afin de pouvoir remplacer la secrétaire à l’accueil en l’absence de cette dernière. Elles travailleront en étroite collaboration ; une partition dans l’espace d’accueil permettra d’autonomiser les fonctions tout en permettant un
partage ponctuel des tâches.
Un coin reprographie est demandé dans ce secteur; il devra permettre le stockage des fournitures, l’affranchissement et la mise
sous plis. Il sera à la fois au centre de l’activité, visible de l’accueil pour la surveillance mais isolé phoniquement.
Depuis l’accueil, un accès direct au centre de ressources est obligatoire, le même principe est à mettre en place par rapport au
bureau de permanence et au bureau EIE.
• Les 2 bureaux de consultation CAUE/EIE
Ils se situeront à proximité de l’accueil et de la documentation. Ils doivent faire partie de l’espace accessible au public. Ils devront
permettre la présentation des matériaux et tout outil pédagogique type maquette...).
• Le centre de ressources
Pôle important pour la structure, le centre de ressources devra être un lieu calme (le confort acoustique est à soigner), à RDC,
proche de l’entrée et facilement accessible à l’ensemble du personnel et aux publics extérieurs. Largement dimensionné, cet
espace devra comprendre deux sous espaces, un lieu pour la consultation et un emplacement pour accueillir le poste de travail
de la documentaliste. Ce dernier devra être stratégique pour assurer l’aide à la recherche et permettre la surveillance. Cet espace
doit être proche de la zone de reprographie. Une zone de stockage des documents en attente de traitement et des revues archivées est à prévoir en connexion à ce bureau (prévoir fermée ou au moins dissimulée). Une protection solaire d’été est à envisager
si l’orientation de la salle se fait au sud ou à l’ouest (protection des ouvrages).
• Le lieu d’exposition
Espace connecté à l’accueil, il devra permettre l’affichage d’expositions temporaires sur des thématiques AUE.
• La salle de réunion et de séminaire
Cette salle devra permettre les réunions de l’équipe et du conseil d’administration. Elle devra aussi être conçue pour accueillir
une quarantaine de personnes lors de formations et d’ateliers pédagogiques. Des rangements seront intégrés pour le stockage du
matériel. La salle disposera d’un écran de projection placé sur un mur aveugle. Des occultations seront à prévoir pour les projections. L’acoustique de cette salle sera particulièrement étudiée. Elle sera accessible à tous les publics, y compris PMR.
• Sanitaires
Outre ceux déjà existants, de nouveaux sanitaires hommes et femmes aux normes handicapés seront positionnés à côté de l’accueil et utilisables par les visiteurs.
• Le bureau de dessin
Lieu stratégique, en lien avec l’ensemble des intervenants du CAUE, il accueillera les stagiaires qui sont en formation au CAUE. Ce
bureau paysagé, ouvert, doit permettre à chacun de travailler dans le calme. L’éclairage doit satisfaire au travail sur écran.
• La reprographie
2 types de copieurs sont prévus :
- Un copieur lié au secrétariat avec une zone de stockage attenant (voir accueil).
- Un copieur couleur proche du bureau de dessin mais positionné dans un lieu dédié à cause du bruit qu’il génère. Cet espace
devra permettre la mise en page des documents et le stockage des fournitures.
• Les bureaux
L’ensemble des bureaux sera réparti dans les pièces existantes selon les pôles de compétence, les liaisons et les superficies.
• Les archives
Elles seront situées au sous-sol, l’ascenseur desservant ce niveau ainsi que l’ensemble du stockage des expos.
• Stockage des expositions
Il sera prévu de pouvoir facilement faire entrer et sortir les expositions sur le parking.
• Locaux techniques
Un local sécurisé (à l’abri d’éventuelles fuites d’eau et de vandalisme) sera prévu pour les serveurs informatiques.
• Espaces extérieurs
Le projet devra prendre en compte les objectifs de mise en valeur du patrimoine arboré pérenne, la mise en place d’espaces à vocation pédagogique, l’ensemble des aménagements devant permettre une gestion durable en terme d’hydraulique, de matériaux
et matières végétales.
Il sera par exemple prévu :
• une gestion préalable du patrimoine arboré pour des interventions d’élagages doux sur les silhouettes des arbres,
• une aire de stationnement avec des surfaces drainantes et un environnement paysager ( 10 places, dont 2 handicapés ),
• un aménagement paysager de type jardiné comprenant massifs de fleurs et parcelles de culture à vocation pédagogique
• des espaces de circulation de surface minimale, en émulsion bitume et gravillonnée, comprenant la gestion des eaux de surface.
7 - enveloppe prévisionnelle
• Coût prévisionnel des travaux :
- Bâtiment : 745 000 euros HT
- Aménagements extérieurs : 113 000 euros HT
- Total : 858 000 euros HT
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