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© Koninklijke Brill NV, Leiden, 2013 DOI: ./-
L. Lavan (ed.) Local Economies? Production and Exchange of Inland Regions in Late Antiquity
(Late Antique Archaeology 10 – 2013) (Leiden 2013), pp. 607–613
ABSTRACTS IN FRENCH
D , - .
U ’ -
Mark Whittow
Un enjeu fondamental pour l’étude du monde romain durant l’Antiquité
tardive est de comprendre si l’économie était principalement stimulée
par les besoins de l’État, ou, au contraire, par les lois du marché. Bien
que le volume sans cesse croissant de la documentation archéologique
nous permette de dresser un portrait de plus en plus riche et complexe
de l’économie des sociétés tardo-antiques, le fait qu’il demeure possible
d’envisager celle-ci sous deux angles bien distincts prouve que le débat en
lui-même n’a que peu évolué. Il apparaît ainsi nécessaire de développer
de nouveaux modèles mais aussi de poser de nouvelles questions, notam-
ment par le biais d’approches comparatives. Nous proposons ici d’aborder
le cas de l’Angleterre du Moyen-Âge tardif, an de mettre en évidence
que la riche documentation qui s’y rapporte, et qui a fait l’objet d’une
littérature abondante, mène à des conclusions que ne sauraient négliger
les spécialistes de l’Antiquité tardive.
I - ’ .
L ,
Peter Sarris
La présente contribution pose la question du rôle joué par l’État, les mar-
chés et les structures sociales dans le devenir de l’économie de l’empire
romain durant l’Antiquité tardive. La tendance actuelle parmi les histo-
riens de l’Antiquité est de mettre en évidence l’incidence des marchés et
il s’agit là d’une heureuse avancée par rapport aux approches primitivis-
tes qui étaient autrefois proposées. Toutefois, l’attention dont bénécie
aujourd’hui l’impact de ces marchés ne saurait nous faire oublier ni les
fortes tendances interventionnistes de l’État romain, ni son rôle dans la
promotion et le développement de l’échange de commodités. Du reste, on